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CFA
Les transporteurs se sentent trahis

Au lendemain du congrès de la FNTR, à la mi-octobre (voir NLF n° 8), les transporteurs criaient victoire. Alain Vidalies venait de leur annoncer la présentation devant le Sénat d'un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) mettant fin aux redressements URSSAF liés aux départs des conducteurs en CFA. Le texte soutenu par la FNTR et TLF tendait à exclure le CFA du champ d'application de la taxe de 50% sur les régimes de pré-retraite. Contrairement à ce que la profession avait pris pour un engagement de la part du gouvernement, celui-ci a déposé, le 28 novembre, un amendement qui, de facto, n'exonère que les départs qui auront lieu en 2017. Le temps laissé pour la négociation d'un nouveau régime de protection sociale de la branche, comme l'avait annoncé le secrétaire d'Etat aux transports lui-même, ne sera pas suffisant, selon les organisations patronales qui se disent « consternées ». FNTR, TLF et Unostra annoncent déjà qu'elles pourraient dénoncer l'accord de 97 sur le CFA dans ces conditions. Tout en reconnaissant que le processus législatif n'est pas terminé. Avant eux, l'intersyndicale des conducteurs routiers avait déjà tiré la sonnette d'alarme sur la pérennité du régime réservé aux conducteurs de poids lourds. L'Etat ayant fait savoir depuis un moment qu'il souhaitait se désengager de son financement. Mais la réaction des syndicats patronaux n'est pas pour les rassurer non plus. C'est pour cela qu'ils comptent faire pression en annonçant des actions avec les salariés. La période des Fêtes ou, plus tard, la Présidentielle, devraient rendre leurs interlocuteurs plus réceptifs. SLG
 
CFA :
vent de panique


Canal Seine Nord

Détachement :
changement de
règles en Italie


Détachement :
les sanctions
pour les
transporteurs


MEDports :
la façade
méditerranéenne
se rebiffe


E-commerce :
deux start-up
à l'honneur


Spécial Pollutec
 
 
Alain Vidalies au dernier congrés de la FNTR
 
 
 
 
Canal Seine Nord
Accord sur un projet
de protocole financier

L'Etat, l'Ile-de-France et les Hauts-de-France ainsi que les départements concernés par le projet canal Seine-Nord Europe, sont parvenus lundi soir à « un accord sur un projet de protocole financier », accord rendu possible « grâce notamment à un effort supplémentaire de la région Hauts de France » (la somme de 50 M€ circulant dans l'entourage de Xavier Bertrand), ainsi qu'à l'engagement de la région Ile de France pour un montant de 110 M€. Les travaux de cet immense chantier qui reliera les bassins de la Seine et de l'Oise au réseau du Nord de l'Europe, doivent commencer en 2017 pour finir en 2024, pour un coût estimé à 4,5 Md€. Les collectivités doivent à présent voter le nouveau protocole de financement avant le 31 décembre afin de publier les décrets relatifs à la société de projet. D'ores et déjà, TFF (Transporteurs Fluviaux de France) considère que l'accord conclu ce 28 novembre est une étape décisive pour la mise en œuvre concrète et rapide du projet. Michel Dourlent, Président de la Chambre nationale de la batellerie artisanale, parle de « décision historique ». Toutefois, les bateliers français resteront vigilants concernant le renforcement de la concurrence exercée par les pavillons nord-européens. « Si nous voulons que ce projet profite à tous, une politique incitative pour accompagner les professionnels français de la batellerie devra être menée », a-t-il souligné. NB
Photo : Xavier Bertrand, Président
des Hauts de France. ©Emmanuel Vandomme

 

« La nouvelle
réglementation
limitant
la teneur en soufre
des carburants
marins, qui entrera
en vigueur en 2020,
aura des
répercussions sur
les raffineurs et
les armateurs,
dans un moment
d'incertitude sur
les futurs prix
du brut »
,

analyse l'Agence
américaine
d'information
sur l'énergie (EIA)
dans sa publication
Today in Energy
d'hier.
 
 


De + 1,2 %
à + 2,1% :

c'est la projection
d'augmentation
des prix de revient
(hors gazole)
du TRM livrée hier
par le CNR
(Comité national
routier).
Italie
Une nouvelle loi
sur les travailleurs détachés

Sur le modèle de la loi Macron et en application de la directive de 2014 sur le détachement, l'Italie imposera une série d'obligations en matière de détachement des salariés, à partir du 27 décembre. C'est ce que prévoit le décret du ministère italien du travail du 10 août dernier mais qui n'a été publié que le 27 octobre. Le texte impose à toute entreprise qui ferait appel à des travailleurs détachés, (y compris aux entreprises de transport et logistique mais en excluant le personnel navigant de la marine marchande), de remplir une déclaration selon un modèle téléchargeable sur le site du ministère (appelé UNI_Distacco_UE), 24 heures avant le début de la période de détachement. La télé-déclaration peut être annulée avant minuit du jour précédant celui de début de la période de détachement. Le cas du travailleur détaché auprès d'une filiale d'un même groupe rentre aussi dans le périmètre du décret. Les renseignements à fournir sont multiples : identification de l'entreprise qui détache, nombre de travailleurs détachés et informations les concernant, dates de début et de fin de la période de détachement et sa durée, lieu de l'exécution de la prestation, identification de l'entreprise d'accueil en Italie, le type de service effectué, les coordonnées du représentant qui doit collecter et adresser les documents aux autorités, les informations sur la personne ou l'entreprise chargée des relations avec les partenaires sociaux et le nombre d'autorisations délivrées aux agences d'intérim pour réaliser leur activité.
En ce qui concerne le droit de travail applicable, les travailleurs détachés bénéficient des mêmes conditions de travail et d'emploi. Parallèlement, l'Italie a prévu un Observatoire sur le travail détaché qui doit faciliter le monitoring du phénomène sur son territoire et l'échange d'information entre les entreprises. SLG
 
 
 
 

Italie (suite)
Les sanctions pour
les transporteurs en infraction

La violation de l'obligation de déclaration préalable au détachement est punie d'une amende d'un montant de 150 € à 500 € par travailleur concerné. Pendant la période de détachement et jusqu'à deux ans après, l'entreprise qui détache doit conserver une copie du contrat de travail traduit en italien, les bulletins de salaire, des documents attestant du début, de la fin et de la durée du travail journalier, les preuves de paiement du salaire mensuel ainsi que le document attestant de la réglementation de sécurité sociale applicable. La violation de cette obligation est punie par une amende pouvant aller de 500 € à 3.000 €. Dans les deux cas, le total des amendes ne peut dépasser 150.000 €. Enfin, l'entreprise qui détache doit disposer d'un représentant en Italie, en charge de collecter les documents, de les adresser aux contrôleurs et de les conserver. Si ce représentant n'est pas nommé, l'entreprise risque de se voir infliger une amende comprise entre 2.000 € et 6.000 €. Mais si l'infraction concerne la validité du détachement, les sanctions sont beaucoup plus lourdes : 50 € par travailleur et par journée de travail réalisé sur le territoire italien pour un montant qui ne peut pas être inférieur à 5.000 euros ni supérieur à 50.000 €. SLG
 
 
  MEDports
1
er forum à Marseille
pour 25 ports méditerranéens

Hier et avant-hier s'est tenu, à Marseille, le 1er forum des ports méditerranéens à l'initiative des ports de Barcelone, Gênes et de Marseille Fos sont et en coopération avec le secrétariat de l'Union pour la Méditerranée. Objectif de la manifestation où étaient attendus quelque 80 participants représentant les autorités portuaires et les acteurs du domaine maritime et logistique euro-méditerranéens : encourager la coopération entre les ports pour favoriser le développement de l'activité en Méditerranée. Plus précisément, une structure de coopération est envisagée qui doit notamment plancher sur sécurité, environnement, navigation mais aussi sur une stratégie d'offres de solutions de supply chain innovantes et des nouvelles routes maritimes pour renforcer le report modal. Alors que les flux de conteneurs en Méditerranée enregistrent depuis 2 ans une progression moyenne plus rapide que celle des ports du Nord Europe, l'ambition du 1er MEDports Forum est notamment de promouvoir l'alternative du « southern gateway ». Pour ce faire, les ports participants souhaitent mettre en place de nouveaux couloirs logistiques stables et compétitifs, susciter de nouvelles routes maritimes au cœur du bassin méditerranéen, complétées par des dessertes efficaces vers l'hinterland. SLG
 
   
 

Start-ups
Deux plates-formes à suivre

La FEVAD (Fédération du E-commerce et de la Vente A Distance), met à l'honneur deux entreprises du secteur du transport, en les désignant dans sa dernière newsletter comme start-up à suivre. Flexport, tout d'abord, courtier en douane agréé, construit autour d'une application web, qui connecte clients et transporteurs multimodaux, le logiciel prenant en charge les douanes, tarifs et autres besoins en logistique. La seconde start-up mise sous les projecteurs, Shipbob développe une application mobile gérant le premier kilomètre. Le client envoir une photo du bien à transporter et le site le met en relation avec un transporteur qui prend en charge la marchandise, l'emballe et la transporte. A noter que ces deux jeunes entreprises (fondées respectivement il y a 3 et 2 ans) sont américaines. NB
 
 
S P É C I A L  P O L L U T E C  
Déchets
Une déchèterie éphémère à Lyon

C'est samedi 3 décembre que sera inaugurée la première déchetterie fluviale à Lyon. Issu d'une collaboration entre la Compagnie nationale du Rhône, Suez, Sita et la Compagnie fluviale de transport, le service qui sera lancé à titre expérimental -de décembre 2016 à décembre 2018- sera assuré le samedi. Selon le site du Grand Lyon, il s'agit d'une première en Europe qui répond aux problématiques de logistique du dernier kilomètre et de la gestion des déchets du centre-ville.
La barge de 400 tonnes représente l'équivalent de 16 camions. A terme, un chargement facilité grâce à un système à propulsion électro-hydrogène. SLG
 
 
Mercedes
Des véhicules modifiés ad hoc

Les trois modèles présentés en avant-première -française ou mondiale- à Pollutec par Mercedes sont l'illustration de comment le constructeur a choisi d'adapter ses véhicules aux exigences de ses clients. Le trois sont conçus essentiellement pour des applications de propreté urbaine et ont été modifiés par l'atelier interne du constructeur, CTT, basé à Molsheim en Alsace. Sur l'Antos 2536, on a déplacé le catalyseur à gauche pour bénéficier de 2,50 m supplémentaires et permettre le chargement latéral des bennes. Celles-ci sont manipulées via un bras commandé depuis la cabine. Ce qui doit réduire la présence d'hommes sur la voie et permettre des opérations plus rapides. C'est une première mondiale que Mercedes présente à Pollutec. Or, l'intérêt de cette « configuration » est aussi sa polyvalence. « Le véhicule peut servir aussi à charger des aliments en vrac ou des citernes de lait. C'est d'ailleurs un transporteur alsacien qui souhaite s'en servir pour cet usage qui a suggéré la modification à Mercedes », explique Maximilian Trotter, ingénieur produit avant-vente au CTT. L'Antos 3240, présenté pour la première fois en France, a un troisième essieu directeur en plus pour avoir un rayon de braquage plus court. Il peut accueillir une BOM à chargement arrière. Enfin, l'Arocs 1835 a été aménagé pour une balayeuse. Le réservoir, les bouteilles d'air et le catalyseur ont été rehaussés à l'arrière de la cabine. Une échelle escamotable et une main-courante sont installées pour permettre l'accès au chauffeur en toute sécurité. A l'arrière, toute la place est dégagée pour les balais. SLG
Photo : Le châssis surélevé de l'Arocs 1835
 
 
Telma
Réduction des particules fines liées au freinage

Spécialiste du freinage par induction électromagnétique depuis 70 ans, Telma peut enfin communiquer sur ses avantages en termes d'émissions de particules fines : -85% ! Un enjeu majeur, quand on sait que le freinage est le principal émetteur sur un camion Euro 6. Olivier Saint Cricq, DG de la société, explique les performances du système qui limite grandement l'usure des freins puisqu'il n'y a pas de frottement et que l'énergie est puisée dans l'alternateur du véhicule. Et c'est paradoxalement une première au vu de l'ancienneté du produit. « On connaissait déjà les avantages pour la sécurité et l'économie (réduction des disques et plaquettes de 87%, assure le constructeur). Mais les mesures sur les émissions sont toutes récentes. Du coup, on veut faire savoir qu'une solution existe pour limiter les particules fines », déclare—t-il. Les constructeurs de poids lourds ne pourront que s'en réjouir puisque la presque totalité d'entre eux proposent ces ralentisseurs en première ou seconde monte voire déjà les deux. Mais les applications sont multiples : bus, van, camping-cars, véhicules pour le transport de fonds, voire des éoliennes ou des bancs rouleaux. Tout spontanément, on imagine que le ferroviaire soit aussi un marché tout désigné pour ce produit. Bien que la société ait eu plusieurs contacts de la part d'opérateurs potentiellement intéressés, ce n'est pas le cas puisque, selon Olivier Saint Cricq, c'est la réglementation européenne qui…. Freine ! SLG
Photo : Olivier Saint Cricq, DG de Telma à côté d'un châssis Iveco équipé avec le ralentisseur électromagnétique
 
 

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N°17
1er décembre 2016
NOVEMBRE
POLLUTEC
Du mardi 29 au vendredi 2
décembre,

27e édition
du salon consacré aux technologies innovantes pour l'environnement
avec un focus sur
la ville durable et
la restauration
de sites naturels
en emprise
routière
Lyon Eurexpo

Transport
Security Expo

Mercredi 30 et
jeudi 1er décembre
Salon consacré
à la sécurité
dans les transports,
Londres

DÉCEMBRE
Conseil
des ministres
européens
du transport

Jeudi 1er


La Nuit
du Shortsea

Mercredi 7
Cité de
la céramique,
Paris



World Class
Logistics

Mardi 13
Salon de
la logistique internationale,
Paris
Cœur Défense