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Edito
La solidarité, c'est beau(f) !

A peine l'OTRE, s'est-elle vu notifier la non représentativité par la Cour administrative d'appel de Paris (voir NLF n° 26) que l'UFT, représentant les autres fédérations de transporteurs routiers, FNTR et TLF en tête, se fend d'un communiqué au vitriol pour … se satisfaire de cette exclusion. Ces mêmes fédérations, qui avaient déposé le recours pour contester la représentativité de l'OTRE en 2012, avaient, pour certaines d'entre elles, vu partir des adhérents pour rejoindre… l'OTRE. L'apparent apaisement autour des rendez-vous communs de la profession – NAO, réforme de la protection sociale – a volé en éclats. Dans un communiqué diffusé hier, l'UFT ne mâche pas ses mots : « pendant tout ce temps ; cette association [l'OTRE, Ndlr] a eu accès à la table des négociations et a signé des accords en dépit de l'opposition de la Profession ». Et encore : « reste maintenant à effacer les effets des accords indûment signés : modification des grilles d'ancienneté, promesses inconsidérées faites aux organisations syndicales, etc. ». Position inquiétante pour les syndicats qui ne sont pas sûrs de comprendre ce qui est en train de se jouer.
Que du prometteur pour le dialogue social dans le TRM, si souvent embourbé dans les guerres de posture. Il sera intéressant de voir ce qui va se passer le 23 décembre, date fixée pour la suite des négociations annuelles sur les éléments de rémunération. Le froid et la tension que ces événements jettent sur le dialogue social sont-ils vraiment bénéfiques, eux, pour la profession ? SLG
 
SNCF :
l'Arafer inquiète


Lancement
officiel
de Galileo


Risques
écologiques :
les armateurs
inquiets


Sécurité
portuaire :
binôme
d'intelligences


Fret aérien :
d'autres signes
encourageants
 
 
 
 

SNCF :
nominations
au conseil
de surveillance


ACS :
un nouveau DG
nominé


L'interview
Le transport
de marchandises
électrifié
d'ici 5 ans  
Budget 2017 de SNCF Réseau
L'ARAFER exprime
sa « vive préoccupation »

Saisie pour avis par SNCF Réseau sur son projet de budget 2017, l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) a estimé, comme l'an passé, ne pas disposer de tous les éléments pour pouvoir vérifier le respect de la trajectoire financière, en l'absence d'un contrat de performance entre l'Etat et SNCF Réseau doté d'un cadre financier pluriannuel. L'Arafer considère également que le niveau de détail des informations sur les améliorations de productivité réalisées en 2016, ne lui permet pas d'évaluer la pertinence de l'effort prévu pour 2017. Ce qui ne l'empêche pas de déclarer très clairement, dans son communiqué, que « le redressement économique de SNCF réseau exige des objectifs de performance d'une toute autre ampleur que celle envisagée dans le projet de budget pour 2017 ». L'Autorité constate aussi que l'augmentation de 2 à 3 Mds € par an dans les années à venir de sa dette (elle dépassait les 44 Mds€ au 30 juin dernier) contribue à fragiliser SNC réseau, « notamment si les taux d'intérêt remontent durablement ». Dernier sujet d'inquiétude : le désengagement financier de l'Etat. Au niveau du groupe SNCF, le Conseil d'administration examine aujourd'hui le budget 2017, présenté mercredi aux organisations syndicales qui ont émis un avis négatif. Il prévoit, entre autres, la suppression de 1.200 postes sur l'ensemble du groupe (soit 0,8% des effectifs), par le biais de non-remplacement de départs à la retraite (côté SNCF Réseau, 270 créations nettes d'emplois sont pévues). La partie fret a déjà perdu 8.000 emplois en 8 ans. NB
 
   
 
  Géolocalisation
Galileo, c'est
du réel depuis hier

Ca y est : le système de navigation européen Galileo et l'ensemble de ses applications sont opérationnels depuis hier. Avec 18 satellites en orbite sur les 26 prévus à horizon 2018 (voir NLF n°8), la Commission européenne a donné le top-départ à un ensemble de services appliqués au transport, quel que soit le mode. Depuis le 15 décembre, la navigation et la géolocalisation peuvent donc se reposer également sur le bouquet Galileo -en plus du GPS- pour les utilisateurs déjà équipés d'une puce Galileo sur le smartphone (un seul modèle en est équipé actuellement) ou sur leur véhicule. Le système améliore aussi le soutien aux opérations d'urgence (via le numéro eCall) avec localisation d'un appel de détresse à moins de dix minutes. Galileo propose aussi des applications de sûreté pour les forces de l'ordre, dont la Douane, et une meilleure communication avec les infrastructures. Cependant, il faudra attendre 2020 pour que l'ensemble de ces services soient au point. SLG
Photo : Galileo, constellation ©Cnes
 
 
 
 


« Aucun pays
européen
n'aurait pu faire
cela tout seul »,


a déclaré
la commissaire
européenne
à l'Industrie,
Elzbieta
Bienkowska
,
jeudi au sujet
de Galileo.

Loi pour la reconquête de la biodiversité
Inquiétudes autour de la notion
de préjudice écologique

L'article n°4, portant sur la réparation du préjudice écologique, de la Loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ne rassure pas du tout les acteurs du transport et des services maritimes. Le texte prévoit en effet que « toute personne responsable d'un préjudice écologique doit le réparer » en définissant le préjudice en question par une « atteinte non négligeable aux éléments ou aux fonctions des écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés par l'homme de l'environnement ». Dans le milieu maritime, cette loi soulève plusieurs questions : quelle est la place de ce texte par rapport aux réglementations spéciales ? Y aura-t-il cumul entre les responsabilités civiles et pénales ? Comment seront traités les dommages subis à l'étranger ou causés par des navires étrangers ? Et surtout : doit-on prendre de nouvelles dispositions pour assurer ce risque ? Qui est responsable : le capitaine, le propriétaire du navire, l'affréteur ? C'était pour tenter de répondre à toutes ces interrogations qu'Armateurs de France avait organisé la semaine dernière une conférence-débat sur le sujet, avec l'intervention de représentants du monde politique, du secteur maritime et du monde des assurances. Gildas Maire, le Président d'Armateurs de France, a insisté en introduction sur les difficultés d'appréhender les conséquences de ce texte, notamment pour le secteur maritime, et sur le fait que cette « exemplarité française » pourrait constituer un handicap à la compétitivité du pavillon France et entraîner des risques assurantiels majeurs. La position officielle de l'association : cette réforme est à saluer à condition qu'elle respecte les textes maritimes et la hiérarchie des normes (article 55 de la Constitution). D'autant qu'il existe déjà en France un système complet d'indemnisation pour les dommages de pollution par les navires issu des textes de l'OMI (Organisation Maritime Internationale). En conclusion des débats, Eric Banel, le Délégué Général d'Armateurs de France, a souligné le fait qu'il était « nécessaire, rapidement, de consacrer juridiquement l'inapplication du texte au transport maritime en raison de l'existence de dispositions spécifiques et dérogatoires, ceci pour mettre fin aux incertitudes ». JLR
Photo 1 : Gildas Maire, Président d'Armateurs de France
Photo 2 : Eric Banel, Délégué Général d'Armateurs
de France
 
 
  Sécurité
Alliance SOGET et Thales
dans la logistique portuaire

Le spécialiste des Ports Community System (PCS) Soget s'est rapproché du groupe Thales pour optimiser la sécurité des flux logistiques et des informations. La collaboration se traduit par une plate-forme collaborative assurant la protection des systèmes d'optimisation des flux de marchandises et des processus logistiques, douaniers ou commerciaux et du cyberespace, en plus d'une solution intégrée de sûreté, sécurité et de cybersécurité.
Le partage de l'information entre services en charge de la sécurité et le temps d'intervention s'en trouvent réduits, assurent les deux partenaires. L'enjeu de cette offre consiste à répondre aux besoins qu'on les ports mondiaux de répondre aux menaces multiples à la fois physiques et « virtuelles » dans les systèmes d'information, au moment où la dématérialisation est quasiment généralisée. SLG
 
 


+3,2%,

le taux
de croissance
annuel du marché
mondial du fret
aérien au niveau
entre 2016
et 2021, selon
MarketLine
Etude de marché
Le Fret aérien mondial
repartirait-il à la hausse pour de bon ?

Après les chiffres de l'IATA la semaine dernière faisant état d'une belle progression du trafic mondial pour le mois d'octobre (Voir NLF n°23), c'est au tour de MarketLine d'apporter sa note d'optimisme. Selon la dernière étude du cabinet britannique, intitulée Air Freight Global Industry Guide 2016, le marché du fret aérien au niveau mondial devrait augmenter en moyenne de 3,2% par an entre 2016 et 2021 pour atteindre les 118,7 Mds US$, contre 101,3 MdsUS$ aujourd'hui.
A titre de comparaison, le marché a connu des hauts et des bas entre 2012 et 2016, avec un taux de croissance moyen de 0,7% par an. La croissance à venir serait principalement tirée par le Moyen-Orient et la région Asie-Pacifique, notamment en Chine et en Inde où les marchés intérieurs sont en pleine phase de développement. JLR
 
   
 
  Nominations
Le conseil de surveillance
de la SNCF se renouvelle

Deux nouveaux membres du conseil de surveillance de la SNCF ont été nommés mardi dernier en tant que représentants de l'Etat. Sophie Mougard, polytechnicienne et, encore récemment, Directrice Générale du STIF (Syndicat des Transports d'Ile de France), fait son entrée en remplacement de Francis Rol-Tanguy. Jean-Michel Thornary, diplômé de Science-Po et de l'ENA, Conseiller Maitre à la Cour des Comptes et ancien directeur régional des services de la région Ile-de-France, assure le poste occupé jusqu'alors par Marie-Caroline Bonnet-Galzy. NB
Photo : Sophie Mougard ©Gil Quemoun - STIF
 
 
  Nomination
Un nouveau DG chez
Air Charter Service France

François-Xavier Camus vient d'être promu Directeur Général d'ACS France. Entré chez le courtier en fret aérien en 2009, dès l'ouverture du bureau parisien, il était auparavant Directeur de l'équipe Aviation commerciale. A ce titre, il a géré et supervisé de nombreux projets pour des organisations et entreprises françaises. ACS France est la première filiale européenne du groupe qui emploie plus de 300 salariés. NB
Photo : François-Xavier Camus
 
 
I N T E R V I E W
 
Sébastien Rembauville,
Directeur de la division transport de Forsee Power

« Nous sommes en pourparlers avec des enseignes
européennes de grande distribution pour électrifier
des véhicules de leur flotte »

L'électrique, très dynamique dans le transport de voyageurs, peine à trouver ses marques dans celui des marchandises. Mais il garde tout son potentiel, que ce soit dans le transport terrestre ou maritime. Pour la société Forsee Power, intégrateur de batteries pour le transport, on assistera à d'importantes transformations d'ici à 5 ans.

La Newsletter du Fret :
Y a-t-il encore des freins technologiques à l'essor des véhicules électriques ?
Sébastien Rembauville : Depuis les années 90, où une voiture particulière pouvait parcourir à peine 50 km avec un plein, on est arrivé à une autonomie de 300 à 400 km. Ce qui est largement suffisant pour des flottes d'utilitaires de sociétés telles que la Poste. Cela a été rendu possible par le passage des premières batteries nickel-cadmium à celles au lithium-ion, dernière génération. Et aujourd'hui, on constate également des progrès dans les bus qui peuvent parcourir jusqu'à 300 km dans la journée sans se recharger. Donc, on a obtenu une plus grande autonomie à des coûts réduits. Le coût de la consommation au km étant 5 à 10 fois moindre par rapport à un véhicule diesel. Et les camions utilisent les mêmes batteries. Ils peuvent travailler dans un rayon de 200 km. Leur emplacement, sur le côté ou derrière la cabine, ne présente pas un obstacle et préserve la charge utile.

NLF : Toutefois, on entend souvent que les coûts sont un obstacle
S.R. : Sur le papier, ce n'est plus le cas. Compte tenu de la durée de vie des batteries, l'investissement peut être rentabilisé sur 5 à 10 ans environ, grâce aux économies de carburant réalisées. Le problème est qu'il faut avancer la somme. C'est pour cela que nous proposons des solutions de location des batteries qui rencontrent l'intérêt de certains donneurs d'ordres.

NLF : On parle souvent de circuits courts ou répétitifs pour que l'électrique soit intéressant.
S.R. : Il faut bien optimiser l'usage de la batterie par un usage régulier du véhicule. D'où la préférence pour des applications sur circuits courts ou des allers-retours. Les véhicules électriques sont plus adaptés pour la livraison urbaine et le dernier km en particulier. Mais pas seulement. Nous avons été sollicités pour des véhicules miniers, par exemple. Nous sommes aussi en pourparlers avec des enseignes de la grande distribution européenne pour électrifier des véhicules de leur flotte assurant la distribution entre les entrepôts et les supermarchés.

NLF : Que vous inspirent les travaux sur les camions alimentés par caténaires ?
S.R. : Nous suivons ces travaux avec intérêt. Une fois que le camion quitte l'infrastructure équipée, il doit pouvoir assurer son autonomie. Et là, intervient la batterie...

NLF : Les ports sont le lieu, en plus des villes, où des expérimentations intéressantes sont possibles...
S.R. : Oui. Cela est vrai aussi bien pour le transport routier que ferroviaire. Dans le premier cas, certains systèmes de transfert de conteneurs entre les navires et la zone de stockage sont 100% électriques. Ceci implique la présence de points de recharge rapide. Quant au ferroviaire, on peut imaginer que les trains quittant la voie pour entrer dans l'enceinte portuaire soient munis de batteries pour garder l'autonomie. Nous travaillons sur des projets en ce sens. Des applications portuaires concrètes pourraient voir le jour dès l'année prochaine. NLF : Quid de l'électrique dans le maritime ? SR : Il existe des choses sur la courte distance comme sur des navettes ou ferries fluviaux ou sur lacs et fjords. Le rechargement de la batterie se fait au moment où le bateau charge et décharge véhicules et passagers. Ceci peut prendre seulement 10 minutes. Ou alors, sous forme d'hybridation pour les entrées/sorties des ports qui réglementent la pollution de leurs eaux. Mais sur la longue distance, y compris sur les liaisons transmanche, par exemple, il est encore trop tôt pour envisager une alternative électrique. SLG
 
 

Silvia Le Goff
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N°28
16  décembre 2016
JANVIER 2017
Trucks &
Transport 2017

Du vendredi 13
au lundi 16

Le salon
professionnel
du transport
routier, Bruxelles




Forum des Rois
de la Supply Chain

Jeudi 19
Présentation
des 8 dossiers
en compétition
pour les Trophées
Paris 12ème



Congrès
ATEC ITS France

Mardi 24 et
mercredi 25

Les rencontres
de la mobilité
intelligente 2017
Montrouge


Euromaritime/
Eurowaterways

Du mardi 31
janvier au
jeudi 2 février

Salon des
secteurs maritime
et fluvial Paris,
Porte de Versailles

FEVRIER

Salon des entrepreneurs
Mercredi 1er
et Jeudi 2

Palais des Congrès, Paris