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Pollution
Deux ex navires Maersk en cause

Deux remorqueurs-ravitailleurs de plates-formes pétrolières appartenant à Maersk ont coulé le 22 décembre au large de l'île de Sein (dans les eaux internationales) par 140 mètres de fond, en provoquant des tâches sur la surface de la mer dues à des fuites de carburant, constatées encore début janvier. « Une étude approfondie de la liste des produits dangereux dans les soutes a permis d'établir la présence d'une centaine de m³ de résidus d'hydrocarbures en moyenne et par coque. Répartis en plusieurs soutes, ils sont non pompables », a précisé la Préfecture maritime de l'Atlantique dans un communiqué du 4 janvier. Par ailleurs, « les vols d'observation réalisés par la Marine nationale et la Douane ont fait état de présence régulière d'irisations qui, sous l'effet du brassage naturel de la mer, se dispersent et s'évaporent rapidement. Les deux coques vides et dépolluées étaient remorquées par le « Maersk Battler » alors qu'elles devaient rallier la Turquie pour y être détruites. Pire, le remorqueur qui les tractait était également voué à la casse. Le fait que les trois navires aient pu naviguer, surtout en plein hiver, a ému plusieurs associations bretonnes et écologistes. Le préfet maritime de l'Atlantique a demandé à Maersk de réaliser des opérations de localisation des épaves pour évaluer les risques pour l'environnement et pour la navigation. Cette opération a eu lieu le 29 décembre en présence d'un observateur danois de la compagnie et un expert de la marine nationale. Par ailleurs le préfet maritime a obtenu les certificats de remorquage, les passeports verts et les plans détaillés des deux coques. C'est seulement le 6 janvier que Ségolène Royal a demandé au ministre danois des transports de mener une enquête rapide sur les causes de l'accident et d'y associer le Bureau enquête accident – Mer français. Par ailleurs, l'armateur a été mis en demeure le 4 janvier de procéder avant le 1er février 2017 à une investigation approfondie des deux épaves afin de déterminer précisément l'état des coques et les mesures à prendre pour écarter tout risque grave pour l'environnement. A défaut de réponse, l'État sera en droit de prendre en charge les mesures nécessaires aux frais de l'armateur, a souligné Ségolène Royal dans son communiqué. SLG


Deux anciens
navires Maersk
échoués :
pollution
en Bretagne


Colis :
un marché
dynamique et très
concurrentiel


Port de Rouen :
campagne
céréalière record


Epakub,
l'emballage
cartonne on line


DFDS investit
la route entre
Suède et Italie


L'interview
Rémy Vandroux,
Directeur
Technique,
Sécuridis
   
  L'un des deux remorqueurs coulés en Bretagne.  
 
 
 


Marché du colis
Il y a encore des opportunités à saisir !

Avis aux amateurs : il y a des opportunités dans le B2C alimentaire ! C'est l'une des conclusions de l'étude « Le marché du colis – perspectives du marché et du jeu concurrentiel à l'horizon 2020. Analyse des axes de développement des acteurs », menée par le cabinet Xerfi et diffusée le 4 janvier dernier. Une recommandation parmi d'autres préconisées par les experts du cabinet face à la tension concurrentielle qui agite le transport de colis où les marges de manœuvre résident dans la recherche de nouveaux marchés peu exploités et non pas sur les prix. Le marché est très florissant : 900 M d'objets expédiés en France en 2016 pour presque 6,6 Md€ et des prévisions de 470 M de colis en 2020, soit une croissance de 3,5% par an ! Et il y a de la place pour tout le monde : les intégrateurs (Fedex, DHL, UPS) sont très offensifs tout comme les réseaux de points relais qui sont par ailleurs leurs partenaires. Les start-up et plates-formes collaboratives sont venues titiller le marché ses dernières années en proposant une nouvelle vision, plus agile, du business. La Poste a été mise à mal par cette déferlante et doit se réinventer. Mais, justement, avec Chronofresh, elle est, pour l'instant, la seule sur le créneau du e-commerce alimentaire, selon Xerfi. De manière générale, le cabinet souligne que les pistes d'amélioration pour les opérateurs sont la réduction des délais de livraison et des taux d'échec lors de la première présentation sur le lieu de livraison, la facilitation des retours et le développement des livraisons en consignes automatiques ou en points relais. Dans le B2B, ce sont les niches (ce n'est pas un scoop) qui apporteront de nouvelles opportunités. C'est ce que les expressistes ont compris en misant sur des produits d'excellence agro-alimentaire ou sur la santé. SLG
 
 


« Il ne faut pas
renoncer, mais
il faut se donner
les moyens
de produire
davantage,
de monter en
qualité,
d'innover,
d'investir,
de sécuriser et
de prospecter
les marchés »
,

a déclaré
Thierry Dupont, Président
du groupe Sénalia,
le 6 janvier.
Transport de céréales
Campagne record au Port de Rouen

La campagne 2015/2016 a enregistré un record d'activité, avec plus de 8,3 Mt manutentionnées pour le groupe Sénalia qui exploite les terminaux portuaires et agro-industriels sur le Port de Rouen. Les tonnages chargés ont augmenté de plus de 25% avec plus de 5,2 Millions de tonnes de blé et d'orge embarquées, soit une hausse d'1 million par rapport à la précédente campagne, a-t-on appris lors des assemblées générales du groupe, le 6 janvier dernier. Le Maroc et l'Algérie ont retrouvé les premières places, suivis de près par la Chine. La mise en service d'un nouveau portique de chargement a contribué, entre autres, à ces résultats. En 5 ans, la part des transports massifiés (voie d'eau et ferroviaire), a été multipliée par 2. Côté transport, le report modal est passé, en 3 campagnes, de 28% à 41%, peut-on lire dans le rapport d'activité du groupe. La partie ferroviaire a augmenté tant en valeur absolue qu'en part relative grâce aux navettes qui ont permis d'acheminer 200.000 t de marchandises supplémentaires Le fleuve continue son développement, passant de 24% à 28% des volumes réceptionnés au port. Une navette fluviale, en service depuis le 1er juillet dernier, a permis de mutualiser les flux et d'atteindre le chargement complet des moyens de transport entre des livreurs engagés dans ce schéma à hauteur de 150.000. En revanche, l'année 2016/2017 pourrait être la plus faible année en matière de trafic depuis la création du groupe en 2002. En effet, les prévisions font état de 1,8 Mt de grain chargé, soit une baisse de 66% par rapport à 2015/2016. « Le centre de gravité de la planète blé se déplace vers la Mer Noire », a déclaré le Président de Sénalia, Thierry Dupont. Par ailleurs, Gilles Kindelberger, Directeur Général de Sénalia, a précisé les projets du groupe au Maroc : la coopération avec la Sosipo (entreprise publique marocaine qui gère les silos à céréales des ports de Casablanca, Safi, Agadir et Nador), et la création de Sénalia Maroc, dans la logistique. NB
 
   
 
 
 


5,21 Mt
de céréales ont
été expédiés
depuis le Port
de Rouen
entre 2015
et 2016.


Emballages

Une palette en carton
recyclé et recyclable

Un an après son lancement en novembre 2015 par la filiale de Suez Epalia, la palette en carton Epakub est vendue en ligne depuis novembre dernier. Les commandes se font sur le site boutique.epalia.fr et sont livrées dans un délai de 48 h en France. En 2016, 100.000 plots Epakub ont été produits soit un équivalent de plus de 15.000 palettes (de 4 à 9 plots). Il s'agit d'unités de chargement issues du recyclage et recyclables à leur tour, dans une logique d'économie circulaire. Ces palettes peuvent supporter une charge maximale de 500 kilos. Actuellement, l'Epakub a conquis divers clients tels que Auchan, la Boutique du Net ou encore la Cartonnerie de Gondardennes. La production de ces palettes s'inscrit dans l'une des activités de Suez qui fournit, chaque année, plus d'1Mt de cartons triés et conditionnés à l'industrie papetière. Celle-ci produit le carton ondulé qui sert à fabriquer les Epakub. SLG
 
   
 


Rachat

La compagnie DFDS reprend
un transporteur routier sur la ligne
Suède-Italie

La compagnie maritime danoise DFDS a annoncé le 5 janvier dernier le rachat de la société suédoise de transport routier Italcargo. Cette société, créée en 1998, est spécialisée dans le transport entre la Suède et l'Italie de lots complets et partiels à bord de camions à double plancher pour les produits « premium ». Les opérations depuis et vers l'Italie se feront en collaboration avec la société italienne Franco Vago. Par cette acquisition, DFDS vient compléter son offre terrestre déjà assurée par un service ferroviaire. Le siège suédois d'Italcargo (6,7 M€ de CA) à Gothenburg emploie cinq personnes qui travailleront désormais dans les bureaux locaux de DFDS. SLG
 
 
L'I N T E R V I E W
 
Rémy Vandroux, Directeur technique Sécuridis Solutions
« Avec l'ADR 2017, les chargeurs ne doivent plus vérifier la présence des consignes écrites de sécurité ».

Les modifications 2017 de l'ADR ne constituent pas une vraie révolution dans le transport de matières dangereuses. Et pourtant, sa transposition en France fait tomber la responsabilité partagée qui régnait jusque-là entre chargeurs et transporteurs. Explications avec le directeur technique de la société Sécuridis Solutions, spécialisée dans le conseil sur le transport de marchandises dangereuses.

La Newlsetter du Fret : Qu'est-ce qu'il faut
retenir en priorité de l'ADR 2017 ?
Rémy Vandroux : Avant, les chargeurs avaient l'obligation de vérifier que les consignes écrites de sécurité se trouvent bien à bord du camion. Or, l'arrêté du 28 novembre 2016 modifiant l'arrêté du 29 mai 2009 relatif aux transports de marchandises dangereuses par voies terrestres (dit « arrêté TMD ») a fait tomber cette obligations pour les chargeurs/remplisseurs. Ce qui a comme conséquence, qu'on est passé de la coresponsabilité chargeur-donneur d'ordres à la responsabilité unique du transporteur sur le sujet des consignes écrites de sécurité ADR. L'arrêté de novembre transpose notamment en droit français les nouveaux amendements de l'ADR 2017 et est applicable depuis le 1er janvier.

NLF : Une autre nouveauté importante concerne le transport
de piles lithium-ionique et lithium métal. Pouvez-vous nous expliquer
pourquoi a-t-on réglementé leur transport ?

R.V. : Le risque d'incendie et, par conséquent, de catastrophe aérienne explique pourquoi on a légiféré en la matière. L'ONU a souhaité harmoniser les règles entre tous les modes de transport. C'est pour cela que les règlements ADR (routier), ADN (fluvial), RID (ferroviaire), IMDG (maritime) et IATA/DGR (aérien) ont évolué pour le transport des piles/batteries au Lithium ionique (présentes par exemple dans les téléphones et les ordinateurs portables « rechargeable ») ou métal (celles des montres « non rechargeables »). Le principal changement est la création d'une nouvelle marque « Piles au lithium » et de l'étiquette « 9A ». L'une ou l'autre devront figurer sur les colis contenant des piles/batteries seules ou des appareils contenant des piles/batteries au lithium. A noter par exemple que l'étiquette « 9A » s'applique aux piles/batteries qui répondent à certains critères de puissance (plus de 20Wh pour les piles ou plus de 100Wh pour les batteries lithium ionique). Pour les puissances inférieures ou égales, il y a la nouvelle marque « Étiquette batterie au lithium ».

NLF : Est-ce que les changements de l'ADR 2017 vont entrer
en vigueur au même moment pour tous les modes ?

R.V. : Pas tout à fait. Les délais diffèrent en effet selon le mode de transport. Si les nouveautés 2017 s'appliquent depuis le 1er janvier, la mise en conformité est immédiate pour le transport aérien. En revanche, les transport routier, fluvial et ferroviaire ont un délai de 6 mois. Le transport maritime dispose d'un an avant l'application obligatoire des nouvelles règles.
Propos recueillis par Silvia Le Goff
 
 

Silvia Le Goff
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silvia.legoff@scmag.fr

Nathalie Bier
Rédactrice
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Karine Dino
Attachée commerciale
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N°36
9 janvier 2017
JANVIER 2017

Conférence-
débat

Le lundi 9
Enjeux de
la politique de
fret ferroviaire à
l’échelle nationale
Débat public
autour de la ligne
Centre Europe
Atlantique
Hôtel de l’Industrie
4, Place Saint
Germain-des-Prés
Paris



Truck &
Transport 2017

Du vendredi 13
au lundi 16

Le salon
professionnel du
transport routier
Brussels Expo,
Bruxelles



Forum des Rois
de la Supply Chain

Jeudi 19
Présentation
des 8 dossiers
en compétition
pour les Trophées
Paris 12ème


Sirha
Du samedi 21
au mercredi 25

Salon de
la restauration,
de l'hôtellerie
et de
l'agroalimentaire
Eurexpo, Lyon



Congrès
ATEC ITS Frnce

Mardi 24 et
mercredi 25

Les rencontres
de la mobilité
intelligente 2017
Montrouge


Cool Chain
Du lundi 30 janvierau jeudi 2 février
Temperature
Controlled
Logistics Meeting
Excel London,
Londres



Euromaritime/
Eurowaterways

Du mardi 31
janvier au
jeudi 2 février

Salon des
secteurs maritime
et fluvial Paris,
Porte de Versailles



FEVRIER

Salon des
entrepreneurs

Mercredi 1er
et Jeudi 2

Palais des Congrès,
Paris



International
Railway

Du 15 au 17
Espace de
rencontres avec
les leaders
de l'industrie
ferroviaire
Siège de l'UIC,
Paris 15e