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Carrosserie
Chéreau table sur l'innovation

Porté par une deuxième année record en termes de CA (199 M€), le carrossier Chéreau aborde 2017 au service de deux ambitions très fortes : développer la croissance externe internationale et poursuivre l'innovation technologique. Il faut dire que tous les voyants sont au vert pour le spécialiste des semis et porteurs frigo. En 2016, le CA a progressé de 16% (+22% dans les 6 dernières années) et l'export a marqué une hausse de 14% malgré l'impact du Brexit sur le marché britannique. Tous les marchés sont en progression, y compris pour l'activité service et pièces détachées. Alain Guermeur, président de Chéreau (voir nomination ci-dessous) explique cette bonne performance par les innovations technologiques apportées aux produits et récompensées à plusieurs reprises ces deux dernières années (Citytrailer, Citylight ou encore le Smart open). C'est pour cette raison que la société continue à rechercher de nouvelles solutions. Une innovation dans la température dirigée, de 5 M€ d'investissement, devrait d'ailleurs être annoncée prochainement, mais Chéreau a été extrêmement discret sur le sujet, lors de la conférence de presse donnée hier à Paris. Par ailleurs, Chéreau souhaite asseoir son expertise dans la technologie polyester et le sur-mesure. Les moyens financiers pour soutenir ces projets innovants associés à la pression du marché international de la carrosserie poussent Chéreau à s'inscrire dans une logique de croissance internationale. Pour 2017, Alain Guermeur se veut optimiste et table sur une nouvelle année de croissance même si moins soutenue. SLG


Chéreau table
sur l'innovation


Les ambitions
internationales
de Chéreau


Transporeon
planche sur
la digitalisation
avec des experts


Les avantages de
la digitalisation
pour le transport

VFCEA :
un projet
en déba
t

VCFEA :
les freins au fret
ferroviaire


Nouvelle
gouvernance
chez Chéreau


L'info décalée
De nouveaux
travers
pour l'autoroute
ferroviaire
 
 
 
 


Carrosserie (2)
Diversification et
croissance internationale

Chéreau évolue au niveau international au sein de The Reefer Group (256 M€ en 2016), l'entité que Chéreau a créé en 2016 avec le carrossier espagnol SOR et le fonds d'investissement Miura. Aujourd'hui, le sujet de la taille critique se pose pour le groupe qui a besoin de mutualiser les efforts en termes de production et d'achats. Présents en France, Allemagne, Espagne, Italie et Royaume-Uni, les deux carrossiers ambitionnent de consolider leur position avant de poursuivre l'expansion plus à l'Est mais aussi au-delà des frontières européennes. (US et Asie). « Pour concurrence Schmitz, il faudra être plus à l'Est que l'Allemagne », a confié le président Alain Guermeur. Autrement dit, l'expansion à l'Est de l'Europe pourrait se faire en s'appuyant sur des sociétés locales. Mais dans un premier temps, souhaite diversifier la palette de produits en se tournant vers les petits porteurs et les VUL et consolider sa position (croissance organique et externe) dans les pays où il est présent. La première annonce concernant la croissance externe devrait intervenir avant la fin de l'année. A noter que l'Espagne a été pendant deux ans le premier marché européen pour le groupe (en France, le CA a progressé de 17,6% en 2016). En 2017, le groupe va investir pour augmenter la capacité de production de Sor et développer un réseau européen commun de service. SLG
Photo : Alain Guermeur, Président de Chéreau
 
 


Digitalisation
Une étude scientifique
pour le secteur du transport

Transporeon Group, éditeur allemand de solutions TMS en mode SaaS et l'Université allemande RWTH d'Aix-la-Chapelle, ont lancé en mars dernier un projet collaboratif baptisé « Transport Logistics 4.0 ». L'objet de cette recherche à long terme est d'analyser scientifiquement le statut et les besoins de la digitalisation du transport et de la logistique. Son but étant de permettre d'accélérer la digitalisation des process à l'international entre les chargeurs et les transporteurs. Les résultats de cette étude seront publiés dans le courant de ce 1er trimestre, et aideront Transporeon à affiner et à étendre son offre logiciels et applications mobiles. Consécutivement à ces résultats, un nouvel outil de recherche va être très prochainement lancé. A ce jour, l'éditeur connecte plus de 1.000 chargeurs, 57.000 transporteurs et 100.000 utilisateurs dans plus de 100 pays. NB
 
 
 
 


10.
Le nombre
de sites
marchands
actifs a
été multiplié
par 10 entre
2005 et 2015,
rapporte
la Fevad.
Digitalisation (2)
Les avantages
des plates-formes en ligne

« Un camion sur quatre roule sur les routes européennes sans transporter la moindre marchandise ! ». Voici le constat qu'a fait Roger Crook, ex-PDG Monde de DHL Freight Forwarding et l'un des investisseurs dans la plate-forme française Convargo (NLF n° 33). Dans un article publié dans le blog de celle-ci le 9 janvier, il défend la cause de la digitalisation et notamment des plates-formes en ligne. Roger Crook déplore également l'écart qui se creuse entre les systèmes de communication des transporteurs et de leurs clients, ceux-ci ayant besoin d'un service toujours plus efficace. La solution qu'il défend est la création de plates-formes d'intermédiation entre transporteurs et expéditeurs qui permettant d'augmenter le rendement des sociétés de transport tout en diminuant les coûts logistiques des expéditeurs, et rendent caduc le recours aux commissionnaires, qui reçoivent en moyenne une commission entre 15 et 20% par transaction. Par ailleurs, un avantage supplémentaire d'une plate-forme pour les transporteurs est aussi la réduction des délais de paiement : Convargo envisage à terme de garantir un règlement des transporteurs sous 24 heures seulement ! NB
Photo : Roger Crook
 
 


« Seules les
entreprises de
transport
qui se
digitaliseront
gagneront
l’efficacité
nécessaire.
Les autres
sont vouées à
disparaitre »
,

a déclaré
mercredi

Roger Crook
,
ex-PDG Monde
de DHL Freight
Forwarding
dans le blog
de Convargo.

VCFEA
Le projet à la loupe

Le projet VFCEA (Voie ferrée centre Atlantique) concerne 160 km de voie ferrée entre Nevers (Nièvre) et Chagny (Saône et Loire) qui se trouve sur le corridor européen n°2 (Amsterdam-Lyon). Le projet pourrait améliorer les liaisons fret et voyageurs depuis les villes et ports de la façade atlantique vers Lyon mais aussi le Nord de l'Europe. Et ce, en évitant le goulet d'étranglement et les (délais relatifs) qu'impose aujourd'hui le passage obligé par Paris : 60% du trafic fret qui passe par la capitale est à destination de l'Est de la France et de l'Allemagne avec une perte de temps de l'ordre de 2 à 2h30. C'est là, précisément, l'intérêt majeur du projet, comme en témoignent les nombreux témoignages recueillis lors de la séance parisienne du 9 janvier du débat public engagé en décembre dernier et qui va se poursuivre jusqu'à fin mars. Les interventions prévues par le projet prévoient l'électrification de ce tronçon, la mise au gabarit et le passage au système de communication GMS-R. Avec les interventions concernant le trafic de voyageurs (raccordement à la LGV Paris-Sud-Est et création d'une gare de connexion TGV-TER au Creusot, notamment), VFCEA représente un budget global de 560 M€. Aujourd'hui, le CPER 2015-2020 a inscrit un peu plus de 247 M€ (40% du budget global) pour le projet. SNCF Réseau table sur 15 trains quotidiens (dans les deux sens) dont 2 issus du report du trafic de la route vers le fer. En termes de volumes, il s'agirait de 1.400 t dont 400.000 tonnes issues du report modal, a expliqué Laurent Mazzucchelli, en charge du projet. Certains inconvénients ont aussi été évoqués : rallongement de 100 km sur les trajets Est-Ouest, les pentes existantes sur le tronçon, le risque d'engorgement à Dijon et la refonte du schéma de transport pour les opérateurs ferroviaires. Philippe Duron, président de l'Afitf et ancien président du Comité Mobilité 21, a précisé que le projet, qui peut se justifier dans le cadre du transit international, n'avait pas été jugé prioritaire par le Comité. Celui-ci ayant donné la priorité à la RCEA, encore récemment endeuillée par un accident mortel. SLG
 
   
  Le tracé du projet  
 
  VCFEA(2)
Les freins au développement du fret

Derrière le projet VFCEA, c'est la pertinence du choix du fer par rapport à la route qui se pose pour l'énième fois. La conférence qui s'est déroulée lundi 9 janvier à Paris l'a bien illustré. La fiabilité du réseau avec ses travaux, et la difficulté de prévoir suffisamment à l'avance les besoins en sillons, la réactivité du gestionnaire sans parler de la demande (faiblissante) de la part des chargeurs sont autant de points défavorables à de nouveaux projets. Sans parler des contraintes techniques de mise au gabarit, de longueur de trains et, in fine, de rentabilité des lignes. Ces questions sont importantes sur le plan national mais le sont encore plus sur le plan international. Pour le projet VFCEA, par exemple, les trains seraient limités à 1.700 mètres alors que les corridors internationaux accueillent déjà des convois de 1.800 à 2.000 mètres. Il n'empêche : les bonnes volontés ne manquent pas. Les ports sont demandeurs de liaisons ferroviaires performantes (Nantes-Saint-Nazaire et La Rochelle notamment sont favorables au projet) mais les entreprises ferroviaires également (comme l'a montré récemment Rennes Terminal, NLF n° 3 et n° 31). Certaines communautés (et SNCF Réseau également) suggèrent aussi de penser aux avantages pour l'environnement au-delà des logiques strictement économiques. Quelle que soit l'option choisie par toutes les parties prenantes, la décision sera connue l'été prochain. SLG
 
 
  Nomination
Damien Destremau,
nouveau DG de Chéreau

Arrivé en septembre dernier, Damien Destremau est le nouveau DG de Chéreau et CEO du groupe The Reefer Group (Chéreau + Sor) depuis le 1er janvier dernier. A 48 ans, cet ancien de Michelin a longtemps travaillé dans la direction commerciale et marketing, d'abord en France puis en Amérique du Sud où il a été en charge des pneus miniers pendant dix ans. A son retour en France, au début des années 2000, il a été le directeur de l'usine Michelin de Roanne avant de s'installer en Hongrie pour gérer l'export (après une parenthèse en tant que DG d'une entreprise familiale). Désormais, il assure la direction opérationnelle de Chéreau pour permettre à Alain Guermeur de piloter la croissance externe du groupe. Celui-ci est Président du conseil d'administration de Chéreau. SLG
 
 
  Erratum
Dans notre Newsletter n° 34, dans l'interview de Denis Labastrou, de Sed Logistique, il fallait lire : « Sed est en cours d'obtention du statut OEA (Opérateur Economique Agréé) ». La société ne l'a pas encore obtenu, contrairement à ce que nous avions indiqué.
 
 

 
De nouveaux travers pour l'autoroute ferroviaire
Après les camions qui faisaient la traversée de la Manche depuis Calais, c'est aux trains de marchandises suisses de déplorer la présence à bord de migrants cherchant à entrer en Allemagne. C'est la presse allemande et suisse qui évoque l'affaire. Le quotidien suisse Le Temps évoque « le nouveau cauchemar des compagnies ferroviaires et des gardes-frontières ».
Le voyage « à bord » des convois de fret, à savoir dans les roues de secours accrochées aux camions, donc entre le poids lourd et la plate-forme du wagon, n'est pas plus sûr que celui sur les essieux des camions : deux migrants africains ont été écrasés par le train sur lequel ils « voyageaient », tout récemment. Mais 270 cas ont été recensés par la police fédérale allemande de Munich. L'axe privilégié par les migrants, africains pour la plupart, c'est le Brenner, en Autriche. Et les trains suisses de marchandises sont pris pour cible. Du coup, les autorités suisses et allemandes ont renforcé les contrôles de concert avec la société RAlpin qui gère le chargement des camions complets sur les rails. Les clandestins peuvent monter dans les trains dès les villes italiennes de Vérone et Domodossola. SLG
 
 

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N°38
11 janvier 2017
JANVIER 2017

Truck &
Transport 2017

Du vendredi 13
au lundi 16

Le salon
professionnel du
transport routier
Brussels Expo,
Bruxelles



Forum des Rois
de la Supply Chain

Jeudi 19
Présentation
des 8 dossiers
en compétition
pour les Trophées
Paris 12ème


Sirha
Du samedi 21
au mercredi 25

Salon de
la restauration,
de l'hôtellerie
et de
l'agroalimentaire
Eurexpo, Lyon



Congrès
ATEC ITS Frnce

Mardi 24 et
mercredi 25

Les rencontres
de la mobilité
intelligente 2017
Montrouge


Cool Chain
Du lundi 30 janvierau jeudi 2 février
Temperature
Controlled
Logistics Meeting
Excel London,
Londres



Euromaritime/
Eurowaterways

Du mardi 31
janvier au
jeudi 2 février

Salon des
secteurs maritime
et fluvial Paris,
Porte de Versailles



FEVRIER

Salon des
entrepreneurs

Mercredi 1er
et Jeudi 2

Palais des Congrès,
Paris



International
Railway

Du 15 au 17
Espace de
rencontres avec
les leaders
de l'industrie
ferroviaire
Siège de l'UIC,
Paris 15e