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Axe Seine
Haropa navigue en eaux troubles

La conférence de presse d'hier matin à Paris était à l'image des résultats d'Haropa en 2016 : timide et peu dynamique. Aucun enthousiasme n'animait les directeurs des ports de Paris, du Havre et de Rouen. L'exercice tendait plutôt à rassurer qu'à convaincre. Une croissance atone, un climat qui a complètement saboté la campagne céréalière estivale, les grèves du printemps et la consolidation chez les armateurs marquée par les alliances nouées en 2016 ont drôlement secoué les ports de l'axe Seine. Résultat, Haropa s'établit à 6,4% des parts de marché sur les ports du range Nord européen (+0,5%). Une croissance aussi timide s'explique par la baisse du trafic conteneurs (-2%) qui a atteint 2,6 M EVP. Cette baisse est liée à la réduction des transbordements : - 50.000 à 60.000 conteneurs transbordés par Maersk et CMA CGM, a indiqué Hervé Martel, président du Port du Havre et d'Haropa pour 2017. Parallèlement, le trafic vers l'hinterland n'a crû que de 0,4%. La réorganisation des armateurs au sein de grandes alliances a redessiné l'activité sur le port normand. Des négociations sont en cours avec les sociétés de manutention pour voir quels terminaux seront choisis par The Alliance. Par ailleurs, le vrac liquide est aussi en baisse (-4%) suite à l'arrêt partiel de production des raffineries au premier semestre. Les vracs solides accusent aussi une chute de 9% liée à la mauvaise campagne céréalière de l'été dernier. En revanche, la croissance du roulier a été de 5% avec 313.000 véhicules traités en 2016. Deux trains par semaine sont prévus sur le terminal roulier du Havre. En ce qui concerne l'intermodalité, justement, Hervé Martel a envie de sortir de la parenthèse douloureuse de la plate-forme multimodale -dont la société d'exploitation (LHTE) a été mise en redressement judiciaire il y a plus d'un an- et qui n'est opérationnelle que depuis décembre dernier. « Avec un trend de 80.000 conteneurs par an, on devrait atteindre l'équilibre financier qui devraient faire sortir le gestionnaire de l'impasse lors de la prochaine audience au Tribunal de commerce du Havre, fin mars, début avril », espère-t-il. La liaison ferroviaire semble être la voie du salut pour le port. Outre le développement du service ferroviaire à destination de Vierzon avec un troisième train hebdomadaire (Ferovergne), une liaison avec l'Allemagne (Ludwigshafen), opérée par Hupac et Novatrans, a démarré en octobre dernier. Le Havre souhaite lancer un nouveau trafic avec la Suisse, une fois que la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors sera réglée. Le projet compte encore beaucoup d'opposants parmi les communes concernées. SLG

Haropa :
les dirigeants
veulent rester
optimistes


Haropa :
Grand Paris
et multimodalité
pour aller
de l'avant


Transport fluvial :
2016, année
à oublier


OCDE :
transport et
pollution vont
augmenter
de manière
significative


Rhenus mise sur
le ferroviaire
en Europe


Fret aérien :
Hesnault choisit
la solution
de gestion de
la température
Blulog


Gestion des
cartes carburants :
IDS améliore
son application
iAccount
L'info décalée :
Dans le transport,
les salaires nets
ont moins évolué
qu'ailleurs,
en 2014
 
 
 
 
  Axe Seine (suite)
Des raisons d'espérer

Tout n'est pas morose sur le front d'Haropa. Le trafic fluvial et notamment les ports parisiens attendent avec gourmandise les issues du Grand Paris : 4,5 MT de matériaux et déchets qui seront transportés par le fleuve. Ils se veulent également optimistes au vu des investissements en immobilier logistique : 500.000 m² nouveaux qui vont s'ajouter aux 2,7M de m² déjà existants. Pour 2017, les investissements privés montent à 595 M€ sur l'ensemble des trois ports et concernent des sites de stockage et commerce d'hydrocarbures (Bolloré Energie), une usine d'engrais liquide à Rouen (Tessenderlo), des entrepôts frigorifiques sec et un parc de conteneurs vides (Seafrigo), le silo de 50.000 tonnes appelé Maison Bleue à Rouen (Beuzelin),les bâtiments à étage pour la logistique urbaine à partir du site de Gennevilliers (Vailog) ou encore le premier des trois sites prévus par le groupe Panhard pour 138.000 m² au total sur le futur parc logistique PLPN2 du Havre. De leur côté, les trois ports vont investir à hauteur de 95 M€ (77 M€ ont déjà été investis en 2016). Enfin, Haropa estime que la qualité du service a été améliorée. Selon les derniers indicateurs, disponibles depuis quelques jours, l'émission du bon à sortir prend moins de 2 jours, l'accessibilité aux terminaux par la route se fait en moins de 10 minutes et les délais de dédouanement ont été également été réduits grâce à la dématérialisation. Enfin, pour attirer les gros opérateurs réunis dans les alliances, Haropa a repensé sa politique tarifaire : des incitations sur les transbordements et une tarification unique pour les « doubles escales » au lieu de deux paiements, a annoncé Hervé Martel, le président d'Haropa, hier. SLG
Photo : Hervé Martel
 
   
 


Transport fluvial
2016, un mauvais cru
pour le transport fluvial

Le bilan 2016 du transport fluvial est assez maussade. Un repli sur la totalité des bassins : – 8,5% en t/km et – 1,1% en tonnage global est le constat dressé par TFF (Transporteurs Fluviaux de France) lors de la présentation des vœux, vendredi dernier à Paris. Les raisons évoquées pour cette baisse sont les mouvements de grève lors des discussions et de l'adoption de la loi travail, qui ont bloqué les ports et infrastructures, le trafic des conteneurs sensiblement ralenti suite au retard dans la mise en service du terminal multimodal du Havre (voir ci-dessus), et la baisse des activités du BTP. La crue sans pareille de la Seine au printemps ainsi qu'une très mauvaise récolte céréalière sont venues s'ajouter et accentuer les difficultés rencontrées. Les pouvoirs publics ont réagi et pris différentes mesures pour aider les transporteurs fluviaux mais ils n'ont permis ni d'empêcher ni de compenser les pertes supportées tout au long de l'année. Pour 2017, TFF souhaite la convergence des régimes fiscaux et sociaux pour assurer la compétitivité des entreprises nationales ainsi que l'accès direct aux ports maritimes et la mutualisation des THC (charges de manutention aux terminaux), après le test réussi au Grand Port maritime de Dunkerque.
Concernant la politique d'infrastructures, la Fédération suit de très près le projet Seine Nord-Europe et, après les avancées enregistrées en 2016, reste vigilante sur les prochaines étapes, notamment le lancement des appels d'offres de la 1ère tranche des travaux, les projets de régénération ainsi que la progression du processus de révision des Règlements particuliers de Police (RPP). NB
 
 
 
 


« Ces évolutions
[les camions
autonomes et
l'électromobilité
NDLR]
doivent
être prises
en compte lors
de l'élaboration
des politiques
et de la
planification
des transports
afin d'éviter de
construire des
infrastructures
onéreuses
vouées
à devenir
rapidement
obsolètes »,

lit-on dans les
Perspectives 2017
publiées par
le Forum
International
du transport
(OCDE).
OCDE
Triplement du transport
de marchandises à horizon 2050

Le transport de marchandises va tripler avant 2050 et notamment le transport routier sur les courtes distances et là où il n'y a pas de liaisons ferroviaires comme en Asie du Sud Est. Telles sont les perspectives du Forum international du transport qui a remis l'édition 2017 de son rapport, hier au siège de l'OCDE à Paris. La première conséquence de cette hausse, si rien n'est fait, ce sera une croissance de 160% des émissions de CO2 au niveau mondial. Elle sera de 60% si les volumes transportés doublaient. En 2015, année de référence prise par le rapport international, les émissions se répartissaient ainsi : presque 50% pour le maritime (830 Mt), 40% pour les camions (60 Mt), 6% pour l'aérien (97 Mt) et 2% pour le rail (35 Mt). Dans les perspectives pour les années à venir, la route comptera pour 45% à 49% des émissions. A titre d'exemple, il faut noter que le transport de marchandises sur les routes du continent asiatique est censé augmenter de 250% d'ici 2050 ! Or, un tiers de ses émissions pourrait être évité par la mutualisation des véhicules et des entrepôts, indiquent les auteurs du rapport. Cependant, pour mesurer l'impact du transport dans sa globalité, il ne faut pas oublier la part du transport aérien de passagers qui va croître de 3% à 6% dans les 15 prochaines années ainsi que mobilité motorisée en ville (+94% à horizon 2050 !). Pour l'OCDE, le recours à la voiture ne baissera que faiblement dans les pays développés et il augmentera dans les économies en développement. Le changement de comportement ne jouera que sur 30% des émissions évitées, le reste étant réalisé grâce aux nouvelles technologies. Le rapport estime que les camions autonomes seront à même d'apporter un avantage concurrentiel au fret routier par rapport aux autres modes. Enfin, la fiscalité des carburants doit également aider à favoriser des modes de transport moins polluants. SLG
 
 


+ 60%.
C'est
l'augmentation
des émissions
de CO
2 estimée
à 2050 liées
au transport
de marchandises,
selon
les prévisions
annoncées hier
par l'OCDE.
Rhenus
Le prestataire multimodal
mise aussi sur le rail en Europe

Comme son nom l'indique, le prestataire logistique allemand Rhenus est issu d'une longue tradition de transport fluvial, mais il a aussi acquis ses lettres de noblesse dans le routier et se classe parmi les leaders européens du fret aérien (avec notamment une forte présence l'aéroport d'Amsterdam). Quid du ferroviaire ? « Rhenus entend renforcer sa présence dans ce secteur : en tant qu'acteur neutre, nous ferons du rail un élément clé de notre stratégie de répartition modale » affirme Klemens Rethmann, Président du directoire, dans le dernier numéro du magazine d'entreprise du groupe Rhenus. Il y a un an et demi, le prestataire était entré dans le capital de deux opérateurs ferroviaires en Europe, l'autrichien LTE Logistik -und Transport (à hauteur de 50%) et le suisse Crossrail (à 50,1%). Le premier assure de nombreuses liaisons dans les pays riverains du Danube et en Europe du Sud-Est, qu'il relie à Rotterdam et aux ports allemands. Le second propose à son catalogue une palette de destinations européennes, notamment des liaisons ferroviaires depuis les ports d'Anvers et de Rotterdam vers l'Italie, via la Suisse. « En tant qu'opérateur neutre, nous avons l'ambition d'exploiter des trains à travers l'Europe entière. Notre activité rail bénéficiera d'une autonomie totale au sein du groupe, ce qui lui assurera une grande liberté pour nouer de nouvelles relations clients » déclare Michael Baier, co-Responsable de l'activité Rail chez Rhenus. Mais l'enthousiasme du groupe envers le ferroviaire ne s'arrête pas là, puisqu'il participe également, en tant que partenaire, via sa filiale Rhenus Alpina, au projet futuriste Cargo Sous Terrain (CST). Il s'agit de réaliser, à l'horizon 2030, un système dédié au transport sous-terrain sur rail de palettes et de conteneurs (à 50 m de profondeur) reliant les sites industriels et logistiques avec les grandes agglomérations en Suisse. Un premier tronçon de 70 km prévoit de relier Härkingen/Niederbipp au centre-ville de Zürich. A condition de trouver les investisseurs pour financer le coût estimé : 3,5 Mds de francs suisses (3,3 Mds€) ! JLR
Photo : Le projet CST
 
   
 
  Chaîne du froid
Une solution pour
les produits pharmaceutiques

Depuis juin dernier, le transitaire et organisateur de transport Hesnault, via sa division aérienne Aireno a adopté la solution d'enregistreurs NFC de Blulog pour le transport de produit pharmaceutiques à destination des Comores. Hesnault opère deux envois hebdomadaires dans l'Océan Indien, à des températures différentes : entre +15° et +25° pour l'une et entre +2° et +8° pour l'autre. L'enregistreur de température NFC est allumé par un agent de transit puis positionné sur le colis par des opérateurs en magasin. A l'arrivée du colis, une diode personnalisable permet de visualiser immédiatement si la chaîne du froid a été interrompue. L'historique est accessible depuis un smartphone et les colis sont géolocalisables. Cette solution a permis de sécuriser le choix du fret aérien pour des produits sensibles tels que les produits pharmaceutiques. Certains médicaments sont très sensibles aux variations de température et nécessitent un transport spécifique pour assurer l'efficacité de leur molécule. L'entreprise possède à présent 30 enregistreurs Blulog réutilisables et souhaite étendre leur utilisation. Rappelons que l'activité aérienne d'Hesnault se déploie sur le hub de Roissy et sur des plates-formes de réception des commandes à Orly, Marseille, Nice, Lyon et Bordeaux. NB
 
   
 
  Gestion de carburant
Contrôler l'usage des cartes gasoil

La nouvelle version d'iAccount, l'application développée par IDS (Kuwait Petroleum International) pour la gestion du carburant, est maintenant disponible. Elle permet aux transporteurs de surveiller et gérer la consommation de carburant ainsi que l'utilisation, blocage ou remplacement les cartes de paiements électroniques utilisées par les chauffeurs. Les entreprises de transport ont ainsi une image immédiate de la consommation et du coût de leur flotte complète, au moment où elles le souhaitent. Les transactions sont disponibles 20 minutes après leur réalisation. Les gestionnaires peuvent bloquer ou débloquer les cartes et en contrôler le volume, ainsi qu'autoriser ou pas les stations-services aussi bien pour leurs conducteurs que pour les sous-traitants. Il est également possible de planifier les itinéraires qui permettent d'économiser du carburant. La précédente version d'iAccount datait de 2013. NB
 
   
 
 
Le transport parmi les secteurs
où les salaires nets ont le moins évolué

C'est la Dares qui nous l'a appris vendredi. Le transport fait partie des secteurs économiques où les salaires nets moyens ont le moins évolué en 2014 avec la construction, la cokéfation-raffinage, les regroupements de branches du bâtiment et travaux publics, des plastiques, caoutchouc et combustibles. En 2014, dans le secteur privé et les entreprises publiques, la rémunération brute mensuelle moyenne des salariés en équivalent temps plein (EQTP) s'est élevée à 2.957 euros et le salaire moyen net de tous prélèvements sociaux à 2.225 euros. La taille de l'entreprise a joué dans l'évolution des salaires. La Dares observe que plus l'entreprise est grande, plus les salaires nets moyens sont élevés et plus la dispersion des salaires est importante. Les rémunérations mensuelles nettes ont augmenté le plus fortement dans les entreprises de 500 salariés ou plus (+1,4%) et le moins vivement dans les très petites entreprises (TPE, moins de 10 salariés) (+0,5%). L'accélération des salaires a été particulièrement marquée dans les entreprises de 100 à 249 salariés, note la Dares. Le transport se distingue par un moindre écart entre les salaires nets des hommes et des femmes (-3,4%) contre des taux supérieurs à 30% dans des branches telles que banque, assurance, professions juridiques et comptables. SLG
 
 

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N°52
31 janvier 2017
JANVIER 2017

Cool Chain
Du lundi 30 janvier
au jeudi 2 février
Temperature
Controlled
Logistics Meeting
Excel London,
Londres



Euromaritime/
Eurowaterways

Du mardi 31
janvier au
jeudi 2 février

Salon des
secteurs maritime
et fluvial Paris,
Porte de Versailles


FEVRIER

Salon des
entrepreneurs

Mercredi 1er
et Jeudi 2

Palais des Congrès,
Paris


Journée Portes Ouvertes AFPA Jeudi 2
Dans tous
les centres AFPA


Jeudi 2
COMPLET
Conférence DESCARTES
« Livraison
à domicile :
Le client assigné
à résidence ? »
Intervenants Butagaz, Cogepart
et Houra
Partenaire : SCMagazine
De 15h30 à 19h Paris Salons
de l'hôtel des
Arts et Métiers


International
Railway

Du 15 au 17
Espace de
rencontres avec
les leaders
de l'industrie
ferroviaire
Siège de l'UIC,
Paris 15e


Passé et futur
du Comité UNECE
du transport
fluvial

Le mardi 21
au Palais
des Nations,
Genève