LinkedIn Twitter Facebook
Hauts de France
L'association Norlink Ports est née

Le 25 janvier dernier, le port maritime de Dunkerque et la Société d'exploitation des ports du Détroit (Boulogne-sur-Mer et Calais) se sont associés aux sociétés d'exploitation et CGI des ports fluviaux de l'axe Seine-Escaut, de Lille, de l'Oise et de la Côte d'Opale pour donner naissance à Norlink Ports. La nouvelle association veut rassembler tous les acteurs de la chaîne logistique, les plates-formes multimodales et les syndicats professionnels. Philippe Enjolras, président de la CCI de l'Oise est le président de Norlink Ports et Stéphane Raison, président du directoire de Dunkerque Port, son vice-président. Norlink Ports souhaite promouvoir les ports de la région comme levier d'une logistique tri-modale et notamment du transport de fret massifié. Pour 2017, les structures participantes vont pouvoir bénéficier du CCS (Cargo Community System) du Port de Dunkerque, en l'occurrence AP+. A terme, cette nouvelle structure de coopération entend évidemment tirer profit de la réalisation du Canal Seine Nord. SLG
Photo : Philippe Enjolras


Norlink Ports
prend le large
en Haut
de France


Les bananes
voyagent
en reefer entre
les Caraïbes
et Anvers


Hanjin sera
déclarée
en faillite le
17 février
 
 
 


Michelin gonfle
les prix
en réaction
à la hausse
des matières
premières


Air Partner :
une division cargo
dynamique


Smart Flowbox
optimise le taux
de remplissage
des camions


L'interview :
Philippe Auquière,
Président de
Fairfuel
La gestion
professionnelle
du carburant
apporte plus que
la chasse au prix
Trafics conteneurisés
Nouveau trafic de bananes en
conteneurs refeer pour le port d'Anvers

Le navire « Pointe des Colibris » de la compagnie CMA-CGM a amarré la semaine dernière au Port d'Anvers, sur le terminal de BNFW (Belgian New Fruit Wharf), la société du groupe Sea-Invest spécialisée dans la manutention de chargements de fruits et légumes (vracs et conteneurs). Sa cargaison à décharger : des conteneurs frigorifiques (refeer) de bananes en provenance du Paramaribo (Surinam), produites par la société FAI (Food and Agriculture Industries) pour le compte de son client Greenyard, basé à Wavre-Sainte-Catherine (au sud d'Anvers). Ce dernier, qui figure parmi les leaders mondiaux des fruits et légumes frais et préparés, a choisi CMA CGM pour son service direct NEFWI (North Europe French West Indies) sur Anvers, avec des navires d'une capacité de 2.800 EVP qui feront escale chaque mercredi au terminal de BNFW avec une cargaison d'une cinquantaine de conteneurs contenant chacun environ 43.000 bananes. Celles-ci sont destinées au marché local et vers les pays voisins. Pour BNFW, le contrat avec CMA-CGM est le troisième avec une compagnie de transport maritime de conteneurs refeer après Maersk et Hamburg Süd. Il est également à noter qu'en 2016, le Port d'Anvers a connu une hausse de 6,1% de son trafic refeer. Selon la direction du Port belge, le gros avantage d'Anvers pour les compagnies maritimes, vis-à-vis des échanges avec la région des Caraïbes, est la présence dans le port de cargaisons de retour : fruits, légumes, sucre, vins et. bière ! JLR
Photo : Poïnte des Colibris ©Port d'Anvers
 
 


5 Mds $.
C'est le taux
d'endettement
de l'armateur
sud-coréen
Hanjin,
qui sera déclaré
en faillite
le 17 février
prochain.
Hanjin
La compagnie sud-coréenne
sera déclarée en faillite le 17 février

Le 17 février prochain, le sort de celui qui fut le premier armateur sud-coréen et septième mondial sera scellé. Jeudi dernier, le Tribunal de Séoul a annoncé la déclaration de sa mise en faillite à cette date. C'est le triste épilogue de trois ans d'ennuis financiers, liés à la crise des surcapacités et au ralentissement des échanges, qui ont valu à la société, endettée pour plus de 5 Mds$, d'être mises sous séquestre en septembre dernier. Hanjin avait déjà vendu tous ses navires et ne serait pas, selon le tribunal, à même de reprendre les activités. L'année dernière, l'« affaire » Hanjin avait échaudé tout le marché et on a vu apparaître des clauses préventives anti-faillite au cours des différentes alliances qui ont émaillé les derniers mois de 2016 (voir NLF n° 21 et n°26). SLG
 
   
 

Pneumatiques
Michelin répercute la hausse de prix
des matières premières

C'était à prévoir. Vendredi dernier, le manufacturier français a annoncé la hausse des prix des pneus de remplacement en Europe. Cette décision fait suite à l'augmentation de prix des matières premières et notamment du caoutchouc naturel, du butadiène et du pétrole. Les prix des pneumatiques pourraient évoluer jusqu'à +8%, selon leur taille et cette hausse devrait intervenir avant fin avril. La hausse des matières premières devrait rebattre les cartes sur le marché, plutôt en faveur des fabricants premium et au détriment des producteurs low cost (voir NLF n° 53). SLG
 
 


« Les ports des
Hauts de France
souhaitent
tirer profit de
la mise
en service
du futur Canal
Seine Nord
Europe,
pour s'affirmer
en tant
qu'espace de
logistique de
premier plan »,

Philippe
Hourdin,

Président
de la CCI des
Hauts de France
et des Ports
de Lille,
à l'occasion
de la naissance
de Norlink Ports.
Air Partner
Une division cargo dynamique

La société internationale de fret aérien Air Partner, basée près de l'aéroport londonien de Gatwick et présente dans 20 agences à travers le monde, aura clôturé une 2016 marquée par plusieurs grands événements sportifs. Dans un communiqué succinct sur le volet fret (la compagnie a aussi un service de transport passagers, aviation commerciale et jet privés), Air Partner a seulement indiqué les retombées de ces événements : les vélos et les kits pour le Tour d'Italie ou l'envoi en urgence des pièces de rechange lors du Grand Prix de F1 de Hongrie. Mais, au-delà des anecdotes, la division cargo gère une multitude d'activités et elles ont été différemment impactées par la tendance générale du marché. « Les résultats de 2016 ont été très bons, compte tenu de l'état global du marché qui n'était pas au mieux de sa forme. Ainsi, la baisse qu'ont connue certains secteurs comme les hydrocarbures ces dernières années, par exemple, a été compensée par les activités plus florissante comme le general cargo ou le secteur automobile », explique, sans pour autant donner de chiffres, Mike Hill, Directeur de la division Fret. « Notre activité a démarré pour le compte du Ministère de la Défense [Britannique, NDLR] avant de passer à une activité de commissionnaire pour du general cargo, de la logistique d'urgence et matières dangereuses, pièces automobiles, hydrocarbures, opérations humanitaires », poursuit Mike Hills. Parmi les opérations les plus récentes, la division Fret a répondu à la sollicitation urgente d'un transitaire français l'après-midi de la veille de Noël, pour livrer un moteur d'avion CF6 de Paris à Alger. Elle a organisé le transport du moteur de cinq tonnes par camion sur les 200 kilomètres séparant Paris de Vatry, où il a fallu positionner un Antonov 12 approprié. La société, crée au Royaume Uni en 1961, s'est développée à l'étranger : en France, tout d'abord, puis à Dubai, en Allemagne, aux USA et en Turquie. Chaque pays a sa spécialité. « Le bureau parisien s'occupe des vols pour des projets réguliers, la Grande Bretagne pour la logistique d'urgence, notamment via des opérations montées en 24 heures de location avec équipage. L'Allemagne assure des vols liés à l'industrie automobile », ajoute-t-il. Pour 2017, Air Partner reste discret sur ces projets, à part sa volonté de développer le bureau américain ainsi que ses activités en Europe. SLG
 
   
 
  Taux de remplissage
Une solution pour optimiser
le chargement

La Smart Flowbox, proposée par Smart Flow est une structure métallique permettant de transporter plusieurs palettes de tailles différentes afin d'optimiser le chargement du camion. Au lieu des 33 qui peuvent être chargées traditionnellement, la société spécialisée dans les palettes en plastique assure pouvoir atteindre les 58 palettes. Un système de montants téléscopiques pouvant être réglés à trois hauteurs différentes, qui permet de superposer des palettes sans altérer le chargement. La structure métallique est aussi équipée de sangles et peut supporter jusqu'à 600 kilos de charge. De plus, le système est à son tour proposé en plusieurs tailles et peut accepter des palettes hétérogènes. Le transport des Smart Flowbox est aussi optimisé avec la possibilité d'en charger 264 dans un camion. En optimisant le remplissage des camions, Smart Flow entend apporter une réponse au double impératif de rentabilité pour les transporteurs et de réduction de la circulation en ville que leur imposent certaines municipalités. SLG
 
 
L ’ I N T E R V I E W  
Philippe Auquière, Président de Fairfuel
La gestion professionnelle du carburant
apporte plus que la chasse au prix

Dans le cadre de l'achat en gros de carburant, poste lourd et sujet à de nombreuses fluctuations, qu'apporte le rapprochement du site Fairfuel et de la Compagnie des Cartes Carburant ? Explications avec Philippe Auquière, Président de Fairfuel.

La Newsletter du Fret : Que propose votre offre achat de carburants ?
Philippe Auquière : La plateforme Fairfuel est un outil de gestion et d'optimisation des achats pour ses adhérents et un nouveau canal de vente pour les fournisseurs. Nous ne sommes pas distributeurs de produits pétroliers, notre objectif est d'œuvrer pour les adhérents, et avec nos fournisseurs partenaires. Nos adhérents trouvent dans Fairfuel un outil moderne, efficace et économique pour gérer leurs achats de carburants. Nos partenaires trouvent dans Fairfuel un canal de vente numérique et potentiellement un outil d'optimisation logistique. L'ensemble est transparent et non contraignant.

NLF : Avez-vous une offre spécifique pour PME et grands comptes
et quels sont les avantages pour vos clients transporteurs ?

P.A. : Fairfuel permet une gestion professionnelle des achats de carburants. L'indication des tendances de prix, la prise en compte des températures, une mise en concurrence objective des fournisseurs et un suivi statistique et documentaire. Il y a plus à gagner aujourd'hui en bénéficiant de ces informations qu'en « grattant » le dernier quart de centimes sur un fournisseur. Par exemple, dans un marché fluctuant, ou de fortes hausses et de fortes baisses peuvent se succéder, l'info tendance permet d'anticiper ou bien de retarder une commande. Ceci se traduit par des gains qui peuvent être substantiels. De plus, c'est un gain de temps énorme pour l'adhérent pour qui, souvent, les achats de carburants viennent en plus de sa mission première.

NLF : Quel plus apporte à votre offre l'accord passé
avec La Compagnie des Cartes Carburants ?

P.A. : La plateforme Fairfuel ne concerne que les ventes en vrac, pas les cartes. Les synergies entre Fairfuel, la Compagnie des Cartes Carburant et ses différentes cartes, interviennent sur le terrain, en offrant aux consommateurs professionnels une solution globale route et vrac. La Compagnie des Cartes Carburants est déjà un partenaire de la grande distribution et des pétroliers. Elle agit en toute indépendance vis-à-vis d'eux. La plateforme Fairfuel bénéficiera des synergies avec les partenaires actuels de CCC. Fairfuel bénéficie du support financier et humain des équipes de la Compagnie des Cartes Carburants. Ceci lui permettra, par exemple, d'être co-exposants lors du prochain SITL.

NLF : Comment se porte le marché de l'achat en gros de carburant ?

P.A. : Le marché en gros des carburants, c'est-à-dire, de la vente par camion complet (32, 36, 38 m3) est un marché concurrentiel dans lequel plusieurs acteurs interviennent. Il s'agit des pétroliers raffineurs d'une part, des entrepositaires agréés (importateurs) d'autre part et enfin de négociants et revendeurs. C'est un marché de forts volumes et à faibles marges. Il est hyper mature et ne progresse quasiment plus. Il s'appuie sur une logistique lourde et coûteuse que seuls des volumes importants justifient.

NLF : Et celui des cartes carburants ?
P.A. : Le marché des cartes carburants est en pleine mutation, de nouveaux acteurs, de nouveaux partenariats et de nouvelles offres émergent comme celle de la Compagnie des Cartes Carburants. Cette évolution vient en réaction à la domination du groupe Total, qui, tant sur le marché du transport (AS24) que sur celui des flottes d'entreprises ou des collectivités locales (Total GR), a des parts de marchés qui doivent avoisiner les 70 %. Dans le même temps, les enseignes de la grande distribution, qui pèsent environ 60 % des ventes de carburants en France, cherchent à gagner des parts de marché sur la clientèle professionnelle.
Propos recueillis par Nathalie Bier
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
Tél : 01 80 91 56 33
silvia.legoff@scmag.fr

Nathalie Bier
Rédactrice
Tél. 01 43 76 64 53
nathalie.bier@scmag.fr

Karine Dino
Attachée commerciale
Tél. 01 48 93 26 87
karine.dino@scmag.fr
 
Faites profiter de vos « scoops » écrivez à la rédaction.
Cette Newsletter touche quotidiennement 20.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble de la communauté.
 
 
Pour vous inscrire ou modifier vos coordonnées : cliquez ici
Pour toute autre demande, adressez un e-mail à : abonlf@scmag.fr
 
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
 
N°57
7 février 2017
FÉVRIER

International
Railway

Du 15 au 17
Espace de
rencontres avec
les leaders
de l'industrie
ferroviaire
Siège de l'UIC,
Paris 15e



Passé et futur
du Comité UNECE
du transport
fluvial

Le mardi 21
au Palais
des Nations,
Genève


Transpotec
Du mercredi 22
au samedi 25

Salon international
des technologies
du transport,
des services
intermodaux
et de la logistique
Verona Exhibition
Center,
Vérone, Italie