LinkedIn Twitter Facebook
Express
Le nouveau hub Fedex
à Milan Malpensa opérationnel

D'une superficie de 35.000 mètres carrés, le nouveau hub européen de Fedex situé à l'aéroport italien de Milano Malpensa est opérationnel depuis le 10 février. Le site est équipé de technologies de pointe qui permettront d'augmenter de 25% la capacité de tri des colis. L'expressiste compte répondre à la hausse des volumes induite par le e-commerce. « En Italie seulement, le nombre de personnes qui réalisent des achats en ligne a doublé au cours des cinq dernières années et pour 2016, ce chiffre devrait à nouveau augmenter de 17% par rapport à 2015 », explique David Binks, Président de Fedex Express Europe et CEO de TNT. Mais le soutien à l'export est aussi un axe important des flux traités par le hub qui se situe dans une région où se concentre 60% de la production destinée à l'international. Au cours des 12 derniers mois, le nombre de colis expédiés via Fedex depuis l'Italie vers le reste du monde a enregistré une croissance à deux chiffres, rappelle l'expressiste. Avec le hub de Paris, celui de Milan est son site le plus important au niveau européen. Depuis cet aéroport, Fedex assure aussi une liaison directe avec Memphis, son hub mondial. L'expressiste est présent en Italie depuis 1986 et compte aujourd'hui 24 agences dans le pays. SLG

Top départ pour
le hub aérien
milanais de Fedex


Les flux transfron-
taliers dopent le
e-commerce


Platooning
au Japon pour
pallier le manque
de chauffeurs


CMA CGM améliore
le service
Inde-Afrique


Greenbridge étoffe
les trains entre
Duisbourg et Trieste

Le fret aérien
mobilisé pour
l'évolution
des jeunes cadres

Oxatis choisit
Boxtal


L'interview :
Jean-Baptiste
Goüin,
Directeur des
relations clients,
Nantes
Saint-Nazaire Port
 
 
 
 


« L'interdiction
du diesel
en 2025
« ne serait pas
réaliste »,

a affirmé
Emmanuel
Macron

la semaine
dernière lors
d'un échange
organisé
par le WWF.
E-commerce
L'essor des flux transfrontaliers

Royaume-Uni, États-Unis et Chine représentent 60% de toute l'offre d'e-commerce transfrontalière, mais seulement 30% environ de la demande ; 71% des détaillants prévoient une hausse des revenus transfrontaliers à l'avenir et 76 % des fabricants (plus que n'importe quel autre catégorie) anticipent une croissance des revenus transfrontaliers. Enfin, la croissance des ventes transfrontalières de l'e-commerce est 30% plus rapide chez les fabricants que chez le détaillant moyen. C'est la photo des échanges internationaux prise par le rapport intitulé « La Route des Épices du XXIe siècle : guide des opportunités en matière d'e-commerce transfrontalier », réalisé par DHL Express sur la base de 1.800 réponses à une enquête sur les exportateurs, menée sur six marchés clés (Allemagne, Brésil, Chine, États-Unis, Royaume-Uni, Singapour) et des données publiques. On y apprend aussi que les détaillants en ligne voient leurs ventes augmenter de 10% à 15% en moyenne en étendant leurs offres aux clients internationaux. Par ailleurs, les transactions à forte valeur ajoutée (« commerce des épices », d'où le nom du rapport) sont relativement courantes dans le commerce transfrontalier ; 20% des transactions transfrontalières offrent une valeur du panier de 200 $ minimum. La livraison rapide proposée sur les sites peut booster la croissance des commerçant en la faisant évoluer en moyenne 1,6 fois plus que celle des autres acteurs du marché. L'étude vise aussi à éclairer sur les comportements d'achat. Les clients se tournent vers l'étranger pour la disponibilité des produits, les marques réputées et les offres attractives. La mode et l'électronique dominent le marché, mais d'autres opportunités existent. En ce qui concerne les freins aux achats transfrontaliers, la logistique, la confiance, le prix et l'expérience client viennent en tête des réponses enregistrées. SLG
 
 

Véhicules autonomes
Le Japon songe au platooning
contre la pénurie de chauffeurs

Le gouvernement japonais a l'intention d'introduire en 2020 des colonnes de véhicules sans conducteur, qui suivent un camion avec chauffeur, sur la nouvelle autoroute Shin-Tomei. Sur cet axe, desservant une partie du trajet entre Tokyo et Nagoya, une voie serait réservée à ce type de convoi. Les essais routiers pourraient commencer dès 2018. L'objectif est d'aider le secteur logistique nippon à lutter contre la pénurie chronique de conducteurs routiers. Le concept est connu sous le nom de platooning (NLF n°46). Les véhicules autonomes du convoi doivent rester en contact sans fil avec le véhicule principal, en appliquant les accélérations et les freinages nécessaires au maintien des distances appropriées. La congestion du trafic, souvent causée par des différences de timing dans les freinages en pente, serait également atténuée. Isuzu Motors et Hino Motors développent déjà conjointement un système de transport intelligent essentiel pour le platooning. De son côté, l'allemand Daimler travaille sur ses propres camions en réseau, en vue de les introduire sur le marché en 2025. CC avec Nikkei Asian Review.
 
   
 

Afrique-Inde
CMA CGM améliore ses lignes

Le service entre l'Inde et l'Afrique, via le Moyen Orient va connaître des modifications à partir du 20 février. A compter de cette date, deux services directs hebdomadaires dotés d'une flotte combinée de 9 navires de 3.500 EVP desserviront 12 ports. Le premier, le « Swahili Express » est dédié au Kenya et à la Tanzanie avec des temps de transit très rapides et une escale supplémentaire à Mombasa. Le service « Noura Express » dédié à la Somalie et à l'Océan Indien est également amélioré, notamment en termes de temps de transit vers la Somalie (-4 jours). SLG
 
   
 

GreenBridge Multimodal
Un quatrième train
entre Duisburg et Trieste

Un quatrième train entre le hub ferroviaire de Duisbourg en Allemagne et le port italien de Trieste a été ajouté au service GreenBridge, opéré de concert par le néerlandais Samskip Multimodal B.V. et Intercombi (ICL) Transport, une filiale du logisticien turc Turkey Netlog Logistics Group. Les départs de Duisbourg sont prévus les lundi, mercredi, jeudi et samedi vers le sud et, dans l'autre sens, les trains partent du port de Trieste les lundi, mercredi, vendredi et samedi. Chaque train peut transporter 34 unités de chargement de toute taille, y compris des conteneurs 45 pieds et des semi de 13,6 m de long. Un cinquième convoi devrait être mis en place prochainement, selon les dirigeants de GreenBridge. Depuis Trieste, six rotations hebdomadaires assurées par un navire ro-ro assurent la liaison avec la Turquie. SLG
 
   
 


13,91 €.

C'est le salaire
horaire brut
minimum qui doit
s'appliquer
aux conducteurs
routiers étrangers
roulant aux
Pays Bas.
Le pays a instauré
l'application du
salaire minimum
depuis
le 1er janvier
dernier.
Formation
Semaine d'intégration
des managers du cargo

A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 17 février, Jan de Rijk Logistics, Air France KLM, Tosoh, Valeant/Baush & Lomb, Agility et Swissport ou encore Air Cargo Netherlands participeront à une sorte d'opération « portes ouvertes » pour les jeunes cadres, a annoncé la TIACA (Association internationale du fret aérien) vendredi dernier. L'idée étant d'ouvrir les portes de chaque entreprise aux futurs cadres et d'en développer les compétences. Ceci afin de pallier les difficultés de recrutement de professionnels par les plus petits opérateurs. A terme, l'initiative pourrait déboucher sur des stages visant à faire monter en compétences les jeunes des petites et moyennes entreprises du fret aérien. Selon l'association, il sera possible d'envisager des stages avec des acteurs de la supply chain pour assurer à la fois l'évolution des jeunes et une plus forte coopération entre les opérateurs du fret aérien. Ce sera au comité éducation et recherche du conseil de TIACA de décider de la suite de l'expérience. SLG
 
   
 
  E-commerce
Oxatis complète son offre
de livraison avec Boxtal

La plate-forme e-commerce Oxatis, utilisée par plus de 10.000 sites marchands de PME et TPE en Europe, a sélectionné Boxtal pour enrichir sa solution d'une offre de livraison de colis multi-transporteurs en France et dans plus de 190 pays. Le nouveau service permet aux e-commerçants de bénéficier de tarifs spécialement négociés (jusqu'à 75% d'économies par rapport aux prix publics proposés) et de 16 modes de transports à la solution, dont 10 nouveaux modes de livraison (Chronopost, Relais-Colis, UPS, Fedex, Colissimo, etc.).
Boxtal (anciennement EnvoiMoinsCher.com) revendique à ce jour plus de 60.000 clients professionnels, dont 5.000 e-commerçants. JLR
 
 
L ’ I N T E R V I E W  
Jean-Baptiste Goüin,
Directeur des relations clients,
Nantes Saint-Nazaire Port

« Nous souhaitons développer
nos échanges avec la Chine »

Le port ligérien affiche de belles ambitions en matière de transport conteneurisé et d'intermodalité, notamment afin de soutenir les flux liés à la filière agricole et agroalimentaire régionale. Le site veut aussi renforcer les services offerts, notamment pour l'industrie automotive.

LA NEWSLETTER DU FRET : Le port affiche des ambitions
pour développer son trafic conteneurs.
Qu'allez-vous mettre en place pour cela ?

Jean-Baptiste Goüin : Le trafic conteneurisé a atteint 189.000 EVP en 2016, ce qui est notre record à ce jour. Le port est desservi par des lignes feeder qui font escale dans les hubs du Nord Europe (Le Havre, Anvers ou Rotterdam) ou du Sud Europe (Valence) pour se connecter avec les lignes mères intercontinentales, comme par exemple pour les flux avec la Chine, notre première destination. Ensuite, nous avons deux lignes deepsea à l'export : l'une vers les Antilles (Guadeloupe et Martinique) avec un très bon transit time (8 jours pour Point-à-Pitre), l'autre vers l'Afrique de l'Ouest, desservant Tanger, Dakar et Abidjan (10 jours de transit time pour Dakar), idéal pour les produits agroalimentaires. Par ailleurs, l'extension du terminal à conteneurs et à marchandises diverses de Montoir qui atteindra un linéaire de 600 m, devrait être finalisée à l'automne prochain. Ceci afin de pouvoir accueillir de plus gros bateaux, jusqu'à 8.000 EVP contre 3.000 EVP actuellement. Ce projet devrait nous permettre d'attirer d'autres armateurs et de diversifier notre offre de services.

NLF : Quels sont les nouveaux flux envisagés avec la Chine ?
J-B.G. : Nous souhaitons renforcer nos échanges avec la Chine où nous avons un représentant permanent depuis trois ans. Deux axes majeurs sont travaillés : les produits agroalimentaires avec, par exemple, l'export de viande surgelée produite en Bretagne et en Pays de la Loire ou les produits de grande consommation, notamment laitiers, et le e-commerce, un mode de distribution qui se développe rapidement dans les ports chinois pour tous types de produits. Ceux-ci ont des showrooms accessibles aux professionnels comme aux particuliers qui peuvent ensuite commander les produits en ligne. L'idée est de voir si des entreprises françaises peuvent y être présentes et vice-versa, à condition que le marché l'accepte. Dans cette perspective, des projets d'investissement en entrepôts froids et secs sont actuellement à l'étude.

NLF : En cascade, vous avez des projets pour développer
les liaisons avec l'hinterland...

J-B.G. : En effet. Nous prévoyons la mise en place avec SNCF Réseau d'une plate-forme multimodale à Montoir pour transférer les conteneurs via le fer depuis ou à destination de l'Est de la France. Le transport de caisses mobiles en distribution domestique complètera ces volumes. A terme, les flux peuvent atteindre aussi l'Italie et la Suisse. En parallèle, nous renforçons notre offre ferroviaire sur le port. Aujourd'hui, nous avons 3 à 5 trains par jour (1.200 trains en moyenne par an) liés au transport de céréales et d'oléagineux vers les différents terminaux. Il s'agit d'1,2 Mt de marchandises par an en moyenne. Nous opérons déjà des trains de 44 wagons -ce qui ne se fait pas partout- et espérons pouvoir traiter 1 Mt supplémentaire dans les prochaines années. Le projet de silo céréalier prévu à Montoir sera principalement approvisionné par le fer. Nous souhaitons aussi assurer des cadences correctes entre le réseau portuaire et le réseau national et développer les zones d'attente en bordure du périmètre portuaire. Aujourd'hui, Fret SNCF, OFP Atlantique, Europorte et Eurocargorail travaillent avec nous mais évidemment d'autres opérateurs seront les bienvenus.

NLF : Quel impact a eu sur le port la reconfiguration du marché
avec les alliances entre armateurs ?

J-B.G. : A ce jour, nous n'avons pas de signaux qui font penser à une évolution pour le port de Nantes St-Nazaire, mais toutes les alliances ne sont pas encore opérationnelles. Aujourd'hui, CMA CGM, Maersk et MSC travaillent avec le port et nous souhaitons attirer aussi d'autres armateurs, notamment asiatiques. Par ailleurs, pour accroître notre compétitivité, nous avons décidé de ne pas augmenter nos droits de port pour 2017.

NLF : Le Port a enregistré un trafic de 25,5 Mt en 2016,
notamment grâce au trafic roulier. Quels sont vos projets pour 2017 ?

J-B.G. : Le trafic roulier est reparti à la hausse (+19%) en 2016, après la baisse connue suite à la fermeture de la ligne Montoir-Gijon. Alors que la ligne Montoir-Vigo fonctionne bien, nous avons mis en place un nouveau poste roulier. La ligne Milk Run Med, opérée par LD Seaplane et utilisée pour les flux Airbus en Méditerranée, a été ouverte à des nouveaux clients. Depuis novembre dernier, Scania l'utilise pour exporter ses camions assemblés à Angers vers le Maghreb (Maroc et Tunisie), au lieu de les embarquer à Barcelone. La ligne est empruntée aussi par Dacia dans le sens Tanger-Montoir. Le bateau fait une rotation par semaine. Le trafic devrait se développer dans les semaines qui viennent, notamment depuis le Maroc et toujours pour des clients « automotive ».

NLF : La ligne Montoir-Gijon devrait être relancée.
Pouvez-vous nous en dire plus ?

J-B.G. : La préexistante, qui a marché entre 2010 et 2014, s'est arrêtée car elle n'a pas su trouver son équilibre financier, malgré un taux de remplissage moyen de 70%. Mais les deux ports sont prêts à l'accueillir à nouveau. Le modèle serait différent et moins subventionné par les deux Etats et l'UE. La société espagnole Transportes Riva, opérateur potentiel, travaille à un projet de reprise de cette ligne.

NLF : Vous allez aussi compter sur les liaisons routières pour vos flux.
Comment sont vos relations avec les transporteurs ?

J-B.G. : Nous souhaitons en effet élargir notre hinterland en mixant flux routiers et ferroviaires. Pour améliorer le service pour les transporteurs et les chargeurs, TGO, l'opérateur du terminal à conteneurs et marchandises diverses de Montoir, a mis en place un système appelé Easy-Gate qui informe en temps réel les transporteurs de la mise à disposition des conteneurs. Ceci évite les temps d'attente en donnant aux conducteurs la possibilité de faire d'autres tournées. A terme, le système va se perfectionner pour rendre l'ensemble des opérations de dépôt/retrait des conteneurs encore plus fluide. SLG
Photo de Jean-Baptiste Goüin ©NSNP-A.Bocque
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
Tél : 01 80 91 56 33
silvia.legoff@scmag.fr

Nathalie Bier
Rédactrice
Tél. 01 43 76 64 53
nathalie.bier@scmag.fr

Karine Dino
Attachée commerciale
Tél. 01 48 93 26 87
karine.dino@scmag.fr
 
Faites profiter de vos « scoops » écrivez à la rédaction.
Cette Newsletter touche quotidiennement 20.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble de la communauté.
 
 
Pour vous inscrire ou modifier vos coordonnées : cliquez ici
Pour toute autre demande, adressez un e-mail à : abonlf@scmag.fr
 
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
 
N°61
13 février 2017
FÉVRIER

International
Railway

Du 15 au 17
Espace de
rencontres avec
les leaders
de l'industrie
ferroviaire
Siège de l'UIC,
Paris 15e



Passé et futur
du Comité UNECE
du transport
fluvial

Le mardi 21
au Palais
des Nations,
Genève


Transpotec
Du mercredi 22
au samedi 25

Salon international
des technologies
du transport,
des services
intermodaux
et de la logistique
Verona Exhibition
Center,
Vérone, Italie