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Fret transfrontalier
SNCF Logistics prend 45%
du capital de BLS Cargo

L'opérateur privé suisse BLS Cargo, spécialisé dans le transport de marchandises sur les corridors européens Nord-Sud, ouvre son capital à SNCF Logistics. Sous réserve d'accord des autorités de la concurrence, BLS SA restera l'actionnaire majoritaire avec 52% des parts et SNCF Logistics en détiendra 45%. IMT (groupe Ambrogio) reste propriétaire des 3% restants. Le management, la structure et le site de la société à Berne seront maintenus. Le choix de SNCF Logistics est de développer les services de fret sur l'axe Nord-Sud en jouant les synergies avec Captrain Deutschland et Captrain Italia qu'il détient déjà. Dans un premier temps, ce sont les trafics transfrontaliers qui sont visés par ce rapprochement avant de proposer, dans un deuxième temps, des services internationaux complets. « En renforçant la coopération entre BLS Cargo et nos entreprises Captrain, nous allons pouvoir construire des offres intégrées et optimisées pour les clients sur ce couloir », indique Sylvie Charles, Directrice générale du transport ferroviaire et multimodal chez SNCF Logistics. En Suisse, BLS Cargo, via BLS Netz AG, exploite le tunnel de base NLFA du Lötshcberg et un réseau ferroviaire de 420 km. La société propose des trains complets sous forme de trafic combiné non accompagné et de trafic par wagons complets mais également des services d'autoroute ferroviaire. Elle est présente sur le trafic interne suisse et les transports d'importation et d'exportation. BLS Cargo a réalisé un CA de 174,9 M€ en 2016 (en hausse par rapport à 2015) et a enregistré un bénéfice de 1,4 M€. SLG
Photo : Sylvie Charles
SNCF Logistics
prend 45%
du capital de
BLS Cargo


DB Schenker
investit dans uShip


Chrono-
tachygraphe
intelligent :
la fin de la fraude
mais pas
tout de suite


Chrono-
tachygraphe :
attention,données
sensibles


Autoroute A 10 :
des travaux longs
mais pas très
gênants


L'info décalée
Pour la réduction
du transit time
entre la ferme
et l'abattoir
 
 
 
  Digital
DB Schenker investit dans uShip

Après avoir signé un contrat de collaboration de cinq ans avec la plate-forme de réservation américaine uShip (NLF n° 53), DB Schenker a décidé d'investir 25 M$ (24 M€) dans son capital. L'objectif est double, il s'agit d'une part de gagner des volumes de transport en facilitant la réservation des clients mais aussi et surtout de prendre un virage décisif dans sa stratégie de digitalisation. « Approfondir ce partenariat qui fonctionne bien va accélérer et fluidifier la gestion du transport et nous aidera, en tant que leader du transport routier en Europe, à trouver des volumes de fret encore plus importants » confirme Jochen Thewes, CEO de Schenker AG, « Nous avons par ailleurs l'intention de dénicher rapidement et de poursuivre de nouvelles opportunités afin de nous développer en dehors de nos modèles commerciaux traditionnels. Ceci représente notre plus importante prise de participation dans une société digitale à ce jour et démontre combien nous prenons l'innovation au sérieux chez DB Schenker. Nous investissons pour façonner la logistique digitale du futur ». uShip est actuellement disponible dans 19 pays et a développé pour le 3PL allemand sa propre plate-forme Drive4Schenker (rassemble quelque 30.000 transporteurs), lancée tout récemment en Europe après une phase de test initiale. PM
 
   
 


« Des efforts
beaucoup plus
importants
doivent être
consentis
au niveau
local »,

selon
la Commission
européenne
qui a mis en
garde la France
et quatre autres
pays quant
à la violation
des seuils
de pollution.
Chronotachygraphe intelligent
La fin de la fraude dans 17 ans ?

Le futur chronotachygraphe intelligent sera plus sûr. Encore faudra-t-il patienter ! En effet, le chrono de deuxième génération devra être installé sur les véhicules immatriculés à partir du 15 juin 2019, d'après le règlement européen 2016/799. Mais les véhicules plus anciens bénéficieront d'un délai supplémentaire de 15 ans pour se mettre en conformité (rétrofit). Olivier Lagarde et Lorin Valton, respectivement directeur commercial et directeur technique de Stoneridge ont détaillé toutes les caractéristiques du futur dispositif lors d'une conférence de presse hier à Paris. Le chronotachygraphe de 2e génération doit résoudre avant tout le problème de la fraude. C'est un aspect crucial sur lequel le secrétaire d'Etat Alain Vidalies s'est exprimé à plusieurs reprises et l'Alliance du routier a pris également position (NLF n° 54). Pour éviter toute manipulation, le chrono enregistre les données de vitesse émanant à la fois du capteur posé sur la boîte de vitesse et d'un deuxième capteur (et c'est l'une des nouveautés introduites par le règlement européen) placé au niveau de l'ABS. Le capteur doit être immunisé contre toute perturbation électromagnétique. Autrement dit, contre la fameuse fraude à l'aimant très décriée par la profession. Le règlement européen renforce aussi les caractéristiques du scellement et prévoit que les contrôleurs soient à même de vérifier l'intégrité de l'appareil. Par ailleurs, la communication à distance pour que les forces de l'ordre puissent récupérer les données du chronotachygraphe, s'appuie sur la technologie DSRC. La même que pour le télépéage ! « A terme, ce système pourra aussi récupérer des données sur le poids par essieu », précise Lorin Valton. Ces données ne pourront être lues qu'avec la carte atelier et la carte entreprise. L'interface doit être vérifiée par les ateliers agréés lors de leur visite tous les deux ans. Cependant, cette technologie ne sera pas déployée immédiatement. En effet, la réglementation européenne prévoit aussi un délai de 15 ans pour l'équipement des forces de l'ordre. Autrement dit : 2034 ! D'où le sentiment que les entreprises ne se précipiteront pas pour s'équiper. SLG
 
   
 

Chrono intelligent (suite)
Attention, données sensibles

Le chrono intelligent sera équipé d'un système de localisation GNSS (Global navigation satellite system) interne ou externe, compatible avec Galileo et Egnos (systèmes européens de navigation). La localisation du véhicule est relevée en début et en fin de journée et un enregistrement est effectué toutes les trois heures de conduite. Le boîtier et le système externe devront être homologués. Le règlement européen prévoit aussi une fonction optionnelle d'interface avec les boîtiers d'informatique embarquée via Bluetooth. Ce qui pose le problème de la transmission d'un certain nombre d'informations personnelles concernant le chauffeur tels que la vitesse à laquelle il roule (la liste de ces données est détaillée à l'annexe 1 de l'appendice 13 du règlement 2016/799). Son consentement est donc demandé par l'appareil lorsqu'il introduit sa carte pour la première fois dans le chronotachygraphe. Le règlement précise que si, par exemple, deux conducteurs occupent le véhicule et que seulement l'un d'entre eux accepte de partager ses données à caractère personnel, celles de l'autre conducteur ne sont pas partagées. Sur le volet des données traitées, Stoneridge travaille de concert avec des fabricants de TMS et FMS en vue de partager les informations issues du chronotachygraphe. Quant à l'apparition sur le marché du nouveau chronotachygraphe, on ne doit pas s'attendre à une offre avant 2019, estime-t-on chez le fabricant. Si la nouvelle génération ne sera pas forcément plus chère pour les transporteurs, son temps d'installation sera un peu plus long. Le fabricant occupe aujourd'hui 35% des parts du marché français face à son challengeur VDO. Stoneridge compte Stef, Transalliance, K+N ou encore GCA dans son portefeuille. Côté constructeurs, son chrono est installé par défaut chez Scania, Mercedes, Man et Daf. SLG
Photo ci-dessus : Lorin Valton, Directeur technique
 
   
  Olivier Lagarde, Directeur commercial France
de Stoneridge, ©S.Le Goff
 
 


+1,5%.

C'est le taux
de création
d'entreprises
en France en
janvier.
Il fait suite
au repli
enregistré
en décembre
(Insee).
Autoroutes
Travaux sur l'A10
entre Tours et Poitiers

Des travaux ont démarré lundi 13 février sur les 70 kilomètres de l'autoroute A10, séparant Sainte-Maure-de-Touraine et Poitiers Sud et vont durer jusqu'en 2019. Sur ce tronçon, où les camions représentent 20% du trafic total, les glissières végétalisées vont être remplacées par un dispositif de retenue en béton adhérent. Des déviations seront mises en place mais l'allongement du temps de parcours devrait être minime, de l'ordre d'environ 5 minutes, assure-t-on chez Vinci Autoroutes. Ces travaux font partie du Plan de relance autoroutier (NLF n° 50), annoncé fin juillet par François Hollande, portant sur plus de 800 M€ d'investissements, moyennant une augmentation des tarifs de péages. NB
Photo : Vinci 16 février 2017
 
 
 
Pour la réduction du transit time entre la ferme et l'abattoir
Peut-être, l'association L 214 est-elle passée par là. En tout cas, après ses images choc filmées dans des abattoirs sans scrupules et le mouvement pour reconnaître un statut juridique de l'animal, les temps sont mûrs pour se préoccuper de leur transport. C'est précisément ce qu'a fait le député non-inscrit du Morbihan Philippe Noguès en présentant une proposition de loi le 7 février dernier, lors d'une conférence de presse. Le texte souhaite limiter la durée du transport à huit heures pour les mammifères, à quatre pour les volailles et désigner un responsable de protection animale dans les navires effectuant un trajet de plus de huit heures. Il prévoit également l'obligation d'obtenir un certificat export pour l'organisateur du transport. Censée compléter la législation au niveau national sur le transport des animaux vivants, qui date de 2005, (le cadre européen est fixé par le règlement CE 1/2005), soutenue par l'ONG CIWF France ainsi que par l'eurodéputé Europe Ecologie Pascal Durand, cette proposition cosignée par 33 parlementaires de tous bords, s'appuie sur un sondage donnant 89% de Français favorables à la limitation des transports d'animaux à 8 heures. La proposition s'appuie également sur la réglementation de plusieurs pays européens (l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Irlande notamment). Les ONG dénoncent les mauvaises pratiques, souvent fatales, consistant à entasser les animaux dans des camions ou les cales de bateaux. Parce que, dénoncent ces organismes, les contrôles sont rarissimes et les amendes très faibles (maximum 135 euros), l'un des articles du projet de loi prévoit de transformer les infractions en délits dont les sanctions seraient plus sévères que des simples contraventions. Cette proposition de loi ne sera pas examinée avant la fin de la session parlementaire actuelle. Ce n'est donc qu'après les nouvelles élections que les animaux seront fixés sur leurs conditions de transport. NB
 
 

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N°65
17 février 2017
FÉVRIER

International
Railway

Du 15 au 17
Espace de
rencontres avec
les leaders
de l'industrie
ferroviaire
Siège de l'UIC,
Paris 15e



Passé et futur
du Comité UNECE
du transport
fluvial

Le mardi 21
au Palais
des Nations,
Genève


Transpotec
Du mercredi 22
au samedi 25

Salon international
des technologies
du transport,
des services
intermodaux
et de la logistique
Verona Exhibition
Center,
Vérone, Italie


MARS

SITL
Semaine Internationale
du Transport et
de la Logistique

Du mardi 14
au jeudi 16

Paris
Porte de Versailles
Pavillon 1


AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco