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Objectif CO2
De nouveaux critères en 2017

La Charte et le label Objectif CO2 vont évoluer cette année. Hier matin, lors de la remise des Trophées et des Labels Objectif CO2 à Paris, l'Ademe a annoncé l'introduction de nouveaux critères pour l'évaluation de la démarche environnementale des entreprises. Les émissions de polluants atmosphériques (autres que le CO2), le bruit (notamment pour les livraisons en ville) et l'économie circulaire seront notamment intégrés dans l'outil web de l'Ademe dédié aux transporteurs et dans les fiches action à destination des transporteurs. A titre d'exemple, le rechapage des pneumatiques rentre dans le cadre de l'économie circulaire. Ces trois indicateurs seront introduits dans le dispositif pour la mi-2017 au plus tôt. L'Ademe fournira alors un outil de modélisation pour suivre les émissions de NOx, CO2 et particules fines pour les transporteurs et les collectivités territoriales. Rappelons au passage la récente proposition d'une certification conjointe pour le label Objectif CO2 et Certibruit (NLF n° 54). Par ailleurs, après avoir élargi la démarche de réduction du CO2 aux chargeurs avec Fret 21 (NLF n° 55), l'Ademe travaille également à un dispositif d'engagement volontaire pour les commissionnaires de transport. SLG


Objectif CO2 :
l'Ademe
va ajouter
des critères


Objectif CO2 :
les motivations
des transporteurs
engagés


Objectif CO2 :
la RSE un critère
de sélection par
les chargeurs
Clasquin améliore
sa marge brute
dans l'overseas


UTA change
de directeur


L'info décalée :
Casse-tête
logistique
pour une usine
à gaz (naturel)
 
  Le trophée de la meilleure progression a été remis
aux entreprises Manaux,
Guy Casset et Chronopost
par
Jean-Paul Deneuville, Président de l'AFT 3e à partir
de la gauche, et
Bruno Lechevin, Président de l'Ademe,
1er à droite. ©S.LeGoff
 
 
 
 
  Objectif CO2 (suite)
Les motivations des transporteurs

« La prise en compte des polluants atmosphériques dans la Charte a été décisive dans notre réengagement », a déclaré hier Laurent Galle, Dirigeant des transports franciliens Noblet, lors de la table ronde qui a suivi la remise des Trophées et des Labels CO2 à 44 sociétés de transport de marchandises et de voyageurs. La démarche comporte « des gains indirects : la réduction du bruit, la formation des conducteurs, la baisse des frais liés aux pneumatiques et de l'entretien », poursuit-il. La société Noblet a fait le choix d'acquérir des véhicules GNV qui représentent aujourd'hui 20% de son parc de 65 camions. « La Charte est un plus pour les clients surtout si elle s'ajoute à une certification ISO », précise-t-il. Pour Philippe de Clermont Tonnerre, chargé de mission auprès de Star's Service, le Label « montre une continuité de l'action par rapport à la Charte, vis-à-vis des clients et des prospects. Le label est plus contraignant, avec l'audit externe, mais c'est plus valorisant », estime-t-il. Et le même de souligner que le label est très important pour les appels d'offres. Pour XPO, la Charte a eu une fonction de laboratoire, explique Marlène Fine, responsable RSE. Cela a permis de mettre en place des standards tels que le bridage des véhicules, le choix de pneus à faible résistance au roulement, la formation à l'éco-conduite mais aussi d'accroître la rigueur dans le suivi des paramètres. La société a labellisé 2.100 véhicules dont la consommation est monitorée mensuellement ainsi que les km à vide. « On peut parler de notre travail de manière plus valorisante plutôt que de parler seulement de prix et de lignes. Le label ouvre des perspectives complémentaires en termes de business », note pour sa part Eric Thévenet, gérant de la société éponyme et président d'Astre Commercial. Pour lui, le label a aussi l'avantage d'éviter la saisie des données transporteurs – dans le cadre de l'information obligatoire sur les émissions de CO2 – dans les tableaux des chargeurs. Pour les trois sociétés, l'implication des salariés et des chauffeurs en particulier a été une affaire sensible.
Eviter le sentiment d'être davantage sous pression, leur faire accepter de rouler moins vite alors que le client attend, ou partager avec eux l'intérêt économique de la démarche ne va pas de soi. Il a fallu de la pédagogie. Les transports Noblet n'ont pas hésité à redistribuer les gains réalisés sous forme d'intéressement. SLG
 
   
  De g. à dr : Marlène Fine, XPO,
Philippe de Clermont Tonnerre, Star's Service
et
Laurent Galle, Noblet ©S.LeGoff
 
 


« On favorise
les grosses
structures
par défaut
et on se
déconnecte de
petits acteurs
qui peuvent être
tout aussi
vertueux »,


a alerté
Olivier
Guichardon,
Responsable RSE
de Sequana pour
défende l'intérêt
du Label
Objectif CO2,
hier à Paris.
Objetif CO2 (suite)
La RSE pèse davantage
dans le choix des prestataires

Comme on l'a vu dans la démarche Fret 21, les chargeurs seraient de plus en plus vigilants sur les performances environnementales de leurs prestataires transport. Ils sont même attentifs à leur politique sociétale tout entière. Philippe Maesen, responsable RSE et développement durable de Bolloré Logistique, joue l'interface entre les deux en tant que commissionnaire de transport.
« Nous avons développé l'évaluation et les audits des prestataires quant à l'état du parc, à la proportion des différentes classes Euro et l'engagement environnemental des sous-traitants. Mais nous regardons aussi leur démarche sociale et sociétale »
, a-t-il indiqué hier. La politique sociale des sous-traitants transporteurs est aussi au cœur des préoccupations de Sequana (groupe Antalis) spécialiste de la production et de la distribution de papier et d'emballages.
« Nous avons besoin de mieux connaître nos prestataires dans tous les pays où nous sommes présents. Nous avons mis en place une plate-forme pour recueillir les informations sur les émissions de carbone du transport même s'il y a un manque d'homogénéité entre les référentiels de chaque pays. Nous voulons aussi connaître les conditions de travail et savoir si les conducteurs ont suivi une formation à la sécurité. Nous avons besoin de données pratiques pour les intégrer au cahier des charges »,
explique Olivier Guichardon, responsable RSE.
« Nous évaluons l'engagement environnemental des transporteurs dans nos sélections. Nous avons comme objectif 100% de prestataires signataires de la Charte en 2018 (60% l'étaient déjà en 2016) et 20% des transporteurs labellisés »
, a déclaré François de Vismes, responsable transport chez Saint-Gobain, entreprise engagée aussi dans Fret 21.
Même approche chez Carrefour : « 2/3 de nos prestataires ont signé la Charte », souligne Jean-Philippe Mazet, le directeur transport du distributeur qui souhaite également voir grandir le nombre de prestataires labellisés. SLG
 
   
  De g. à droite, Jean-Pierre Mazet, Carrefour,
François de Lismes
, Saint-Gobain (matériaux
de construction),
Olivier Guichardon, Sequana
et
Philippe Maesen, Bolloré Logistique. ©SLeGoff
 
 


1.325.
C'est le nombre
d'entreprises
de transport
signataires de
la Charte Ademe
depuis
son lancement
en 2009.
Résultats financiers
Clasquin améliore
son activité et ses marges

Une progression des volumes en 2016 de + 17,3% sur le fret maritime, de +5,6% sur l'aérien et une augmentation de la marge brute de +3,4% sur la totalité des activités overseas. C'est le bilan communiqué hier par Clasquin. Le redressement des marges aériennes unitaires (par opération) s'est accéléré au 4e trimestre. Au même moment, les marges maritimes unitaires ont retrouvé leur niveau du quatrième trimestre de 2015. En nombre d'opérations, le fret maritime a progressé de +1,9%, l'aérien de +3,2%, et le Ro/Ro a spectaculairement bondi de +47,7%, en raison de l'acquisition en mars 2015 de la société LCI (spécialisée dans le freight forwarding entre la France, les pays du Maghreb, la Turquie et la Bulgarie). Outre ce rachat, Clasquin a également acquis Art Shipping (organisation de transport d'œuvres d'art) en mai 2015. Le logisticien a renforcé sa présence dans le monde fin 2016, avec l'ouverture de Clasquin Portugal avec un bureau à Lisbonne et Porto en octobre, et de Clasquin Chili, implanté en novembre à Santiago.
Pour 2017, la société prévoit une croissance supérieure à celle du marché, qui est estimée autour de +1%. NB
 
   
 

Nomination
Changement à la direction
d'UTA France

Christian Wittmer vient d'être nommé Directeur d'UTA France, fournisseur de cartes carburants et de services aux transporteurs, avec prise de fonction au 1er mars, en remplacement de Jean-Marc Muller qui fait valoir ses droits à la retraite après 13 ans de présidence. M. Wittmer, 53 ans, était Directeur des ventes de cartes de ravitaillement au sein d'Edenred France (actionnaire majoritaire d'UTA GmbH) où il avait géré le lancement sur le marché français de la carte Ticket Fleet Pro. Il aura pour mission de développer les activités de distribution du fournisseur de cartes. La société allemande emploie au total 400 collaborateurs qui génèrent un chiffre d'affaires annuel d'environ 2,6 Mds€. Elle compte également parmi ses actionnaires Daimler AG. NB
Photo : Christian Wittmer
 
 
 
Casse-tête logistique pour une usine à gaz (naturel)
Trois avions, cinq pays survolés pour une... usine à gaz. Celle-ci, au sens propre, verra le jour dans la péninsule de Yamal, en Sibérie du Nord. Et le transport des pièces qui la composent n'a pas été une mince affaire pour Volga Dnepr, partenaire du logisticien allemand Deugro qui a décroché le contrat de transport des pièces hors norme, en avion. Les moyens déployés sont : un Antonov An -124-100, un Antonov IL-76TD-90VE et un Boeing 747F. Contenant 46 pièces d'une masse totale de 29 tonnes, le premier vol, un IL-76TD-90VE, a décollé en 2016 de Francfort pour rejoindre Sebetta en Russie. Il a été suivi trois semaines plus tard d'un second vol transportant 31 pièces pesant en tout 17 tonnes. D'autres pièces ont été acheminées en novembre dernier sur des vols réguliers opérés par AirBridge Cargo, filiale de Volga Dnepr, reliant Singapour à Francfort ainsi que Shanghai à Amsterdam, les cargaisons rejoignant ensuite la Russie par la mer. Les derniers vols en date ont eu lieu fin janvier, ils ont transporté d'autres pièces vitales depuis Liège (Belgique) et Dalian (Chine), tous deux ayant pour destination finale Sabetta, en Sibérie. Au total, Degro a fait transiter plus de 700.000 t de marchandises vers un site de production chinois et celui de la construction Russie dans le cadre de ce contrat. D'autres vols sont prévus courant 2017, ils seront à nouveau opérés par Volga Dnepr. PM
 
 

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N°69
23 février 2017
FÉVRIER
Transpotec
Du mercredi 22
au samedi 25

Salon international
des technologies
du transport,
des services
intermodaux
et de la logistique
Verona Exhibition
Center,
Vérone, Italie



MARS

SITL
Semaine Internationale
du Transport et
de la Logistique

Du mardi 14
au jeudi 16

Paris
Porte de Versailles
Pavillon 1


AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco