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Loi Travail
La CCN de la branche transport
non conforme

La branche transport et logistique serait-elle hors la loi ? C'est que pensent l'ensemble des organisations syndicales qui pointent le retard pris dans la création de la commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation (CPPNI) prévue par la loi Travail d'août dernier. Celle-ci devait remplacer la préexistante Commission paritaire d'interprétation six mois après la promulgation de la loi. Or, la branche qui inclut le TRM ne l'a toujours pas constituée. Ce qui pose un problème pour l'extension -aux PME qui ne sont pas adhérentes aux organisations patronales- des accords qui pourraient être signés entre-temps. Les textes (la loi et son décret d'application de novembre dernier) prévoient la transmission à la nouvelle commission des conventions ou accords collectifs inhérents à la durée de travail, au travail à temps partiel ou intermittent, aux congés et au compte épargne temps. La nouvelle réglementation impose la création d'une adresse mail ou postale pour la transmission de ces textes ainsi que la constitution d'une base de données. «Sur l'adresse numérique, il y a consensus mais nous réclamons aussi l'établissement d'un règlement intérieur pour définir les rôles, notamment en ce qui concerne les rapports avec les autorités judiciaires, et notamment la Cour de Cassation, qui pourraient demander un avis sur l'interprétation d'accords litigieux», explique Bruno Lefebvre, en charge du dossier auprès de FO Transport. Selon le syndicaliste, les organisations patronales ne sont pas prêtes à financer le fonctionnement de la nouvelle Commission. Rendez-vous est pris pour le 7 mars prochain pour essayer de trouver une solution à cette situation d'« illégalité » de la branche. Il en va aussi de la validité des accords en cours de négociation dont celui sur la revalorisation des salaires (NLF n°70). SLG
Photo : Bruno Lefebvre

Loi Travail :
la branche
transport et
logistique
en retard sur
l'application

Pollution :
les professionnels
bloqués
en décembre
remboursés


Eurotunnel appelé
à plus de
transparence


Embark et
le Peterbilt
sans chauffeur


New York : APM
Terminals prépare
l'arrivée des grands
porte-conteneurs


Points de permis :
une formation
ludique pour
les garder


L'info décalée :
Ikea low cost même
dans le transport
 
 
 
  Pollution
Les professionnels bloqués
en décembre seront remboursés

Les entreprises de transport touchées par les interdictions de circulation au cours des pics de pollution du mois de décembre 2016 pourront toucher une indemnisation au titre de l'activité partielle. Lire la suite ici. GI/L'Officiel des Transporteurs
 
 


« C'est
un dispositif
ingérable
et très onéreux.
Il faut arrêter
cette folie
et revenir à
une évaluation
personnalisée
par la médecine
du travail »,

a déclaré
Marine le Pen
au sujet du
compte pénibilité,
le 23 février
lors du Forum
des Travaux
Publics
Liaison transmanche
L'Arafer et l'ORR appellent
Eurotunnel à plus de transparence

Dans un avis publié le 24 février, l'Arafer et l'ORR, son homologue britannique (Office of Rail and Road), ont invité Eurotunnel à plus de transparence sur les règles d'accès à la liaison Transmanche. Elles ont aussi pointé plusieurs conditions qui ne sont pas favorables au fret. Pour rappel, les seules entreprises qui ont utilisé la liaison fixe transmanche pour le transport de marchandises sont DB Cargo, SNCF/Captrain, GB Railfreight ainsi que des filiales du groupe Eurotunnel SE. L'avis suit l'examen du document de référence du réseau d'Eurotunnel 2018 (DRE) afin d'évaluer s'il présentait de façon transparente les informations nécessaires l'accès à l'infrastructure, la présence de clauses potentiellement discriminatoires et si les redevances d'utilisation de la liaison fixe transmanche étaient transparentes et équitables. En préambule, les deux autorités relèvent que si la liaison transmanche dispose aujourd'hui de capacités globalement excédentaires, il ne peut être exclu que des problèmes capacitaires surviennent aux heures de pointe. Dans ce cas, « des solutions à ces problèmes devraient être définies ex ante plutôt que d'attendre qu'ils surviennent », indiquent-elles. Par ailleurs, la relation entre le cadre tarifaire proposé par Eurotunnel et ses coûts réels et prévisionnels manque de transparence. Eurotunnel n'identifie pas, en particulier, les coûts directement imputables. L'attention des autorités de régulation s'est portée également sur les conditions contractuelles qui seront proposées aux nouveaux entrants et leurs répercussions sur les utilisateurs existants de la liaison fixe transmanche ; les mécanismes d'allocation des capacités et, plus précisément, sur quelle part des capacités de la liaison seraient prélevés les sillons des nouveaux entrants pour les activités fret et voyageurs et combien de sillons sont offerts aux activités ferroviaires de fret et de voyageurs pour chacune des périodes horaires. Par ailleurs, au vu des écarts importants dans la modulation de la tarification pratiquée pour les trains de voyageurs et de fret, l'Arafer et l'ORR estiment qu'Eurotunnel devrait justifier de leur conformité avec les principes tarifaires posés par la directive 2012/34/UE du 21 novembre 2012 établissant un espace ferroviaire unique européen. Le même souci de transparence émerge à l'étude des dispositions sur l'application des frais supplémentaires en cas de panne technique de trains de fret ou de voyageurs. Là aussi, un soupçon de pratique discriminatoire doit être évacué. « Le DRE 2018 devrait présenter les informations relatives aux frais supplémentaires applicables en cas de panne technique de manière homogène pour les trains de fret et les trains de passagers », indique l'avis. Par ailleurs, à propos de la redevance demandée en cas de retard des trains, l'avis considère que tout signal prix devrait être clairement identifié au sein du système d'amélioration des performances. Il en est de même concernant les retards imputables à Eurotunnel. « Aucun objectif relatif aux minutes de retard et aux annulations n'est défini. Il semble, en outre, qu'il n'y ait aucun paiement prévu en cas de retard inférieur à 15 minutes. Eurotunnel devrait fournir plus d'explications sur ces points afin de justifier de la conformité avec la directive », note le texte. SLG
 
   
 


70%.
C'est
le pourcentage
de conducteurs
qui lisent ou
écrivent des SMS
au volant,
selon l'étude
réalisée par
l'IFSSTAR
(Institut Français
des Sciences et
Technologies,
des transports,
de l'aménagement
et des réseaux),
dans le cadre
du projet
Téléphone et
Systèmes
d'information
en Conduite
Automobile.
Etats-Unis
La belle histoire d'Embark et
de son camion sans chauffeur

Les tests de camions sans chauffeurs se suivent et se ressemblent. Rappelez-vous d'Otto, société rachetée par Uber, qui avait réalisé il y a quelques mois la première livraison de bières à l'aide d'un camion autonome, sur une distance de 192 km (voir NLF n°3). Et bien voici la start-up Embark qui cherche à faire parler d'elle en diffusant une petite vidéo sur son site sur le périple d'un gros camion Peterbilt bardé de radars et de caméras sur une route désertique du Nevada. Cet Etat lui aurait donné l'autorisation de débuter les tests sur certaines routes. Embark insiste sur le fait que son système de conduite auto-apprenant, basé sur la technologie des réseaux neuronaux, a été conçu spécifiquement pour réaliser de longs trajets d'autoroute entre deux villes, et non pas pour remplacer complètement le chauffeur. Aux abords de la ville de destination, celui-ci doit reprendre la main pour conduire en milieu urbain. Dans ce cas, en quoi la solution serait-elle une réponse à la pénurie de chauffeurs routiers longue distance que connaissent aujourd'hui les Etats-Unis (100.000 emplois ne seraient pas pourvus selon l'American Transportation Research Institute) ? La vision d'Embark semble être qu'un conducteur, en restant dans la zone où il réside, pourrait être à même de traiter davantage de chargements par jour en reprenant la main pour le dernier kilomètre, à partir d'une aire d'autoroute par exemple, sur les camions sans conducteurs provenant de tout le pays. Embark n'est pas avare de story telling. Selon la légende, son CEO et fondateur Alex Rodrigues, aurait construit son premier robot à 13 ans. Quant à l'idée d'Embark (qui s'appelait avant Varden Labs), il l'aurait eue après avoir attendu quatre heures une dépanneuse suite à l'éclatement d'un pneu sur une route inter-Etats. « Ce qui m'a frappé, c'est que tous les poids lourds qui passaient dans le coin avaient à l'arrière une pancarte. On cherche des conducteurs ». La pénurie de chauffeurs m'est apparue très clairement à cet instant» raconte-t-il. JLR
 
   
 

New York
APM Terminals prépare l'arrivée
des grands porte-conteneurs

L'élargissement du canal de Panama et les travaux de rehaussement du pont de Bayonne (de 46 à 65m au-dessus de la mer) à l'entrée du Port de New York - New Jersey vont permettre l'arrivée de navires de dernière génération sur le 2e port des Etats-Unis. Et c'est pour préparer leur venue, prévue pour fin 2017, qu'APM Terminals a décidé de porter son investissement sur le terminal Port Elizabeth à 200 M$ (contre 70 M$ initialement). La liste des travaux comprend l'agrandissement du quai pour pouvoir accueillir trois méga porte-conteneurs simultanément, l'ajout de six grues Ship-To-Shore (STS) et l'accroissement de la capacité du terminal de 1,5 à 2,3 M de conteneurs EVP. La zone de chargement des camions sera également agrandie et aura droit à de nouveaux engins de manutention à la fois plus efficaces et économiques en carburant, le tout dans le but de faciliter la circulation et d'améliorer la sécurité sur la zone. Toutes ces décisions ont été prises après consultation de l'ensemble des parties prenantes, notamment des autorités portuaires, des fournisseurs de services portuaires, de transport multimodal et routier, des agents import-export et de l'association des dockers. Le terminal Port Elizabeth accueille environ 2.100 camions par jour et plus de 500 navires chaque année. New York – New Jersey, premier port commercial de la côte Est, a vu transiter en 2016 6,25 M d'EVP. PM
 
   
 
  Sécurité routière
Une approche ludique pour garder
tous ses points de permis

Conserver les douze points de son permis en répondant en équipe à des questions en matière de code de la route, d'addiction au volant, de distances de sécurité ou encore de vitesse est le défi du jeu Drivegame, sorte de Monopoly géant de 3x3 mètres que la société de formation Drivecase propose aux entreprises. Il s'adresse notamment aux salariés qui conduisent un véhicule de société et pour lesquels garder les points de permis est essentiel.
Alors que le projet de loi de modernisation de la justice du XXIe siècle adoptée en octobre dernier par l'Assemblée Nationale durcit les sanctions contre les contrevenants et intensifie la répression (NLF n°3), les professionnels de la route peuvent se retrouver plus facilement encore privés, en partie ou entièrement, de leurs points et par conséquent, dans l'impossibilité de travailler. De grandes entreprises telles que Vinci, EDF, La Poste ou encore Veolia y ont eu recours pour réduire l'accidentalité de leur personnel mobile. Mais les conducteurs du transport de marchandises sont aussi destinataires de ce jeu pédagogique qui viendrait en renfort de leur formation obligatoire et continue. A noter également que ces piqûres de rappel peuvent être utiles eu égard à l'utilisation des smartphones au volant.Une étude IFSTTAR-Fondation MAIF sur ce sujet auprès de 2.800 conducteurs révèle la persistance de comportements dangereux. Si 4 conducteurs sur 10 utilisent le smartphone au volant, 70% lisent ou écrivent des SMS, 20% prennent des photos ou des selfies, 17% échangent sur les réseaux sociaux. NB
 
   
 
 
Ikea low cost même dans le transport
L'image de la cool attitude d'Ikea, partenaire des jeunes couples qui viennent de s'installer dans leur nouveau nid, vient d'être rudement écornée. En effet, La Cour du district du Nord des Pays Bas a condamné un transporteur travaillant pour le fabricant de meubles pour avoir utilisé des conducteurs étrangers de ses filiales en les payant 8 fois moins que ce que prévoit la convention collective nationale. Les juges ont demandé l'arrêt du service fourni par ce sous-traitant et la fin du repos hebdomadaire des conducteurs dans les cabines du camion. De plus, trois conducteurs néerlandais doivent être dédommagés. Contre Ikea, le syndicat néerlandais FNV a été soutenu par les syndicats de salariés allemands et suédois ainsi que par l'International Transport Workers Federation (ITF), syndicat international de salariés, qui a mené une campagne, « The real Ikea » pour dénoncer les conditions de transport de l'entreprise suédoise. Tout à fait conformes au Far West européen dont le président de la Commission Européenne ne veut pas. SLG
 
 

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N°72
28 février 2017
MARS
Breakbulk China
Du lundi 13 au
jeudi 16

Salon consacré
au transport
de volumes
exceptionnels
Shanghai World
Expo Exhibition
& Conference
Center,
Shanghai



SITL
Semaine Internationale
du Transport et
de la Logistique

Du mardi 14
au jeudi 16

Paris
Porte de Versailles
Pavillon 1



SIFER
Salon
International
de l'Industrie
Ferroviaire

Du mardi 21 au
jeudi 23

Grand-palais,
Lille


AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco