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Fédérations
L'OTRE appelle au rassemblement
pour les présidentielles

A l'instar de ce qui se passe entre les candidats à la présidentielle, l'OTRE a lancé un appel au rassemblement à l'attention de ses consœurs en vue de l'enjeu national que représente l'élection du Président de la République. Par un courrier envoyé hier et signé par la présidente Aline Mesples, la fédération, dont la représentativité a été remise en cause par les autres organisations patronales du TRM, rappelle l'importance de s'unir pour être plus audibles face aux candidats à la présidentielle. Candidats qui doivent s'exprimer sur leurs ambitions pour le transport en matière notamment de régulation du marché, du modèle social, de transition énergétique, de gestion des infrastructures routières et d'accessibilité des PME aux marchés publics. « A l'aube de l'application de la loi du 5 mars 2014 qui positionnera au printemps prochain le nouveau visage de la représentativité patronale, l'OTRE lance un appel à l'ensemble des organisations professionnelles du transport routier pour interpeller collectivement les candidats à l'élection présidentielle sur l'avenir de nos métiers », lit-on dans la lettre.
L'organisation souhaite que l'appel soit entendu « dans l'intérêt premier et vital des entreprises de la branche ». SLG


L'OTRE appelle
les autres
fédérations à
un front commun


Santé des marins :
un projet de loi
contre
l'alcoolisme


Santé des marins :
la fatigue,
point noir
de la sécurité


Fedex soutient
les PME qui
s'internationalisent
L'interview :
Philippe Mangeard
Président
De TK'Blue
 
  La présidente de l'OTRE Aline Mesples face à
Alain Vidalies en octobre dernier
 
 
 
 
  Santé
Un projet de loi contre l'alcoolisme
des marins

Une limite de 0,50 grammes d'alcool par litre de sang pourrait s'appliquer aux gens de mer travaillant sur les navires et aux pilotes maritimes, à l'image de ce que prévoit le Code de la Route. Les contrôles pourront être effectués par les agents de l'Etat en charge des contrôles en mer et dans les ports ainsi que par les capitaines des navires au moyen d'éthylotest ou d'éthylomètres. En cas d'ivresse manifeste, le départ du navire pourra être ajourné. Des sanctions sont également prévues et notamment des délits pour le capitaine, le chef mécanicien et toute personne assurant la veille visuelle et auditive. Les autres personnels pourraient être passibles de contraventions. La prévention de l'alcoolisme chez les marins et la reconnaissance des certificats d'aptitude délivrés par des médecins étrangers sont les deux mesures-phares du projet de loi présenté la semaine dernière par Ségolène Royal et Alain Vidalies. Ce projet ratifie l'ordonnance n° 2016-1686 du 8 décembre 2016 et applique aussi les principes de la directive n° 2012/35/UE du 21 novembre 2012 concernant le niveau minimal de formation des gens de mer. L'ordonnance de 2016 organise la reconnaissance des certificats d'aptitude médicale des gens de mer délivrés dans les pays ayant ratifié les conventions de l'Organisation maritime internationale et de l'Organisation internationale du travail. Aujourd'hui, 7.000 effectifs sont concernés qui travaillent surtout à bord des navires immatriculés au registre international français. SLG
 
 


570.000.
C'est le nombre
d'enfants de moins
de 5 ans,
qui meurent
chaque année
à cause
de la mauvaise
qualité de l'air
(pollution
et tabagisme),
selon le dernier
rapport
de l'OMS.
Santé (suite)
Plus que l'alcool c'est la fatigue
qu'il faut traiter

« Dire qu'il faut lutter contre l'alcoolisme renvoie au cliché des marins style Capitaine Haddock », déplore Loïc Le Vigouroux, Secrétaire Général du SNCNMM (Syndicat national des cadres navigants de la marine marchande). Or, l'alcoolisme n'est pas un problème plus aigu à bord des navires que dans l'ensemble de la société, rappelle-t-il. Et le fait que l'on continue de criminaliser les gens de mer n'est pas pour lui plaire non plus. Sans compter que le pouvoir de contrôle donné aux capitaines de navire peut être contesté par l'équipage depuis que les capitaines n'ont plus le pouvoir de police judiciaire. Par ailleurs, le code de la route n'est pas adapté à la vie à bord, estime-t-il. Mais le problème est ailleurs. Si l'on veut légiférer pour accroître la sécurité de la navigation, il faudrait s'occuper de la fatigue. « En moyenne, on passe trois mois à bord. Lors des temps de repos, celui-ci peut être perturbé en cas de tempête et le navire est un environnement bruyant. On ne récupère pas vraiment », rappelle Loïc Le Vigouroux. C'est plutôt la fatigue d'équipes parfois sous-dimensionnées qui explique « les problèmes de navigation fréquents qui surviennent en mer du Nord avec, par exemple, des voies de navigation prises à contre-sens ». Enfin, en ce qui concerne la reconnaissance des certificats d'aptitude médicale délivrés à l'étranger, le secrétaire général du SNCNMM pointe le risque d'une inégalité de traitements pour un même problème de santé. Sans compter que les différences d'appréciations pourraient amener un risque de laxisme qui contredit la sévérité du projet de la loi en matière d'alcoolisme... SLG
 
   
  La fatigue peut être une menace plus grave pour la sécurité de la navigation  
 


« Les
partenaires
sociaux restent
légitimes à
gérer la grande
majorité
des organismes
et activités »


à gestion paritaire,
a indiqué
l'Institut
Montaigne
dans un document
« Le paritarisme
de gestion :
quésaco ? »
publié sur son site
le 2 mars.
Export
FedEx lance un prix auprès
des PME s'ouvrant à l'international

FedEx Express, filiale de FedEx Corp, vient d'ouvrir un concours doté d'un prix de 20.000 € et d'un de 10.000 €, afin d'aider des PME françaises à se développer à l'international. Les candidats doivent présenter leurs projets de développement à l'export et leur vision d'avenir en dehors de nos frontières, ainsi que leurs valeurs éthiques. FedEx Express, qui s'appuie sur un réseau aérien et terrestre international pour proposer des livraisons rapides vers plus de 220 pays et territoires, souhaite par cette initiative, aider les sociétés françaises à réaliser leur potentiel d'internationalisation. Les PME concernées (moins de 250 salariés) peuvent soumettre leur candidature en ligne jusqu'au 4 avril. Les lauréats seront dévoilés le 9 mai prochain. Cette opération a été initiée en 2012 aux Etats-Unis puis étendue à d'autres pays. Elle est à présent organisée pour l'Europe, en Allemagne, Italie, Royaume-Uni et en France. NB
 
 
 
L'I N T E R V I E W
 
Philippe Mangeard, Président de TK'Blue
« Arrêtons le flou artistique dans
le reporting des émissions de CO
2 ! »
Le fondateur et président de l'agence de notation TK'Blue continue son combat pour que chargeurs et transporteurs mesurent précisément l'ensemble de leurs performances environnementales. Pour lui, les déclarations d'intentions et les estimations sur la base de valeurs moyennes sont loin de l'esprit de la loi et, surtout, non rentables pour les entreprises. Entretien.

LA NEWSLETTER DU FRET : Vous prônez depuis toujours que le CO2 n'est qu'une partie de l'iceberg des externalités négatives du transport. L'Ademe a récemment annoncé l'ajout de nouveaux critères pour la Charte et le label Objectif CO2. Est-ce bon signe ?
PHILIPPE MANGEARD : Je salue l'initiative d'intégrer enfin de nouveaux paramètres et sa valeur pédagogique ; le CO2 ne représente en effet qu'une toute petite partie du coût des nuisances du transport, notamment en milieu urbain, moins de 2%. Par exemple, pour une capacité d'emport équivalente, 10 ou 15 véhicules légers électriques ont un coût sociétal bien plus important qu'un 19 tonnes diesel Euro 6, car constitué essentiellement des nuisances sanitaires et économiques des particules et de la congestion. Pourtant il y a moins de CO2 émis. Comme pour le CO2, vouloir prendre en compte les polluants atmosphériques n'est pas suffisant s'ils ne sont mesurés précisément. Par exemple, le label CO2 permet de donner des indices CO2/GES assez précis au transporteur, mais ne l'incite toutefois pas à faire remonter l'information réglementaire de niveau 2 ou 3 au chargeur. Pourtant, l'esprit de la loi ou des standards internationaux comme celui du GLEC finalisé en 2016, est de travailler avec des mesures précises et pas des valeurs par défaut (niveau 1). De fait, le décret 2013-1336 prévoit depuis le 1er juillet dernier que les transporteurs -exception faite pour ceux qui emploient moins de 50 salariés- ont l'obligation de fournir une information de niveau 2 ou 3, donc précise. Pourquoi continuer alors à dire aux transporteurs de simplement communiquer leur engagement avec un label, plutôt que d'afficher une mesure imposée par la Loi ? TK'Blue offre depuis 2013 des outils simples dans ce but, certifiés conformes au décret par Bureau Veritas gratuits pour les transporteurs routiers et leur permettant de respecter parfaitement la législation.

NLF : Qu'en est-il pour les chargeurs ? Est-ce que Fret 21 est une aussi une bonne initiative ?
P.M. : C'est aussi une bonne initiative au sens pédagogique et marketing. Toutefois elle ne saurait être suffisante, loin s'en faut : depuis août 2016, un autre décret, le 2016-1138, impose aux chargeurs de tenir compte aussi de l'amont et de l'aval de leur activité, dont le transport de marchandises, dans les informations qui concernent leurs émissions de CO2 et de gaz à effet de serre. Celles-ci doivent figurer dans le rapport de gestion annuel. Fret 21 est un engagement utile, mais il faut lui donner de vrais indicateurs de pilotage. Rien n'assure que les émissions soient réellement mesurées. Fret 21 comme le Label CO2 relèvent plus de la communication que de la conformité aux textes réglementaires.

NLF : Vous avez fait évoluer votre offre et proposez maintenant des plans d'actions. De quoi s'agit-il ?
P.M. : Les clients chargeurs qui siègent au Conseil d'orientation de TK'Blue ont souhaité pouvoir faire des prévisions du coût environnemental et sociétal de leur transport. D'où l'idée de création d'un service de définition et pilotage de plans d'actions élaborés entre donneurs d'ordres et prestataires de transport, à court, moyen et long terme. Ils peuvent porter sur l'amélioration des équipements, de la formation des conducteurs, ou le renouvellement du parc. Intégrer des camions au gaz peut être un objectif de long terme, mais il y a aussi d'autres actions qui peuvent donner des résultats plus rapides sans nécessiter un investissement lourd. Le transporteur peut aussi déclarer des flottes spécifiques – véhicules les plus récents et meilleurs conducteurs – pour les clients les plus exigeants. Les indices TK'T sont fournis avec des conseils personnalisés de progression leur permettant de s'aligner sur le marché, si nécessaire. Ces actions permettent enfin de discuter prix et qualité et, pour les transporteurs, de retrouver des marges. Les chargeurs peuvent ainsi valider un plan d'actions avec leurs prestataires en fixant en commun des objectifs de réduction des externalités, chiffrés et... sérieux ! SLG
 
 

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Rédactrice en chef adjointe
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N°77
7 mars 2017
MARS
Breakbulk China
Du lundi 13 au
jeudi 16

Salon consacré
au transport
de volumes
exceptionnels
Shanghai World
Expo Exhibition
& Conference
Center,
Shanghai



SITL
Semaine Internationale
du Transport et
de la Logistique

Du mardi 14
au jeudi 16

Paris
Porte de Versailles
Pavillon 1



SIFER
Salon
International
de l'Industrie
Ferroviaire

Du mardi 21 au
jeudi 23

Grand-palais,
Lille


AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco