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Infrastructures
Il faut éviter la dégradation
du réseau routier

Le réseau routier ne doit pas se détériorer comme le réseau capillaire ferroviaire. C'est un peu cette crainte qui a poussé la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat à publier le 8 mars un rapport qui met en garde contre la dégradation du réseau routier national non concédé et du réseau autoroutier. « Même si elle peut sembler limitée pour l'instant, il apparaît nécessaire de la mesurer et d'y mettre un terme, pour éviter la détérioration de ce patrimoine et l'augmentation de ses coûts d'entretien », notent les sénateurs. Lors de la table ronde organisée par cette commission le 8 février dernier et qui réunissait des représentants de l'État, des sociétés d'autoroutes, des départements, des entreprises du secteur et des usagers, on avait déjà mis en évidence la nécessité d'octroyer des moyens suffisants à l'entretien du réseau routier, et cela de façon pérenne. Il est aussi important que l'Etat contrôle le respect des obligations prises par les sociétés concessionnaires d'autoroute pour vérifier le maintien de la qualité du patrimoine autoroutier mais aussi le choix d'entreprises non liés aux concessionnaires comme prévu dans les plans de relance (de 2015 et 2017). A noter que le contenu du protocole d'accord signé en 2015 entre l'Etat et les sociétés concessionnaires n'a jamais été communiqué à la commission sénatoriale sous prétexte que certains chiffres relevaient du secret des affaires. Car, le réseau autoroutier n'est pas à l'abri du risque de dégradation : la proportion du réseau autoroutier dont l'état est plus ou moins dégradé a augmenté, de 5 % à 16 %, lit-on dans le rapport. En ce qui concerne le réseau national non concédé, sa dégradation, liée à la baisse des crédits pour l'exploitation et l'entretien, se traduit par la multiplication des limitations de vitesse temporaires ou des mesures de restriction de la circulation. Cette dégradation est due à la baisse des crédits attribués à l'exploitation et à l'entretien du réseau routier national. SLG


Infrastructures
routières :
il faut éviter
la dégradation
du réseau


Infrastructures
fluviales :
des projets
dont le retard
interpelle


infrastructures
fluviales :
les griefs
de la région
Grand Est


Une logistique
optimisée
pour le SAV


Usend élargit
son offre au fret
palettisé

ID Logistics en est
à sa troisième
Charte Ademe
   
 
 
 
  Infratructures (suite)
Des projets dont le retard interpelle

Si Canal Seine Nord a franchi récemment une étape importante, d'autres projets marquent le pas depuis des années. Le 8 mars, une réunion de l'Association Seine-Moselle-Rhône au Sénat a été l'occasion de rappeler aux pouvoirs politiques et aux candidats à la présidentielle la nécessité de financer la modernisation du réseau et notamment le passage de certains canaux au grand gabarit. « Le pays n'a toujours pas d'ambition fluviale », a lâché Gérard Larcher en préambule, en regrettant le retard pris sur les engagements de la loi Grenelle. D'où l'impatience, pour ne pas dire l'irritation, des élus et acteurs économiques présents à la réunion. Parmi les projets qui leur tiennent particulièrement à cœur, il y a le Bray-Nogent-sur-Seine, un tronçon de 27 kilomètres permettant à des péniches à grand gabarit (2.500 tonnes) d'accéder aux ports de Nogent-sur-Seine puis d'atteindre les ports de l'axe Seine voire les grands ports d'Europe du Nord – via le Canal Seine Nord – sans ruptures de charge. Le projet en est à la phase des études préliminaires et sa mise en service est prévue en 2023. C'est Jean-Michel Soufflet, Président du groupe céréalier éponyme qui l'a ardemment défendu. Le chef d'entreprise, qui a déjà plusieurs silos portuaires à Metz, Rouen, au Havre et à Dunkerque, souhaite ardemment la réalisation du projet qui augmenterait la rentabilité du transport fluvial par rapport à la route, par exemple. D'autant plus que la société a d'importants flux export vers le monde entier (4,6 Mt à partir de la France). Par ailleurs, « le coût d'approche des derniers ports joue aussi sur la rémunération des agriculteurs » a-t-il souligné pour attirer l'attention sur l'importance économique de ces infrastructures. Pour Jean-Michel Soufflet, les investissements dans le réseau fluvial et ferroviaire doivent être plus cohérents avec les besoins de l'industrie. Supporter les surcoûts du transbordement sur les camions pour faire Rouen-Le Havre, à cause des problèmes liés à la plate-forme multimodale du Havre, ne fait pas partie des options rentables, par exemple. SLG
Photo 1 : Gérard Larcher, Président du Sénat
Photo 2 : Jean-Michel Soufflet, Président
de l'entreprise Soufflet
 
 


Plus
d'1 million
de km
.
C'est l'étendue
du réseau routier
français,
d'après le rapport
de la
commission de
l'aménagement
du territoire et du
développement
durable du Sénat,
publié ce 8 mars.
Infrastructures (suite)
Le Grand Est fait pression
pour les projets en attente

Le projet Saône-Moselle/Saône-Rhin est défendu par une motion de l'association Seine-Moselle-Rhône dans l'intérêt aussi d'élargir l'hinterland des ports de l'Axe Seine vers l'Est mais aussi de rendre possible le corridor entre Amsterdam et Marseille. L'ensemble des parties prenantes, dont des élus régionaux et des représentants des institutions européennes, appellent l'Etat à financer des études complémentaires et, plus généralement, à investir dans la modernisation du réseau fluvial pour faciliter le report modal. C'est à ce titre que le retour de l'écotaxe a été souhaité au niveau des régions concernées. Mais le report modal n'est pas qu'une affaire politique. C'est avant tout la volonté de tous les acteurs qu'il faut mobiliser, ont souligné les participants. Dont Pascal Girardot, Directeur délégué de VNF, qui venait de remettre les études sur le projet à l'association. Pour lui, parmi les différents constats issus des études, il y a aussi la nécessité de mobiliser les chargeurs, avant les transporteurs, et de promouvoir l'innovation des bateaux et des conteneurs. « On vous suit pour les projets et pour le Canal Seine Nord », a-t-il déclaré à l'attention de la salle. Reste à savoir si ces projets encore en pointillés sur les cartes verront le jour... SLG
Photo : Pascal Girardot, Directeur Général Délégué
de VNF

 
   
 


« Le pays
n'a toujours pas
d'ambition
fluviale »,

a déclaré
Gérard Larcher,
le Président
du Sénat,
lors d'une réunion
sur le projet
Saône-Rhin,
Saône-Moselle,
le 8 mars.
SAV
Une logistique optimisée
pour réduire les flux

La nouvelle levée de fonds de 5M€ obtenue par la start up parisienne SAV Group va lui permettre de déployer cette année sa plate-forme Reverse.io à l'étranger (Grande Bretagne, de l'Allemagne, du Benelux, de l'Espagne et de l'Italie). Revers.io est consacrée à la gestion des retours entre retailers, transporteurs, constructeurs et réparateurs. « Actuellement, nous sommes en train d'identifier les clients, les transporteurs et les réparateurs avec qui nous allons travailler », explique Vincent Torres, Pdg de SAV Group. Le modèle a fait ses preuves en France où, grâce à un réseau de réparateurs, la start up a pu organiser les flux retour en se passant du maillon intermédiaire du hub entre le magasin et le destinataire pour la réparation ou le remplacement du produit. « Le client peut faire un premier diagnostic de la panne en ligne. En se connectant sur l'espace client du site du vendeur, il est transféré sur notre interface (intégré au site client) et on le guide pour faire un premier diagnostic. Ce qui évite le retour du produit en magasin pour tester le produit. En fonction du type de garantie qui couvre le produit, la plate-forme édite l'étiquette pour le retour et planifie le transport direct vers le réparateur, le vendeur ou le fournisseur. Ce qui évite le passage du produit -et donc le transport- entre le magasin et le hub et de celui-ci vers le destinataire final. Sachant que le transport jusqu'au hub représente un délai compris entre 3 et 7 jours, c'est presque 50% du délai total qui est supprimé », explique Vincent Torres.
Pour la plupart des produits, SAV Group s'appuie essentiellement sur Chronopost (pour les colis jusqu'à 30 kilos) et organise l'envoi d'un réparateur à domicile pour les produits les plus volumineux. Les prestataires de transport ont été choisis avec les e-commerçants clients tels que Cdiscount, Fnac, Rueducommerce o encore La Redoute. SLG
Photo : Vincent Torres
 
 
  Plates-formes digitales
Usend élargit son offre
au fret palettisé

La plate-forme digitale Usend, crée en novembre 2016 (NLF n°44) vient d'étoffer sa gamme de services liés au transport (course urbaine, livraison urgence immédiate et colis), en proposant la livraison de marchandises sur palettes partout en Europe. Selon Usend, 20 minutes suffisent, du devis à l'organisation de l'enlèvement ainsi que de la saisie de la commande à son règlement. Les possibilités d'enlèvement sont souples et flexibles avec au choix : le jour J avec livraison le même jour, ou 24h-7/7 ou à des horaires tardifs, ou bien encore avec hayon, ou encore sur rendez-vous. Le réseau de partenaires professionnels d'Usend est constitué de 200 entreprises et 600 chauffeurs. NB
 
 
  Logistique urbaine
ID Logistics signe
sa troisième Charte Ademe

ID Logistics persiste et (re)signe pour la 3e fois depuis 2010 et pour 3 années supplémentaires, la Charte d'engagement volontaire de l'Ademe. La poursuite de l'engagement du logisticien va se traduire dans un nouvel objectif de 10% de réduction de CO2, la définition d'indicateurs de performance environnementale – les deux étant à atteindre sous 3 ans –, et la mise en place d'au moins une action par axe (véhicule, carburant, conducteur et organisation des flux). La signature de cette charte s'inscrit dans les initiatives déjà prises par le groupe, dont un nouveau parc d'une dizaine de tracteurs au biométhane en région parisienne pour son client historique Carrefour, ou encore une solution gaz liquéfié dans son offre transport en région PACA avec plusieurs tracteurs GNL pour un autre client, leader de la grande distribution. NB
 
   
  Véhicules au GNV utilisés par ID Logistics
pour son client Castorama
 
 
  Erratum
Dans notre article « Les femmes, recours contre la pénurie ? », paru dans la NLF n°79, une coquille s'est glissée dans la fonction de Mme Carine Chevrier. Elle est Déléguée générale à l'emploi et à la formation professionnelle au Ministère du Travail.
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
Tél : 01 80 91 56 33
silvia.legoff@scmag.fr

Nathalie Bier
Rédactrice
Tél. 01 43 76 64 53
nathalie.bier@scmag.fr

Karine Dino
Attachée commerciale
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N°80
10 mars 2017
MARS
Breakbulk China
Du lundi 13 au
jeudi 16

Salon consacré
au transport
de volumes
exceptionnels
Shanghai World
Expo Exhibition
& Conference
Center,
Shanghai



SITL
Semaine Internationale
du Transport et
de la Logistique

Du mardi 14
au jeudi 16

Paris
Porte de Versailles
Pavillon 1



SIFER
Salon
International
de l'Industrie
Ferroviaire

Du mardi 21 au
jeudi 23

Grand-palais,
Lille


AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco