LinkedIn Twitter Facebook
Présidentielle
Quatre projets qui revoient
la fiscalité du transport

Que ce soit sous forme de taxe carbone, vignette ou taxe kilométrique, le programme de quatre candidats à la présidentielle introduit des nouveautés dans la fiscalité des transporteurs routiers. Pour François Fillon, ce sera une vignette variable selon la classe Euro e un nouveau prix à la tonne de carbone à 30 € qui vont servir de levier pour la transition écologique et notamment au passage des véhicules diesel et essence à des véhicules électriques. C'est le sénateur Louis Nègre, administrateur de l'Afitf, qui a exposé les lignes du programme transport et logistique du candidat des Républicains, lors d'une conférence hier matin à la SITL. Cette fiscalité, qui va aussi toucher le taux de la TICPE, doit servir aussi à financer la modernisation des infrastructures, notamment ferroviaires. « L'Afitf doit avoir au moins 1% du PIB », a-t-il indiqué ce matin. Pour le FN, représenté hier par son conseiller transport François de Voyer, il faut instaurer une vignette seulement pour les étrangers. Ce qui serait possible étant donné que la France de Marine Le Pen sortirait de l'Union européenne. « Mais cela n'empêchera pas de garder des contacts avec les autres pays et notamment de bénéficier de Galileo », a-t-il indiqué. L'écotaxe est plus clairement réhabilitée par Laurent Courtois, ancien cheminot et conseiller de Jean-Luc Mélenchon. Elle prendrait la forme d'une taxe kilométrique pour la traversée du pays et ce, sans dérogations. Elle s'ajouterait à la taxe carbone puisque « la France est le seul pays européen à ne pas l'avoir instaurée ». De plus, le parti de Jean-Luc Mélenchon envisage une nationalisation des autoroutes : « ça va coûter cher mais ça va rapporter beaucoup », a indiqué Laurent Courtois. Ces efforts demandés au transport routier s'inscrivent dans une politique clairement favorable à la relance du fret ferroviaire qui bénéficierait d'un plan dédié comprenant le retour au wagon isolé. Enfin, pour le député Arnaud Leroy, représentant d'Emmanuel Macron, le transport et les infrastructures bénéficieront d'un budget de 5 Mds€. S'il n'a pas évoqué l'écotaxe, il est aussi partisan d'une hausse du prix de la tonne de carbone qui devrait atteindre 100 € en 2030. SLG
Photo de haut en bas :
Louis Nègre et Laurent Courtois ©J.L.Rognon


Présidentielle :
comment
va évoluer la
fiscalité transport


Présidentielle :
quelle politique
pour les
infrastructures


Présidentielle :
clivage autour
des travailleurs
détachés


Gefco lance
une offre
de groupage
palettisée


Total :
110 nouvelles
stations GNC
en France


Orangina rejoint
Fret 21


MAIS AUSSI...

La plate-forme
Chronotruck
lève 3,5 M€
de fonds


AirBridgeCargo
augmente de 47%
ses vols charters
 
 
 


Présidentielle (suite)
Revoir les priorités dans les
projets d'infrastructures

Face à l'évidence de la transition énergétique et de la décarbonation des transports, qui semble s'imposer à tous les partis, les candidats représentés à la SITL hier sont plutôt partisans d'une relance du rail et du maritime. Il a été notamment question du Canal Seine Nord qui ne suscite pas vraiment d'enthousiasme. De manière générale, le soutien des quatre candidats peut se résumer à un « oui, mais ». Ainsi, François Fillon y est-il favorable pourvu que l'Axe Seine et notamment les ports normands ne soient pas pénalisés. La position du FN n'est pas très éloignée sur le sujet : « on aurait dû investir d'abord dans le Port du Havre » a indiqué le conseiller de Marine Le Pen, François de Voyer, pour souligner les doutes du parti quant au grand projet fluvial. Quant à Arnaud Leroy, auteur de la loi sur l'Economie bleue et porte-parole d'Emmanuel Macron, il est favorable au projet mais il est tout aussi favorable à l'aboutissement de dossiers qui sont bloqués depuis très longtemps au Havre : le nœud ferroviaire de Serqueux-Gisors et la digue de la Chatière, entre le port historique et l'estuaire. A noter que Benoît Hamon, qui n'était pas représenté hier à la SITL, s'est engagé la semaine dernière sur ces deux projets. Parallèlement, la gouvernance des ports a été aussi abordée par les représentants des prétendants à l'Elysée : Fillon est le seul qui ne serait pas contraire à une privatisation des ports tandis que, plus nuancé, Arnaud Leroy, est pour la reconnaissance des capitaux privés dans les ports. Laurent Courtois (La France insoumise) a annoncé 30 Mds€ d'investissements pour les infrastructures et un plan pour le fret ferroviaire (un plan ambitieux pour le ferroviaire sera par ailleurs annoncé la semaine prochaine par Emmanuel Macron) Pour la France insoumise, les réseaux fluvial et ferroviaire ont besoin urgent d'être réhabilités. Enfin, concernant la logistique urbaine, installer des entrepôts plus près des villes est une idée défendue par le Front National et par le mouvement En marche ! en utilisant, pour celui-ci, les friches de Fret SNCF pour créer des « villages fret » intermodaux, situés dans les périphéries des villes, sur le modèle de ce qui se fait en Allemagne. De manière générale, tous sauf Arnaud Leroy déplorent le manque de vision et de réelle politique pour la logistique en France. François Fillon revendique même un ministère avec pleins pouvoirs pour le transport, la logistique et les infrastructures tandis que Marine Le Pen souhaite une double tutelle : l'une pour la mer et l'outre-mer et l'autre regroupant l'aménagement du territoire, les transports et la ville. Quitte à ne pas savoir exactement où «caser » la tutelle des ports. Parallèlement, le FN veut supprimer des échelons administratifs et notamment les régions et les intercommunalités en donnant davantage de pouvoirs aux Maires. Le représentant d'Emmanuel Macron a rappelé qu'il faut déjà appliquer le plan France Logistique 2025 à partir du travail déjà accompli. SLG
Photo : François de Voyer ©J.L Rognon
 
 


3%.

C'est le taux
de la taxe sur
les importations
souhaitée par
le Front National
parmi
ses mesures de
financement des
infrastructures.
Présidentielle (suite)
Directive détachement,
le grand clivage

Le projet de révision de la directive sur les travailleurs détachés est décidément un sujet où les positions des candidats sont clairement divergentes. Les partis « extrêmes », le FN et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, ne veulent plus de la directive. Eventualité qui implique la sortie préalable de l'Europe pour le Front National. En revanche, pour le représentant de « En marche! », pas question de sortir de l'Europe. Pour Emmanuel Macron qui a légiféré sur les pratiques de concurrence déloyale, le principe est simple : à travail égal, salaire égal. François Fillon estime que le coût du travail applicable aux travailleurs détachés doit être le même que celui appliqué aux travailleurs du pays d'accueil. A noter que, dans le cadre de la lutte contre la concurrence déloyale, Arnaud Leroy, représentant d'Emmanuel Macron, estime qu'on ne peut pas interdire les start up et autres plates-formes collaboratives, mais qu'il faudra les encadrer et faire évoluer la profession. SLG
Photo : Arnaud Leroy ©J.L.Rognon
 
 
 
 
  Groupage
Gefco lance un nouveau
service palettisé

Gefco France présente pendant la SITL une nouvelle solution de groupage palettisé, pour des volumes de 1 à 6 palettes, allant jusqu'à 800 kg par unité de manutention, et qui propose les mêmes spécificités que l'offre de messagerie. Elle bénéficie d'une tarification à la palette et se décline en trois options : délai standard de 24 h à 72 h (solution Classic), date de livraison programmée avec engagement de taux de service de 100% (solution Technic) ou livraison à délai garanti (solution Dynamic). Le logisticien s'engage au respect des délais définis, quelle que soit la solution de transport route choisie.
Cette offre « palette » s'appuie sur le réseau national de Gefco, qui couvre l'ensemble du territoire. Son système d'information et son interface clients permettent un suivi online des expéditions et assurent la traçabilité complète des flux de marchandises en France et en Europe. NB
 
   
 



« Une loi de
programmation
financière
et des
infrastructures
pour le
quinquennat ».


C'est le vœu
du candidat
François Fillon,
relayé par
Louis Nègre,
hier à la SITL.

Réseau GNV
Total promet 110 nouvelles
stations en France

C'est un plan de 20 stations GNC d'ici 2018 et de 110 installations d'ici 2026 qu'a présenté hier Franck Schmiedt, directeur marketing produit chez Total. Le déploiement se fera sous les enseignes Total et AS24 environ à parts égales. Après la station AS 24 de Carquefou (44) ouverte en février et qui sera inaugurée officiellement début avril, ce sera à la station Total située sur la plate-forme multimodale de Dourges d'offrir des pompes GNC à partir de juin. Ensuite, d'autres stations déjà en place pourront distribuer du GNC pour les camions et les utilitaires à Saint-Quentin-Fallavier, Rungis, Bordeaux ou encore Toulouse. Pour le GNL, il faudra attendre, le pétrolier ayant privilégié le GNC pour des transporteurs réalisant des tournées régionales ou des livraisons en ville. Un site dédié (lien ci-dessous) a été lancé hier et servira aussi à remonter les demandes des transporteurs en termes d'infrastructures. Si Total a attendu avant de lancer son réseau, c'est aussi pour assurer des équipements permettant des pleins rapides pour les conducteurs (13 minutes environ) et, surtout, la viabilité économique des installations. Il faut compter entre 900.000€ et 1M€ pour une installation à charge rapide, précise Franck Schmiedt. Le tarif sera unique sur les réseaux AS 24 et Total. Les transporteurs pourront régler via les cartes Total, AS 24 Total GR et Eurotrafic. Total souhaite accompagner les transporteurs qui décident d'investir dans des camions au gaz mais espère aussi que les pouvoirs publics assurent un cadre juridique pérenne pour accompagner le développement de ce carburant. L'industriel souhaite notamment que les aides à l'achat de ces véhicules soit pérennisé. SLG
Un site dédié pour transporteurs
réalisant des tournées régionales

 
   
  Franck Schmiedt, directeur marketing produit, Total
et
Manuel Olivier, président d'AS24. ©S.Le Goff
 
 

Environnement
Orangina optimise ses flux
dans le cadre de Fret 21

Orangina Suntory France (Oasis, Schweppes, Pulco, Champomy, MayTea) vient de rejoindre le programme « Fret 21 : les chargeurs s'engagent » avec pour objectif une réduction de 9% de ses émissions de CO2 liées au transport de ses boissons d'ici 2019. Le transport représente 16% des émissions de GES de l'entreprise qui compte 4 sites de production (La Courneuve, Donnery, Meyzieu et Châteauneuf de Gadagne). Pour atteindre l'objectif de réduire de 2.100 tonnes annuelles ses émissions de GES en trois ans, l'industriel a choisi quatre axes principaux : organiser une boucle de transport sur les flux inter-usines car en supprimant les retours à vide et en travaillant avec des transporteurs roulant au GNV, l'économie annuelle de GES serait de 1.039 tonnes. Deuxièmement, la société va réduire les distances parcourues au départ des sites de production vers les clients d'Orangina Suntory France (-404 t de CO2 par an). Troisième action, garantir un taux de chargement limitant les ruptures et évitant les reliquats pour économiser 319 tonnes annuelles de GES. Enfin, un partenariat avec Chep, qui lui fournit les palettes, permettra de réutiliser les camions qui livrent les boissons pour le flux retour des palettes. Cette opération d'optimisation devrait engendrer une économie annuelle de 58 tonnes annuelles de GES. Dans le cadre du programme Fret 21, Orangina Suntory se mobilise également sur d'autres axes, notamment en développant des navettes GNV entre les sites de production et les entrepôts, le recours au transport multimodal (rail-route) ou la sensibilisation de ses transporteurs pour qu'ils s'équipent de véhicules moins polluants et s'engagent pour le Label Objectif CO2. NB
 
 
M A I S  A U S S I . . .  
Plates-formes collaboratives
Chronotruck lève 3,5M€

Chronotruck, plate-forme mobile de mise en relation entre les chargeurs et transporteurs, vient de procéder à une levée de fonds d'un montant de 3,5 M€, montant exceptionnel pour un premier financement via un appel à des investisseurs. Cette application, disponible sur internet et sous Android, permet aux transporteurs professionnels de géolocaliser leurs véhicules en temps réel lorsqu'ils sont disponibles pour effectuer un transport. Le site propose alors aux entreprises proches de les charger pour expédier leur marchandise. Une commission, prélevée sur chaque facture émise, est réglée par le transporteur. A ce jour, la start-up lancée officiellement en 2016, compte 1.400 transporteurs professionnels « adhérents » et 500 entreprises expéditrices, pour l'équivalent de 1.000 palettes/semaine. A noter que Bpifrance a apporté 500.000 € dans cette levée de fonds, sous la forme d'un prêt d'amorçage Investissement avec le FEI (Le Fonds européen d'investissement). L'ambition de Rodolphe Allard, David Botvinik et Matthieu Verrecchia, les trois fondateurs de Chronotruck, est d'en faire le leader européen de la réduction des trajets à vide pour les transporteurs, et la plate-forme de référence en matière de commandes de transport pour les expéditeurs. L'argent levé va être investi dans son développement produit et commercial. NB
 
 
AirBridgeCargo
+47% de vols charter en 2016

Filiale du groupe russe Volga Dnepr, AirBridgeCargo (ABC) a opéré 47% de vols charter supplémentaires en 2016 par rapport à 2015. Parmi les clients responsables de cette croissance se trouvent DHL Global Forwarding et Evatec, producteur de film ultra fin utilisé notamment dans l'emballage et l'optique de haute précision. ABC a en effet récemment été chargé de transporter plusieurs caisses contenant de l'outillage industriel, au poids unitaire de 7t, entre l'Europe et l'Asie-Pacifique. Les Boeing 747F d'ABC ont relié Amsterdam à Hong Kong via l'aéroport Shremetyevo de Moscou, hub de la compagnie aérienne. Une seconde série de vols contenant des machines-outils a eu lieu deux semaines plus tard, ils ont d'abord quitté Zurich pour atterrir à Hong Kong après avoir fait escale à Francfort et Moscou. Plus de 80 tonnes ont été transportées au total lors de ces deux opérations. « Nous avons été choisi pour ses vols spécifiques en raison de notre réputation de ponctualité ainsi que pour notre expertise dans la gestion de livraisons d'équipements de production à haute valeur » indique Sergey Lazarev, DG d'ABC. AirBridgeCargo dispose d'une jeune flotte de 16 Boeing 747F dont quatre 747-400 ERF, trois 747-400F et neuf des tout derniers 748-8 Freighter. PM
 
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
Tél : 01 80 91 56 33
silvia.legoff@scmag.fr

Nathalie Bier
Rédactrice
Tél. 01 43 76 64 53
nathalie.bier@scmag.fr

Karine Dino
Attachée commerciale
Tél. 01 48 93 26 87
karine.dino@scmag.fr
 
Faites profiter de vos « scoops » écrivez à la rédaction.
Cette Newsletter touche quotidiennement 20.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble de la communauté.
 
 
Pour vous inscrire ou modifier vos coordonnées : cliquez ici
Pour toute autre demande, adressez un e-mail à : abonlf@scmag.fr
 
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
 
N°83
15 mars 2017
MARS
Breakbulk China
Du lundi 13 au
jeudi 16

Salon consacré
au transport
de volumes
exceptionnels
Shanghai World
Expo Exhibition
& Conference
Center,
Shanghai



SITL
Semaine Internationale
du Transport et
de la Logistique

Du mardi 14
au jeudi 16

Paris
Porte de Versailles
Pavillon 1



SIFER
Salon
International
de l'Industrie
Ferroviaire

Du mardi 21 au
jeudi 23

Grand-palais,
Lille


AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco