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Intermodal

Les nouveaux projets
du logisticien turc Ekol en France

Tugrul Sarikahya, Directeur d'Ekol France, a évoqué la semaine dernière les futurs projets intermodaux du logisticien turc dans l'Hexagone, lors d'une table ronde organisée sur la SITL. L'intermodalité n'est pas un vain mot chez Ekol. Ce dernier s'appuie non seulement sur 3.400 semi-remorques et 1.600 tracteurs mais aussi sur une flotte de cinq navires Ro-Ro (roll-in roll-out) en Méditerranée pouvant transporter chacun 240 semi-remorques entre trois ports en Turquie (Izmir, Mersin et Yalova) et deux ports en Europe occidentale : Trieste (quatre trajets par semaine) et Sète (un trajet par semaine depuis trois ans, avec 160 semi-remorques). Au-delà, le trajet intermodal continue : des « trains blocs » emmènent les remorques depuis Trieste vers Cologne, Ludwigshafen, ou Munich en Allemagne, et vers Ostrava en République Tchèque. Même démarche en France, puisque depuis le mois d'octobre dernier, Ekol utilise, à raison d'un train de 36 remorques par semaine, la quatrième autoroute ferroviaire française, opérée par Viia, entre le Port de Sète et Noisy-le-Sec en région parisienne. Temps de trajet total entre le portd'Izmir et Noisy-le-Sec : trois jours. « Nous prévoyons àl'avenir d'exploiter un second train hebdomadaire pour passer à 72 remorques par semaine et d'ajouter un deuxième navire sur la ligne Izmir-Sète » a déclaré Tugrul Sarikahya. Le logisticien envisage également d'installer des zones de stockage à Paris et à Lyon et éventuellement de poursuivre ces trajets ferroviaires vers Calais et Zeebruges. Mais Ekol a aussi de nouvelles ambitions concernant le Port de Sète (où il dispose actuellement d'un terrain de 6.000 m2), avec son projet « Funnel » (entonnoir en anglais). L'objectif à terme est de regrouper diverses marchandises en semi-remorques à partir de Paris, de les faire transiter en train vers le port de Sète qui deviendrait un hub logistique à partir duquel s'effectuerait la distribution par voie maritime vers l'Espagne, le Portugal, la Turquie, l'Iran, le Maghreb, en utilisant les navires d'Ekol. D'ici 5 ans, l'objectif du logisticien turc est de doubler son CA actuel, qui s'élève à 570 M€. JLR
Photo ci-dessus : Tugrul Sarikahya,
Directeur d'Ekol France


Les nouveaux
projets
du logisticien
turc Ekol
en France


La fusion Happag
Lloyd et UASC
retardée


Armateurs et
chargeurs :
explications sur
la qualité
de service


CMA CGM
soutient les
jeunes pousses
marseillaises


Libner et
PTV Group,
récompensés
à la SITL


La version
régionale de
la piétonisation
de la Rive droite


L'A9 dédoublée
à Montpellier


L'info décalée
La clause Molière
est illégale
   
 
 
 


1,6M d'EVP.
C'est la capacité
cumulée
d'Hapag Lloyd
et UASC
dont la fusion
a été reportée.
Fusions
Le mariage d'UASC
et Hapag Lloyd retardé

Annoncée en juillet dernier, la fusion entre Hapag Lloyd et United Arab Shipping Company (UASC) va être retardée de deux mois (NLF n° 14). Les armateurs avaient en effet envisagé de clôturer la fusion au 31 mars mais ont décidé de la reporter de quelques semaines, les procédures administratives prenant plus longtemps que prévu. Ils précisent d'autre part que la fusion ne sera en aucun cas annulée, les autorités publiques et les banques leur ayant toutes donné leur aval. L'entrée au 1er avril d'Hapag Lloyd au sein de « The Alliance », le nom qui sera retenu pour ce nouvel acteur, n'est pas non plus remise en cause. Ensemble, ces deux armateurs disposeront d'une flotte de 237 navires pour une capacité totale d'1,6M d'EVP, ils transportent environ 10 M EVP par an pour un CA combiné de 12 Md$. Rappelons que le chilien CSAV, HGV (Ville de Hambourg) et Kühne Maritime demeureront les principaux actionnaires de Hapag-Lloyd.
Ceux d'UASC, à savoir Qatar Holding LLC (QH) et le Fonds Public d'Investissement du Royaume d'Arabie Saoudite deviendront actionnaires minoritaires avec respectivement 14% et 10% du capital du nouvel acteur du transport maritime. Les actionnaires prévoient par ailleurs d'injecter 400 M$ dans l'entreprise afin d'améliorer sa situation financière ; ils veilleront également à réaliser d'importantes synergies afin de réduire les dépenses à l'avenir. En effet, le CA 2016 de Hapag Lloyd a baissé de 1,1 Md$ à 7,7 Md€ et son résultat d'exploitation a lui aussi fortement chuté, de 366,4 M€ en 2015 à 126 M€ l'an dernier. PM
 
   
 


« Je veux
supprimer,
du premier jour
où je serai élu,
la directive
travailleurs
détachés
parce que c'est
une préférence
étrangère »,

a déclaré
Nicolas
Dupont Aignan
,
hier
sur Europe 1.
Qualité de service
N'oubliez pas les chargeurs !

Alors que les armateurs et les ports vendent leurs atouts, les chargeurs font la moue. Lors de la table ronde consacrée aux difficultés du maritime, jeudi dernier dans le cadre de la SITL, Frédéric Chabasse, représentant l'AUTF, a interpellé Jean-François Tallec, Conseiller institutionnel pour la politique maritime de CMA CGM, en lui rappelant que les chargeurs cherchent un prix, certes, mais aussi une qualité de service. Et il a énuméré une série de griefs qui dénote un certain mécontentement de la profession vis-à-vis du maritime : les ports touchés annoncés et puis finalement « shuntés », la visibilité sur les transbordements, le transit time... « Les armateurs sont focalisés sur la baisse des coûts en oubliant les clients », a lancé Frédéric Chabasse. A partir de là, un échange assez vif s'en est suivi avec le représentant de CMA CGM. Ce dernier a insisté sur l'importance que l'armateur attache à la qualité de service avant de suggérer que les chargeurs devraient payer une compensation en cas d'annulation d'une réservation. La réplique de l'AUTF a été foudroyante : « dans ce cas ; si les ports annoncés ne sont pas touchés pourquoi ne pas indemniser les chargeurs ? Les armateurs nous demandent de faire du surbooking quitte à annuler après la réservation pour être sûr d'avoir de la place » a-t-il ajouté avant de souligner que payer plus cher n'est pas un gage de qualité et que ce ne sont pas les chargeurs qui font le prix. Si les nouvelles alliances peuvent améliorer le service, il ne faut pas oublier le chargeur au départ et à l'arrivée. Jean-François Tallec a précisé que CMA CGM ne faisait pas de surbooking. Mais il avait un autre interlocuteur tout aussi inquiet de la tournure du marché.
Didier Rochas, de Dimotrans, a fait part des craintes des commissionnaires qui se demandent si on ne veut pas leur disparition (NLF n°71) au moins à long terme. Et M. Tallec de rassurer : CMA CGM ne fait pas de surbooking et ne veut pas la disparition des commissionnaires. SLG
 
   
  Jean-François Tallec, Frédéric Chabasse
et
Didier Rochas ©S.LeGoff
 
 
  Jeunes pousses
CMA CGM soutient
5 entreprises marseillaises

CMA CGM, associé au Carburateur (pôle entrepreneurial des quartiers Nord de Marseille), lance un appel à candidatures auprès des jeunes entreprises des secteurs de la mer, du transport et de la logistique, du territoire marseillais afin de les soutenir dans leur développement. Un jury sélectionnera 5 lauréats qui recevront chacun une enveloppe de 5.000 euros afin de financer l'hébergement de l'activité au sein du Carburateur, un suivi d'activité, des conseils et une expertise, ainsi que la mise en réseau continue pour accélérer le développement de la société. Les candidats ont jusqu'au 28 avril pour postuler. La liste des lauréats sera dévoilée en mai. NB
Photo : Rodolphe Saadé, Directeur Général de CMA CGM
 
 


SITL
PTV Group et Libner lauréats
des Prix de l'Innovation 2017

Deux innovations facilitant les opérations de transport ont été récompensées lors de la SITL qui s'est tenue à Paris Porte de Versailles la semaine dernière. PTV Group a reçu le Prix de la meilleure innovation Technologies et Systèmes d'information pour son logiciel PTV Arrival Board (NLF n° 67), qui gère les plannings et les ressources affectées aux quais de réception, grâce à l'affichage des véhicules attendus avec indication de leur heure estimée d'arrivée (ETA), actualisée en temps réel. François Peignès, Vice-Président Supply Chain Opérations d'Areva, et membre du jury des Prix de l'Innovation, précise : « avec Arrival Board, PTV apporte un accès aisé à l'information, un ETA précis et fiable, et une facilité d'intégration à des environnements technologiques variés ». L'autre récompense est allée au carrossier Libner, spécialisé dans les solutions pour la logistique urbaine Libner, dans la catégorie de la meilleure innovation Equipement de Transport. Sa solution, baptisée Bil Lift, est un plateau suspendu positionné à l'arrière du camion, d'une remorque ou d'une semi-remorque qui facilite le transfert de marchandises à l'aide d'un transpalette simple ou électrique ou d'une base intelligente logistique électrique, sans encombrer la chaussée et sans dépassement des gabarits et dimensions du véhicule. « Le Bil Lift n'est pas un hayon, mais la partie arrière de la carrosserie du véhicule qui devient une plateforme élévatrice sûre avec une capacité de 2.000 kg qui permet aux camions de mieux s'insérer et mieux livrer en ville », explique Xavier Derycke, Vice-Président de Rexel Europe en charge de la Supply Chain et Directeur Supply Chain de Rexel UK, également membre du jury. Libner avait été déjà lauréat en 2014 pour sa « Base Intelligente Logistique » (BIL). NB
 
 
  Paris
L'Ile-de-France module la
piétonisation des rives de la Seine

Mardi dernier, Valérie Pécresse a présenté deux scénarios alternatifs ainsi que 12 mesures pour « accompagner » le projet de piétonisation des rives de la Seine, décidé par la Mairie de Paris et officialisé par un arrêté du 21 octobre 2016. Alors que la Région combattait avec force et détermination cette mesure, en allant jusqu'à nommer son propre « comité d'évaluation » en parallèle de celui –officiel- constitué par le Préfet de Police (NLF n°47), le Conseil Régional rejoint désormais l'essentiel des positions de la ville. Le premier des scénarios propose une voie à 30 km/h sur le quai bas et 3 voies – à 30 km/h également- sur le quai haut. La seconde proposition porte sur le rétablissement le long de la Seine d'une voie à 50 km/h pour le transit de Concorde à l'Arsenal, ainsi que deux voies à 30 km/h sur le quai haut. Hélas, ni l'un ni l'autre de ces scénarios n'a plu à Christophe Najdowski, adjoint d'Anne Hidalgo, qui les a qualifiés d'«inenvisageables » tout en saluant le « revirement salutaire » et « une attitude désormais constructive de l'Exécutif Régional ». La proposition du Conseil régional est assortie de 12 mesures telles que la création aux portes de Paris de 1.000 places de parking relais avec tarification spéciale et la création de 6 carrefours « intelligents » (régulant la circulation en fonction du trafic) situés pont de la Concorde, Port Royal, rue de Rennes, boulevard Saint-Michel, Pont Neuf et enfin place du Châtelet. NB
Photo : Valérie Pécresse, Présidente de la Région
Ile-de-France
 
   
 
  Montpellier
L'A9b inaugurée le 10 mars
allège la circulation

Au bout de 5 ans de travaux, l'A9b, bretelle qui dédouble l'A9 à proximité de Montpellier, a été inaugurée le 10 mars dernier. Le nouvel axe sera mis en service avant l'été. Ce tronçon de 12 km, au sud de Montpellier est à 2x3 voies. Parallèlement, l'autoroute existante a été élargie à 4x3 voies sur 13 km à l'est et à l'ouest de la ville, pour permettre la séparation du trafic local des flux nationaux et internationaux. L'infrastructure a nécessité un investissement de 800 M€ et séparera le trafic de transit, et notamment celui des PL, de celui propre à la ville.
Les poids lourds représentent 15% de la circulation sur cette autoroute, à savoir 15.000 PL par jour sur 100.000 véhicules en moyenne. SLG
 
   
 
 
La clause Molière est illégale
Marianne Thyssen, commissaire européenne à l'emploi, a fort à faire pour défendre la directive sur les travailleurs détachés. Plusieurs candidats à la présidentielle française clament son abandon s'ils sont élus, quitte à renégocier avec l'Union européenne ensuite. Dans un entretien paru samedi dans le Parisien, la commissaire a expliqué en quoi cette idée est saugrenue et son corollaire, la clause Molière, illégale. « Aucun pays membre ne peut décider unilatéralement dene plus l'appliquer sans encourir une procédure pour infraction », a-t-elle rappelé avant de préciser que « supprimer la directive, ce n'est pas supprimer le détachement des travailleurs, cela veut dire qu'il n'y a plus de règles. Les employeurs seraient alors libres de faire ce qu'ils veulent. Le marché sans règles, c'est le dumping social. Je ne crois pas que ce soit ce que souhaitent ceux qui critiquent cette directive », a-t-elle déclaré pour contrer les arguments de ceux qui accusent la directive d'être responsable de l'emploi de travailleurs étrangers low cost. Quant aux écarts dans les coûts du travail issus des différents niveaux de cotisations sociales, Marianne Thyssen argumente : « on dit que ce n'est pas juste parce qu'on pense toujours aux salariés venus de l'étranger. Mais imaginez si un Français qui va travailler six mois en Belgique ou en Allemagne devait à chaque fois changer de Sécurité sociale... Personne ne l'accepterait ». Même argument contre la clause Molière : « Ce type de protectionnisme n'est pas dans votre intérêt. Imaginez que, demain, on oblige les Français qui veulent décrocher de gros marchés publics en Allemagne ou aux Pays-Bas à parler allemand ou néerlandais ! ». Sans compter que « ce n'est pas par un repli sur soi que l'on peut régler les problèmes de l'emploi. Sur le plan juridique, je pense que cette clause est une discrimination contraire à la législation européenne ». Au cas où il faudrait rappeler que la France est soumise au droit européen... SLG
Photo : Marianne Thyssen, Commissaire européenne à l'Emploi avec
Mihály Varga, Ministre hongrois de l'économie nationale, la semaine dernière.
 
 

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N°87
21 mars 2017
MARS
SIFER
Salon
International
de l'Industrie
Ferroviaire

Du mardi 21 au
jeudi 23

Grand-palais,
Lille


AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco