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TRM
Politique sociale :
les syndicats mettent la pression

La Commission Européenne devrait proposer son pilier social et présenter son document de réflexion sur une Europe sociale (dans le cadre du Livre blanc) à la fin du mois. Elle tiendra compte aussi des résultats de la consultation publique qu'elle a menée pour alimenter ses propositions. En clair, des réponses au questionnaire envoyé à des chauffeurs routiers. L'attente et l'inquiétude entourent ces annonces, surtout chez les syndicats du transport routier. Ce qui a motivé l'appel à la grève lancé en France par la CGT pour aujourd'hui et par la fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) pour le 26 avril (le 5 avril, 60 syndicats européens ont signé la Déclaration de Varsovie contre le dumping social). Bien que l'on ne connaisse pas à ce jour les changements que l'UE s'apprête à apporter, certaines informations et hypothèses circulent et suscitent des points de désaccord. Sur le temps de repos, la durée hebdomadaire de 45 heures pourrait être revue et portée à 24 heures avec un calcul sur 4 semaines au lieu de 4 mois. Concernant le cabotage, la période de référence pourrait passer de 7 à 5 jours pendant lesquels un nombre indéfini (et non plus trois comme aujourd'hui) d'opérations de chargement/déchargement pourrait être réalisé. Le tachygraphe intelligent (surtout sa mise en place) pose également un problème. Puisqu'il ne sera obligatoire qu'en 2034 pour la totalité des camions circulant et installé à partir de 2019 sur les neufs, la crainte de fraude sur les poids-lourds non équipés est forte pour les organisations syndicales qui voudraient sa généralisation dès 2022. Pour elles, ce chronotachygraphe devrait aussi enregistrer automatiquement les temps de travail et de repos, en incluant dans les temps de travail le temps passé à charger et décharger. Par ailleurs, alors que la Commission a décidé de ne pas inclure les conducteurs indépendants dans le champ d'action de la directive sur le temps de travail, l'ETF souhaite au contraire qu'ils soient dans le champ de la directive et exprime le vœu d'accentuer la lutte contre les faux indépendants. Les syndicats européens manifesteront le 26 avril à Bruxelles, jour de la plénière du Parlement et de la réunion de la commission Transport du Parlement européen ; 800 représentants de tous les pays européens sont attendus. Sur place, une démonstration grandeur nature avec camions et chauffeurs, montrera aux parlementaires comment aujourd'hui la réglementation peut être détournée, et démontrera que les réformes envisagées mettent en péril le travail et la sécurité des transporteurs. NB
Photo : Roberto Parrillo



Politique sociale
du transport :
les syndicats
mettent
la pression


Conférence AFT :
la blockchain
et le transport


Transport
de véhicules :
CAT s'étend en
Grande-Bretagne


DHL veut doubler
la production des
Streetscooters
et les vendre
à des tiers


L'info décalée
11,3 jours de
retard
de paiement,
une première
pour la France

 
 
 
  Digitalisation
La blockchain, technologie
pour sécuriser la traçabilité

Jeudi 12 avril, la conférence organisée à Paris par l'AFT a mis en avant les atouts inhérents à la blockchain, notamment pour le transport. La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d'informations, transparente, sécurisée, fonctionnant sans organe central de contrôle. Elle repose sur un registre distribué sur un réseau d'ordinateurs contenant chacun l'historique des transactions et assurant la résilience du système. Thierry Grumiaux, Délégué commission Transport international, douane et logistique de la FNTR, qui joue un rôle d'accompagnement dans la transition technologique de ses adhérents, met en avant une première étape, celle de la dématérialisation des documents transport, source de productivité : « Aujourd'hui les véhicules routiers sont bardés de capteurs, mais il y a toujours la transmission de documents papier. L'échange sécurisé de documents dotés de QR Code (lettre de voiture, preuve de réception par le transporteur, preuve de livraison au destinataire) conduit à la baisse des coûts de traitement, l'accélération des échanges, et donc de la facturation et du paiement ». Ensuite, la blockchain et la dématérialisation vont faciliter les contrôles (par exemple ceux relatifs aux règles de cabotage) et les rendre plus précis. Mais, regrette Thierry Grumiaux, « il n'existe pas pour l'heure de Proof of Concept (PoC) blockchain au niveau transport au sens large, du fait qu'il implique d'engager de nombreux acteurs avec des intérêts différents ». Pourtant, les avantages potentiels de la blockchain pour le transport de marchandises sont nombreux. Elle certifie les informations émises par les différents acteurs de la chaîne du transport. Elle garantit l'intégrité et l'unicité des informations pour les autorités de contrôle et les clients des transporteurs. Elle permet d'assurer une traçabilité plus sécurisée. Ce qui peut, par exemple, amener à réduire les assurances de fret international. Elle va permettre d'alimenter plus finement les outils d'aide à la décision, et donc générer des gains de productivité. Last but not least selon Thierry Grumiaux, particulièrement vigilant quant au contrôle d'accès aux données dématérialisées : « les entreprises logistique et transport ont des informations qui si elles allaient dans les mains des « GAFAMU » (Google Amazon Facebook Apple Microsoft Uber), mettraient en péril leur survie. Or, la blockchain, en créant un registre digital unique qui ne peut être modifié, permet aux informations échangées de demeurer sous le contrôle des entreprises auxquelles elles ont été confiées ». On se demande donc ce qu'attendent les entreprises de transport pour se « blockchainer » ! CC
 
 
La conférence de l'AFT le 12 avril à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne ©C.Calais  
 


44.583.

C'est le nombre
de VUL
immatriculés
en France
au mois de mars,
selon les chiffres
du CCFA.
Transport de véhicules
CAT s'étend en Grande-Bretagne

Le 31 mars dernier, le groupe CAT a acquis la totalité des parts de Carlson Vehicle Transfer Ltd (CVT), en rachetant 50% du capital qu'elle ne détenait pas encore. Par conséquent, CAT compte désormais deux filiales en Grande-Bretagne, CVT et CAT UK. Le spécialiste de la logistique des véhicules et des pièces de rechange a également acheté le mois dernier, auprès du groupe ACS, 100% du capital de la société espagnole Sintax Logistica, présente dans la péninsule ibérique mais également en France (à Magny en Vexin et sur le port de Sète), en Allemagne ainsi qu'au Maroc. En février 2016, CAT avait déjà annoncé l'acquisition de Wallenius Wilhelmsen Logistique Allemagne (WWL Allemagne), une entreprise opérant outre-Rhin à travers 3 centres de distribution détenus en propre, dotés d'ateliers et d'installations techniques. Avec ses filiales implantées dans 26 pays, le groupe a livré en 2016 plus de 4,2 millions de véhicules et plus de 23,3 millions de colis et réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 1,2 Mds€. NB
 
   
 
 
 


« Nous avons
renouvelé
et démocratisé
le concept de la
livraison »,

a déclaré
Frédéric Murat,
Fondateur de
Coursier.fr
sur
BFM Business,
samedi.
Véhicules électriques
DHL veut doubler la production des
Streetscooters et les vendre à des tiers

Le groupe Deutsche Post-DHL a décidé de faire passer la production des Streetscooters électriques de 10.000 à 20.000 unités d'ici à la fin de l'année. Pour ce faire, la société va faire construire un nouveau site de production en Rhénanie du Nord-Westphalie. Trois modèles seront produits : le Work (volume de 4 m3), le Work L (8 m3) et le Work XL (20 m3). Par ailleurs, DHL veut doubler sa propre flotte qui compte actuellement 2.500 véhicules pour la distribution de courrier et de colis. Il veut également destiner au moins la moitié de la production à la vente à des tiers (au prix de départ de 32.000 €) à savoir aux autorités municipales, aux partenaires stratégiques ou à des clients ayant des flottes importantes en Allemagne et en Europe. DHL Express France, pour sa part, compte commander entre 10 et 30 Streetscooters avant fin 2017. SLG
 
   
 
 
11,3 jours de retard de paiement,
une première pour la France

Le baromètre Altares sur les délais de paiement pour les deux derniers trimestres de 2016 indique une nette amélioration de la situation en France et en Europe. Au quatrième trimestre 2016, il y avait presque 47% de bons payeurs en Europe. Si la France a atteint son niveau de retard le plus bas, elle reste au-dessus de la moyenne européenne en matière de petits retards (de 1 à 15 jours). « Le crédit interentreprises, sans doute un mal nécessaire, est toujours un exercice d'équilibriste en un besoin en fonds de roulement (BFR) à gérer et une relation d'affaires à préserver. Il peut s'avérer dangereux de briser ce compromis brutalement », explique Thierry Millon du cabinet Altares. Et le même de poursuivre : « nombre d'entreprises ont manqué de trésorerie lorsque la reprise s'est présentée. Le crédit fournisseur a alors été pour elles le moyen le plus simple de tenir le BR et assurer le développement voire la survie de l'entreprise ». Dans le détail des secteurs, on notera que le secteur public s'en sort honorablement avec un retard moyen inférieur à 8 jours. Cependant, plus les collectivités sont grandes, plus les délais s'allongent pouvant atteindre jusqu'à 19 jours de retard pour les régions. Dans le secteur privé, le bâtiment semble être le plus vertueux avec 57% des entreprises qui paient en heure et en temps leurs fournisseurs. Pour le commerce de détail, la moyenne globale est dépassée d'un jour et les reports à 30 jours sont aussi supérieurs à la moyenne. L'industrie manufacturière est coutumière des petits retards, selon l'étude Altares : 62% des entreprises industrielles règlent leurs factures avec 1 à 15 jours de retard. Enfin, la tendance est à l'amélioration dans toute l'Euope avec, pour la première fois depuis 2008, une moyenne inférieure à 13 jours de retard. Des disparités persistent toutefois : En Allemagne, 8 entreprises sur 10 paient leurs fournisseurs à l'heure et, comme aux Pays-Bas, elles ont des retards en dessous de 6,5 jours. L'Espagne a beaucoup amélioré sa ponctualité et rivalise désormais avec la Belgique avec 12,4 jours de retard. L'Italie reste au-dessus des 18 jours de retard mais elle est engagée dans une trajectoire d'amélioration continue depuis deux ans, concède l'étude. SLG
 
 

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N°106
18 avril 2017
AVRIL

TRANSRUSSIA
Salon international
du fret et de
la logistique

Du mardi 18
au jeudi 20 avril

Crocus Expo IEC,
Moscou



RETAIL CHAIN
Le mardi 25
Cœur Défense,
Paris La Défense



RAIL POWER
EUROPE

Salon européen
des stratégies
de l'industrie
ferroviaire

Du mardi 25 au
mercredi 26 avril
Olympia Exhibition,
Londres



MEDFEL
Salon de la filière
fruits et légumes

Du mardi 25
au jeudi 27

Parc des congrès
et des expositions
Perpignan

MAI

Vendredi 12 CONFERENCE
PARIS DAUPHINE
Organisée par SCMagazine en partenariat avec TIP Trailer Services
« Comment réduire votre empreinte
carbone
transport ? »

De 14h à 18h Université Paris Dauphine


TRANSPORT
LOGISTIC

Du mardi 9 au
vendredi 12

Messe
Munich


NAVEXPO

Salon
de l'industrie
maritime

Du mercredi 10
au vendredi 12

Port de Lorient