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Enquête

Pourquoi certains
transporteurs n'arrivent pas
à valoriser leurs prestations

Presque 1/3 des augmentations de prix mises en œuvre au cours de 2016 (32%) ne couvrent pas l'augmentation des coûts, selon une étude menée par le cabinet Simon-Kucher auprès de 270 entreprises de transport-logistique (dont 1/3 dans le TRM) réparties dans plus de 20 pays (principalement en Europe et en Amérique) et représentant les principaux segments du secteur : transport aérien, routier, maritime et ferroviaire, intermédiaires de la chaîne logistique, livraison de colis et logistique des ports et aéroports. La proportion est plus importante dans les transports ferroviaire (42%) et routier (40%). En complément, 39% des augmentations de prix réalisées suffisent juste à maintenir les marges. Par conséquent, seule 1 entreprise sur 4 du secteur est parvenue à améliorer sa rentabilité. Quoiqu'elles en disent souvent, 62% des entreprises ne placent pas systématiquement la rentabilité en tête de leurs priorités au moment de fixer leurs prix. C'est la satisfaction client, l'utilisation des capacités, le chiffre d'affaires ou encore la part de marché qui passent au premier plan. « Un constat étonnant quand on pense que la logistique est l'un des secteurs qui compte le plus de créations mais également de disparitions d'entreprises chaque année », souligne Franck Brault, spécialiste du secteur et associé du cabinet Simon-Kucher à Paris. Et les comportements étonnants ne s'arrêtent pas là : 70% des décideurs interrogés ne regardent pas ou peu les spécificités des services et des contrats pour établir leurs prix. Alors que c'est précisément dans la valeur ajoutée de la prestation que se trouvent les arguments pour la valoriser. Ceci est notamment vrais pour le transport de produits alimentaires très souvent caractérisé par un enlèvement des marchandises le plus tard possible dans la journée pour une livraison dans les points de vente dès le lendemain. Certains transporteurs ont su s'adapter en repoussant l'heure limite de 17h à 18h sans pour autant valoriser l'avantage que cette souplesse représente pour leurs clients. A contrario, les transporteurs de colis savent défendre leurs marges : 80% d'entre eux les ont maintenues voire améliorées l'année dernière alors que seulement 56% de l'ensemble du panel est dans ce cas. Par ailleurs, dans la livraison de colis, 64% des professionnels ont eu recours à des outils ou à l'automatisation complète de leurs stratégies prix contre 48% pour l'ensemble du secteur. C'est le segment qui mesure le plus régulièrement la capacité de ses clients à recommander ses services, un indicateur efficace du niveau de satisfaction client : 50% des entreprises de livraison de colis suivent cet indicateur régulièrement et 25% prennent des mesures d'amélioration du service en conséquence, contre seulement 19% pour le secteur transport-logistique. Le souci de rentabilité concerne environ 50% de ces entreprises qui ont fait preuve d'une grande adaptabilité et souplesse face à l'évolution du B2C liée au e-commerce. SLG


Enquête :
pourquoi certains
transporteurs
n'arrivent pas
à valoriser leurs
prestations


Social :
la Commission
renonce
à modifier
le temps
de repos


La représentativité
des organisations
patronales dans
les transports


Avec l'appli
«Gégé »,
Vir Transport
passe au
numérique
sans sacrifier
le social


Loire :
Flexiloire
concurrence
la route en
Loire-Atlantique


L'info décalée :
Journée Mondiale
de la sécurité
et de la santé
au travail

 
 
 
  Social
La Commission renonce à modifier
le temps de repos

Les temps de repos des conducteurs routiers ne seront pas modifiés. C'est ce qui émerge de la rencontre mercredi à Bruxelles entre les syndicats de chauffeurs et la Commissaire en charge des transports Violeta Bulc. La rencontre a eu lieu le jour où la Commission présentait ses mesures sur le socle social européen et les syndicats des conducteurs européens s'étaient rassemblés pour manifester contre le dumping social (NLF n°113). « Les échanges ont été assez francs » rapporte Roberto Parrillo, Président de la section Route de l'ETF (Fédération européenne des transports), qui n'a pas manqué de rappeler en préambule à la Commissaire, la déclaration de Jean-Claude Juncker du 29 juillet 2014 qui voulait « lutter contre le dumping social et qu'à travail égal, salaire égal ». Concernant les mesures possibles sur les jours de conduite et de repos et le dépassement de la limite de 12 jours de repos pris dans la cabine du camion que craignaient les syndicats, Violeta Bulc devrait finalement renoncer à modifier les règles existantes. Cependant, elle ne paraît pas vouloir suivre les organisations de salariés qui réclament la mise en place obligatoire du tachygraphe intelligent avant 2034. Mais le point d'achoppement principal pour les syndicats reste le cabotage, dont la période de référence pourrait passer de 7 à 5 jours pendant lesquels un nombre indéfini d'opérations de chargement/déchargement pourrait être réalisé. Devant un désaccord aussi fort, Violeta Bulc leur a proposé une rencontre avec Marianne Thyssen, Commissaire aux affaires sociales, et le commissaire au marché intérieur, Elzbieta Bienkowska, avant que ses propositions n'arrivent au collège des commissaires et que la commission ne formule ses recommandations. Les syndicalistes ont également rencontré en début de soirée la délégation du parti populaire européen au parlement ainsi que le coordinateur pour le transport. Une rencontre jugée constructive et ouverte où les députés – qui ont un rôle à jouer dans ce dossier – ont semblé bien comprendre la problématique. Le prochain rendez-vous entre les représentants syndicaux des chauffeurs routiers et le Parlement européen aura lieu le 3 mai. ETF rencontrera également le groupe socialiste pour parler des travailleurs détachés. Seront également présents des parlementaires ainsi que le président du CNR (Comité National Routier) qui présentera son étude sur les conditions de travail des conducteurs français. NB
Photo : Violeta Bulc
 
 


43,94%.
C'est l'audience
auprès
des entreprises
enregistrée par
la FNTR,
selon les résultats
publiés mercredi
par le ministère
du Travail sur
la représentativité
des organisations
patronales.
Représentativité
Les organisations patronales
du transport recensées
par le ministère du Travail

Après les résultats sur la représentativité des syndicats, rendus publics le 5 avril dernier par le ministère du Travail, la Direction générale du travail (DGT) a publié mercredi la liste des organisations patronales représentatives dans l'ensemble des secteurs d'activité (y compris les Diocèses de l'Eglise catholique !). Dans le transport de marchandises, et notamment dans le TRM, FNTR, TLF et OTRE ont toutes leur place. Ce qui met fin une bonne fois pour toutes aux diatribes qui ont été à l'origine d'une temporaire mise à l'écart de l'OTRE (NLF n°67). La FNTR arrive en tête avec 4.676 entreprises et 222.724 salariés, suivie par TLF avec 1.608 entreprises et 146.447 salariés et l'OTRE avec 21.8201 entreprises représentant 53.831 salariés. Pour les autres modes de transport, pas de surprises majeures. Dans le ferroviaire, l'UTP, seule organisation de référence pour les opérateurs de transport, représente 10 entreprises pour un total de 155.797 salariés. Dans la manutention ferroviaire, la SAMERA, représente la totalité des 16 sociétés du secteur (5.033 salariés). En ce qui concerne le transport maritime, Armateurs de France représente les 37 entreprises de transport et services maritimes (7.303 salariés) et les 38 sociétés de navigation (personnel sédentaire) pour 5.267 collaborateurs. L'UNIM reste le premier organisme pour les activités de manutention (65 entreprises et 5.5617 salariés) devant l'UPF, représentant les exploitants des ports français, (37 entreprises et 6.0288 salariés). Pour la navigation intérieure, le CAF (Comité des armateurs fluviaux) représente 8 entreprises de navigation intérieure pour 369 salariés. L'aérien est absent des résultats puisque certaines branches n'ont pas été présentées lors du Haut Conseil du dialogue social du 26 avril 2017 portant sur la première mesure de l'audience patronale, explique-t-on à la DGT. SLG
 
   
 
 
 


« L'expérience
client
est la même
qu'avec les VTC
mais le modèle
économique
et social est
foncièrement
différent »,


déclare
Jeremy Cohen
Boulakia
,
Dirigeant
de Vir Transports
au sujet de
son application
de livraisons
rapides
« Gégé »
.
Diversification
Avec l'appli « Gégé »
Vir Transport passe au numérique
sans sacrifier le social

Vir transport, société spécialisée dans la livraison de colis lourds aux particuliers a réussi le pari de prendre le tournant du numérique sans négliger les contraintes sociales et juridiques du transport de marchandises. Pour démontrer que l'on peut s' « ubériser » proprement, Vir Transport a choisi le modèle VTC mais sans tomber dans les travers des plates-formes collaboratives. Non sans humour, l'entreprise a lancé, fin décembre, une application « Gégé » qui correspond à une offre de livraison rapide de meubles et électroménagers aux particuliers, qu'ils soient achetés dans les grands magasins ou chez des e-commerçants. L'offre se décline en trois options : « Gégé la débrouille », c'est le chargement et la livraison au pied du camion ; « Gégé les gros bras », la plus plébiscitée, consiste en la livraison dans la pièce d'utilisation du produit par deux personnes. Enfin, « Gégé la bricole », c'est l'option premium comprenant aussi l'installation. « L'expérience client est la même qu'avec les sociétés de VTC. Le client crée son compte, renseigne les points de chargement et de livraison, puis le prix, le plus juste, s'affiche en fonction de l'option qu'il a choisie. Une fois la commande passée, et qu'on a identifié le conducteur à même de le servir le plus rapidement possible, le nom et la photo de celui-ci s'affichent sur le smartphone du client. Le conducteur est géolocalisé et le client peut suivre son approche. « Avec ce système, nous avons 0% d'échec de livraison jusqu'à présent », indique Jeremy Cohen Boulakia, Dirigeant de Vir Transports. L'application offre des livraisons à J0 ou J+1 et est accessible 7/7 de 7h à 22h. « Pour une partie, elle concurrence directement notre activité classique mais celle-ci s'effectue avec des délais de J+2 à J+X. On répond à une demande d'immédiateté », précise-t-il. Loin d'être une prestation accessoire, l'application (gratuite sur iOs et Android) a demandé une exploitation et des moyens matériels dédiés pour 1 M€ d'investissement au départ, surtout pour le développement de l'application et le marketing. « Nous avons créé une exploitation ad hoc en mode start up avec environ 75 personnes pour la livraison et 6 au back-office. Le parc comprend 50 VUL de 3.5 t avec des caisses de 20 m3. Au début, nous affections une partie de nos chauffeurs totalement ou partiellement à l'appli « Gégé » mais nous avons aussi recruté des conducteurs spécialement pour ce service », explique Jeremy Cohen Boulakia. Et le même d'expliquer : A un peu plus de quatre mois du lancement, le pari de « Gégé » est réussi. « L'équilibre a été atteint en mars et depuis le mois d'avril, le système permet de gagner de l'argent. Nous sommes à environ 1.000 livraisons par semaine et nous comptons monter à 1.500. Si le succès continue d'être au rendez-vous, nous allons proposer « Gégé » dans la région lilloise et investir dans des VUL au biométhane ». SLG
Photo : Jeremy Cohen Boulakia
 
   
 


Loire
Flexiloire concurrence la route
en Loire-Atlantique

La Compagnie Ligérienne de Transport vient d'être chargée d'exploiter un service de transport fluvial multi-clients et multi-filières sur l'estuaire de la Loire. Cette nouvelle solution de transport, complémentaire à l'axe routier Nantes Saint-Nazaire démarrera en janvier 2018 sous le nom de FlexiLoire. Elle a pour objectif de répondre aux besoins d'industriels présents le long de la Loire, les colis XXL, la logistique urbaine, les convois exceptionnels en transit mais aussi les conteneurs, faisant partie des filières identifiées. FlexiLoire s'articule autour d'une ligne reliant Cheviré à Montoir, avec cinq rotations par jour ; 9 liaisons supplémentaires offriront un maillage de l'estuaire de la Loire avec possibilité de chargement et déchargement via des infrastructures portuaires existantes, ainsi que la création éventuelle de plates-formes fluviales. La Compagnie Ligérienne de Transport, présente sur l'estuaire avec des unités de chargement diversifiées, mettra à disposition une flotte faite d'un pousseur et de barges adaptées aux différents trafics, selon les demandes des chargeurs. Le contrat passé lui confie l'exploitation de FlexiLoire pour une durée de cinq ans, avec possibilité de reconduction de cinq années supplémentaires. Nantes Métropole et Saint-Nazaire Agglomération Carene apporteront une participation financière à l'amorce du service. Flexiloire s'inscrit dans le schéma logistique du Pôle Métropolitain de Nantes Saint-Nazaire qui figure au projet 2015-2020 de Nantes Saint-Nazaire Port. NB
 
   
   
 
 
Journée Mondiale de la sécurité et de la santé au travail
Aujourd'hui, c'est la Journée Mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Lancée à l'initiative de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), elle promeut la prévention des accidents et maladies professionnels dans le monde. Bonne nouvelle dans l'Hexagone : les accidents du travail sont en recul dans les métiers du transport. Selon les dernières statistiques, en 2014, la CNAMTS a reconnu 79,1 accidents avec arrêt de travail pour 1.000 salariés dans le transport routier de fret élargi (transports interurbains, de proximité, location de camions avec chauffeur et messagerie et express), soit presque 2 accidents de moins que l'année précédente. La fréquence des accidents du travail y reste cependant plus de 2 fois plus élevée que dans l'ensemble des secteurs d'activité. Mauvaise nouvelle, les accidents du travail sont en constante augmentation à travers le monde selon le Bureau International du Travail. Toutes les 15 secondes, un travailleur meurt d'un accident ou d'une maladie liée au travail, soit 6.300 personnes par jour. Au-delà du coût humain considérable, l'OIT estime que les mauvaises pratiques de sécurité et santé au travail peuvent atteindre jusqu'à 4% du produit intérieur brut d'un pays. Les risques dans les pays à faible coût de main d'œuvre sont bien réels. Anne Le Rolland, PDG d'ACTE International, transitaire, commissionnaire en douane et cabinet d'audit en supply chain, souligne : « l'absence de contrôles dans ces pays souhaitant rester « attractifs » favorise le laxisme de certains patrons d'usines qui opèrent en quasi impunité. De plus, le coût lié aux accidents du travail et aux maladies professionnelles y est trop faible pour espérer faire de la prévention. Au cours de nos audits, nous constatons encore beaucoup d'absence de précautions minimum de sécurité : issues de secours fermées, escaliers trop étroits, systèmes d'aération inexistants, installations électriques déficientes, etc. ». Rappelons que la loi française sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d'ordres responsabilisent les sociétés sur la prévention des dommages sociaux, éthiques et environnementaux et les atteintes aux droits de l'homme dans leur supply chain. Les sociétés de plus de 5.000 salariés, si le siège est en France, et de plus de 10.000 si le siège est à l'étranger, doivent mettre en œuvre un plan de vigilance sur leur chaîne d'approvisionnement. SLG
 
 
Bilan social annuel du transport routier de marchandises  
 

Silvia Le Goff
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Nathalie Bier
Rédactrice
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Karine Dino
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N°114
28 avril 2017
MAI

Vendredi 12 CONFERENCE
PARIS DAUPHINE
Organisée par SCMagazine en partenariat avec TIP Trailer Services
« Comment réduire votre empreinte
carbone
transport ? »

De 14h à 18h Université Paris Dauphine

 
MAI

TRANSPORT
LOGISTIC

Du mardi 9 au
vendredi 12

Messe
Munich



NAVEXPO

Salon
de l'industrie
maritime

Du mercredi 10
au vendredi 12

Port de Lorient