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Cabotage
L'Alliance du routier pose
ses conditions à la libéralisation

Par un document commun, le 9 Etats membres de l'Alliance du routier (France, Italie, Autriche, Belgique, Danemark, Allemagne, Luxembourg, Suède et Norvège), réunis mercredi au Luxembourg, se sont déclarés contre une libéralisation ultérieure du marché et notamment en matière de cabotage « tant que ne seront pas remplies les conditions d'une concurrence équitable fondée sur des règles sociales appropriées dans le TRM et tant que le principe d'une rémunération égale pour un travail égal dans le même lieu ne sera pas assuré ».
Les ministres des transports de ces pays se sont retrouvés à la veille du conseil des ministres européens du transport qui a eu lieu hier et qui devait plancher sur le Paquet Mobilité présenté par la Commission européenne le 31 mai dernier (NLF n°132n°133n°134). L'Alliance ne veut pas non plus d'un assouplissement des règles sur les travailleurs mobiles (détachés) qui provoquerait des distorsions de concurrence. Le retour régulier au pays d'origine doit être facilité, estiment-ils, pour favoriser l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Préconisation à l'adresse des conducteurs des pays de l'Est qui, notoirement, passent des semaines entières à l'étranger. Conformément à ce que plusieurs fédérations de transporteurs à travers l'Europe ont demandé, les pays de l'Alliance souhaitent un renforcement des contrôles sur route et en entreprise. Ils sont aussi favorables, comme le prévoit le Paquet Mobilité, au développement de la digitalisation des documents et notamment à un usage plus diffus de l'e-CMR.
L'Alliance transmettra ses positions sur les points-clés du Paquet à la Commissaire Violeta Bulc et au Conseil tout au long du processus d'examen du texte par les instances européennes. SLG


L'Alliance
du routier pose
ses conditions à
la libéralisation


Le cabinet
d'Elisabeth Borne
au complet

Ventes
PL France :
hausse de 5,6%
pour les
5 premiers mois
de 2017


PTV Group avalé
par Porsche

GNV :
les transporteurs
séduits
par les gains
d'autonomie
 
 
 


DB Schenker
vert
et solidaire
à Lorient


Un filet
pour sécuriser
le chargement
des conteneurs
maritimes
Ministère
Le cabinet d'Elisabeth
Borne au complet

Par arrêté du 1er juin, les membres du cabinet d'Elisabeth Borne ont été nommés. A ses côtés et sous la direction de Marc Papinutti, directeur de cabinet, la ministre aura Julien Dehornoy, ex directeur du RER D et du Transilien R, comme directeur adjoint du cabinet, Aymeric Lang, chef de cabinet et qui était son chef de cabinet à la RATP, Benjamin Maurice, ancien directeur du dialogue social à France Télévisions après avoir travaillé à la direction de Fret SNCF, comme conseiller social. Yoann La Corte, jusque-là chef du bureau de la régulation économique des aéroports au ministère, est son conseiller en charge de l'aérien, du budget et du transport maritime. Charlotte Leroy, anciennement collaboratrice parlementaire à l'Assemblée Nationale, est la conseillère pour les relations avec le Parlement et les élus. Enfin, Jonathan Gindt, chef du secteur au Secrétariat général des affaires européennes auprès du Premier Ministre, devient conseiller diplomatique et Aymeric Chassaing est le conseiller pour la communication et les médias. SLG
 
 


« Le début
de l'année 2017
est très bon.
En termes
d'immatricu-
lations
cumulées,
on a gagné
un mois
par rapport
aux années
précédentes »,


a déclaré
Thierry
Archambault
,
Président-délégué
de la CSIAM
hier à Paris.
Ventes PL France
Hausse de 5,6% pour
les 5 premiers mois de 2017

Le marché du camion se porte bien, nous apprend la Syndicale Internationale de l'Automobile et du Motocycle (CSIAM) lors d'une conférence qui s'est tenue hier à Paris. Sur les cinq premiers mois de l'année, les immatriculations des véhicules industriels neufs de plus de 5 tonnes ont progressé de 5,6% par rapport aux mêmes mois l'an passé. Or le cru 2016, faut-il le rappeler, s'était révélé excellent contre toute attente : le marché avait ainsi dépassé de peu la barre des 47.000 unités, en progression de 13% et retrouvant des niveaux qu'on avait plus vu depuis 2012 (NLF n°35). « Le début de l'année 2017 est très bon. En termes d'immatriculations cumulées, on a gagné un mois par rapport aux années précédentes », analyse Thierry Archambault, Président-délégué de la CSIAM. De fait, de janvier à mai, le marché des VI de plus de 5 tonnes s'établit à 20.701 véhicules contre 19.610 en 2016 (+5,6%). Ces très bons chiffres cachent une forte disparité. Ainsi, les porteurs progressent de 14%, avec 9.548 immatriculations (contre 8.357 en 2016, avec une progression à l'époque de 24%). À l'inverse, les tracteurs perdent 1%, à 11.153 unités contre 11.243 en 2015 (où ils progressaient de 15%). La part de marché des tracteurs se maintient donc à un niveau élevé par rapport aux porteurs (54%) mais recule de 3,5 points. Ces chiffres ne font que confirmer une tendance enclenchée depuis plusieurs années, explique Jean-Marc Diss, directeur général de Mercedes-Benz Trucks France et président de la branche VI de la CSIAM : « Après avoir atteint son plus haut en 2008, avec 20.000 unités, le marché des tracteurs suit une pente descendante régulière. Les transporteurs français voient leur part de marché se réduire à l'international, tandis que le volume à transporter en France reste stable. Au contraire, le marché des porteurs bénéficie d'une forte dynamique, poussé par le segment de la construction et notamment les chantiers du Grand Paris, où les entreprises bénéficient d'une vraie visibilité pour investir. D'autre part, la réglementation va progresser d'un cran au 1er juillet avec l'interdiction des Euro 3 dans Paris, ce qui a poussé les entreprises à renouveler leurs gammes de porteurs ». Les véhicules répondant à la norme Euro 3 (et en deçà) représentent encore la moitié du parc en circulation, l'enjeu de ce renouvellement pèsera lourdement sur le marché. Côté constructeurs, Renault Trucks occupe la première place sur le podium des VI de plus de 5 tonnes avec 27,5% de part de marché, suivi de Mercedes à 14,1%. Derrière le duo de tête, la concurrence se serre dans un mouchoir de poche avec Scania à 12,2% et Volvo Trucks, comme DAF, à 11,9%. Non loin, Iveco reste l'affût avec 11,4%. MAN ferme la marche avec 10% (données CSIAM). Pour l'ensemble de l'année 2017, la filière maintient sa prévision d'un marché au niveau de celui de 2016, soit au moins 47.000 unités. GH
Photo : Thierry Archambault, Président-délégué
de la CSIAM

 
 



300 M€.
C'est la somme
qu'a dépensée
Porsche SE
pour prendre
le contrôle
de PTV Group.

Optimisation du transport
PTV Group avalé par Porsche

La holding Porsche SE (qui détient entre autres le constructeur automobile Porsche) vient de débourser 300 M€ pour s'offrir son compatriote PTV Group, l'éditeur de logiciels de planification du transport et du trafic routier. Selon Marc Dalbard, Directeur du développement chez PTV France, présent hier à Stuttgart à l'occasion de la signature, cette acquisition traduit l'intérêt du groupe allemand pour les logiciels d'optimisation de transport, mais aussi pour le véhicule connecté de demain. En effet, 700 experts travaillent chez PTV Group, ce qui représente un potentiel important pour suivre et anticiper les évolutions technologiques liées à la mobilité. Si l'on ajoute à cela que le groupe Porsche Automobil Holding SE détient 52,2% des actions ordinaires de Volkswagen AG, on comprend mieux l'enjeu industriel.
« Côté logistique nous voyons également des perspectives très intéressantes »,
commente Marc Dalbard, notamment avec les constructeurs de véhicules industriels Scania et MAN dans le giron capitalistique de VW. Même si c'est encore un peu tôt pour tirer des enseignements, les synergies paraissent évidentes ». Ajoutons enfin que Porsche SE détient 10% dans la société américaine Inrix, fournisseur mondial de données de trafic en temps réel, déjà partenaire de PTV Group. Autant de raisons qui font dire à Vincent Kobesen, CEO de PTV, « Nous avons trouvé le bon investisseur pour notre société. Nous allons pouvoir rester indépendant et atteindre nos objectifs ambitieux ».
Avec une croissance à deux chiffres sur ces dernières années, PTV Group a enregistré un CA de 93 M€ durant l'exercice 2015/2016 et entend dépasser les 100 M€ pour l'année fiscale qui vient de se terminer le 31 mars. PM/JPG
 
   
  Philipp von Hagen, membre du conseil exécutif de Porsche SE, et Vincent Kobesen, PDG de PTV Group  
 
  GNV
Les transporteurs séduits
par les gains d'autonomie

Deux nouveaux transporteurs ont fait ce mois-ci l'acquisition de camions Stralis Iveco au GNV utilisant des doubles réservoirs. Les Transports Mégevand viennent de réceptionner un Stralis Natural Power alimenté au GNL/C (c'est-à-dire avec un réservoir pour le gaz comprimé et un pour le liquéfié). Ce nouveau véhicule s'ajoute aux trois camions fonctionnant au gaz déjà en exploitation et porte la part de véhicules « propres » du transporteur à 20% de son parc. L'entreprise adhère notamment à la charte CO2 de l'ADEME depuis 2012 et fait partie du club des sociétés du Rhône-Alpes engagées pour l'environnement. Elle est d'ailleurs l'une des six participants du projet Equilibre (NLF n° 123). Au sujet de ce nouvel Iveco (qui possède une autonomie de 500 km grâce aux bouteilles logées dans le châssis), Pascal Mégevand, co-Gérant, déclare l'avoir « acheté sur plan ! » et avoir été surtout sensible à la puissance du moteur, « équivalente à un 420 ch en diesel » ainsi qu'au ralentisseur qu'il décrit comme « puissant, progressif et endurant, ces deux aspects comptant énormément dans nos régions montagneuses (la Haute-Savoie) ». Le chef d'entreprise envisage d'acquérir deux Stralis NP supplémentaires, au GNC (gaz naturel comprimé) cette fois-ci. De son côté, Transfret, l'agence nantaise du groupe transports Barré, vient de prendre possession de dix tracteurs Stralis Natural Power alimentés au GNL, en attendant la livraison de vingt autres véhicules identiques en fin d'année pour leur agence de Vallet, en Loire Atlantique. Bernard Chauve, Président Directeur Général des Transports Barré, annonce « l'objectif d'acquérir 70 Stralis NP GNL supplémentaires afin de devenir l'une des premières flottes françaises roulant au gaz naturel liquéfié ». Dans cette perspective, le groupe via différentes agences, est en négociation finale avec un partenaire gazier pour lui permettre d'être autonome pour le quadrillage de l'Hexagone. Rappelons que le Stralis NP est le premier grand routier du marché fonctionnant au gaz, spécialement conçu pour le transport très longue distance, qui permet d'atteindre jusqu'à 1.500 km d'autonomie. En effet, le modèle GNL contient du gaz naturel sous sa forme liquide qui offre une autonomie allant jusqu'à 750 km. La version GNC fonctionne avec une réserve de gaz naturel comprimé qui s'utilise en fois le GNL épuisé, apportant alors une autonomie supplémentaire d'environ 200 km. NB
 
   
   
 
  Environnement
DB Schenker vert et solidaire à Lorient

DB Schenker poursuit sa stratégie « verte » pour ses livraisons en centre-ville en desservant depuis début mars le cœur de Lorient à vélo. Le prestataire a conclu un partenariat avec Feel à Vélo, une association d'entreprise solidaire écoresponsable lorientaise, qui gère sous les couleurs du transporteur allemand le dernier kilomètre du centre-ville mais également la zone portuaire. Après l'achat de camions roulant au gaz, de véhicules électriques ou encore hybrides et les livraisons en triporteurs à Rennes, Nantes, Bordeaux et au Mans (NLF n°131), DB Schenker France continue à développer des solutions en faveur du développement durable. NB
 
   
 
  Arrimage
Un filet pour sécuriser le chargement
des conteneurs maritimes

La société L-EX vient de lancer Block-Load, un système permettant de sécuriser et maintenir la charge transportée sur un ou deux niveaux dans des conteneurs dry, particulièrement utile lors de chargements incomplets sur les navires. Il s'agit d'un filet de blocage placé en fin de chargement qui retient la charge transportée pendant les mouvements longitudinaux, utilisable pour tous types de conditionnement. Le système, composé de 4 sangles verticales avec mousquetons, de 2 sangles horizontales avec tendeurs à cliquet pour la mise en tension et la fermeture, ainsi que de 4 aimants, peut être installé en très peu de temps par une seule personne. L-EX (anciennement France Arrimage) est spécialisée dans les solutions d'arrimage et de sécurisation des marchandises depuis plus de 30 ans. Elle appartient au groupe Axload, lui-même rattaché à Axel Johnson Group. L'entreprise, qui emploie 11 collaborateurs, a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 5,5 M€. NB
 
   
  Le système évite le basculement des charges hautes  
 

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N°137
9 juin 2017
JUIN

ITS EUROPEAN
CONGRESS

Systèmes
de transport
intelligent
Du lundi 19
au jeudi 22

Palais des Congrès
Strasbourg

Du lundi 19 au
dimanche 25

SIAE
Le Bourget


Webinaire
Fret 21

Par bp2r et l'AUTF
Mardi 20
de 10h30 à 11h30


Du mardi 27 au
jeudi 29
TOC Container
Supply Chain
Europe

Salon international
du transport
maritime RAI
Amsterdam

JUILLET

Du jeudi 13 au
dimanche 16
Salon du véhicule
électrique
et Hybride

Val d'Isère