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Union Européenne
Opération transparence
dans l'express transfrontalier

L'Union européenne a décidé d'intervenir dans l'envoi de colis transfrontaliers liés au e-commerce. Non seulement elle souhaite apporter plus de transparence aux tarifs de l'express mais elle souhaite également que les entreprises fournissent aux autorités réglementaires de leur pays des séries de données pour que les régulateurs nationaux puissent évaluer les tarifs et recenser les défaillances du marché. C'est l'une des décisions prises le 8 juin lors du Conseil de l'Union européenne, où se sont retrouvés les 28 ministres des transports européens*. Pour le Conseil, les tarifs élevés « ne sont pas pleinement justifiés par des facteurs objectifs comme les salaires ou la distance géographique ».
Or, selon l'Union européenne, seuls 15% des consommateurs achètent en ligne dans un autre pays à cause des prix élevés. D'où ses recommandations pour un nouveau règlement concernant le commerce électronique. Dans cette optique, la Commission mettra en place un site web où elle publiera les tarifs applicables aux livraisons transfrontalières transmis par les entreprises de livraison. Ceci afin de permettre aux consommateurs et aux entreprises de comparer les tarifs et choisir les plis intéressants. Les petites sociétés de livraisons sont exonérées de l'obligation de transmettre leurs tarifs. L'UE estime que les expressistes doivent adopter des tarifs abordables, basés sur les coûts sachant qu'en contrepartie, elles sont exonérées de TVA. Le Conseil et le Parlement doivent donner leur aval pour que ces propositions soient adoptées définitivement. SLG
•Note : les ministres devaient notamment plancher sur le Paquet Mobilité. Nous y reviendrons dans la newsletter de demain.

UE : Opération
transparence
dans l'express
transfrontalier


Le Conseil de l'UE
veut renforcer la
formation continue
des chauffeurs


Disparition
des conducteurs :
les constructeurs
n'y croient pas


Ports espagnols :
situation critique
à cause des grèves


Dachser inaugure
le nouveau site
d'Angers


Environnement :
K + N indique
son impact CO2
sur les factures
 
 
 

Formation
Le Conseil souhaite renforcer
la formation continue des chauffeurs

Le 8 juin, le Conseil de l'UE a adopté une orientation générale pour modifier la directive sur la formation initiale et la formation continue des conducteurs détenteurs d'un permis C ou D. Il prévoit notamment d'ajouter une formation de 35 h supplémentaires tous les 5 ans en plus de la formation initiale. Ce que la France a déjà mis en place avec la FCO (Formation continue oblogatoire). Cette formation est axée notamment sur l'anticipation, que ce soit pour accroître la sécurité ou pour réduire la consommation. De plus, le Conseil souhaite que le code harmonisé 95 apparaisse sur le permis de conduire ou sur une carte de qualification du conducteur. Ce code atteste des compétences requises et assure la reconnaissance de ces compétences. Selon la Commission, presque 47.000 conducteurs ont rencontré des difficultés dans la reconnaissance de leur qualification par d'autres pays, l'année dernière. Le nouveau texte qui doit être négocié avec le Parlement européen prévoit également des modifications de la directive sur le permis de conduire et sur les conditions d'âge minimum. SLG
 
 


36 M€.

C'est le montant
des pertes
accusées par
les ports
espagnols
pendant les grèves
de la semaine
dernière.
Camions autonomes
Les constructeurs ne croient pas à
la disparition des conducteurs

Assistera-t-on vraiment à une diminution de 50 à 70% de conducteurs routiers d'ici 2030 avec l'arrivée des camions autonomes, comme le prédit un rapport du Forum international du transport* (NLF n°131) ? Pour l'instant, les constructeurs de camions en doutent fortement. Réunis à l'occasion d'une conférence de presse organisée le 8 juin dernier par la Syndicale Internationale de l'Automobile et du Motocycle (CSIAM), les dirigeants français des principaux constructeurs de poids lourds ont fait part de leur scepticisme. « J'ai été choqué par les articles alarmants évoquant une division par deux du nombre de conducteurs routiers. Le développement de la conduite autonome, qu'il vaut mieux qualifier de conduite déléguée, se développera surtout sur voies rapides et même dans ce cas, il faudra quand même des chauffeurs pour les phases d'approche », interpelle Jean-Marc Diss, Directeur Général de Mercedes-Benz Trucks France et président de la branche VI de la CSIAM. Ce dernier compare le futur rôle des conducteurs à celui occupé par les pilotes dans un long-courrier : ils lâcheront les commandes lorsqu'ils seront en vitesse de croisière, avec une reprise possible à tout moment. « Même dans les cas de platooning, avec un véhicule leader suivi de véhicules suiveurs à très courte distance, il faudra encore un chauffeur par cabine, ne serait-ce que pour sortir du platooning », renchérit Lionel Bertuit, Directeur commercial de Volvo Trucks France. Un point de vue partagé par tous ses confrères du PL. Ainsi, plus qu'une disparition, il vaudrait mieux parler d'une évolution du métier de chauffeur. « Le métier va changer. Et finalement, ce seront peut-être certains postes liés à l'exploitation qui vont disparaître, car ces fonctions vont pouvoir être remplies par les conducteurs lorsqu'ils seront en conduite déléguée », prévoit Jean-Marc Diss. En parallèle, on assistera à l'avènement du camion totalement autonome sur des sites dédiés, à environnement hostile, comme c'est déjà le cas dans des mines comme par exemple à Kristineberg, dans le nord de la Suède avec un Volvo FMX. « Dans ce cadre-là, le camion du futur risque d'être une caisse avec des roues, il n'y aura plus besoin de cabine », suggère Gilles Baustert, Directeur marketing de Scania France. Une autre application concerna les zones de chantier, ou les exploitations agricoles.
C'est ainsi qu'au Brésil, Volvo Trucks fait actuellement la démonstration d'un camion benne à conduite déléguée dans une exploitation de cannes à sucre près de Sao Paulo. Le véhicule doit suivre une trajectoire définie par GPS afin de ne pas écraser de jeunes plants, tout en roulant à la même vitesse que la moissonneuse. Une tâche ultraprécise que la machine réussit mieux que l'homme, ce dernier restant tout de même en cabine pour accéder aux champs et gérer les impondérables. « Plus qu'une opposition, on assistera à une plus forte complémentarité homme-machine », conclut Jean-Marc Diss. GH
*Note : FIT, rattaché à l'OCDE
 
   
 
 
 


« Le métier
va changer.
Et finalement, ce
seront peut-être
certains postes
liés à
l'exploitation
qui vont
disparaître, car
ces fonctions
vont pouvoir
être remplies
par les
conducteurs
lorsqu'ils seront
en conduite
déléguée »,


prévoit
Jean-Marc Diss,
président de la
branche VI
de la CSIAM.
Ports espagnols
Situation critique à cause des grèves

Les ports espagnols sont frappés depuis plusieurs semaines par un mouvement social des manutentionnaires pour protester contre la réforme proposée par le gouvernement et qui porte notamment sur le travail des opérateurs portuaires. Dernier acte : suite au débrayage qu'ont déjà connu les escales espagnoles les 5, le 7 et le 9 juin., une nouvelle grève aura lieu du 14 au 16, puis les 19, 21 et 23 juin et chaque fois pour 24 heures. Cette perspective est très inquiétante pour le ministère des transports espagnol qui, dans un communiqué, a rappelé que les trois jours de grève de la semaine dernière se sont soldés par des pertes de 36 M€. Le port d'Algeciras a été le plus pénalisé puisque la compagnie Maersk a procédé à un report massif de ses opérations sur l'escale marocaine de Tanger Med. Au total, ce sont 15 navires qui ont été détournés. Par ailleurs, compte tenu des blocages provoqués par la grève, 150.000 opérations de manutention de conteneurs seront définitivement déplacées d'Algeciras à Tanger. Pour sa part, CMA CGM a prévenu le 9 juin que sa productivité était maintenue sur les terminaux qu'elle a en gestion mais que de la congestion était à prévoir. Le ministère du développement économique espagnol a incité les syndicats à ne pas poursuivre le mouvement et appelé les partenaires sociaux à reprendre le dialogue. SLG
 
 
 
  Messagerie
Dachser inaugure
le nouveau site d'Angers

Dachser vient d'inaugurer sa nouvelle plate-forme d'Angers, opérationnelle depuis le 6 mars dernier. Déjà présent dans la région depuis 1975, le prestataire a choisi la zone d'activités d'Angers Marcé, située à côte du réseau autoroutier et d'Angers Loire aéroport. L'activité globale du site représente 220 tonnes de marchandises par jour avec 27 tournées quotidiennes assurant la distribution régionale (Sarthe, Mayenne et Nord Maine et Loire). Par ailleurs, Dachser Angers opère 18 lignes quotidiennes connectées avec les 363 agences du réseau européen du groupe, implantées dans 24 pays en Europe. Au total, 5,2 M€ ont été investis dans ce nouveau centre logistique de 4.200 m2, avec capacité d'extension lui permettant de doubler sa surface. NB
 
   
 
  Environnement (suite)
K + N indique son impact CO2
sur les factures

Depuis mai 2017, le total des émissions de CO2 générées par les opérations de fret maritime est indiqué au bas des factures de Kuehne + Nagel. Le calcul est réalisé par Global Seafreight Carbon Calculator (GSCC), l'outil maison capable d'estimer en un instant les émissions de CO2, SOX et NOX des expéditions de porte-à-porte, en lots partiels et complets. « Notre but est de favoriser la visibilité et la prise de conscience de l'impact environnemental du fret maritime dans la Supply Chain. Cet outil aidera la prise de décision en matière d'émissions carbone (...). Afin d'aider nos clients à atteindre leurs propres objectifs de réduction de CO2, nous pouvons déplacer leurs marchandises en minimisant leur impact carbone » commente Otto Schacht, membre du comité directeur de K + N. Comme c'est le cas pour les autres parties de la SC (entreposage, transport aérien et routier), les données sont consultables en ligne via le portail KNLogin, facilitant le suivi et l'établissement de rapports sur le bilan carbone des activités de chacun. Les données concernant les émissions émanant du transport maritime au sens strict (de port à port) des expéditions en lots complets sont par ailleurs compilées par le Clean Cargo Working Group (CCWG) dont les armateurs membres gèrent 87% des flux de conteneurs à travers le monde. PM
 
 

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N°138
12 juin 2017
JUIN

ITS EUROPEAN
CONGRESS

Systèmes
de transport
intelligent
Du lundi 19
au jeudi 22

Palais des Congrès
Strasbourg

Du lundi 19 au
dimanche 25

SIAE
Le Bourget


Webinaire
Fret 21

Par bp2r et l'AUTF
Mardi 20
de 10h30 à 11h30


Du mardi 27 au
jeudi 29
TOC Container
Supply Chain
Europe

Salon international
du transport
maritime RAI
Amsterdam



La Nuit de l'Etoile
Vendredi 30
La Baule

JUILLET

Du jeudi 13 au
dimanche 16
Salon du véhicule
électrique
et Hybride

Val d'Isère