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Grand froid
Le transport, un axe plus que jamais
stratégique pour Sofrilog

Créé en 2007 par Sofrica et Sofrino, le réseau Sofrilog (42 sites en France), numéro deux français de la logistique grand froid, fête ses 10 ans cette année. Si la prestation logistique reste la majeure partie de l'activité, le transport, initié en 2009 avec le rachat des Transports Bataille, affiche depuis une belle progression au point de représenter aujourd'hui environ 25% des 150 M€ de CA réalisés en 2016. « Nous visons tous les segments de marché : commission de transport, transport de lignes, groupage, distribution fine ou très fine en BtoB et BtoC, en bi ou tri température, notamment en Région parisienne. Et toujours en restant très qualitatif dans l'accompagnement de nos clients car c'est la marque de fabrique de notre réseau » a déclaré Rui Pereira, Directeur Général de Sofrino et co-dirigeant du réseau Sofrilog. Le dernier développement en date en transport, c'est l'ouverture récente à Bordeaux d'une agence pour répondre aux besoins de transports de surgelés du client Collection Gourmande, la marque boulangerie, traiteur, viennoiserie et pâtisserie du groupe Soufflet.
L'activité de distribution sur le dernier km est clairement un axe stratégique de développement pour les années à venir, notamment au travers de sa filiale de transport par véhicules légers OoFrais, opérationnelle à Paris, Lille, Lyon, Caen, Avignon, et Bordeaux. La flotte totale du réseau Sofrilog s'élève à près de 300 véhicules (dont la moitié en région parisienne), en grande majorité à la norme Euro 6. Prochainement, sept véhicules au biométhane viendront s'y intégrer, pour la distribution en Ile-de-France, cinq pour répondre aux exigences client du groupe Carrefour et deux dans le cadre d'un renouvellement de parc utilisé pour la livraison des magasins Leader Price/Franprix. JLR



Le transport,
un axe
plus que jamais
stratégique
pour Sofrilog


SVP Transport
achète les
Transports Valot


GT Location
implique tout
son personnel
dans la veille
stratégique


Transagrial,
nouvelle identité
de la co-entreprise
Agrial-Malherbe


Renault Trucks
lance ses
gammes T, C  et K
au Chili

L'interview :
Michel Sarrat,
Pdg de
GT Location
David Bordessoule,
Directeur
de l'Innovation
« Le véhicule
autonome
nous oblige
à nous poser
des questions »
 
 
 
 

Dernier kilomètre
SVP Transport achète
les Transports Valot

SVP Transport a annoncé jeudi dernier l'acquisition des Transports Valot, opération lui permettant de compléter sa présence dans la logistique du dernier kilomètre. En effet, SVP Transport intervient pour le compte de banques, compagnies d'assurance, groupe de presse et établissements publics en effectuant jour et nuit, en dédié ou mutualisé, des navettes de livraison et en livrant 20.000 points chaque jour. La société, qui compte 47 salariés et un réseau de 600 chauffeurs, a étendu son offre avec la création de salles de courrier et/ou de numérisation de documents pour le compte de ses clients. SVP Transport a déclaré en 2016 un chiffre d'affaires de 2,8 M€. Transports Valot dispose quant à lui, d'un entrepôt de 4.000 m2 à Chennevières sur Marne (94) et d'une flotte d'une vingtaine de véhicules (dont la moitié en propre) qui assure quotidiennement plus de 1.000 expéditions – soit 10.000 colis – de produits pharmaceutiques et cosmétiques sur les 8 départements de la région parisienne pour le compte de plusieurs marques. Les marchandises, enlevées sur l'ensemble du territoire, sont dégroupées dans l'entrepôt et livrées sur toute l'Ile-de-France. Cette acquisition permet à SVP Transport de se renforcer dans le domaine du colis et d'accéder à de nouveaux secteurs, mais également de bénéficier d'une importante base au sud-est de la Capitale pour ses futurs développements. « Le rapprochement de SVP Transport et des Transports Valot illustre bien la volonté de nous renforcer sur des segments d'activité complémentaires et de créer les conditions d'une croissance significative pour les prochaines années dans le domaine de la messagerie du dernier kilomètre où notre groupe figure parmi les leaders français », commente Christian Rouchouse, président du Groupe SVP Transport. NB
Photo : Christian Rouchouse
 
 


7.
C'est le nombre
de camions
au biométhane
qui vont
prochainement
intégrer la flotte
Sofrilog.
Stratégie
GT Location implique tout son
personnel dans la veille stratégique

En organisant des « réseaux métier », en février dernier, autour des activités de distribution de matériaux pour le bâtiment (25% du CA), volaille (15%) et transport sous température dirigée (25%), GT Location a impliqué exploitants, directeurs d'agences et de filiales ainsi que ses conducteurs dans une action de veille structurée, pilotée par David Bordessoules, directeur de l'Innovation. « On avait besoin d'être plus pertinents dans chacun de nos métiers en échangeant des bonnes pratiques », déclarait Michel Sarrat, le Pdg de la société le 8 juin dernier, lors d'une rencontre avec la presse. « On a choisi de développer l'intelligence collective en captant des messages chez les clients ou ailleurs. D'autres réseaux métier pourraient voir le jour prochainement pour les activités béton, déchets et distribution de pneus », précise Pascal Guillot, Directeur Général adjoint. Les réseaux sont constitués autour d'un noyau dur de quatre personnes autour desquelles gravitent des conducteurs, personnel de maintenance et commerciaux avec un rôle d'« explorateurs ». Ce groupe peut s'étendre via le réseau social interne Seemy. Les réseaux sont équipés d'unoutil de consolidation par mots clés (Curator) leur permettant de centraliser et de classer par thème les informations recueillis sur le terrain, dans la presse, sur le web (Google et Twitter entre autres). Les sujets de veille couvrent l'innovation, la concurrence, les salaires, l'ubérisation, la sécurité ou encore le matériel. Chacun collecte les informations et le noyau dur se réunit en conférence téléphonique une fois par semaine puis tous les trois mois, toutes les infos sont remontées à la direction générale. La société a pu ainsi identifier, par exemple, l'arrivée de nouveaux concurrents sur le marché de la location de courte et longue durée dans le secteur de la distribution de matériaux ou encore la découverte de nouveau conteneurs frigos autonomes et silencieux. C'est la direction qui, in fine, décide de la suite à donner aux informations issues de la veille. Cette nouvelle initiative intervient dans une année particulière pour GT Location. Début 2017, la société a chamboulé sa gouvernance en remplaçant l'ancien comité de direction par un Comité des leaders *. Pour le 1er semestre, elle enregistre une hausse de 10% des activités bâtiment et RHF. « On manque même de ressources dans le bâtiment », reconnaît Pascal Guillot. Par ailleurs, l'entreprise a accusé 200.000 € de perte d'exploitation pour la filière « gras » de l'activité volaille en 2016 suite à la crise de la grippe aviaire. Parallèlement, à l'international, GT Location étudie de près des opportunités de partenariat pour la livraison pour le bâtiment. Si 2017 est considérée par la société comme une année de repérage, des projets devraient se concrétiser en 2018. SLG
•Note : il représente les responsables des 4 axes
stratégiques, les directeurs des filiales et l'ex Codir
Photo : Pascal Guillot
 
 
 
 


« Avec
Transagrial,
nous mettons
en place une
véritable force
logistique
au service de
l’agriculture du
grand Ouest.
Cette opération
nous permet
donc de nous
renforcer
sur l’un de
nos principaux
marchés,
tout en
améliorant
l’utilisation des
capacités de
notre réseau »,


déclare
Alain Samson,
Président
de Malherbe.
Partenariats
Transagrial, nouvelle identité de
la co-entreprise Agrial-Malherbe

Après 20 ans de coopération sous le nom de Logisco, une joint-venture à 50-50 entre Malherbe et la coopérative agricole Agrial, les deux partenaires ont récemment signé un nouvel accord transformant Logisco en Transagrial. Dans ce cadre, Malherbe sera le prestataire d'Agrial pour le transport amont et aval de la coopérative. Concrètement, Transagrial aura pour missions le transfert des céréales livrées à la moisson sur les sites de proximité par les agriculteurs jusqu'aux silos centraux. Les céréales sont ensuite séchées, triées, puis stockées et livrées chez les différents clients finaux (fabricants d'aliments du bétail, meuniers, silos portuaires pour l'export). A partir des sites industriels Agrial, Transagrial livre chez les adhérents les aliments du bétail, les semences, les engrais. La société approvisionne également les 280 magasins de la branche distribution rurale du groupe Agrial. Transagrial, dont Alain Samson, président du groupe Malherbe, assure la présidence et Alain Gautier, DG d'Agrial, la Direction générale, hérite d'un chiffre d'affaires de 20 Md'€ en 2016 et prévoit d'atteindre 40 Md'€ en 2017. Le nombre de collaborateurs évoluera de 180 à 250 en comptabilisant des conducteurs et des sédentaires. La flotte sera également renforcée, passant de 130 à 180 moteurs. Transagrial opérera essentiellement sur les 7 départements de l'Ouest de la France couverts par Agrial (14, 50, 61, 53, 72, 35 et 37) et déploiera ses activités sur le nouveau périmètre de la Coopérative notamment en Bretagne et dans les Pays de la Loire. SLG
 
 
  Alain Samson, Président du groupe Malherbe et
de Transagrial avec
Christian Clarysse, Directeur
de la Coopérative
 
 

Amérique du Sud
Renault Trucks lance ses gammes
T, C et K au Chili

Renault Trucks vient de lancer la commercialisation de ses gammes de camions T, C et K au Chili, en partenariat avec l'importateur chilien Salfa. Il disposera de quinze points de vente dans le pays. Ces véhicules ont été présentés à Santiago le 4 mai dernier.
La gamme C s'adresse aux métiers de la construction, avec des camions qui bénéficient d'une charge utile importante, d'une faible consommation de carburant et d'une garde au sol facilitant l'accès à tous types de terrain. Le constructeur souhaite atteindre 500 unités vendues – toutes gammes confondues - à l'horizon 2020. Un nouveau marché pour le constructeur français dont marque est déjà bien implantée en Amérique du Sud à travers le Brésil, où il a atteint l'an dernier le chiffre de plus de 100.000 voitures vendues par an. Renault a déjà investi dans le pays 409 M€. NB
 
 
  Erratum
Une erreur s'est glissée dans notre article d'hier concernant Star's Service. C'est en effet une plate-forme de rechargement qui a été inaugurée boulevard Ney et non pas un espace de logistique urbain (ELU).
 
 
L’I N T E R V I E W
 
Michel Sarrat, Pdg de GT Location
David Bordessoules, Directeur de l'Innovation
« Le véhicule autonome nous oblige
à nous poser des questions »

GT Location s'est récemment organisée en réseaux métiers. Plus que jamais, les conducteurs voient élargi le spectre de leurs compétences. Mais, justement, comment le groupe de location de véhicules avec conducteurs se prépare-t-il à l'avènement du véhicule autonome ? Entretien croisé avec Michel Sarrat, Pdg et David Bordessoules, directeur de l'innovation de GT Location.

LA NEWSLETTER DU FRET : Comment une société dont le cœur de métier
est la location de véhicules avec conducteur appréhende-t-elle
la venue du camion autonome ?

Michel Sarrat : Je suis frappé par le nombre d'articles et par la prise de conscience générale sur le sujet. Mais je trouve que l'on a souvent une vision du camion « binaire » : soit 100% traditionnelle ou bien science-fiction. Mais en fait, c'est un peu comme pour les avions. Il y a toujours un pilote dedans. Et pour nous, il y aura un conducteur dans le camion encore pour un certain temps surtout pour les tâches hors conduite. Ceci dit, la location avec conducteur sera fortement impactée.
David Bordessoules : Souvent, on prend l'image du platooning qui limite la saturation des routes. On cherchera à se raccrocher à un train de camions mais même les véhicules qui vont s'y joindre auront un conducteur. Il faudra quand-même calculer les distances entre chaque camion pour que les voitures puissent aussi s'insérer dans le flux. Or, on n'est pas en circuit fermé. Ceci dit, on regarde ce qui se passe ailleurs : à Singapour, les taxis sont autonomes et il y a aussi des expériences en Europe du Nord. On a rencontré récemment Navyia (*) qui conçoit des navettes autonomes pour le transport de voyageurs. La technologie est là mais restent à résoudre les questions liées à l'infrastructure, à la réglementation, à la maintenance, qui est coûteuse et à l'assurance.
Michel Sarrat : En matière d'assurance, il faut se dire que les assureurs des transporteurs risquent d'être remplacés par les assureurs des constructeurs. Mais il est vrai aussi que le camion autonome pourrait faire monter la sécurité et réduire les primes d'assurance. Mais on a aussi des absurdités qui viennent du droit du travail. Par exemple, nous avons des doubles équipages pour le transport de poussins. Poussins qui sont ensuite embarqués dans des avions pour l'export. Selon le droit du travail, le repos du conducteur qui ne conduit pas est considéré comme du temps de travail. On peut imaginer que plus tard, le véhicule autonome emmène le travailleur sur son lieu de travail.

NLF : Est-ce que le camion autonome pourrait
résoudre la pénurie de conducteurs ?
D.B. : Face à ce problème, nous mettons tous les moyens pour recruter en misant sur la marque employeur. Nous avons toujours considéré qu'il fallait alimenter le marché. On prend 100 à 120 contrats de professionnalisation par an et 60% des personnes formées restent chez nous. Parler du véhicule autonome fait peur. La pénurie peut par ailleurs accélérer les choses sur le front du camion autonome qui pourrait apporter une solution.

NLF : A votre avis, à quel horizon faut-il se situer ?
D.B. :Pas avant 2020-2030. Mais pas au niveau ultime d'automatisation. Il y aura encore des conducteurs. D'ailleurs, le véhicule autonome avance en même temps que l'intelligence artificielle et la robotique. Celle-ci pourra concerner aussi les tâches périphériques comme le chargement et le déchargement. On fait beaucoup de veille sur le phénomène et sa vitesse pour en estimer l'impact humain. Dans l'activité béton, par exemple, les conducteurs passent plus de temps à attendre sur le chantier et à laver la toupie qu'à conduire. Pour le bâtiment, on parle de grues pilotées à distance...

NLF : Est-ce que vos conducteurs sont inquiets ?
M.S. : Lorsque nous avons travaillé sur la vision à 10 ans du groupe, le sujet a été évoqué. Il y avait déjà une prise de conscience de la part des conducteurs. Et on en parlera de plus en plus pour les rassurer. Nos métiers seront impactés, certes, mais cela ne fera pas disparaître les conducteurs. Notre approche est de dire au camion autonome : « bienvenue ! » et de se préparer car ça va arriver. Dans nos métiers, le déplacement de compétences est possible. Il est certain que le véhicule autonome nous oblige à nous poser des questions. SLG
*Note : Navyia était présent au salon Viva Techology à Paris la semaine dernière Photo 1 : Michel Sarrat
Photo 2 :
David Bordessoule
 
 

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