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Stratégie
Pourquoi Vingeanne Transports
a choisi le GNV

C'est pour répondre à une consultation lancée par Palet System, le réseau de distribution du groupement Astre, que Vingeanne Transports (Longeau, dans le 52) s'est doté d'un tracteur Iveco NP400 mixte GNL/GNLC. Basé chez sa filiale PLF International à Combs-la-Ville, le tracteur assure la distribution dans le département de l'Essonne pour le compte de Palet System la journée et effectue des rotations de nuit en aller-retour entre la Seine et Marne et la Haute-Marne. L'exploitation d'un véhicule propre était la condition pour répondre à la consultation lancée par Astre. Par ailleurs, la société a décidé d'investir pour développer l'activité de location dédiée. Thierry Prodhon et Jean-Luc Henry, respectivement Directeur commercial et Responsable des investissements du matériel roulant, ont défendu le projet en comité de direction calculette en main et projection dans le temps. « C'est un pari sur l'avenir que nous avons pris avec néanmoins un risque à demi mesuré puisque nous n'avons aucune vision quant à la valeur de revente sur le marché de l'occasion. Je dis « à demi mesuré » puisque nous avons juste estimé ce paramètre, alors que dans le cas d'un véhicule diesel, nous négocions généralement le prix de rachat lors de l'acquisition. Il reste donc une inconnue à l'équation » indique Thierry Prodhon avant de poursuivre : « les premières analyses s'avèrent positives et corroborent les différentes études que nous avions menées en amont. Ce challenge expérimental s'annonce positif et nous réfléchissons déjà à l'acquisition d'autres tracteurs sur des trafics similaires mais sur des lignes bien spécifiques pour le moment puisqu'il existe actuellement un bémol quant au maillage du territoire en stations de ravitaillement en gaz ». Transports Vingeanne inclut l'hypothèse d'une station dans ses réflexions et investissements prévus pour l'année prochaine. Si les conditions sont réunies, elle pourrait être installée dans son nouveau centre de cross-dock, en bordure de l'A31 (sortie Langres) et, idéalement, être ouverte à d'autres transporteurs. Si le premier camion GNV a été financé en propre par la société (signataire de la Charte CO2), elle ne s'interdit pas de regarder les aides qu'elle pourrait obtenir pour en acquérir d'autres. Cette démarche complète les actions qu'elle a entreprises pour l'optimisation de son activité, y compris sur le plan environnemental : gestion des kilomètres à vide, optimisation du chargement et des tournées, formation à l'éco-conduite et gestion des consommations, investissement dans du matériel répondant aux dernières normes Euro… Prochaine étape : l'obtention du label Objectif CO2 à l'échéance 2018. SLG


Pourquoi
Vingeanne
a choisi le GNV


UPS amplifie
ses efforts
en matière
d'énergies
non polluantes

Falcon, un nouveau
laboratoire
roulant pour
Renault Trucks


Maersk
victime des
cyberattaques


Eric Tregoat
nommé Directeur
Général de
l'IRT Railenium


Etiquetage :
une nouvelle
norme
internationale
pour les colis


L'interview :
Alexandre Busila,
Directeur de
l'aviation cargo
d'ACS France
« Le fret aérien
d'urgence
a la cote »
   
 
 
 


25%.
C'est le taux
de véhicules
à motorisation
autre que diesel
de la flotte UPS
d'ici 2020.
Envrionnement
UPS amplifie ses efforts en matière
d'énergies non polluantes

UPS annonce aujourd'hui de nouveaux objectifs ambitieux en matière de développement durable. La société de transport prévoit en effet d'ajouter des véhicules alternatifs tout en ayant davantage recours aux énergies renouvelables. Ces objectifs s'inscrivent dans le cadre de son engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses opérations terrestres mondiales de 12% d'ici 2025. L'une des volontés du transporteur est de faire en sorte que 25% de l'électricité consommée par sa flotte provienne des énergies renouvelables dans 8 ans. De plus, d'ici 2020, UPS prévoit qu'un véhicule neuf sur 4 achetés chaque année sera un véhicule à carburant alternatif et équipé de technologies avancées, contre 16 % en 2016. Par ailleurs, en 2025, 40% du carburant consommé dans le cadre de ses opérations terrestres devra provenir d'autres sources que l'essence et le diesel, contre 19,6% en 2016. UPS exploite aujourd'hui plus de 8.300 véhicules à carburant alternatif. Sa flotte comprend des véhicules électriques, hybrides électriques et hybrides hydrauliques, des véhicules fonctionnant au gaz naturel comprimé, au gaz naturel liquéfié et au propane, ainsi que des véhicules utilisant des matériaux composites légers et moins gourmands en carburant. La stratégie du géant américain implique de mettre en place un réseau logistique intelligent de véhicules équipés de technologies avancées et d'équipements alimentés par des sources d'énergie plus diverses et durables. JPG
 
 


« C'est un pari
sur l'avenir
que
nous avons
pris avec
néanmoins
un risque à
demi mesuré
puisque
nous n'avons
aucune vision
quant
à la valeur
de revente sur
le marché de
l'occasion »,


affirme
Thierry
Prodhon
,
Directeur
commercial
de Vingeanne
Transports qui
a récemment
reçu son premier
camion GNV.

Environnement (suite)
Falcon, un nouveau laboratoire roulant
pour Renault Trucks

Dans la lignée des projets Optifuel Lab 1, Optifuel Lab 2, ou plus récemment Urban Lab 2 sur véhicule de distribution, Renault Trucks entreprend aujourd'hui de développer un nouveau laboratoire roulant afin d'obtenir une réduction de consommation de 13% par rapport à un attelage standard tracté par un Renault Trucks T. Le projet Falcon, Flexible & Aerodynamic Truck for Low CONsumption est mené par Renault Trucks avec un consortium de partenaires* et fait objet d'un financement public français via le Fonds unique interministériel (F.U.I.). Les développements technologiques porteront sur l'optimisation de l'aérodynamique de l'ensemble tracteur et semi-remorque, les pneumatiques à faible résistance au roulement et connectés, les fonctionnalités prédictives d'aide à la conduite économe et de gestion d'énergie, et l'amélioration de la chaîne cinématique au moyen d'une nouvelle génération de système de récupération de chaleur Rankine et de formulations de lubrifiants optimisées. Les technologies seront intégrées, à l'exception du système Rankine, dans un camion démonstrateur et éprouvées en conditions réelles à partir de la fin 2018. L'objectif est d'atteindre un retour sur investissement pour le client dans un délai de deux ans en conditions normales d'exploitation, dans l'optique d'une industrialisation à moyen terme. Le projet Falcon, qui prendra fin en 2020, devrait permettre à Renault Trucks de se préparer à répondre aux exigences des futures réglementations, notamment européennes, portant sur les émissions de CO2 des véhicules lourds, les masses et dimensions et les pneumatiques. SLG
•Note : Faurecia, Michelin, Total, Fruehauf, Wezzoo, Benomad, Styl'Monde, Polyrim, Enogia, l'IFPEN, l'École centrale de Lyon (LMFA) et des laboratoires LTE et LESCOT de l'IFSTTAR.
 
 
 
 
  Sécurité
Maersk victime des cyberattaques

Connue sous le nom de Petya, la toute dernière cyberattaque à envergure internationale a touché de nombreuses multinationales dont le groupe Maersk. Reconnaissant la gravité de la situation, le N°1 mondial du fret maritime a posté hier matin sur son site web le message suivant : « Nous confirmons que Maersk a été touché par la cyberattaque nommée Petya le 27 juin 2017. Les systèmes informatiques de nombreux sites et de quelques branches de notre activité sont actuellement en panne. Nous avons stoppé la propagation du phénomène et mettons en place un plan de récupération avec nos partenaires IT et des agences mondiales de cyber sécurité. Nous avons coupé un certain nombre de systèmes dans le but de contenir le problème.
Les entités Maersk Oil, Maersk Drilling, Maersk Supply Services, Maersk Tankers, Maersk Training, Svitzer et MCI ne sont actuellement pas affectées. Des mesures de précaution ont été prises pour assurer la continuité des opérations. Les navires de Maersk Line sont en mesure de manœuvrer, de communiquer et les équipages sont en sécurité.
APM Terminals est touché sur plusieurs ports et Damco n'a qu'un accès limité à certains systèmes. Nous continuons d'évaluer et de gérer la situation afin de minimiser son impact sur nos opérations, nos clients et partenaires. Des plans de continuité sont en cours de déploiement en fonction de leur priorité. L'impact agrégé sur notre société est en cours d'évaluation »
. Cette dernière attaque met une nouvelle fois en évidence, et à mal, la confiance qu'humains et entreprises plaçons dans nos systèmes informatiques et mesures de sécurité mais pourrait aussi, si elle venait à se prolonger, mettre en exergue l'importance du transport dans notre société de consommation. PM
 
 
  Nomination
Eric Tregoat nommé Directeur Général
de l'IRT Railenium

Eric Tregoat prend aujourd'hui ses fonctions en tant que Directeur Général de l'Institut de recherche technologique (IRT) Railenium, centre de recherche appliquée et de développement des systèmes ferroviaires. Il devient également Directeur exécutif de l'association TTP, qui porte notamment le Pôle de Compétitivité i-Trans. Cette décision intervient après la nomination d'Yves Ramette comme Président commun des deux structures. La nomination d'Éric Tregoat marque une nouvelle étape dans la mise en place du rapprochement opérationnel entre le pôle de compétitivité i-Trans et Railenium ainsi que dans la restructuration prévue pour cette dernière entité. Avec plus de 20 ans d'expérience dans la gestion d'ingénierie et de projets, acquise chez deux leaders industriels de la filière ferroviaire, Eric Tregoat a été Directeur Marketing et Stratégie chez Alstom Transport et Directeur de centre de profit chez Siemens France. SLG
 
 
  Etiquetage
Une nouvelle norme
internationale pour les colis

Après plusieurs mois de réflexion, le Comité Européen de Normalisation (CEN) a publié un guide technique destiné aux services postaux européens pour le marquage des colis internationaux. Et c'est le standard SSCC (Serial Shipping Container Code) de GS1 qui est préconisé comme solution pour identifier les colis internationaux grâce à l'utilisation d'une seule étiquette logistique, lisible par tous les opérateurs. Jusqu'à présent le recours aux solutions propriétaires rendait obligatoire un ré-étiquetage des colis en fonction du réseau et/ou du pays de distribution. Cette décision s'inscrit dans la stratégie de la Commission Européenne visant à développer un « Digital Single Market » afin de créer de nouvelles opportunités pour le e-commerce. Un pas supplémentaire vers un marché européen unifié. « En utilisant un langage commun comme le SSCC nous allons dans le bon sens, affirme Pablo Gomez, Head of Innovation chez FM Logistic. Nous devions trouver un moyen de faire tomber les frontières qui persistaient entre les différents pays européens pour gagner en efficacité. Les entreprises ont chacune leur propre système d'identification, mais avec le SSCC, une solution interopérable et ouverte à tous, nous pouvons gérer la livraison du colis beaucoup plus facilement ». JPG
 
 
L’I N T E R V I E W  
Alexandre Busila,
Directeur de l'aviation cargo
d'ACS France
« Le fret aérien d'urgence a la cote »

Revenu du Bourget, Alexandre Busila, responsable de l'activité cargo d'Air Charter Service France, est plus que jamais confiant dans l'essor du fret aérien d'urgence, activité qui fait déjà la force d'ACS*. Avec une bonne surprise en sus : en France, la demande est plus que jamais axée sur la qualité de la prestation. Entretien.

LA NEWSLETTER DU FRET : Quel bilan tirez-vous du Salon du Bourget ? Alexandre Busila : Bien qu'un peu décevant côté matériel, avec peu de nouveautés pour les flottes cargo et l'absence de certains gros appareils russes, il a été néanmoins un bon Salon pour les affaires. Et notamment pour le fret de dernière minute ou pour les gros gabarits. Au Bourget, nous avons rencontré nos clients, les compagnies aériennes et des fournisseurs. Et, hasard du calendrier, nous avons dû affréter d'urgence un avion pour un fournisseur pour transporter une pièce depuis l'Afrique.

NLF : Quelles tendances se dégagent pour le fret aérien ?
A.B. : Le sentiment généralisé dans la profession est que la demande des clients en France est de plus en plus qualitative. Par exemple, quand on nous confie des pièces hors gabarit, on nous donne les photos et les diagrammes. Je sens les gens plus disposés qu'auparavant à investir dans le fret aérien. Les clients planifient davantage aussi ce qui peut relever du dernier recours. En un mot, ils anticipent.

NLF : Quels sont les secteurs où ce phénomène est le plus sensible ?
A.B. : Dans le fret militaire, l'aéronautique, notamment pour la livraison de pièces hors gabarit, la livraison de groupes électrogènes pour l'industrie pétrolière ou encore les bobines de câbles optiques de 30 à 40 tonnes et, bien-sûr, l'automobile. Ce secteur représente 40% à 45% de notre activité cargo.

NLF : Quels sont vos autres segments porteurs ?
A.B. : Le bagage accompagné (OBC), lancé il y a deux ans en Europe puis à destination de l'Asie et des Etats-Unis, a connu une progression de 60% en 2016. Au premier trimestre de cette année, il a démarré très fort surtout en direction de l'Asie et de l'Amérique du Nord car il y a moins d'offre pour les petits tonnages. Les Etats-Unis restent la principale destination pour ce service où nous livrons par exemple des pièces automobiles mais aussi des articles pour l'univers de luxe où la notion d'urgence est très présente. Cela ne veut pas forcément dire que nous pratiquons des tarifs prohibitifs. L'affrètement d'un avion par notre biais peut être plus intéressant que par une compagnie aérienne en direct et, même dans l'urgence, nous pouvons proposer une offre plus intéressante par rapport à celle d'un expressiste. C'est un service qui est très prisé pour le dépannage d'usines en pleine nuit. Son coût est de toute façon incomparable par rapport à celui induit par un arrêt d'usine.

NLF : Comment se présente 2017 pour ACS ?
A.B. : En mai, nous avions déjà réalisé 70% du CA prévu pour cette année. On conforte nos positions dans l'automobile – avec notamment un nouveau contrat avec un acteur clé du marché pour le transport urgent – mais aussi dans la pharma. Nous transportons des vaccins vers la Chine, l'Irak ou la Lybie où l'embargo a freiné le transport maritime et les lignes régulières. L'affrètement de matières dangereuses pour le compte de gouvernements est également une activité soutenue. Je passe tous les deux ans la licence IATA Matières dangereuses pour obtenir les permis et les dérogations nécessaires aux opérations aériennes dans certains pays. Je passe aussi beaucoup par la voie diplomatique. Enfin, nous transportons aussi beaucoup d'animaux vivants : chevaux de course, poussins d'un jour et volailles vers l'Afrique du Nord notamment mais également des vaches et des taureaux vers le Moyen et extrême Orientou encore des dauphins, transférés d'un zoo à l'autre. Les contrôles sont sévères et les documents nombreux dans une activité où la dématérialisation a pris du retard. Propos recueillis par Silvia Le Goff
•Note : le groupe a enregistré un CA de 408 M€ dans le monde en 2016
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
Tél : 01 80 91 56 33
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Rédactrice
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Karine Dino
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N°151
29 juin 2017
JUIN

Du mardi 27 au
jeudi 29
TOC Container
Supply Chain
Europe

Salon international
du transport
maritime RAI
Amsterdam


La Nuit de l'Etoile
Vendredi 30
La Baule

JUILLET

Mardi 11
FORUM D'ÉTÉ
Organisé par
SCMagazine
et ESCP Europe
« Les nouveaux
Busines Models
en SupplY Chain »
De 9h à 17h15
ESCP Europe
Paris 11e


Du jeudi 13 au
dimanche 16
Salon du véhicule
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et Hybride

Val d'Isère