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Stations GNV :
Avia et les
transporteurs
Brangeon
et TBPFM
partenaires


Des transporteurs
qui veulent tirer
le meilleur parti
du GNL


Paquet Mobilité :
la commission
affaires
européennes
du Sénat réagit


Pour Maersk un
bon 2e trimestre
2017 malgré
la cyber-attaque


Marché :
Combien rapporte
le fret routier
aux Etats-Unis ?


L'info décalée
UPS mise sur
la réalité virtuelle
pour former ses
conducteurs
Stations GNV
Avia et les transporteurs Brangeon
et TBPFM partenaires

Le Groupe Brangeon et les transports TBPFM, tous situés à proximité de Cholet (Maine-et-Loire), se sont associées au réseau Avia Picoty pour financer la construction de la première station d'avitaillement en GNL-GNC de Cholet. L'investissement, à hauteur de 2 millions d'euros, est partagé par les partenaires. L'ouverture de la station, située dans le parc industriel du Cormier de Cholet, et à proximité de l'A87 Bordeaux-Paris et de l'axe Cholet-Nantes (N249), est prévue pour janvier 2018 et sera ouverte à tous, sans adhésion ni restriction. À l'ouverture, la station devrait servir une vingtaine de camions par jour selon les estimations des partenaires, avec une montée en puissance : 50 véhicules/jour sont prévus pour 2019 et plus de 70 en 2022. Pour Anne-Sophie Barbeau, chargée de communication du Groupe Brangeon, « il s'agit d'une estimation prudente. Plus de 250 transporteurs et 63 logisticiens sont implantés dans un rayon de 100 kilomètres, sans compter le probable intérêt des chargeurs. Nous avons prévu 4 pistes au démarrage, sachant que nous pouvons monter jusqu'à huit ».
Le Groupe Brangeon (125 millions de CA, 1.000 salariés), est spécialisé dans le transport et la logistique, la gestion des déchets, le recyclage et la valorisation des matières premières secondaires. Sa flotte, qui compte 300 véhicules, va accueillir très prochainement ses six premiers tracteurs Stralis Iveco GNL. Cet investissement devrait se poursuivre au fur et à mesure du renouvellement du parc. Quant aux Transports TBPFM, PME de 110 moteurs (200 personnes) spécialisée dans le fret industriel, la conversion au gaz s'est effectuée avant même l'ouverture de la station. « Nous avons fait l'acquisition de deux tracteurs Iveco Stralis GNC en mai dernier et un porteur GNC de 12 t va bientôt grossir l'effectif. Mais le GNC ne propose qu'une autonomie limitée, de l'ordre de 500 km, qui restreint ces véhicules à des opérations régionales. La possibilité d'utiliser du GNL va porter l'autonomie à 1.500 km et autorisera tout type de liaison », se réjouit Pascal Boué, gérant fondateur de l'entreprise. Ce dernier attend ses deux premiers Stralis GNL pour l'ouverture de la station. Pour le réseau Avia, il s'agira de la deuxième station gaz après celle inaugurée en juillet dernier sur l'aire d'autoroutes de Beaune-les-Mines A20/E9 (Limoges, Haute-Vienne). « D'autres stations gaz suivront, notamment celles de La Rochelle La Pallice et de Montauban en avril 2018. C'est une volonté forte d'être présent sur le secteur du GNL-GNC. Nous avons choisi des emplacements sur des nœuds routiers importants, avec beaucoup de passages poids lourds et, à chaque fois, une demande croissante de la part de plusieurs de nos clients », précise Anthony Laberthonnière, responsable du service Cartes chez Avia Picoty*. GH
*Note : en France, le réseau Avia compte 708 stations-service qui appartiennent à deux sociétés : Avia Picoty à l'ouest et Avia Thevenin & Ducrot à l'est..
   
  Photomontage de la future station GNL-GNC
d'Avia-Picoty à Cholet. Picoty
 
 
 
 


676,2 Mds$.
C'est le
chiffre d'affaires
cumulé enregistré
par le secteur
du transport
routier
aux Etats-Unis
en 2016, selon
un rapport
de l'American
Trucking
Association
(ATA).
Stations GNV (Suite)
Des transporteurs qui veulent tirer
le meilleur parti du GNL

Ce n'est pas la première fois que des transporteurs s'associent à des projets de stations gaz. En juin dernier, Picq-et-Charbonnier inaugurait sa première station Gaz'Up mixte (GNL et GNC) à Auxerre, et annonçait celle de Toulouse (GNC) en fin d'année (NLF n°153). La configuration est différente cette fois-ci puisque, si Gaz'up ambitionne d'ouvrir un certain nombre de stations, les transporteurs Brangeon et TBPFM comptent surtout répondre à un besoin urgent. « Nous ne cherchons pas à en faire une activité à part entière ou à faire du bénéfice. Il nous fallait une station GNL pour commencer à faire de la longue distance avec des véhicules gaz et le seul moyen de l'obtenir était de la faire nous-mêmes », explique Pascal Boué, gérant fondateur de TBPFM. Pour le montage du dossier, les pouvoirs publics ont été sollicités, sans réponse jusqu'à présent. « Je pense que c'est à nous transporteurs de changer le système et d'aller vers les énergies nouvelles », estime ce dirigeant. Les transports TBPFM, qui utilisent depuis mai dernier des tracteurs GNC, dressent déjà un premier bilan positif. « Le rapport poids puissance est très satisfaisant, ces véhicules sont relativement silencieux, les chauffeurs en sont très satisfaits », détaille Pascal Boué. Le surcoût à l'achat des véhicules, de l'ordre de 30%, sera-t-il compensé par le prix moindre du carburant ? « Il faudra évaluer ces acquisitions sur le long terme. C'est aussi une question d'image et de marketing même si nos clients ne sont pas disposés à surfacturer nos prestations pour autant », juge-t-il. Un point de vue partagé par Anne-Sophie Barbeau, chargée de communication du Groupe Brangeon, qui souligne l'investissement conséquent sur le matériel : « nous ne savons pas encore si l'opération sera gagnante d'un point de vue économique, car il y a une inconnue sur le coût de l'entretien des véhicules. Mais le gaz entre dans notre politique RSE et notre volonté d'utiliser les énergies alternatives ». Ce choix peut toutefois s'avérer judicieux, les véhicules gaz, silencieux et peu polluants, permettant d'accéder aux zones de circulation restreinte des grandes agglomérations. « Nous commençons en outre à trouver des exigences pour des véhicules verts dans le cahier des charges de nos clients », reconnait ainsi Anne-Sophie Barbeau. GH
 
   
  Premier tracteur GNL du Groupe Brangeon.
Groupe Brangeon
 
 
  Paquet Mobilité
La commission affaires européennes
du Sénat réagit

La commission des affaires européennes du Sénat a réagi à son tour aux mesures prévues dans le Paquet Mobilité (NLF n°132, n°134, n°137, n°139). Pour les sénateurs, l'UE doit aller plus loin. Dans un avis politique rendu fin juillet, elle note que le texte de Bruxelles est moins exigeant par rapport à la législation française. Concrètement, s'il défend le principe « à travail égal, salaire égal », le Paquet présenté fin mai est moins contraignant quant à l'application des règles sociales du pays d'accueil, seulement après l'opération de transport international, dans le cadre du cabotage. En France, la loi Macron a établi que le salaire minimum s'applique dès le premier jour de présence des conducteurs étrangers sur son territoire. Par ailleurs, Jean Bizet, sénateur LR qui préside la commission, relève que « la distance moyenne d'une livraison en France pour un transporteur national est estimée à environ 300 kilomètres. En cinq jours, il sera donc facile d'en faire plus que trois [opérations de cabotage, NDLR], au risque de déstabiliser un peu plus les entreprises locales. Il convient de rappeler qu'à l'origine la réglementation européenne sur le cabotage vise à éviter les retours à vide et à alléger ainsi le coût pour l'environnement. Il ne s'agissait pas de libéraliser totalement le secteur. Ce que propose un peu plus aujourd'hui la Commission ». Parce qu'elle ne trouve pas ces dispositions suffisamment protectrices, la commission a décidé de solliciter la Commission européenne en lui demandant d'établir une liste ouverte d'exigences administratives et de contrôles pour accroître la réactivité face à la fraude. SLG
Photo : Jean Bizet
 
 
  Résultats
Pour Maersk un bon 2ème trimestre
2017 malgré la cyber-attaque
La reprise se confirme pour AP Moller Maersk dont le CA a bondi de 8,4% au 2e trimestre (par rapport à 2016) pour atteindre 9,6 Md$. Les ventes de la B.U. Transport & Logistique culminent à 7,7 Md$ (+15%) et les opérations de Maersk Line sont à nouveau rentables suite à la politique de réduction des coûts mais également à la reprise du marché : 1,7% en volume pour Maersk et jusqu'à +36% sur les tarifs Est-Ouest. Par ailleurs, le groupe s'est tout récemment séparé de sa filiale carburants pour se concentrer sur ses activités de transport et logistique (NLF n°162). En revanche, la cyber-attaque du mois de juin, qui a touché Maersk Line, APM Terminals et Damco, aura tout de même laissé des traces et devrait impacter négativement les résultats du 3e trimestre à hauteur de 200 à 300 M$. PM
 
 


« La rédaction
proposée reste
en deçà de
la législation
française
qui prévoit
une application
du salaire
minimum du
pays d'accueil
dès le premier
jour d'entrée
sur le territoire
national »,


estime
Jean Bizet,
président de
la commission
affaires
européennes
du Sénat,
au sujet du
Paquet Mobilité
européen.
Marché
Combien rapporte le fret routier
aux Etats-Unis ?

676,2 Mds$, c'est le chiffre d'affaires cumulé enregistré par le secteur du transport routier aux Etats-Unis en 2016 selon un rapport publié par l'American Trucking Association (ATA). La « trucking industry » s'octroie ainsi 79,8% du marché en termes de CA et 70,6% en volume avec 10,42 Mds t (9,45 Mds en tonnes métriques) de fret transporté. Les camions -33,8 M de cartes grises sont recensées- ont rapporté à l'état 41,3 Mds$ de taxes et autres droits de circulation, un semi-remorque à cinq axes devant s'acquitter d'une taxe annuelle de quelque 5.600$. Ils ont par ailleurs parcourus plus de 720 Mds de km, absorbant au passage quelque 146 Mds de litres de diesel et 58 Mds de litres d'essence. 91% de ses camions appartiennent à des sociétés disposant d'une flotte de moins de six véhicules et 97,3% en possèdent moins de 20. Enfin, l'ATA estime que le secteur emploie 7,4 M d'Américains dont 3,5 M de chauffeurs, un chiffre qui diffère très largement de celui indiqué sur le site du Bureau of Labor Statistics, à savoir 1M. « Les informations récoltées dans notre rapport Trends démontrent ce que j'explique aux élus et au législateur chaque jour : le transport routier est la force qui fait avancer notre grande économie » résume Chris Spear, Président de l'ATA. PM
 
 
 
 
UPS mise sur la réalité virtuelle
pour former ses conducteurs

A partir du mois de septembre, le géant américain du transport de colis et de fret, introduit dans ses programmes de la réalité virtuelle dans ses 9 centres dédiés (Integrad UPS) aux Etats-Unis. Il s'agit d'équiper les nouveaux employés de casques de réalité virtuelle afin d'apprendre à détecter et identifier des risques et dangers sur la route. En immersion, les conducteurs disposent d'une vision à 360° pour voir et entendre ce qui se passe sur le trajet. Voitures mal stationnées, animaux, piétons, les experts ont imaginé des situations réalistes afin de préparer ses employés à « servir les clients en toute sécurité », l'un des engagements d'UPS. Les modules de formation avec la réalité virtuelle remplaceront à terme les écrans tactiles. Destinés pour le moment aux conducteurs des « package car »(fourgons les plus répandus de la flotte), ils pourront être utilisés par tous les collaborateurs par la suite. UPS envisage également d'introduire de la réalité augmentée dans ses prochains programmes de formation. SLG
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
Tél : 01 80 91 56 33
silvia.legoff@scmag.fr

Nathalie Bier
Directrice de clientèle
Tél. 01 43 76 64 53
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N°164
24 août 2017
SEPTEMBRE

Du mardi 19
au jeudi 21
Salon du
e-commerce

Porte
de Versailles,
Paris

Mardi 26
Journée INRS
pour les services
de santé
au travail

INRS, 65 Bd
Richard-Lenoir
Paris

Mardi 26 et
mercredi 27
Assises du port
du futur

UIC, Paris