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Directive
détachement :
la France
cherche des alliés
à l'Est


L'impact
des véhicules
autonomes
sur les
infrastructures


Véhicules
autonomes et
électriques


Véhicules
autonomes
et péages

L'info décalée :
Walmart songe
à des entrepôts
dirigeables
et s'allie avec
Google
Directive détachement
La France cherche des alliés à l'Est

C'est au cours du voyage en Autriche, Roumanie et Bulgarie, qui a débuté mercredi et qui se termine aujourd'hui, qu'Emmanuel Macron fait du lobbying pour une révision de la directive détachement proche des positions françaises. Le choix des pays ne doit rien au hasard puisqu'il comprend certains des principaux pourvoyeurs de travailleurs détachés, peu enclins à durcir les règles du travail détaché. Mercredi, la France a marqué un premier point avec la signature d'un accord avec l'Autriche, la Slovaquie et la République tchèque demandant l'instauration d'une durée « raisonnable » pour le détachement. Autrement dit, moins que les 24 mois prévus par la Commission européenne dans sa proposition de révision. Paris, de son côté, souhaiterait passer à 12 mois sur une période de deux ans. Par ailleurs, les quatre pays sont d'accord sur le principe du « à travail égal, salaire égal ». Lors de ce sommet, accueilli par l'Autriche, la République Tchèque, membre du groupe de Visegrad* (les pays plus favorables à une plus grande libéralisation) a commis une mini-dissidence par rapport à ses « alliés » en se disant prête à les convaincre de se rapprocher des signataires. En effet, Pologne et Hongrie sont plus réticents à restreindre les règles du travail détaché. Le travail de persuasion du Président de la République s'est poursuivi hier, en Roumanie où il a mis en garde contre un « démantèlement de l'UE » causé par le dumping fiscal pratiqué par certains pays de l'Est. Cette menace pourrait être écartée par une révision plus restrictive de la directive européenne, estime-t-il. A noter que les pays de l'Est sont particulièrement contraires à l'application de la directive détachement aux conducteurs routiers, souhaitée par la France. SLG
* Note : Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovaquie
 
  Emmanuel Macron avec le chancelier autrichien
Christian Kern, mercredi à Vienne.
 
 
 
 


14.414 EVP.
C'est la
capacité du
porte-conteneurs
de CMA CGM
Theodore
Roosevelt,
le plus grand
à avoir fait escale
sur la côte Est
des Etats-Unis
et qui est attendu
à New York
le 7 septembre
pour l'inauguration
du Bayonne
Bridge.
Véhicules autonomes
Comment ils vont changer
les infrastructures

L'essor de la voiture autonome va complètement modifier les infrastructures routières. C'est l'un des enseignements de l'étude que vient de publier le groupe de construction Vinci, à travers sa structure de veille prospective baptisée « Léonard », et portant sur « l'impact des véhicules connectés et autonomes sur les infrastructures *. Tout d'abord, la signalisation routière va s'adresser de plus en plus directement aux véhicules, au fur et à mesure de leur autonomie. À travers ses filiales -notamment Signature pour les équipements routiers- Vinci travaille sur de nouvelles peintures de manière à ce que les lignes blanches soient « lues » par les capteurs des véhicules et par tous temps, ce qui suppose par exemple d'en accroître l'aspect réfléchissant. Une étape supplémentaire consistera à apposer une surcouche signalétique virtuelle, via les applications GPS, à toute la cartographie embarquée, ce qui pourrait marquer la fin, à terme, des objets de signalisations physiques destinés aux conducteurs. La dernière étape, sur laquelle le groupe travaille également, consistera à appliquer une couche de connectivité sur l'infrastructure routière elle-même, de façon à diffuser de l'information en direct vers les véhicules (limitations de vitesse, aléas de circulation, travaux, etc.) afin que le véhicule autonome adapte sa stratégie de conduite et ses prises de décision. L'échange d'information pourra bien sûr s'opérer du véhicule à l'infrastructure, avec par exemple un signalement automatique des nids de poules sur la route. Par ailleurs, il n'est pas interdit d'imaginer que certaines voies seront dédiées au platooning, d'autres au covoiturage (comme c'est déjà le cas à Los Angeles).
L'essor des véhicules électriques, mode silencieux et non polluant, permettra de revaloriser les espaces autour des axes routiers. La généralisation des véhicules autonomes devrait également sonner le glas de la voiture individuelle au profit de la location, ce qui verra l'avènement de flottes géantes et modifiera les rapports de force entre acheteurs et constructeurs. L'usage de parking particulier en centre-ville sera également bouleversé, avec une probable réaffectation de ces espaces devenus inutiles. Un regret, l'étude ne dit mot sur l'avenir des flottes de poids-lourds qui avancent pourtant sur le front de l'autonomie. GH
Pour voir
la vidéo sur YouTube
 
   
 
  Véhicules autonomes (suite)
Priorité à l'électrique

Tout comme les constructeurs automobiles, Vinci est persuadé que véhicule autonome sera un véhicule électrique, selon son étude « Léonard » sur l'impact des véhicules connectés et autonomes sur les infrastructures. Le Plan Climat, annoncé par le ministre de l'Environnement Nicolas Hulot, plaide également en ce sens. Cette transition globale pèsera sur l'infrastructure, qui devra fournir un apport énergétique majeur autorisant les recharges ultrarapides de milliers de véhicules en même temps. Un rôle qui pourrait être tenu par les stations service actuelles mais également par des zones de recharge par induction ou des panneaux photovoltaïques intégrés dans la chaussée. Vinci Autoroutes et Vinci Énergies se sont positionnés sur ce créneau. De même, les véhicules ne pourront circuler que dans des univers bénéficiant de connexion de hauts débits type 4G et bientôt 5G (2019), ce qui est loin d'être le cas actuellement sur le réseau autoroutier. GH
 
 


« Le marché
unique
européen
et la libre
circulation
des travailleurs
n'ont pas
pour but
de favoriser
les pays
qui font
la promotion
du moindre
droit social »,

a déclaré
Emmanuel
Macron
,
lors de son
déplacement
à Vienne,
mercredi
23 août.
Véhicules autonomes (suite)
Vers une seule classe de péage

L'une des nombreuses conséquences de l'avènement des véhicules autonomes sur les autoroutes, ce sera la fin des cinq classes de péage. Les modèles de tarification autoroutières vont s'affiner pour permettre un développement du paiement selon l'usage. L'infrastructure saura en temps réel le nombre de personnes par véhicule, mais également si les camions roulent à vide ou pas, ainsi que leur tonnage exact et les routes empruntées avant d'accéder au réseau autoroutier. L'étude prévoit de possibles packages de tarification villes et autoroutes. En attendant, Vinci a déjà expérimenté sur son réseau le premier passage d'une barrière de péage par un véhicule autonome. Le 12 juillet dernier, un Citroën C4 Picasso autonome a franchit la barrière de Saint-Arnoult-en-Yvelines, le plus grand péage d'Europe, sans aucune intervention du conducteur, grâce à une communication spécifique établie entre le véhicule et l'infrastructure. Cette expérimentation, menée en conditions réelles de trafic, constitue une avancée dans le développement du véhicule autonome de niveau 4 (mind off – sans supervision du conducteur). La zone de péage avait toutefois été aménagée de manière à proposer un système de guidage déployé 500 mètres en amont de la barrière, permettant au véhicule autonome de suivre une trajectoire pré-enregistrée qui le guide jusqu'à la voie de péage équipée pour l'accueillir. Le système indique ensuite le trajet à parcourir à la sortie de la barrière, jusqu'à rejoindre la section courante de l'autoroute. Désormais, trois voies du péage de Saint-Arnoult sont équipées de systèmes de guidage pour véhicules autonomes.
À noter que pour cette expérimentation, le C4 Picasso Autonome a été doté d'un badge de télépéage. Quelques jours plus tôt, le constructeur Renault avait annoncé de son côté un partenariat avec le concurrent Sanef afin de tester également le passage des voitures autonomes aux barrières de péage ainsi qu'à l'approche des zones de travaux. GH
 
   
  Premier passage d'une voiture autonome au péage
de Saint-Arnoult le 12 juillet dernier. PSA-Vinci
 
 
 
Walmart songe à des entrepôts dirigeables
Walmart, numéro un mondial de la distribution, n'entend pas se faire distancer par le leader de la distribution en ligne Amazon, notamment en matière d'innovations les plus débridées. La chaîne de supermarchés américaine a ainsi déposé le 17 août dernier un brevet d'entrepôts volants sous forme de dirigeables, afin de faciliter les livraisons par drone. Les engins sont supposés voler à une altitude comprise entre 150 et 300 mètres, de manière autonome ou téléguidés à distance, avec plusieurs pistes d'envols pour les drones. Amazon avait déposé un brevet similaire en avril 2016. Pour les deux rivaux, ce système d'entrepôt volant doit permettre de réduire les coûts de livraison, notamment du dernier kilomètre. Pour l'instant, aucun d'entre eux n'a avancé de date butoir pour un quelconque lancement officiel, si tant est qu'il ait lieu un jour. Sur un plan plus terre à terre, Walmart vient d'annoncer son rapprochement avec Google afin de proposer des centaines de milliers d'articles « de la lessive aux Lego », qui pourront être commandés par Google Assistant, l'assistant vocal connecté de Google. Qui sait, peut-être faut-il s'attendre prochainement au pilotage vocal des flux aériens d'approvisionnement et de distribution... SLG
Schéma : projet d'entrepôt dirigeables pour drones déposé par Walmart.
Source : United States Patent and Trademark Office
 
 

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N°165
25 août 2017
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