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e-CMR :
l'Otre s'allie
à Dashdoc


Détachement :
un sujet au cœur
d'un nouvel
équilibre
européen


SBB Cargo
se lance dans
les wagons
« intelligents »


SBB Cargo :
premiers tests
pour accélérer
les manœuvres


Rhenus Logistics
s'est mis en trois
pour transporter
un stator
de Belfort
Lettre de voiture électronique
L'OTRE et Dashdoc alliés pour
le développement de l'e-CMR

La fédération de transporteurs s'est rapprochée du portail Dashdoc pour proposer la mise en place de l'e-CMR sécurisée à ses adhérents. Dashdoc a été développé par la start up Truckfly, créée en 2015 par Benoît Jonquez. Ce portail, créé en février dernier, permet d'utiliser des documents de transport 100% électroniques afin de réduire considérablement les coûts administratifs, d'accélérer le processus de facturation et de disposer d'une vraie traçabilité temps réel. Il a été développé en étroite collaboration avec des TPE et des PME du transport. Les utilisateurs renseignent les informations légales obligatoires conformément au contrat de transport national ou à la convention CMR (chargement, déchargement, marchandise). Les conducteurs qui réalisent le transport, peuvent accéder au document à partir d'un smartphone ou d'une tablette Android ou iOS, et le renseigner à chaque étape de la livraison. Puis l'expéditeur et le destinataire signent à leur tour le document, en utilisant une technologie de signature électronique simple, légale et sécurisée (à base de scan de QR Code sur les smartphones) (voir l'interview de Benoît Jonquez dans NLF n°109). Selon l'OTRE, cet outil sera aussi un outil permettant de mieux lutter contre le travail illégal et la concurrence déloyale, dans le cadre du transport international et du cabotage. SLG
 
  Benoît Jonquez, co-Fondateur et Président de Truckfly  
 
 
 

Directive détachement
Un sujet au cœur d'un nouvel
équilibre européen

Le Président de la République Emmanuel Macron se veut confiant sur la possibilité que les pays membres de l'UE atteignent une convergence sur la nouvelle version de la directive sur les travailleurs détachés courant octobre. Mais cette convergence n'était vraiment pas évidente lors de son déplacement en Bulgarie, vendredi. Le ton est monté entre la France et la Pologne. Celle-ci est contraire à un durcissement du texte et ne supporte pas que Paris lui dicte la conduite à suivre. Paris lui reprochant de s'isoler. Sa première ministre a même renvoyé à Macron la responsabilité de l'éclatement de l'Union. C'est dire si le sujet est délicat. Jusque-là l'Europe est éclatée sur sa vision du sujet. Paris, Berlin et Vienne partagent la même volonté de rendre les règles plus contraignantes en réduisant notamment la durée pendant laquelle le travailleur détaché peut travailler dans un autre pays. Paris défend un passage des trois ans actuels à 12 mois maximum sur une période de deux ans. La proposition de révision présentée la Commission européenne ramène la période à 24 mois. Celle-ci nécessite la majorité qualifiée des États membres pour être adoptée. Sur la question des conducteurs routiers -qui ne sont pas concernés par la directive- les divergences sont encore plus fortes et comptent l'Espagne et le Portugal dans les pays réticents à leur appliquer le texte. D'où la proposition de Macron d'aborder la question séparément. Il n'empêche que la question des travailleurs détachés dans sa globalité est devenue sujet de négociation entre une partie des pays d'Europe occidentale et Etats membres de l'Europe de l'Est, en contrepartie de l'entrée dans l'espace Schengen (pour la Roumanie et la Bulgarie). Pour sa part, le commissaire européen à l'économie, Pierre Moscovici s'est dit confiant quant à possibilité d'un compromis. Affaire à suivre... SLG
 
 


2.000.
C'est le nombre
de wagons
intelligents que
SBB Cargo
escompte détenir
d'ici 2018.
SBB Cargo
L'opérateur suisse se lance dans
les wagons « intelligents »

La compagnie ferroviaire Suisse SBB Cargo va se doter de wagons de marchandises connectés, bardés de capteurs et de logiciels développés par Bosch. Après un an et demi de test sur 150 wagons, le système va maintenant pourvoir se déployer : d'ici la fin 2018, SBB Cargo comptera un total de 2.000 wagons de marchandises dits « intelligents » qui circuleront sur les chemins de fer européens. Le système d'information repose sur la communication entre des capteurs situés à l'intérieur du wagon de marchandise et un boîtier de connectivité fixé à l'extérieur. Le boîtier sert également d'interface avec Internet. Les données envoyées au Cloud sont évaluées sur un serveur puis affichées pour les employés de SBB Cargo sur un portail en ligne (et à terme sur des tablettes). Un wagon de marchandises connecté peut déterminer sa position à un mètre près, et ainsi calculer son heure précise d'arrivée. Grâce à l'enregistrement continu du kilométrage, les entreprises peuvent planifier des cycles d'entretien basés sur le kilométrage et l'état des wagons. Des capteurs permettent aussi d'alerter en cas de rupture de la chaîne du froid ou de palier critique, et préviennent le centre de commande. De plus, pour la première fois, le wagon peut lui-même détecter des vibrations importantes et enregistrer la localisation et la gravité des secousses. Un autre projet consiste à intégrer les données directement dans les processus métier de la compagnie ferroviaire afin de renforcer l'automatisation de ses flux logistiques. GH
 
   
  Installation d'un boitier de connectivité Bosch
dans un wagon SBB Cargo.
 
 


« Dans
notre plan
stratégique
nous avons
clairement
manifesté notre
intention
de suivre
la distribution
automobile
dans sa
révolution
digitale et
de construire
un groupe
leader, »


a déclaré
Jean-Michel
Floret
,
Président
du directoire
de STVA
(groupe SNCF),
en passe
de finaliser
son rachat
par CAT.

SBB Cargo (suite)
Premiers tests pour accélérer
les manœuvres

Sur un plan plus physique, SBB Cargo indique travailler sur le wagon de marchandise de l'avenir, « qui sera un outil logistique moins bruyant, plus léger et plus performant. Pour nous, cela signifie non seulement la connexion de nos wagons de marchandises mais aussi l'automatisation de nos opérations », explique Nicolas Perrin, Directeur Général de SBB Cargo. L'entreprise a fait de nouveau appel à Bosch pour développer un nouveau système destiné à accélérer les manœuvres des wagons de marchandise, grâce à des capteurs radars et l'usage de la vidéo (comme les systèmes anticollision utilisé sur les tramways). Pour l'instant, ces manœuvres nécessitent généralement l'intervention de deux personnes, qui observent, guident, couplent et désaccouplent les wagons, et déplacent les aiguillages. Pour leur faciliter la tâche, des capteurs radar vont scanner une zone se situant jusqu'à 160 mètres devant la locomotive, puis combiner ces informations avec le parcours de la voie reconnue par les capteurs vidéo. Les intervenants pourront ainsi observer le parcours du train sur un écran mobile, même s'ils sont à l'arrière du train, tout comme avec une caméra de recul sur une voiture. Si les capteurs détectent des obstacles, ils enverront des avertissements visuels et sonores. La compagnie ferroviaire et Bosch réalisent actuellement les premiers tests du système sur des locomotives afin d'affiner la manœuvre assistée pour la production en série. A plus long-terme, ce dispositif sera un préalable au développement de la conduite automatique des transports ferroviaires, prévoient les deux partenaires. GH
 
 
 
 
Colis lourds

Rhenus Logistics s'est mis en
trois pour transporter un stator de Belfort

14,25 mètres de long, 4,90 mètres de large, 4,10 mètres de haut et un poids de 317 tonnes! Il fallait une organisation exceptionnelle pour déplacer ce stator (pièce maîtresse d'une centrale nucléaire) depuis Belfort (90) vers sa destination finale à la BFO (Base Froide Opérationnelle) de Saint-Leu d'Esserent, au sud ouest de Creil. Avec succès, Rhénus Logistics a récemment piloté toutes les étapes de ce convoi, depuis les opérations d'affrètement à la manutention et la gestion des ruptures de charge. Le stator avait quitté Belfort pour rejoindre le port Strasbourg par la route à bord d'une remorque équipée de 192 roues avec 16 essieux sur 3 files. À l'aide du portique à colis lourds d'une capacité de levage de 460 tonnes, il a été transféré sur l'automoteur rhénan M/S Wilingen direction Rotterdam où il a été transbordé au moyen d'une bigue flottante sur le navire fluvio-maritime M/V Leyla. Après la traversée maritime entre Rotterdam et Le Havre, le navire a remonté la Seine et l'Oise pour atteindre la BFO. Dans ce type d'opération, la difficulté réside dans le calcul des répartitions de charge sur la barge et le navire souligne le prestataire. « La réalisation de l'opération en moins de quinze jours a nécessité une très bonne connaissance et une excellente coordination de tous les acteurs impliqués », a déclaré Arsène Dahl, Directeur Général de Rhenus Logistics Alsace, dans un communiqué. CS
 
   
 

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N°166
28 août 2017
SEPTEMBRE

Du mardi 19
au jeudi 21
Salon du
e-commerce

Porte
de Versailles,
Paris

Mardi 26
Journée INRS
pour les services
de santé
au travail

INRS, 65 Bd
Richard-Lenoir
Paris

Mardi 26 et
mercredi 27
Assises du port
du futur

UIC, Paris