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L'OTRE dit tout ce
qu'elle pense du
Paquet Mobilité


Conflit routier :
commission
paritaire
ce mercredi


Hulot et Borne
s'engagent pour
la Vallée
de l'Arve


Drones : la Suisse
pionnière des
envois de colis


Drones :
comment
marche le M2


Drones :
Matternet
veut développer
des stations


Drones :
la Commission
européenne
monte au créneau
pour la sécurité
Paquet Mobilité
L'OTRE dévoile sa position

L'organisation patronale s'interroge sur la volonté réelle de la Commission européenne de mettre fin aux pratiques de concurrence déloyale. Dans un document de 25 pages, destiné aux partenaires sociaux et issu de la réunion du 28 septembre, l'OTRE détaille toutes ses réserves concernant le Paquet Mobilité et en dénonce les failles. « Aucune réponse n'est concrètement apportée à la question de l'efficience des contrôles et donc à la lutte contre la fraude, vecteur de dumping social », indique-t-elle. Pire, elle estime que « les comportements déviants sont encouragés en raison de demandes irréalistes voire fallacieuses des donneurs d'ordre et/ou commissionnaires de transport ». Dans sa salve contre le texte européen, elle n'épargne pas les plates-formes d'intermédiation comme terrain fertile aux dérives, notamment en matière de politique de prix, fatalement tirés vers le bas, constate l'OTRE. Dès lors, la fédération insiste sur cinq points qui lui paraissent essentiels : le cabotage et son contrôle, le détachement des travailleurs et son contrôle, les conditions de vie et de travail des conducteurs, les véhicules utilitaires légers et la tarification des infrastructures. Thèmes qui sont d'ailleurs ses chevaux de bataille depuis longtemps. Parmi les mesures qu'elle souhaite, on retrouve l'instauration d'une période de carence entre deux opérations de cabotage, l'élargissement des cas d'immobilisation de poids lourds pour toute infraction liée à la non-présentation des documents obligatoires de transport et l'application des normes sociales du pays d'accueil dès le premier jour de l'opération de transport. L'OTRE est toutefois favorable à un assouplissement des règles de détachement dans le seul cas d'un transport international départ en charge depuis le pays d'origine et retour en charge ou à vide vers le pays d'origine. SLG
Photo : Jean-Marc Rivera S.LeGoff
 
 
 

Conflit routier
Une commission paritaire prévue
pour le 4 octobre

Malgré les rencontres de la semaine dernière, les syndicats des salariés du TRM n'arrivent pas à être rassurés par les propos du ministère et des organisations patronales. Ils craignent toujours que les ordonnances ne représentent une menace pour la rémunération des conducteurs. D'où une commission mixte paritaire qui se tiendra le 4 octobre et qui aura également pour ordre du jour : les indemnités liées au travail du dimanche, les indemnités liées au travail les jours fériés ou la prime de travail de nuit. DIL
Pour en
savoir plus

 
 


23%.
C'est ce que
représentent
les frais
de déplacement,
non soumis à
charges sociales,
dans la
rémunération
des conducteurs
français,
contre 76% pour
les conducteurs
bulgares,
rappelle l'OTRE
dans un document
qui sera diffusé
ce jour
aux partenaires
sociaux.
Report modal
Hulot et Borne s'engagent pour
la Vallée de l'Arve

Le déplacement vendredi 29 septembre de Nicolas Hulot et d'Elisabeth Borne dans la Vallée de l'Arve, souvent coutumière de pics de pollution « dignes » d'une métropole comme Paris, peut être lu comme un nouveau test de l'ambition du gouvernement en matière de report modal. En face à face avec les élus et des associations, deux jours après le réengagement de la France pour le Lyon-Turin, c'était au tour de la ministre des transports de reconnaître que ce projet pourrait apporter une réponse à une population exaspérée par la mauvaise qualité de l'air. Bien qu'elle ait affirmé que le report modal de la route vers le rail ne se décrète pas (!), les partisans du train ont tout de même rappelé que celui-ci est sous-exploité. Quant à l'Autoroute ferroviaire alpine qui traverse la vallée de la Maurienne et dont la concession pour dix ans doit être attribuée l'année prochaine, le but serait de revenir au niveau de trafic d'il y a dix ans, selon la ministre. Bien qu'ils ne soient pas les seuls responsables des pics de pollution aux pieds du Mont Blanc, il a donc beaucoup été question de camions. Les deux ministres ont été interpellés sur la fraude à l'Adblue sur les véhicules aux normes Euro V et Euro VI. Alors que des contrôles expérimentaux sont en cours sur le sujet, Nicolas Hulot a annoncé qu'il demanderait au ministre du Budget Gérard Darmanin de saisir les douanes pour renforcer les contrôles. Enfin, il a aussi été question de gaz. Une deuxième station GNV est prévue dans la vallée. Pour souligner l'importance que la ministre des transports attache à ce carburant alternatif, elle a terminé sa visite chez les transports Prabel qui détiennent un camion au gaz. SLG
 
 
 
 
  Drones
La Suisse pionnière des envois de colis

Des drones de livraison vont transporter très prochainement des échantillons de laboratoire entre deux hôpitaux tessinois de Lugano (Suisse). C'est ce que vient d'annoncer le constructeur de drone Matternet, l'un des leaders du secteur, en dévoilant la première station d'envol et d'atterrissage qui sera utilisée entre les deux unités hospitalières. L'opération sera supervisée par la Poste Suisse pour le compte du réseau hospitalier tessinois EOC. L'acheminement de produits médicaux par drone est une pratique qui tend à se développer, notamment en Afrique, mais c'est la première fois qu'il s'effectuera en zone urbaine. Matternet a obtenu le feu vert des l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) en mars dernier après plusieurs essais. « Grâce aux drones, les transports seront plus rapides et efficaces, ce qui améliorera encore la prise en charge des patients », indique la Poste Suisse. Le temps de transport, actuellement de 25 minutes par la route, passera ainsi à 3 minutes par les airs. Si l'exploitation se révèle concluante, des produits plus complexes comme des greffes pourraient être acheminés. La Poste Suisse entend jouer un rôle de pionnier dans la logistique de drones, qu'elle considère comme un moyen judicieux de compléter la distribution traditionnelle des colis, « sans pour autant la remplacer ». GH
 
 


« Aucune
réponse n'est
concrètement
apportée
à la question
de l'efficience
des contrôles
et donc à
la lutte contre
la fraude,
vecteur
de dumping
social »,


indique
l'OTRE
dans ce même
document.
Drones (suite)
Comment marche le M2

Le drone qui sera utilisé, un modèle M2, est un quadricoptère de dimensions compactes (80 cm de diamètre sans les pales des rotors), spécialement conçu pour le transport de marchandises jusqu'à deux kilogrammes. Son autonomie maximale est de 20 kilomètres et il vole à une vitesse moyenne de 10 mètres par seconde (36 kilomètres/ heure). Pour des raisons de sécurité, le pilote automatique ainsi que les capteurs importants (comme l'altimètre, l'accéléromètre et le gyromètre) sont doublés. Par ailleurs, un parachute s'ouvre automatiquement en cas de défaillance totale de l'électronique (le drone pèse 9 kg à vide). Les drones vont s'élancer de plateformes d'environ deux mètres carrés, appelées Matternet Stations, qui peuvent être installées au sol ou sur le toit des hôpitaux. Chaque station contient un tiroir motorisé chargé de réceptionner le colis (au volume standardisé).
Ce dernier est ensuite chargé automatiquement dans une nacelle sous le drone. L'utilisateur se sert d'une application mobile pour créer l'ordre d'expédition. À l'arrivée, le destinataire place son smartphone devant le scanner de la station afin d'identifier le code QR qu'il a reçu pour pouvoir récupérer le colis. La station d'envol sert également de tour de contrôle et de zone de rechargement des drones.
 
   
 
  Drones (suite)
Matternet veut développer des stations

Pour sa part, la société Matternet a indiqué qu'elle allait se consacrer au développement d'un réseau de stations à travers la Suisse, et qu'elle nourrissait de pareilles ambitions en l'Allemagne et en Angleterre. Matternet s'est récemment associé à Daimler (NLF n°188) pour concevoir un service qui conjugue la livraison par drone à partir des utilitaires de la marque à l'étoile. Ce partenariat a trouvé sa première application jeudi dernier avec le lancement d'un projet pilote de livraison de marchandises de la plate-forme d'e-commerce Siroop (Coop et Swisscom). Pendant trois semaines, les clients de Siroop demeurant à Zurich pourront commander des produits électroniques (moins de 2 kg). Les paquets seront acheminés par des drones qui voleront vers l'une des deux camionnettes Mercedes-Benz Vito équipées d'une zone d'atterrissage sur le toit. Pour cela, les camionnettes s'arrêteront à l'un des quatre points prédéfinis, appelés « points de rendez-vous », dans la ville de Zurich, où le chauffeur prendra ensuite possession du paquet pour le livrer au client, tandis que le drone retournera chez le détaillant. Cette expérimentation vise à intégrer les drones dans la chaîne logistique, sans nécessiter une infrastructure supplémentaire. À terme, le projet pilote doit aboutir à un système beaucoup plus complexe : les livraisons de drones seront dynamiquement intégrées dans les itinéraires de livraison classiques. Dans ce scénario, les fourgonnettes ne seront pas tenues de se rendre à un petit nombre de points fixes pour l'atterrissage des drones. Elles seront alimentées par des engins volants le long de leur circuit habituel, avec une multitude de point d'arrêts possibles. Cela permettra l'ajout de colis urgents aux circuits préétablis. GH
 
   
 
  Drones (suite)
La Commission européenne monte
au créneau pour la sécurité

Vendredi dernier, le programme de recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen (SESAR) a lancé un appel à proposition pour sélectionner un projet de démonstration de géorepérage actif des drones évoluant au-dessus de 500 pieds (152 mètres, environ). Le projet implique que les utilisateurs disposent d'informations à jour sur la zone d''exclusion aérienne et reçoivent des alertes en temps réel avant d'y pénétrer. A cet effet, SESAR alloue un budget de 500.000 euros qui viennent s'ajouter aux 9M€ déjà attribués à des projets dans le cadre d'U-Space, un système automatisé de gestion de trafic des drones à basse altitude (NLF n°143). Par ailleurs, la Commission incite le Parlement et le Conseil européens à adopter sa proposition de décembre 2015 pour la création d'un cadre européen pour l'utilisation des drones.
Il faut rappeler que plus de 1.200 incidents de sécurité, y compris des collisions évitées de justesse entre drones et aéronefs, ont été recensés en 2016. SLG
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en Chef
Officiel des Transporteurs
Tél : 01 81 69 85 67
s.legoff@info6tm.com

Anne Kerriou
Rédactrice en Chef
Actu-Transport-Logistique.fr
Tél. 01 81 69 85 64
a.kerriou@info6tm.com

Sandrine Papin
Directrice Commerciale
Tél. 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com
 
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N°191
2 octobre 2017
OCTOBRE

Samedi 7
Congrès de
l'Unostra

Cournon
d'Auvergne (63)


Mardi 10
Congrès
de la FNTR

Palais des Congrès
Issy-les-Moulineaux


Mardi 17
Congrès
de l'OTRE

Stade de France,
Saint-Denis


Mercredi 18
et jeudi 19
Top Transport Europe
Palais du Pharo
Marseille