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Autoroutes :
Atlantia
a le feu vert
de l'UE pour
avaler Abertis


Directive
détachement :
Premier vote
en commission
au Parlement
européen


Fret ferroviaire :
la mission
Spinetta
officiellement
lancée


GNV :
Volvo Trucks
prépare
son offensive
pour le printemps
2018


E-commerce :
Amazon veut livrer
chez les clients
absents et éviter
les vols
Autoroutes
Atlantia a le feu vert de l'UE
pour avaler Abertis

Le groupe italien Atlantia, propriétaire de la société Autostrade, peut racheter l'espagnol Abertis. L'Union européenne vient de donner son feu vert à l'opération qui lui a été notifié le 8 septembre dernier (NLF n°122), pour un montant de 16,34 Mds€. Selon le communiqué de la Commission, « l'entité issue de la concentration continuerait d'être confrontée à une concurrence effective sur les marchés concernés ». De facto, c'est un géant des autoroutes qui verra le jour, car, comme le reconnaît la très rigoureuse Margrethe Vestager, la commissaire en charge de la concurrence, ce n'est ni plus ni moins que le plus gros exploitant d'autoroutes à péage au monde qui sera issu de cette concentration. Or, l'impact de l'opération concerne trois marchés : les autoroutes concédées d'abord. En France, Abertis détient le réseau Sanef mais est aussi présent naturellement en Espagne et partiellement en Italie. Atlantia gère la quasi totalité du réseau autoroutier italien via la filiale Autostrade. Ensuite, les holding sont aussi propriétaires d'opérateurs de télépéage (Abertis est propriétaire d'Eurotoll depuis mai dernier et Atlantia de Telepass, en Italie). Enfin, les deux acteurs sont aussi engagés dans la fourniture de matériel et de solutions pour les transports intelligents. Cependant, la Commission européenne estime qu'il n'y a pas de chevauchement géographique entre les réseaux autoroutiers respectifs et que le marché des concessions est très réglementé. Reste à savoir si la naissance de ce méga-opérateur changera la donne dans le contrat passé avec l'Etat français dans le cadre du plan de relance autoroutier et s'il fera bouger les lignes sur le front de l'interopérabilité des systèmes de télépéages PL. Sur ce terrain, où beaucoup de retard a été pris, notamment en Italie, une nouvelle directive européenne est attendue pour relancer la machine. SLG
 
 
 
 


16,34 Mds€.

C'est la somme
proposée par
Atlantia
pour racheter
Abertis.
La concentration
entre les
deux sociétés
vient d'être
avalisée par l'UE.
Directive détachement
Premier vote en commission
au Parlement européen

Comme nous l'annoncions la semaine dernière (NLF n°197), les principales mesures contenues dans le texte des rapporteurs du Parlement européen sur le texte de révision de la directive détachement ont été votées hier par la commission emploi et affaires sociales de l'assemblée de l'Union. Le texte issu du vote en commission établit que « le détachement dans le secteur du transport international sera traité dans une législation dédiée au secteur, inclue dans lepaquet « Mobilité ». Avant son adoption, afin de comblerles failles, la directive relative aux travailleurs détachés demeure applicable dans ce secteur », ont décidé les parlementaires de la commission, conformément au souhaitdes rapporteurs. Quant aux autres mesures, le conditionnel est de rigueur car le Conseil doit bientôt s'exprimer à sontour (le 23 octobre) avant le vote définitif au Parlement. Par conséquent, « l'ensemble des règles liées à la rémunérationdans le pays hôte, fixées par la loi ou les conventions collectives, devraient s'appliquer aux travailleurs détachés. Les États membres devraient être obligés de publier tous les éléments liés à leur politique nationale de rémunération, ainsi que les informations sur les conventions collectives, sur un site internet dédié. Les coûts liés au transport et au logement doivent être remboursés ou faire partie de la rémunération. Les États membres hôtes pourraient choisir d'adopter des conventions collectives régionales ou sectorielles, plutôt que nationales, si elles offrent aux travailleurs détachés des conditions plus favorables ». En ce qui concerne la durée maximale de la période de détachement, c'est le plafond de 24 mois qui a été retenu. « Si le détachement excède 24 mois, l'ensemble du droit du travail du pays hôte devra s'appliquer aux travailleurs détachés. Cette limite de 24 mois pourrait être prolongée si une entreprise a besoin de davantage de temps pour terminer la prestation pour laquelle elle a été mandatée », indique le texte. SLG
Photo : Elisabeth Morin Chartier, corapporteur du texte adopté hier en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.
 
 
  Fret ferroviaire
La mission Spinetta
officiellement lancée

C'est par un communiqué daté d'hier qu'Elisabeth Borne a annoncé la création de la mission guidée par Jean-Cyril Spinetta, évoquée lors du lancement des Assises nationales de la mobilité (NLF n°184). La mission sera en charge notamment de la remise à plat du modèle économique et financier du système ferroviaire. La mission de l'ancien patron d'Air France consistera à travailler de concert avec toutes les parties prenantes – les dossiers concernant tant les voyageurs que les marchandises et notamment les entreprises, les autoritités organisatrices de transport, les partenaires sociaux du secteur, les opérateurs, l'Arafer et les parlementaires. Au plus tard, l'issue de ces travaux devrait être connue en janvier 2018. SLG
Photo : Jean-Cyril Spinetta
 
 
 
 


« À l'avenir,
les conventions
collectives
qui bénéficient
aux travailleurs
locaux
doivent aussi
s'appliquer
aux travailleurs
détachés.
Nous devons
empêcher
le nivellement
par le bas dans
le marché du travail
européen »,


a indiqué
Agnes Jongerius,
corapporteur
avec Elisabeth
Morin Chartier

sur le texte
de révision
de la directive
détachement,
à l'issue du vote
de la commission
emploi et affaires
sociales
du Parlement
européen.
GNV
Volvo Trucks prépare son offensive
pour le printemps 2018

Avec Iveco, Volvo Trucks est l'un des rares constructeurs de poids lourds à miser sur la carburation gaz pour le transport de marchandise. Le groupe suédois va commercialiser au printemps prochain une gamme de lourd et moyen tonnage fonctionnant au gaz naturel liquéfié (ou au biogaz). Particularité, les Volvo FH et FM au GNL seront équipés de moteurs au gaz recourant à la technologie diesel, ce qui devrait se traduire par des gains de consommation « de 15 à 25% inférieure à celle des moteurs au gaz traditionnels », avance le constructeur. En effet, pour enflammer le gaz, une petite quantité de diesel est ajoutée au moment de l'injection. « Autrement dit, un exploitant qui opte pour le gaz peut le faire sans compromettre la motricité, le rendement énergétique ni la fiabilité. Le moteur au gaz de 460 ch de Volvo développe un couple maximum de 2.300 Nm et la version de 420 ch un couple de 2.100 Nm, soit des valeurs comparables aux moteurs diesel Volvo correspondants », souligne le constructeur. Revers de la médaille, outre un réservoir gaz, le camion comprendra un petit réservoir pour le gazole ainsi que l'indispensable système de post traitement SCR, ce qui complexifie un peu le processus par rapport à un moteur gaz classique. Versions disponibles pour les FM/FH fonctionnant au GNL : tracteurs (4×2, 6×2, 6×4) et porteurs (4×2, 6×2, 6×4) avec des PTAC jusqu'à 64 tonnes pour le transport régional et le transport longues distances. Moteur de 13 litres Volvo G13C Euro VI, avec gicleurs d'injecteur pour gaz et diesel. Disponible avec une combinaison puissance/couple de 420 ch/2100 Nm et de 460 ch/2300 Nm. Boîte de vitesses I-Shift Volvo. Réservoirs de 115 kg (275 l), 155 kg (375 l) ou 205 kg (495 l) de GNL, pour une autonomie d'exploitation pouvant atteindre 1.000 km. Le véhicule est également doté d'un petit réservoir diesel (contenance non précisée). GH
 
 
  Le nouveau FH au GNL sera exposé lors du prochain Solutrans.  
 
  E-commerce
Amazon veut livrer chez les clients
absents et éviter les vols

Drone ou pas, difficile de déposer des paquets chez les clients quand ces derniers ne sont pas chez eux. Pour éviter de coûteux allers-retours en cas d'absence, ou des vols dans les boîtes aux lettres, Amazon réfléchit à plusieurs solutions pour permettre à ses livreurs d'accéder aux coffres de voitures de ses clients, voire à leur domicile. La chaîne américaine CNBC révèle que l'entreprise de e-commerce est près de signer un partenariat avec Phrame, un fabricant de plaques d'immatriculation intelligentes qui contiennent un (mini) coffre-fort pouvant accueillir la clé du véhicule. Le livreur pourrait ainsi utiliser un code à usage unique pour ouvrir la trappe sécurisée et se servir de la clé pour déposer un colis dans le coffre de la voiture avant de remettre la clé à sa place (et non faire un tour avec ladite voiture). Dans le même temps, Amazon plancherait sur une serrure intelligente qui fonctionnerait également avec un code à usage unique pour donner, cette fois-ci, accès aux domiciles des clients. Ces mesures sont destinées à faire baisser le nombre de paquets volés ou détériorés par des intempéries sur les pas de porte ou dans les boîtes aux lettres. Si Amazon et les autres sociétés de livraison à domicile ne divulguent pas de données sur le nombre de paquets volés, le fabriquant de serrures connectées August indique que 11 millions d'Américains se sont fait voler des paquets en 2016, et un sondage réalisé par l'entreprise Shorr Packaging a révélé que 31% des consommateurs américains ont été confronté à un vol de colis. Amazon travaille sur le sujet depuis de nombreuses années. La firme de Seattle a déjà ouvert plus de 2.000 Amazon Lockers et propose aux États-Unis un service de casier appelé The Hub pour les immeubles d'appartements résidentiels. En 2015, la société avait aussi mené un programme test pour remplir les coffres de clients possesseurs d'Audi en Allemagne. L'opération avait été renouvelée l'année suivante avec DHL et Daimler. Zetes avait mené aussi ses propres essais (NLF n°47). Toutes ces solutions reposent sur la confiance que les consommateurs sont prêts à accorder aux livreurs et restent encore hypothétiques. En France, une start-up s'est habilement saisie du problème pour proposer une solution alternative. La Société Colibou se charge en effet de réceptionner les produits du e-commerce, puis les livrer aux domiciles des clients quelques heures plus tard, entre huit heures du soir et minuit (moyennant 3,99 euros).
Le service n'est actuellement disponible que sur Paris et quelques villes de proche banlieue. GH
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en Chef
Officiel des Transporteurs
Tél : 01 81 69 85 67
s.legoff@info6tm.com

Anne Kerriou
Rédactrice en Chef
Actu-Transport-Logistique.fr
Tél. 01 81 69 85 64
a.kerriou@info6tm.com

Sandrine Papin
Directrice Commerciale
Tél. 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com
 
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N°202
17 octobre 2017
OCTOBRE

Mardi 17
Congrès
de l'OTRE

Stade de France,
Saint-Denis


Mercredi 18
et jeudi 19
Top Transport Europe
Palais du Pharo
Marseil


Mardi 24
Colloque
national
de l'AFRA

Palais du
Luxembourg,
Paris