LinkedIn Twitter Facebook
 

Tous les acteurs
mobilisés
pour pérenniser
l'échange
palettes


GNV :
les constructeurs
divisés

GNV :
il ne faut pas
opposer les
motorisations


Fleetboard intègre
désormais
Saloodo de DHL


L'aéroport de
Paris-Vatry
redécolle


Eurotunnel :
progression
du trafic
au 3e trimestre

Conditionnement
Tous les acteurs mobilisés pour
pérenniser l'échange palettes

Après moult péripéties, les fédérations des chargeurs, distributeurs et transporteurs-logisticiens se sont alliés pour demander la reprise des échanges de palettes Europe/Epal avec des UIC/EUR, sans date limite.
Cet appel signé par l'AUTF, ANIA, FCD, OTRE, UNTF et TLF vise à éviter le risque de « palettes perdues », un non-sens économique et environnemental, préviennent ces organisations. Cette prise de position fait suite à l'interdiction d'échanger des palettes Epal contre des EUR sauf pour celles fabriquées avant le 1er mars 2017 (NLF n°124). Pour ces dernières, l'Epal avait fixé une date limite d'interchangeabilité au 31 décembre 2021. Les signataires de la position commune ne souhaitent pas faire les frais des différends portant sur des problèmes de qualité des palettes, évoqués unilatéralement par Epal (Association européenne des palettes). Chargeurs et transporteurs ont réaffirmé leur attachement à des référentiels assurant la qualité des palettes, tant pour la sécurité du personnel que des marchandises transportées. Pour eux, il est tout aussi important d'en garantir la solidité pour assurer une plus longue durée d'utilisation. Par ailleurs, ils soulignent qu'il est impossible pour les opérateurs de vérifier la date de fabrication des palettes. D'où l'incitation à poursuivre l'interchangeabilité des deux types de palettes sans limite de temps. SLG
 
 
 
  GNV
Les constructeurs divisés

Les camions au GNV ne représentent encore qu'une petite partie des immatriculations – 750 immatriculations prévues pour 2017 sur 38.000 véhicules - mais cette part pourrait dépasser les 10% si l'on en croit les projections de constructeurs comme Iveco. Le marché en effet connaît des taux de croissance insolent : « En 2012, on comptait une cinquantaine d'immatriculations. Le marché concernait surtout des bennes à ordures ménagères et puis un décollage s'est amorcé pour le transport de marchandises. En 2017, il y aura 750 immatriculations, dont plus de 350 tracteurs », faisait remarquer Thierry Archambault, président-délégué de la CSIAM, lors de la présentation des chiffres du marché français, le 12 octobre dernier (voir NFL n°201). Ce dernier précise qu'il y avait moins de vingt stations il y a trois ans (dont une au GNL) contre 71 actuellement dont 11 au GNL, avec un rythme d'ouverture « d'une station toutes les semaines ». Les constructeurs ont fait part d'avis bien tranchés sur le sujet. Philippe Canetti, directeur général de DAF Trucks France croit peu à la pertinence de la motorisation gaz. « Lorsque nous discutons avec nos clients, ces derniers nous font part des grosses contraintes qui pèsent sur le gaz, en termes d'entretien et d'approvisionnement, c'est assez lourd à supporter. En fait, le gaz n'est pertinent que si le client l'impose », lance-t-il. Ce dernier constate que cette motorisation n'en est qu'à ses balbutiements en Europe, et que le phénomène touche surtout la France. GH
 
 


750.
C'est le nombre
d'immatriculations
de véhicules
au GNV attendus
pour 2017.
GNV (suite)
Il ne faut pas opposer
les motorisations

« Notre stratégie est mondiale, nous ne pouvons nous permettre d'avoir une stratégie qui ne concerne que le marché français », explique Philippe Canettti, directeur général de DAF Trucks France, en précisant que sa société travaille sur d'autres pistes, comme l'hybridation des véhicules. Même son de cloche chez Mercedes. « Nous y croyons mais de très loin. Économiquement, cette solution ne fonctionne pas. Les transporteurs se posent beaucoup de questions, mais ils ne paieront pas le surcoût imposé par cette motorisation. Pour la longue distance, nous croyons plus à l'hydrogène, mais dans 15 à 20 ans. Quant à la distribution urbaine, nous misons sur l'électrification : nous lancerons des véhicules en série l'an prochain avec cette technologie », déclare Jean-Marc Diss, directeur général de Mercedes-Benz Trucks France. « La motorisation diesel reste notre cœur de métier, mais nous pensons que la motorisations gaz peut être plus écologique et s'avérer rentable pour les transporteurs.
Ainsi, le GNV est le carburant qui peut remplacer le gazole à court-terme. Ensuite, ce sera l'hydrogène »,
indique à l'inverse Christophe Jacques, responsable de la gamme Medium-Heavy d'Iveco France. Le constructeur transalpin s'attend à une forte progression des ventes de véhicule gaz. « D'ici 2020, les camions gaz représenteront 10% des ventes avec au moins 4 à 5.000 véhicules ».
Pour l'instant, le constructeur transalpin truste 75 à 80% des ventes en France. Aux côtés d'Iveco, Scania s'est depuis longtemps engagé vers la motorisation gaz et sortira bientôt un moteur 13 litres. Volvo Trucks présentera également au printemps 2018 un moteur 13 litres de 420 et 460 chevaux gaz (NLF n°202). Gilles Durand, secrétaire général de l'AFGNV, se refuse à opposer les deux motorisations : « à côté du diesel et du gaz, – deux solutions qui permettent de répondre à Euro VI, d'autres solutions alternatives vont émerger, comme HVO, l'électricité, l'hydrogène ou l'éthanol, chaque énergie correspondra à un usage précis ». Thierry Archambault, joue également les médiateurs : « Il faut savoir que chaque constructeur a déboursé un milliard d'euros pour développer la technologie Euro VI. Il faut respecter cette création de valeur et laisser le temps de s'installer cette norme sans en imposer une nouvelle immédiatement. Les constructeurs sauront d'eux-mêmes choisir vers quelles technologies s'orienter pour répondre à des usages de niches. » GH
 
   
  De gauche à droite : Philippe Canetti, directeur général de DAF Trucks Franc, Gilles Durand, secrétaire général de l'AFGNV, Annick Ducrocq (CSIAM), Jean-Marc Diss, directeur général de Mercedes-Benz Trucks France et Thierry Archambault, président-délégué de la CSIAM.
©G. Hamon
 
 
 
 


« Nous
y croyons
mais
de très loin.
Écono-
miquement,
cette solution
ne fonctionne
pas »,


a déclaré
Jean-Marc
Diss,

directeur
général de
Mercedes-Benz
Trucks France
lors du point
marché du gaz
fait par la CSIAM,
le 12 octobre
dernier.
Plates-formes
Fleetboard intègre désormais
Saloodo de DHL

Mercedes l'avait annoncé en mai dernier lors du lancement de Fleetboard nxtload, son méta moteur de recherche pour les commandes de fret et de transport (NLF n°119). C'est désormais officiel. Après Teleroute et Trans.eu, Fleetboard vient d'intégrer une nouvelle bourse de fret majeure, Saloodo. Cette plate-forme de mise en relation entre chargeurs et transporteurs routiers a été lancée en janvier dernier par DHL (NLF n°103). Elle propose également une solution de tracking et de dématérialisation des documents de transport via le smartphone du chauffeur. Pour Mercedes, c'est l'occasion de se positionner comme un prestataire de services et d'exploiter au mieux toutes les données produites par le véhicule et son chargement, afin de minimiser le temps d'inactivité des camions et notamment les kilomètres à vide. « Fleetboard nxtload doit permettre de redéfinir le système de bourse de fret afin de le rendre beaucoup plus efficient », lance Daniela Gerd Tom Markotten, directrice générale de Daimler FleetBoard. Le constructeur considère en effet que l'inflation des plates-formes d'intermédiation de fret oblige à comparer les offres entre elles, ce qui n'est pas toujours évident, puis à réserver une offre qui peut s'avérer prise entretemps par une autre société. « C'est pourquoi nous avons souhaité créer une plate-forme unique pour comparer ces offres plutôt que de créer une énième bourse de fret », indique-t-on chez Mercedes. Précision utile, l'accès au service nxtload est réservé jusqu'à la fin de l'année à un nombre restreint d'utilisateurs sur l'Allemagne, la France, la Pologne et l'Espagne*. L'accès public sera ensuite ouvert au début de l'année 2018 à tous les transporteurs, qu'ils roulent avec un camion étoilé ou non. Dans un premier temps, les services d'exploitation pourront effectuer des recherches de fret et prendre commande sur le site de nxtload. Une version mobile est prévue par la suite, de même que des fonctionnalités de recherche par corridor de transit. GH
Note : *Outre ces trois partenaires de poids, Fleetboard nxtload a aussi passé des accords avec Freight Broker, Load Boards, Freight Matching Platforms.
Photo  : fleetboard-saloodo ©DR
 
   
 
  Résultats
L'aéroport de Paris-Vatry redécolle

Paris-Vatry confirme son retour à la croissance dans le domaine du fret. En prolongement d'une solide année 2016 qui l'avait vu traiter 7.666 tonnes (+67% par rapport à 2015), l'aéroport a traité près de 14.000 tonnes de fret durant les neuf premiers mois de l'année 2017. La croissance est exponentielle puisqu'elle s'établit à 82%. Ces bons résultats sont à mettre au crédit des opérations charter cargo. Au cours de la semaine écoulée, l'aéroport a vu transiter 300 tonnes de fret dont 75 tonnes embarquées à bord d'un Antonov 124 s'envolant pour les Antilles françaises touchées par l'ouragan Irma. Ce vol a clôturé une série de trois vols humanitaires mis en place dans ce cadre. OC
 
   
  Vatry-Ope cargo-2017-palettes, ©Aéroport de Paris-Vatry  
 
  Eurotunnel
Le trafic de marchandises
progresse au 3ème trimestre

Les navettes camions d'Eurotunnel ont marqué une progression de 1% au troisième trimestre 2017 par rapport à la même période de 2016. Au total, ce sont 402.796 camions qui ont été transportés sous la Manche au lieu de 400.45 un an plus tôt. Le fret ferroviaire classique a enregistré une progression plus importante (+22%) avec 308.397 tonnes transportées contre 253.323 t. Le nombre de trains est passé de 458 au 3e trimestre 2016 à 487 au 3e trimestre de cette année. Cette activité a atteint un CA de 73,8 M€ au troisième trimestre. Sur les neuf premiers mois de l'année, le trafic des navettes a été stable avec une part de marché qui s'établit à 39,1%. Les trains de fret ont augmenté de 15% pour atteindre 1.530 trains (+6% au troisième trimestre 2017). Pour sa part, Europorte a enregistré une hausse de 3% de son CA. SLG
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en Chef
Officiel des Transporteurs
Tél : 01 81 69 85 67
s.legoff@info6tm.com

Anne Kerriou
Rédactrice en Chef
Actu-Transport-Logistique.fr
Tél. 01 81 69 85 64
a.kerriou@info6tm.com

Sandrine Papin
Directrice Commerciale
Tél. 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com
 
Faites profiter de vos « scoops » écrivez à la rédaction.
Cette Newsletter touche quotidiennement 20.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble
de la communauté.
 
 
Pour vous inscrire ou modifier vos coordonnées : cliquez ici
Pour toute autre demande, adressez un e-mail à : abonlf@scmag.fr
 
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
 

N°205
20 octobre 2017
OCTOBRE

Mardi 24
Colloque
national
de l'AFRA

Palais du
Luxembourg,
Paris


NOVEMBRE

Jeudi 16
GNTC
Assemblée générale


Du mardi 21
au samedi 25
Solutrans
Lyon Eurexpo