LinkedIn Twitter Facebook
 


La Wallonie
expérimente
à son tour
les écocombis


Camions
autonomes :
des tests
sur plus de
1.000 km


Après le Semi
de Tesla,
voici le modèle
rugueux
de Thor Trucks


DHL Global
Forwarding
veut verdir
son transport
maritime


L'application
Relay d'Amazon
accélère l'accès
aux entrepôts
Méga-camions
La Wallonie expérimente
à son tour les écocombis

L'histoire du transport retiendra que le premier écocombi wallon aura transporté... de la bière. Près de trois ans après la Flandre, la Wallonie vient de délivrer sa première dérogation pour autoriser la circulation d'un attelage de 25,25 m de long. Le premier méga-camion a quitté le site brassicole de Jupille le 20 décembre pour rejoindre Ollignies, distante de 160 kilomètres, ont annoncé les partenaires de ce projet pilote : le brasseur Anheuser-Busch InBev, le transporteur Ninatrans et la première chaîne de supermarchés belge, Colruyt. Cet ensemble, composé d'un semi-remorque auquel est attelée une autre semi, peut convoyer jusqu'à 60 t de marchandises. Pour la première phase pilote de quatre semaines réalisée en territoire wallon, l'ensemble routier effectuera un aller-retour quotidien de 320 km, six fois par semaine. L'écocombi wallon transportera 36 palettes (12 dans la première remorque, 24 dans la deuxième remorque), au lieu des 26 palettes habituelles, avec des bacs pleins à l'aller et vides au retour. Selon les trois partenaires de l'opération, la phase pilote devrait permettre d'économiser près de 3.000 kilomètres parcourus par rapport à des trajets effectués par un poids lourd classique en offrant 30% de capacité de chargement supplémentaire. « Si tout se passe bien et si le projet pilote est prolongé, nous pouvons économiser 38.400 km par an sur ce trajet avec un écocombi », observe Steven Van Belleghem, directeur de la Brasserie de Jupille. GH
Pour en
savoir plus
 
  L'écocombi wallon transportera 36 palettes (12 dans la première remorque, 24 dans la deuxième remorque). ©DR  
 
 
 
  Camions autonomes
Le loueur Ryder a fait des tests
sur plus de 1.000 km

Les expérimentations de camions autonomes se multiplient en cette fin d'année. Le loueur de véhicule américain Ryder a effectué plusieurs livraisons depuis le mois d'octobre pour le compte du groupe Electrolux à l'aide d'un camion semi-autonome. « Nous pensons que le transport automatisé jouera un rôle clé dans le fonctionnement des réseaux logistiques à l'avenir. Nos clients comptent sur nous pour leur fournir des conseils autour des nouvelles technologies telles que les systèmes avancés d'assistance au conducteur », a déclaré Dennis Cooke, responsable flotte chez Ryder. Le plus long trajet s'est déroulé à travers les quatre États du Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Californie, soit 650 miles (1.050 km) au total, dont 300 miles effectués d'une traite en mode autonome avant une reprise en main du conducteur pour effectuer un contrôle obligatoire.
Il s'agissait d'un camion disposant d'une autonomie de niveau 2 : le véhicule peut prendre le contrôle de la vitesse et de la direction mais un chauffeur doit rester à bord pour superviser ces opérations et reprendre le volant en cas de défaillance du système. Le camion était équipé de la technologie développée par Embark, une start-up américaine spécialisée en camion à conduite déléguée. « Plus de 50% des conducteurs partiront à la retraite au cours des deux prochaines décennies et il n'y a pas assez de jeunes conducteurs pour les remplacer. En travaillant sur l'automatisation, nous éviterons aux jeunes chauffeurs de travailler sur des liaisons long-courriers, qui ne les attirent pas, pour leur offrir des emplois locaux plus attractifs avec les trajets d'approche », avance le Pdg d'Embark, Alex Rodrigues. GH
 
   
  Le plus long trajet s'est déroulé à travers les quatre États du Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Californie, soit 650 miles (1.050 km), dont 300 miles effectués d'une traite en mode autonome avant une reprise en main du conducteur pour effectuer un contrôle obligatoire. ©DR  
 


« En travaillant
sur
l'automatisation,
nous éviterons
aux jeunes
chauffeurs
de travailler
sur des liaisons
long-courriers,
qui ne les
attirent pas,
pour leur offrir
des emplois
locaux
plus attractifs
avec les trajets
d'approche »,


avance le Pdg
d'Embark,
Alex Rodrigues.
Véhicules électriques
Après le Semi de Tesla, voici
le modèle rugueux de Thor Trucks

L'engouement suscité par le camion électrique de Tesla permet de mettre en lumière les projets de plus petits constructeurs, qui ambitionnent à leur tour de révolutionner le mode de transport. Et même si tous ne parviendront pas à sortir leurs véhicules, cette émulation a le mérite d'attirer les projecteurs sur le transport routier de marchandises. La start-up californienne Thor Trucks a ainsi dévoilé son camion électrique appelé « Et-One » mi-décembre. L'entreprise indique vouloir commercialiser deux modèles en 2019, tous deux capables de transporter 36 t avec un temps de recharge de 90 minutes : le premier avec une faible autonomie de 160 km (à 150.000 dollars), alors que le second jouit d'une autonomie triplée de 480 km pour un prix de 250.000 dollars. Soit plus cher que Tesla qui affiche 150.000 dollars pour son modèle de base à 480 km (et 180.000 dollars pour le modèle à 800 km d'autonomie). Pour rassurer ses futurs acquéreurs, Thor Trucks promet un TCO inférieur de 30% par rapport à un véhicule diesel, avec un coût de maintenance réduit à 60%. GH
 
 
  Ce tracteur aux lignes volontairement marquées a été conçu à partir d'un châssis Navistar, avec un essieu Dana et des moteurs électriques en provenance de TM4, une filiale d'Hydro Québec. ©DR  
 
 
 

Biocarburant
DHL Global Forwarding veut verdir
son transport maritime

DHL Global Forwarding vient de nouer un partenariat exclusif avec le GoodShipping Program pour pouvoir afficher un transport maritime plus vertueux en matière d'émissions de CO2. Ce programme est toutefois loin d'être contraignant. Lancé au lendemain de la COP21, il consiste en substance à répertorier les ambitions des clients en termes de réduction de CO2, puis à les traduire en volumes de biocarburant correspondants. Les besoins des différents chargeurs sont agrégés. Le fuel lourd peut alors être remplacé par un avitaillement en biocarburant. Mais le système ne fonctionne que dans certains ports, sur certaines lignes, et avec certaines compagnies maritimes... dont on ne connaît pas les noms ! DHL Global Forwarding proposera le service à ses clients à partir de début 2018. Plus il y aura de chargeurs à choisir cette option et plus il y aura de biocarburant utilisé en subsitution du fuel lourd. DHL précise qu'il prête attention à ce que la fabrication du biocarburant, à partir de déchets, n'induise pas une captation de terres agricoles au détriment de la production alimentaire. AK
 
   
  Selon DHL, le biocarburant permet une réduction des émissions de CO2, mais aussi de particules. ©DHL  
 


38 400.
C'est,
en kilomètres,
l'économie
annuelle
attendue par
le Brasserie
de Jupille si
l'expérimentation
des méga-camions
peut être
prolongée.
Amazon
L'application relay accélère l'accès
aux entrepôts

Sans cesse à la recherche de gains d'efficacité, Amazon a discrètement lancé aux États-Unis une application pour smartphones nommée relay et pensée pour accélérer l'accès des chauffeurs à ses entrepôts. Le chauffeur doit préalablement renseigner via son smartphone les informations transport liées à sa cargaison. Il reçoit alors un QR code qu'il doit scanner lors que son arrivée au point de contrôle pour obtenir un accès immédiat à l'enceinte de l'entrepôt, en s'affranchissant de toute paperasserie. Selon la page de présentation de l'application, certains centres de distribution disposent d'ores et déjà de quais de déchargement réservés aux chauffeurs munis de l'appli relay. Ceux-ci n'ont alors plus qu'à suivre les panneaux pour se diriger sans délai vers le quai qui leur est réservé. Les commentaires des utilisateurs de l'application (lisibles sur la page de téléchargement) laissent toutefois planer le doute quant à son efficacité. Ils varient de « pourquoi dois-je faire le boulot du gardien ? » à « l'attente est toujours aussi longue » en passant par « n'oubliez pas de mettre à jour le QR code si votre charge est annulée ou modifiée ». Vraisemblablement des problèmes de jeunesse qui devraient être résolus via quelques updates et la généralisation progressive des quais réservés. PM
Photo : le chauffeur doit préalablement renseigner via son smartphone les informations transport liées à sa cargaison, il reçoit alors une QR code qu'il devra scanner pour obtenir un accès immédiat à l'enceinte de l'entrepôt. ©DR
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en Chef
Officiel des Transporteurs
Tél : 01 81 69 85 67
s.legoff@info6tm.com

Anne Kerriou
Rédactrice en Chef
Actu-Transport-Logistique.fr
Tél. 01 81 69 85 64
a.kerriou@info6tm.com

Sandrine Papin
Directrice Commerciale
Tél. 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com
 
Faites profiter de vos « scoops » écrivez à la rédaction.
Cette Newsletter touche quotidiennement 20.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble
de la communauté.
 
 
Pour vous inscrire ou modifier vos coordonnées : cliquez ici
Pour toute autre demande, adressez un e-mail à : abonlf@scmag.fr
 
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
 
N°248
21 décembre 2017
JANVIER

Mercredi 24
Les rencontres
de la mobilité
intelligente 2018

Montrouge


MARS

Mardi 20
au vendredi 23 Semaine
internationale
du transport et
de la logistique

Villepinte


Mardi 20
au vendredi 23
Intralogistics
Europe

Villepinte