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La coopérative
de coursiers
Applicolis
primée


Multiplications
des projets
anti-poids lourds
sur les routes
nationales


Eurotunnel :
les aides
à la relance
du ferroviaire
ont payé


CMA CGM
prend livraison
de son nouveau
navire amiral


FedEx Express
Europe et TNT
vont changer
de patron
le 1er juin


L'info décalée
Robomart :
un prototype
d'épicerie
autonome
à domicile
French Mobility
La coopérative de coursiers
Applicolis primée

Applicolis, coopérative dédiée à la livraison « écologique urbaine » de coursiers à vélo, fait partie des 13 solutions innovantes distinguées par le gouvernement lors de la première édition de la « French Mobility ». Ce prix a été décerné vendredi dernier pour la catégorie « transport de marchandises », à l'occasion de la matinée de l'innovation organisée par Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports. Créée à Toulouse en février 2017 sous une forme plutôt originale de coopérative, Applicolis entend se positionner comme une alternative à « l'uberisation » du secteur de la livraison express et défend un autre modèle que celui développé par UberEats ou Deliveroo. La start-up propose en effet un fonctionnement « participatif et transparent » avec ses clients et prestataires. Ces derniers, coursiers indépendants, ont la possibilité d'intégrer la coopérative en devenant associés (grâce à la souscription de parts sociales). « Nous souhaitons les engager dans notre structure et leur redonner un pouvoir de décisions et de contrôle sur leur plateforme partenaire », indiquent les fondateurs de la coopérative. Les coursiers peuvent gérer leurs commandes grâce à l'application open-source fournie par Applicolis. Ce service de livraisons express, en une heure ou sur rendez-vous, a démarré sur Toulouse et s'est étendu à Bordeaux, Montpellier et Nantes. La coopérative entend dupliquer son modèle au niveau national. Elle bénéficiera pour cela, tout comme les 12 autres entreprises primées, d'un accès aux territoires d'expérimentations qui auront accepté d'accueillir les lauréats et d'un hébergement dans un incubateur partenaire. GH
 
  Applicolis se positionne comme une alternative à
« l'uberisation » du secteur de la livraison express. ©DR
 
 
 
 
  Espagne
Multiplications des projets
anti-poids lourds
sur les routes nationales

Le ministère de l'Équipement espagnol est en train de négocier avec plusieurs communautés autonomes la mise en place de détours obligatoires pour les poids lourds, qui seraient contraints de se reporter sur les autoroutes. Inquiets de ce mouvement, les syndicats de transporteurs, sous l'égide du Comité national des transporteurs routiers, viennent de demander la tenue d'une réunion urgente sur le sujet au ministère des Transports. Ils entendent également contester ces interdictions sur un plan légal. En décembre dernier, déjà, le gouvernement de la province du Rioja a été autorisé à instaurer une interdiction de circulation pour les camions de 4 essieux et plus sur l'équivalent de 150 km de la N-232 et la N-124, afin de les forcer à emprunter l'autoroute parallèle AP-68. En compensation, les tarifs autoroutiers ont été abaissés de 75% sur la portion correspondante.
« Malheureusement, cette interdiction ne restera pas isolée »,
s'alarme la Fedanismer, le principal syndicat de transporteurs espagnol. Ainsi, en Catalogne, les camions n'auront bientôt plus le droit de rouler sur la N340 sur les tronçons Peniscola - l'Hospitalet de l'Infant et Altafulla-Vilafranca del Penedès. Ils devront emprunter l'autoroute à péage parallèle AP-7, avec une remise de tarif de 42,5%. La mesure, qui aurait dû entrer en vigueur au 1er janvier 2018, est suspendue à la résorption de la crise politique en Catalogne. Elle doit permettre de retirer 4.000 camions de la nationale. Des velléités similaires fleurissent également en Castille et Léon sur la N-VI (avec un déport sur l'autoroute parallèle AP-6), en Alava (de la N-240 vers l'AP-68 pour les transports exceptionnels) ou encore en Galice. GH
Pour en
savoir plus

 
   
  Le ministère de l'Équipement espagnol veut favoriser le report des poids lourds sur les autoroutes. ©Adobe Stock  
 


« Malheu-
reusement,
cette
interdiction
ne restera pas
isolée »,


s'alarme
la Fedanismer,
le principal
syndicat de
transporteurs
espagnols,
suite
aux mesures
prises
par la province
de la Rioja
pour reporter
les poids lourds
sur les
autoroutes.
Eurotunnel
Les aides à la relance
du ferroviaire ont payé

Le groupe Eurotunnel, désormais dénommé Getlink, annonce un chiffre d'affaires de 1.033 M€ pour 2017, en hausse de 4%, en attendant la publication de l'intégralité des résultats financiers le 21 février. L'activité de fret ferroviaire d'Europorte a très modestement progressé : +2% à 118,5 M€. « Une augmentation essentiellement liée au surcroît d'activité chez les principaux clients dans l'automobile, la chimie et les céréales, ainsi qu'au démarrage de nouveaux trafics tels que Lhoist Castine ou Lafarge », précise Getlink dans un communiqué. En revanche, sur la liaison fixe, le groupe constate une très nette progression des trains de marchandises : +12% à 2.012 unités. En volume, la progression atteint 17% avec un total de 1.219.364 tonnes. Getlink estime recueillir ainsi les fruits de la politique d'aide à la relance des trafics. Les navettes camions, en revanche, subissent un léger repli de 0,3% pour s'établir à 1.637.280 véhicules. Un chiffre que Getlink juge cependant satisfaisant dans la mesure où il frôle « le record historique établi en 2016, malgré les fortes intempéries du début d'année en Europe du Sud qui ont fortement pénalisé le trafic. Le Shuttle Freight a confirmé sa place de premier acteur du marché avec 39,1% de part de marché sur l'année », précise le groupe. AK
 
 
  À l'inverse des navettes ferroviaires, les navettes Camions ne progressent pas en 2017, mais elles frôlent le niveau historique de 2016. ©DR  
 
 
 


+12%.

C'est
l'augmentation
du nombre
de trains de
marchandises
qui ont emprunté
le tunnel sous
la Manche
en 2017.
En volume,
la progression
atteint
même 17%.
Pavillon français
CMA CGM prend livraison
de son nouveau navire amiral

Le CMA CGM Antoine de Saint Exupéry a intégré la flotte du groupe le 26 janvier. Premier navire d'une commande de trois unités de 20.600 EVP, il est désormais le plus grand porte-conteneurs au monde battant pavillon français, avec des dimensions exceptionnelles : 400 m de long pour 59 mètres de large. Ce navire sera déployé à partir du 6 février sur la ligne FAL 1, qui relie l'Asie à l'Europe du Nord. « Cette ligne offre un service hebdomadaire comprenant 16 escales pour une durée de 84 jours », précise CMA CGM. Selon le groupe, le CMA CGM Antoine de Saint Exupéry est équipé de technologies qui permettent d'améliorer les performances environnementales. Le moteur, comparativement aux générations précédentes, permet notamment une réduction de 25% de la consommation d'huile et de 3% des émissions de CO2. AK
 
 
  Le CMA CGM Saint Exupéry sera mis en service le 6 février sur la French Asia Line, qui relie l'Asie à l'Europe du nord. ©CMA CGM  
 

Express
FedEx Express Europe et TNT
vont changer de patron le 1er juin

Bert Nappier, actuel vice-président de FedEx Express en charge des Finances internationales, deviendra le 1er juin 2018 président de FedEx Express Europe et CEO de TNT. Il succède à David Binks, qui fait valoir ses droits à la retraite. Le futur patron est parfaitement au fait des enjeux qui l'attendent, car il s'est fortement investi dans l'intégration des deux sociétés, depuis l'annonce du rachat de l'entreprise néerlandaise par l'expressiste américain. Outre ses fonctions de vice-président en charge des Finances internationales, Bert Nappier jouait en effet un rôle-clef dans le Conseil créé pour piloter le rapprochement à l'échelle mondiale. Dans ses nouvelles fonctions, Bert Nappier succèdera à David Binks, qui part en retraite après 35 ans de carrière chez FedEx. Il sera remplacé au poste de vice-président Finances par Helena Jansson. AK
Photo : Bert Nappier, qui deviendra patron de FedEx pour l'Europe et CEO de TNT le 1er juin 2018, est entré dans l'entreprise en 2005. ©FedEx
 
 
 
Robomart :
un prototype d'épicerie
autonome à domicile

La start-up américaine Robomart vient d'inventer l'épicerie du coin mobile. Cette superette autonome est destinée à se promener en ville pour livrer des plats cuisinés et des produits d'épicerie. Le véhicule dispose d'un système de réfrigération pour les produits frais et peut également proposer un système de chauffage pour les plats cuisinés. Dans l'idée de son concepteur, Ali Ahmed, l'utilisateur passe commande par le biais d'une application et, lorsque le véhicule arrive à sa proximité, déverrouille la porte, choisit ses articles puis est facturé selon le système « grab & go », qui ne prélève que ce qui est collecté. Robomart fait également partie de l'incubateur de l'entreprise d'intelligence artificielle Nvidia et bénéficie de sa technologie. Long de 4,2 m et large de 2,2 m, ce véhicule entièrement autonome (niveau 5) peut rouler à une vitesse maximale de 40 kilomètres par heure, avec une autonomie d'environ 130 kilomètres. La recharge du véhicule se fait grâce au système sans fil fourni par un autre partenaire, Hevo. Robomart indique être en pourparler avec de nombreuses sociétés de grossistes et détaillants alimentaires. La société compte louer sa technologie sous licence aux épiceries pour une durée de 24 mois - en fournissant le véhicule, un dispositif de charge sans fil, une gestion de flotte autonome et un système de commande à la demande. « Robomart est beaucoup moins cher que la mise en place d'un nouveau magasin et les clients peuvent acheter des produits sans pré-commande », a mis en avant Ali Ahmed. De plus, et contrairement à des distributeurs Internet classiques, Robomart promet que les épiciers et autres détaillants qui utiliseront ses services pourront obtenir toutes les informations concernant leur clientèle. La start-up, qui a présenté un prototype au dernier CES de Las Vegas, compte lancer son épicerie roulante en Californie dès qu'elle en aura l'autorisation (aucune date n'a été avancée jusqu'à présent). Elle devra faire-fi de certains obstacles. La municipalité de San Francisco a ainsi banni les robots-livreurs de son centre-ville pour désengorger les trottoirs (cf. NLF n°243). De plus, un essaim de camionnettes Robomart risque de susciter un mouvement de grogne des véritables épiciers du coin... GH
photo : Robomart affirme être en pourparler avec de nombreuses sociétés de grossistes et détaillants alimentaires intéressés par son prototype de véhicule autonome.©DR
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en Chef
Officiel des Transporteurs
Tél : 01 81 69 85 67
s.legoff@info6tm.com

Anne Kerriou
Rédactrice en Chef
Actu-Transport-Logistique.fr
Tél. 01 81 69 85 64
a.kerriou@info6tm.com

Sandrine Papin
Directrice Commerciale
Tél. 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com
 
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N°260
29 janvier 2018
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MARS

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Mardi 20
au vendredi 23 Semaine
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