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Formation :
l'Ifrac en
défaillance après
une expansion
effrénée


Gérard Enel,
le transporteur
Gilet jaune


Cdiscount
fait appel à
Perrenot
et Gruau pour
ses livraisons


Le port de Nantes-
Saint-Nazaire
réalise une solide
année 2018


Fret ferroviaire :
une année difficile
en attendant
le rebond


L'actu décalée
Amazon traque
ses produits
non rentables
Formation
L'Ifrac en défaillance
après une expansion effrénée

Après la fermeture des sites de formation de transport routier Ifrac d'Arras et Aix-en-Provence en septembre, les quatre sites de Centre-Val de Loire ont été liquidés le 26 octobre. Les trois derniers sites de l'organisme de formation se trouvent quant à eux placés en redressement judicaire depuis le 5 novembre. « Un immense gâchis », deplore Marc Bougaut, formateur depuis dix-huit ans dans l'entreprise et délégué du personnel des sites de Centre-Val de Loire pendant quatre ans. L'ampleur des difficultés de l'organisme de formation Ifrac a été révélée fin octobre, lorsque les entités de Centre-Val de Loire, regroupant 62 salariés en septembre 2018, se sont vues contraintes d'annuler leurs programmes en urgence. D'après l'analyse de la situation de cessation de paiement menée lors du redressement judiciaire prononcé le 2 octobre, les difficultés financières auraient commencé au mois d'avril, avec de nombreux impayés auprès des fournisseurs des sites de la région. « En septembre, des formateurs ne pouvaient plus travailler par manque de gazole, mais aussi de matériels que refusaient de nous fournir des loueurs. Cette situation a créé un effet boule de neige », témoigne Marc Bougaut, qui est désormais secrétaire du Comité social et économique (CSE) mis en place pour la liquidation. GI
Photo : « La direction a eu la folie des grandeurs », déplore
Marc Bougaut, représentant des salariés de l'Ifrac. ©DR
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Portrait
Gérard Enel,
le transporteur Gilet jaune

Cela ne s'invente pas, le nom de sa petite entreprise, GJ Transports, résonne dans l'air du temps. Depuis la toute première action des Gilets jaunes, Gérard Enel bat le pavé parisien chaque samedi. Et, à chaque fois, il se transforme en reporter sur le réseau social Twitter « pour montrer qu'il y a davantage de monde que ce que prétendent les médias ». Ce dirigeant d'une société qui effectue du transport à la demande (ainsi que de la commission de transport) ne compte plus qu'un seul salarié. « Nous étions encore quatre, il y a quatre ans », indique-t-il. À travers son engagement, Gérard Enel se présente comme un représentant des petits patrons du TRM. Il aurait préféré que « les Gilets jaunes bloquent plutôt les camions étrangers ». Car il est là, son combat à ce passionné de transport : la concurrence déloyale que subit sa profession et que, dit-il, les pouvoirs publics français et européens sont incapables d'endiguer malgré leurs promesses tout au long de ces dernières années. « Je refuse ce nouveau monde que l'on veut nous imposer », déclare ce dirigeant issu d'un milieu modeste, qui vit aujourd'hui en partie de son modeste revenu de transporteur et de sa pension de retraite. SB
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  Gérard Enel dit représenter les petits patrons du TRM. ©DR  
 


« La direction
a eu la folie
des
grandeurs »,


déplore
Marc Bougaut,
représentant
des salariés
de l'Ifrac.

Livraisons « 0 émission »
Cdiscount fait appel à Perrenot
et Gruau à Paris et Bordeaux

Cdiscount, l'Amazon français, devient le premier ecommerçant à livrer ses colis de plus de 30 kg dans Paris et Bordeaux grâce à une flotte de 10 véhicules zéro émission. Afin d'y parvenir, la filiale du groupe Casino a fait appel au transporteur Jacky Perrenot pour déployer des Électron de 3,5 t, des utilitaires 100% électriques développés par Gruau sur une base de Fiat Ducato. « En s'équipant d'une flotte de 8 véhicules Électron pour Paris et 2 pour Bordeaux, Cdiscount fait rimer e-commerce et écoresponsabilité. Pour leurs gros achats, type réfrigérateurs, canapés ou machine à laver, Parisiens et Bordelais auront ainsi l'assurance de consommer de façon responsable », annonce Cdiscount dans son communiqué. Le n° 2 du e-commerce en France s'engage sur un service « zéro émission » pour toutes ses livraisons intra-muros. Pour Paris, CChezVous – filiale du groupe Casino et spécialiste de la livraison à domicile des produits de plus de 30 kg pour Cdiscount – assurera les livraisons depuis la plateforme du transporteur Jacky Perrenot, à Alfortville. GH
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  Carrossé par Gruau, l'Électron Cdiscount peut franchir
les barrières des Zones à faibles émissions (ZFE) avec
une autonomie de 150 km. ©Cdiscount
 
 
  Résultats
Le port de Nantes-Saint-Nazaire
réalise une solide année 2018

Sans surprise compte tenu de la dynamique de 2017 (trafic en hausse de 17,2%), le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire a largement, à nouveau, dépassé le cap des 30 millions de tonnes de trafic en 2018. Celui-ci a finalement atteint les 32,5 millions de tonnes, en hausse de 8,8% par rapport à l'exercice précédent. Ces tonnages le rapprochent du niveau record atteint en 2005 avec 34,5 millions de tonnes. Notons toutefois que l'évolution 2018 est davantage marquée à l'export (+14,3%) qu'à l'import (+6,3%). Parallèlement, le nombre d'escales de navires s'est élevé à 2.858, soit 193 de plus qu'en 2017. Pour la seconde année consécutive, c'est le gaz naturel liquéfié qui porte les résultats du port. À lui seul et avec un trafic de 7,3 millions de tonnes (+118,5% par rapport à 2017), ce poste représente une augmentation de 4 millions de tonnes. Autre trafic en très forte hausse, les céréales atteignent le million de tonnes (+31,5%). C'est là, selon le port, « le signe d'un redémarrage progressif des exportations françaises après deux années délicates liées à de mauvaises récoltes ». Une autre progression significative est à mettre au crédit du trafic roulier. Celui-ci a augmenté de 5,1%, à 0,5 million de tonnes. Cette hausse devrait se poursuivre d'autant que 2019 marquera la première année pleine d'exploitation de la ligne transocéanique Milk Run Atlantic. OC
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  Le trafic du port de Nantes-Nazaire a augmenté
de 2,6 millions de tonnes en 2018. ©Olivier Constant
 
 
 
 


32,5.
C'est, en millions
de tonnes,
le trafic réalisé
en 2018 par
le port de Nantes-
Saint-Nazaire,
soit
une progression
de 17,2%.
Fret ferroviaire
Une année difficile
en attendant le rebond

Tout avait pourtant bien commencé pour les professionnels du fret ferroviaire. Les trafics étaient là, en prolongement d'une conjoncture porteuse. Malheureusement, les tensions sociales nées de la préparation de la réforme ferroviaire ont anéanti l'excellent début d'année qu'avaient réalisé les entreprises ferroviaires. Elles ont donc dû batailler ferme, pour ne pas voir disparaître leurs trafics majeurs durant les mouvements sociaux, ceux-ci ayant eu des impacts dommageables durant le second trimestre 2018. Les conséquences en auraient été bien plus lourdes encore si SNCF Réseau n'avait pas fait évoluer, entre-temps, son mode organisationnel.
Cette nouvelle approche inédite, beaucoup plus proche du terrain, a été matérialisée par la création du guichet unique. Il a permis de faire circuler un maximum de trains de fret alors que ceux-ci ne sont pas prioritaires sur le Réseau Ferré National (RFN). Cette structure provisoire portait déjà en elle les germes d'une nouvelle politique tournée vers le client et qui s'est finalement matérialisée par le lancement officiel du projet d'entreprise Nouvel'R début septembre 2018. Enfin, le schéma pyramidal en mode métiers a fait place à un schéma intégrant les différents métiers autour d'un projet ou d'un segment de réseau (un axe à rénover, par exemple), le but étant de casser la caduque construction en métiers qui constituait autant de silos étanches. OC
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  2018, une année pour rien pour le fret ferroviaire ? Pas si sûr car les chargeurs indiquent à une écrasante majorité que le rail constitue le meilleur report modal à venir. ©O.Constant  
 
 
Amazon traque
ses produits non rentables

À force de vendre tous les produits possibles de la planète, Amazon a fini par proposer des produits dont la livraison pèse lourdement sur la rentabilité, voire l'annule complètement. Ces produits, poétiquement surnommés « CRaP », pour « Can't Realise a Profit » (soit « Ne peut faire de profit »), valent généralement moins de 15 $ et sont distribués directement par le e-commerçant. Il s'agit de colis lourds, encombrants et à faible valeur marchande, comme des packs d'eau ou des friandises à grignoter. Selon le Wall Street Journal, le leader du commerce en ligne veut désormais rationaliser ses ventes. Les grandes marques sont donc mises à contribution pour modifier leur packaging et peuvent aussi se voir contraintes de retirer certains produits de la plate-forme afin de les distribuer elles-mêmes. Après les périodes de croissance à tout crin, Amazon cherche désormais à gonfler ses marges.
Photo : Amazon ne s'en cache pas : le e-commerçant avoue qu'il retire ou modifie en permanence les produits à faible marge. ©Grégoire Hamon
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Silvia Le Goff
Rédactrice en Chef
Officiel des Transporteurs
Tél : 01 81 69 85 67
s.legoff@info6tm.com

Sandrine Papin
Directrice Commerciale
Tél. 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com
 
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N°395
14 janvier 2019
JANVIER 2019

Jeudi 17
FORUM
DES ROIS DE LA
SUPPLY CHAIN

Paris


JANVIER 2019

Du mardi 22
au jeudi 24
20e édition
des Assises
Européennes
de la Transition
Energétique

Dunkerque

MARS

Du mardi 26
au jeudi 28
SIFER 2019,
11e Salon
international
de l'industrie
ferroviaire

Lille