Social
Mory-Ducros
au bord
du gouffre
Le miracle n'a pas eu lieu. Malgré les efforts déployés par l'équipe dirigeante pour la remettre à flot, l'entreprise Mory-Ducros (5.200 salariés) se trouve à nouveau confrontée à une dure réalité : le manque de trésorerie et la cessation de paiement. Dès lors toutes les hypothèses sont envisageables : soit un plan de redressement et de continuité avec, si tout va bien, le soutien de l'Etat (l'entreprise pourrait bénéficier du fameux plan de résistance d'Arnaud Montebourg), soit une cessation d'activité. Cette pénible situation traduit les difficultés que connait le monde du transport en général et celui de la messagerie nationale en particulier. Pourtant on aurait pu croire à un sursaut après les rachats successifs des activités de messagerie de DHL puis de Mory par le groupe Caravelle (via Arcole Industries). En mai dernier Renaud Sueur, Directeur Général du groupe, y croyait, mettant beaucoup d'espoir dans la réunification des deux marques emblématiques : « Aujourd'hui Mory-Ducros est une seule entreprise avec une seule marque, un seul logo, un seul organigramme et une seule direction », nous confiait-il. « Nous avons investi dans les systèmes d'information et avons travaillé sur une cinquantaine de projets de convergence pour aboutir au final à un réseau de 85 agences ». Ces initiatives n'auront donc pas suffit à rétablir un équilibre financier toujours aussi précaire. Du moins n'auront-elles pas encore eu le temps de porter leurs fruits. Hier, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, la direction a annoncé sa demande de mise en redressement judiciaire et la nomination d'un administrateur provisoire. Ce matin, elle s'en explique : « grâce à cette procédure, la réorganisation amorcée depuis plusieurs mois pourra être conduite dans des conditions économiquement viables. Des partenaires industriels et financiers ont déjà manifesté leur intérêt pour le projet. En outre, l'actionnaire Arcole Industrie, aux côtés duquel travaillent les ministères du redressement productif et des transports, a indiqué son intention de participer à un tel projet ». Mais les syndicats qui ont connu de nombreux plans sociaux et vécu au cours de ces dernières années des moments particulièrement difficiles, sont plus pessimistes évoquant 2.000 à 3.000 emplois menacés. Si un tel scénario se réalisait, ce serait la plus grosse catastrophe sociale enregistrée depuis la présidence Hollande. JPG  
   
 
 
 
Transport
combiné
Le GNTC veut
que la fiabilité
abreuve
ses sillons



« Nous voulons des sillons fiables et performants, dans les créneaux horaires demandés. Même si nous devons pour cela payer le prix d'un sillon de qualité voyageur. Chiche ? » lance Gérard Perrin, le Président du GNTC (Groupement National des Transports Combinés) à l'issue de la 38ème édition de son Assemblée Générale hier à Paris. Lors des deux tables rondes de la matinée, les doléances à propos de la fiabilité et de la régularité des sillons n'ont pas manqué. « La précarité et le manque de visibilité sur les sillons sont un frein au développement du transport combiné en France » déclare notamment Alexandre Gallo, le Directeur Général de Novatrans (qui vise néanmoins la rentabilité dès 2014 pour l'entreprise dont la reprise effective par le Groupe Charles André date de mars dernier). Pour Patrick Lahaye, le PDG du groupe de transport Montmur et grand utilisateur du rail-route à partir du site de transport multimodal Combiwest de Rennes, l'année 2013 a été très catastrophique en termes de qualité des sillons ferroviaires. « Donnez-nous des sillons qui nous permettent de faire circuler des trains, et quand il y a une suspension, que l'on puisse récupérer un sillon de substitution dans les heures qui suivent, pas se contenter de celui du lendemain » plaide-t-il. « Le taux de sillons jours fer est en hausse de plus de 5% sur le service 2015, et sur le transport combiné, c'est une augmentation de ce taux de 10 à 20% » tente de tempérer Christian Cochet, DGA Opérations chez RFF. Un discours qui ne satisfait apparemment pas Jean-François Jacob, le Président de Combiwest : « Nous attendons des explications sur des disparitions, des oublis de sillons qui ont lieu toutes les semaines. Cela devient inquiétant. Faisons-nous l'objet de sanctions particulières de la part de l'Etat ? » lance-t-il à la cantonade... (voir suite) JLR
Photo : Gérard Perrin, Président du GNTC ©JLRognon
 
 
Transport
combiné (suite)
GNTC :
des inquiétudes
sur la réforme
ferroviaire


Même si le transport combiné rail-route (TCRR) en France est loin d'être à l'agonie, avec un nombre d'acteurs non négligeable (T3M, Naviland Cargo, Froid Combi, Transfesa, Novatrans, Greenmodal, Combiwest) et une augmentation du trafic de 12% ces trois dernières années malgré la crise, le GNTC ne cache pas ses inquiétudes pour l'avenir. « Le ralentissement des affaires ne favorise pas les modes alternatifs à la route » affirme Gérard Perrin, tout en soulignant qu'en 2012 le trafic du TCRR, en hausse de 16% en kilométrique, avait représenté l'équivalent de 500.000 semi-remorques en moins sur les routes. Dans ce contexte, le projet de réforme ferroviaire, trop centrée sur le service voyageur selon le GNTC, est accueilli avec prudence, voire circonspection. Notamment sur la gouvernance du futur gestionnaire d'infrastructure unifié (GIU), mais surtout sur la possibilité, considérée comme « suicidaire », que les opérateurs ferroviaires privés soient contraints d'adopter le cadre social des cheminots (RH0077).
« Cette réforme ferroviaire pose un certain nombre de problème en termes de compétitivité et de fiabilité. Le projet de loi est trop général et laisse la porte ouverte à de nombreuses interprétations »
considère notamment Alexandre Gallo. Pour conclure cette matinée, Daniel Bursaux, le Directeur Général de la DGTIM (Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer) a tenu tout de même à préciser que « le fret ferroviaire devait être l'un des premiers bénéficiaires de cette réforme ». JLR
Photo : Daniel Bursaux, Directeur Général
de la DGTIM ©JLRognon
 
 
 
 
Consignes
automatiques
Un nouveau
réseau pour
le retrait et le
dépôt de colis
en France

Neopost ID, filiale du groupe Neopost, spécialiste des solutions de traçabilité pour le transport et la logistique, annonce le lancement de Packcity, une nouvelle façon de recevoir les achats effectués en ligne. Situées dans des lieux à forte fréquentation elles donnent aux cyber-acheteurs, la liberté de retirer leurs colis dans le point de retrait en libre-service de leur choix, à l'heure qui les arrange. Le destinataire reçoit un code de retrait unique par e-mail ou SMS lorsque son colis est mis à disposition dans un des casiers de la consigne Packcity choisie. Il lui suffit ensuite de taper le code de retrait sur l'écran du terminal et le casier s'ouvre automatiquement. Cette consigne automatique permet également aux clients d'effectuer des retours d'achats en ligne, en toute simplicité et en moins d'une minute. Pour cette phase pilote, Neopost ID s'est associé à Relais Colis. Celui-ci intègre, via son réseau, un grand nombre d'enseignes participantes dont la plupart propose d'ores et déjà à leurs clients la possibilité de faire livrer leurs colis dans une consigne. La première de ces consignes vient d'être installée dans le magasin Monop' de Neuilly-sur-Seine (92) et est déjà opérationnelle.
D'autres installations sont en cours pour une mise en service avant les fêtes de fin d'année. « Packcity est dans la suite logique de notre positionnement de « facilitateur » de la gestion du colis tout au long de la supply chain. Neopost ID a déployé le plus important réseau de consignes postales sécurisées en Australie. Nous sommes convaincus d'apporter une solution nouvelle qui, en simplifiant considérablement la question-clé de la réception des colis, contribuera au développement du commerce en ligne » affirme Alain Férard, PDG de Neopost ID. JPG
 
   
 
Papier
Norske Skog
Golbey
met en place
sa solution
collaborative
de transport
Suite au choix d'externaliser la gestion opérationnelle du transport routier à Cetrama, filiale des Transports Mauffrey, NSG (Norske Skog Golbey) s'est tourné vers la solution collaborative de Transwide : « Nous avons été séduits par l'approche de Transwide qui propose des solutions modulaires en mode SaaS rapidement exploitables par tous. En particulier son portail de prise de rendez-vous transporteurs, qui est de plus en plus exploité par ces derniers en raison de sa simplicité d'utilisation et de sa gratuité », commente Jean-Yves Bourguignon, Responsable logistique de NSG. Opérationnelle en quelques semaines, cette solution combine trois modules : twCall-off dédié à la communication électronique des ordres de transport, twSlot conçu pour la gestion des prises de rendez-vous transporteurs via un portail internet et twTrace pour gérer la traçabilité des expéditions. « Centraliser toutes les informations clés et automatiser toutes les tâches administratives via un lien direct avec notre ERP (SAP) représente un gain de temps considérable et un confort inégalé pour gérer quotidiennement les ordres d'expédition et de réception » souligne Franck Royer en charge de l'organisation des Transports de Norske Skog Golbey au sein de Cetrama. L'outil gère aujourd'hui la totalité des arrivages et des départs effectués par les 30 transporteurs référencés sur le site de la papeterie. « Outre le fait de fluidifier et de sécuriser les arrivées et les départs des transporteurs, elle assure à NSG de piloter, maîtriser et sécuriser la totalité de ses flux routiers sur son site », assure pour sa part l'éditeur. NSG produit 600.000 tonnes annuelles de papier journal, soit plus de 200 camions à gérer quotidiennement. JPG  
   
 
 
 
INFOS INTERNATIONALES  
Suisse
Bücher
Schörling
opte
pour les tours
de stockage de
SSI Schaefer


Bucher Schörling, fabricant de véhicules urbains de nettoyage, partageait à Niederweningen en Suisse, un entrepôt avec deux autres entreprises du groupe. En 2012, les trois entreprises ont décidé de séparer leur logistique. L'industriel opta pour son propre entrepôt de pièces détachées. L'aménagement du nouvel entrepôt de pièces détachées a été confié à SSI Schaefer. « Cet équipementier nous a présenté une solution globale extrêmement convaincante qui a pour nous été décisif », explique Hartmut Conrad, Directeur de projet chez der Bucher Schörling. Aujourd'hui, cinq tours de stockage d'environ 7 mètres de haut et 3 mètres de large servent à compacter, mettre à disposition, stocker et prélever un total de 15.000 pièces. L'automatisation aurait permis d'augmenter par 3 la vitesse de traitement des commandes. Le logiciel pilotant les tours de stockage est directement relié au système ERP. Les commandes sont transmises dès réception au LogiMat pour être exécutées. Les tours de stockage sont équipées d'un « système de pointage laser », qui identifie automatiquement la position de prélèvement des pièces détachées. « L'option LogiLift » permet de régler en continu la hauteur de l'ouverture de prélèvement, garantissant ainsi pour l'opérateur une hauteur de prélèvement adaptée. Les pièces à fréquence de rotation faible sont entreposées dans le nouveau rayonnage à étagères et la nouvelle plateforme de 130 m². Ce sont 10 000 articles qui y sont stockés. Avec cette solution semi-automatisée, ce sont quelque 100 à 200 commandes qui sont préparées chaque jour. JPG  
   
 
 
 
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22 novembre 2013

NOVEMBRE

Mardi 26 et
mercredi 27

COMPLET
Séminaire INTERROLL VIP
«Le tri
de demain :
ultra-flexible
& éco
énergétique»

Co-organisateur :
SCMagazine
Mardi de
13h10 à 19h30
Mercredi de
8h30 à 20h54
Sinsheim,
Allemagn
e

Mardi 26 et
mercredi 27

Supply Chain
Event
« Salon
international
des solutions et
systèmes
d'information
pour la
Supply Chain »

De 9h00 à 18h00
Cnit Paris,
La défense
Hall Pierre Cur
ie



Jeudi 28
SAP
Manufacturing
Briefing
« Comment
répondre aux
nouveaux défis
industriels,
tels que
la traçabilité ? »

Partenaires :
CGI
SCMagazine
De 8h30 à 10h30
La Cour des Loges
Lyo
n



DÉCEMBRE

Mercredi 4
au Vendredi 6

SIMI,
le Salon
de l’immobilier
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