e-commerce
et optimisation
du transport
John Lewis,
a time
of change…
« Je suis entré chez John Lewis, voici 25 ans. Les premières années il ne s'est pas passé grand-chose. Mais en 2002 nous avons commencé à vendre sur Internet, et là tout a changé ! » L'homme qui s'exprime ainsi s'appelle Dino Rocos. Il est directeur des opérations de l'enseigne britannique John Lewis (5 milliards d'euros de CA). Invité à la conférence « optimisation du transport » organisée mercredi dernier par Descartes, il a expliqué comment son entreprise était passée en quelques années d'une organisation traditionnelle au multicanal : « Au début nous pensions que le chiffre d'affaires réalisé sur le Web ne dépasserait pas celui d'un de nos grands magasins. Aujourd'hui nous réalisons plus d'1/3 de nos ventes sur Internet. Cette forme de commerce a d'ailleurs connu un tel essor qu'à un certain moment nous nous sommes même demandé si nous n'avions pas intérêt à fermer nos magasins. Mais très vite nous avons compris que la clé du succès est d'offrir au consommateur les deux possibilités. A présent, malgré l'importance croissante du commerce en ligne, nous ouvrons de plus en plus de magasins ». Avec ses 350.000 références dans la mode, l'électroménager et les produits pour la maison, John Lewis a mis progressivement en place une stratégie adaptée. « Au début nous avions 2 Supply Chains (pour les magasins et pour l'e-commerce). Il nous a fallu refondre l'organisation pour en avoir plus qu'une seule et obtenir une transparence totale quelque-soit le mode de consommation ». JPG
Photo : Dino Rocos, Directeur des opérations de John Lewis
 
   
 
 
 
e-commerce
et optimisation
transport
(suite)
Un
investissement
de 440 M€
sur 4 ans
Même si John Lewis est considéré par certains comme un modèle du genre, l'entreprise est encore loin d'avoir finalisé sa mutation. Un investissement de 440 M€ sur 4 ans est prévu pour passer de 8 centres de distributions à 4. Une enveloppe à l'intérieure de laquelle les infrastructures (immobilier, automatisation…), devraient représenter la part la plus importante (220 M€) suivi par les systèmes d'information (130 M€). La partie transport sera également impactée par le changement. John Lewis, qui possède une offre de 75 service différents, n'est pas satisfait de ses prestataires : « Notre intention est de mettre en place un service de transport intégré pour ne plus être dépendant de nos sous-traitants. De plus, pour certains de nos clients, le seul contact qu'ils ont avec nous est un livreur qui n'appartient même pas à la compagnie. C'est totalement inacceptable ! » En conséquence l'entreprise va rajouter à sa flotte de 900 camions, 600 véhicules « petits colis ». Pour ce qui est des tournées de livraison l'enseigne a déjà opté pour la solution de Descartes : « Il s'agit d'une approche incrémentale. Les outils d'optimisation moulinent en permanence le planning en tenant compte des dernières commandes et des coûts induits. Ce qui permet de respecter un bon équilibre entre la qualité de service offert au client (par exemple dans des créneaux horaires précis) et l'incidence économique qu'il représente ». JPG
Photo : Dino Rocos
 
   
 
 
 
e-commerce
et optimisation
du transport
(suite)
La révolution
du commerce
digital et
son impact sur
la Supply Chain

Lors de cette demi-journée de conférence sur l'optimisation du transport, Jean-Marc Soulier, Président cabinet Métis Consulting a dressé un état des lieux du commerce digital : « Il faut bien avoir à l'esprit que cette évolution n'est pas un phénomène temporaire. C'est la transformation du commerce qui ne fait que commencer ! La vente sur Internet représente déjà 300 milliards de dollars par an aux Etats-Unis, 60 milliards d'euros en Grande-Bretagne, 25 milliards en France... avec 3 accélérateurs qui vont avoir un effet considérable : Le mobile (15% des achats se fait déjà sur les Smartphones), le GPS, pour bénéficier des promos des magasins à proximité, les réseaux sociaux qui prennent de plus en plus d'importance pour les achats en ligne. Au centre de cette transformation il y a le consommateur avec 4 attentes principales : le choix, la praticité, le service, la fiabilité. Pour les commerçants l'enjeu est de mettre en place des Supply Chains capable de répondre à l'état d'esprit de cette nouvelle génération de consommateur dont le mot d'ordre est « www », comprenez : Wathever, Whenever, Wherever ». Dès lors, Jean-Marc Soulier suggère 4 grandes options de réseaux logistiques en fonction de la stratégie de service, laquelle impactera sur les infrastructures physiques. Schématiquement cette segmentation peut se résumer ainsi : le drop shipping (délais longs), le basique (3 à 5 jours de délais), le service +(J+1) et le Premium (Same day delivery). A ces niveaux de services, correspondent des structures de coûts qui peuvent peser lourdement sur les marges. D'où la nécessité d'adopter la bonne stratégie en fonction de son marché (attente du client, contexte concurrentiel...) et, comme le rappelle Jean-Marc Soulier « de mieux piloter ses coûts par un suivi attentif des KPI par canal ». En fin de journée, Michel Waterschoot, Directeur Europe du sud de Descartes est revenu sur la notion d'optimisation incrémentale particulièrement adaptée aux e-commerçants pour leurs livraisons à domicile : « C'est une innovation qui voit progresser les systèmes informatiques de gestion de flotte et de tournées vers un véritable temps réel. C'est ce que nous a présenté John Lewis et ce qui démontre comment le destinataire peut bénéficier de cette technologie : au moment de régler l'achat sur Internet, John Lewis suggère à l'internaute non pas un créneau de livraison unique mais plusieurs dans des intervalles de 7, 4 ou 2 heures. Chaque tranche horaire correspond à un tarif particulier qui peut aussi varier en fonction de services supplémentaires tels que le retour d'un produit ou l'installation de matériel, qui sont donc susceptibles d'impliquer des équipes. La planification est donc très complexe et serait impossible à réaliser manuellement. Avec notre solution elle ne demande qu'une seconde ». Descartes sera présent à la SITL du 1er au 4 avril. Vous pourrez découvrir cette innovation stand G91. JPG
Photos : Jean-Marc Soulier, Président cabinet
Métis Consulting
 
   
 
 
 
Immobilier
logistique
Bremstar loue
10 200 m²
d'entrepôt à
Saint Fargeau
Ponthierry 
La société Bremstar (filiale à 100% de Auto Distribution)
qui est spécialisée dans la distribution de pièces
pour les véhicules industriels a loué 10.213 m²
d'entrepôt et de bureau rue de Bruxelles ZAE de l'Europe
à Saint Fargeau Ponthierry (77).
Ce site deviendra le siège social de la société qui a signé dans la cadre d'un bail de neuf ans fermes.
Dans cette transaction le Bailleur était conseillé par CBRE et le preneur par EOL. JPG
 
 
Prestataires
logistiques
Gefco
veut doubler
de taille
d'ici à 2020







« Nous prévoyons de doubler notre chiffre d'affaires (ndlr : l'objectif est d'atteindre les 8 Mds€ en 2020) grâce à l'accélération de notre diversification géographique et sectorielle et à la réalisation d'opérations de croissance externe » a annoncé hier Luc Nadal, Président du Directoire et Directeur Général de GEFCO, lors d'une conférence de presse. Les deux moteurs de cette stratégie de croissance ambitieuse sont la diversification et la poursuite de l'expansion internationale. Le groupe de 11.500 personnes a réalisé en 2013 un CA en hausse de +11% à 4 Mds€, dont 50% concerne d'autres clients que le groupe PSA (contre 42% en 2012) : des constructeurs et équipementiers automobiles bien sûr (le groupe est leader européen de l'intégration logistique dans l'automobile), mais aussi des clients dans d'autres secteurs comme l'aéronautique ou les biens d'équipement industriels. A cet égard, 2013 fait figure d'année charnière, avec la cession fin 2012 de 75% de son capital par PSA Peugeot Citroën au groupe JSC Russian Railways (RZD) et la mise en oeuvre du contrat « 4PL » d'une durée de 7 ans avec General Motors (GM), pour la gestion et l'optimisation de sa chaîne logistique complète en Europe et en Russie (plus d'un million de véhicules par an). Malgré le contexte économique difficile et le coût d'intégration de 24 M€ pour le démarrage opérationnel de ce contrat, Gefco réalise en 2013 un résultat net de 55 M€, en hausse de 28%, même si le résultat opérationnel courant est en baisse de 12% à 95,5 M€ (ce qui établit sa marge opérationnelle courante à 1,38%). Cette union avec le groupe RZD lui ouvre d'importantes opportunités de croissance en Russie et dans les pays de la CEI (Gefco dispose déjà d'un « cluster » de 50 experts en logistique basés à Moscou) ainsi que dans le développement des flux commerciaux via le transport ferroviaire entre l'Asie, la Russie et l'Europe. En 2013, l'essentiel de la croissance du CA provient des activités de Gefco en Europe centrale et de l'Ouest ainsi qu'en Amérique Latine. Gefco, qui possédait 9 filiales à l'international en 2009, en compte aujourd'hui 37 (dont trois créées en 2013, à Dubaï, au Mexique et en Croatie), avec plus de 350 implantations et une présence dans 150 pays, via des partenaires et des agents commerciaux. Son intention pour les cinq ans à venir est de poursuivre sur cette voie, notamment en accompagnant ses grands clients internationaux sur des viviers de croissance tels que l'Amérique latine, la Chine, l'Inde, l'Europe centrale et orientale, le Moyen-Orient et la Russie. JLR
Photo : Luc Nadal, Président du directoire
et Directeur Général et de Gefco
 
 
 
 
Sud-Ouest
Intermarché
renouvelle
son contrat
avec
Denjean et
ouvre un nouvel
entrepôt
avec Stef
Le prestataire toulousain Denjean Logistique annonce le renouvellement du contrat de gestion déléguée de la plateforme logistique Sud-Ouest du groupe Intermarché. Au sein des 45.000m2 d'entrepôts en température ambiante d'Intermarché de Montbartier (Montauban - 82), Denjean Logistique assure la logistique des produits d'épicerie et des marchandises générales pour les 540 magasins Intermarché et Netto du Grand Sud-Ouest. « C'est la confiance et les valeurs que nous partageons qui font la pérennité de notre collaboration. Denjean Logistique respecte ses engagements, la qualité est au rendez-vous. », témoigne Samuel Bidolet, Directeur des Opérations, ITM Logistique Alimentaire International, après 13 de collaborations. Par ailleurs l'enseigne va ouvrir en juin 2014 un nouvel entrepôt de produits frais de 40.000 m² sur le même site. Les Mousquetaires associent ainsi les compétences de deux prestataires complémentaires. JPG  
 
Résultats
Hardis
en croissance
de 4,6%
en 2013
Hardis annonce pour l'année 2013 un CA de 57,2 millions d'euros, en hausse de 4,6% par rapport à 2012 (54,7 millions). Le bénéfice d'exploitation augmente de 75% : il passe de 2 millions d'euros en 2012 à 3,5 millions en 2013. « Dès la première année de son plan triennal Horizon 2015, Hardis tient ses objectifs de hausse de son chiffre d'affaires et d'amélioration de sa profitabilité. Pour l'exercice fiscal 2014, le groupe table sur une croissance de 7% de son chiffre d'affaires et une rentabilité opérationnelle comprise entre 7 et 8% », nous informe l'éditeur. En 2013, la croissance a été principalement portée par la montée en puissance des activités de conseil en amont des projets de digitalisation des services (+150%), des offres de cloud privé (+15%), de développement d'applications pour mobiles et tablettes (+200%), d'amélioration de l'expérience utilisateur et des processus logistiques dans le cadre du commerce omnicanal, et de transformation orientée services des systèmes d'information. « Nous nous sommes appuyés sur nos expertises pour faire évoluer nos activités vers des offres de services qui génèrent davantage de valeur ajoutée pour nos clients, qu'il s'agisse de les aider à se différencier de leurs concurrents, à développer leur business ou à optimiser leurs processus opérationnels », commente Nicolas Odet, Directeur adjoint du Groupe Hardis. Ce repositionnement volontariste vers des activités axées sur la création de valeur et les technologies innovantes, couplé aux efforts initiés depuis deux ans en matière d'industrialisation des processus de développement et de delivery, ont en outre permis d'augmenter de manière significative la performance opérationnelle, qui est passée de 3,62% à plus de 6%. « Ces résultats confirment que les orientations prises dans le cadre de notre plan triennal Horizon 2015 commencent à porter leurs fruits », poursuit Yvan Coutaz, Directeur adjoint du Groupe Hardis. JPG  
 
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28 mars 2014

AVRIL 2014

Mardi 1 au
vendredi 4

Salon
SITL Europe

« Le rendez-vous international
du Transport,
de la Logistique
et du freight Forwarding »

Paris Nord
Villepinte

Hall 6




Mercredi 9

Conférence METIS
« S&OP :
le processus
business clé
pour piloter
une croissance
rentable »

Témoignages :
Danone et Essilor
Partenaire :
SCMagazine
De 8h45 à 12h30
Maison
des Centraliens
Paris 8
e




MAI 2014


Jeudi 15 et
Vendredi 16

Formation
EURODECISION
« Méthodes et
pratiques
de la prévision
des ventes »

De 9h00 à 17h00

Paris-La Défense