Transport
La FNAUT
à fond derrière
l'écotaxe
« Le report de l'écotaxe prive le système de transport de 800 millions d'euros par an. Il bloque les projets de transports urbains en site propre, l'accélération de la rénovation du réseau ferré et les investissements permettant de développer le transport ferroviaire du fret » peut-on lire dans un communiqué publié hier par la FNAUT. La Fédération Nationale des Usagers des Transports considère qu'il n'y a pas d'alternative à cette « redevance kilométrique d'usage de la voirie par les camions », et demande au gouvernement de ne pas « céder devant les lobbies qui s'opposent à l'écotaxe au détriment de l'intérêt général ». « Le report prolongé de l'écotaxe et sa remise en cause par la ministre de l'Ecologie ont des conséquences graves pour les usagers des transports, qui attendent avec impatience des investissements massifs dans les transports collectifs » poursuit la FNAUT, qui cite les bus saturés dans bien des villes, la dégradation des infrastructures ferroviaires et les menaces de disparition de nombreuses lignes régionales et même interrégionales. En réponse aux déclarations récentes de la Ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, la FNAUT précise par ailleurs que la législation européenne ne permet pas de taxer uniquement les transporteurs étrangers et de les obliger à utiliser les autoroutes. JLR  
 
 
 
Transport
TFF rend
publique
sa lettre
à Ségolène
Royal
« Aux côtés du transport routier et du transport ferroviaire qui relèvent pour l'un d'un mal nécessaire et pour l'autre d'une équation financière impossible, vous avez un projet écologique majeur à porter : le projet fluvial français ». Ainsi s'achève la lettre adressée à Ségolène Royal le 8 avril dernier par Transporteurs Fluviaux de France (TFF), qui l'a récemment rendue publique. Cet organisme regroupant l'ensemble de l'offre de transport fluvial en France rappelle que le report sine die de l'écotaxe, qui devait représenter en 2014 20% des ressources de l'AFITF (Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France), remet directement en cause 500 M€ de travaux prévus cette année. « Le transport routier doit se voir imputer ses effets externes (pollutions, insécurité, congestion), chiffrés à 0,0264 €/t.km par le Conseil général du développement durable dans un rapport récent, et le transport fluvial doit pouvoir financer son projet d'avenir : le canal Seine-Nord Europe » peut-on lire dans cette lettre à la Ministre de l'Ecologie. JLR  
 
Logiciel
de prévisions
Viseo lance
Colibri
La société de services informatiques Viseo annonce l'envol de Colibri, son outil de prévision des ventes collaboratif proposé en mode SaaS. « L'idée était de concevoir un outil de prévision des ventes simple, rapide à mettre en œuvre et à faible coût », relate Nicolas Commare, Directeur produit Colibri chez Viseo. Début 2013, le développeur opte pour le cloud et une vente en mode SaaS (à partir de 950 € par mois) avec un hébergement de sa solution sur la plate-forme Microsoft Azure. « Après un an de travail, nous avons finalisé un outil tourné vers la collaboration, la mobilité, la simplicité et les bonnes pratiques du métier. Colibri rend les prévisions de ventes ludiques et accessibles à tous ! », poursuit-il. La solution a déjà convaincu deux clients : Banides & Debeaurain et le GIE Atyse. « Enfin un outil abordable, que l'on peut mettre en place rapidement pour un budget raisonnable et surtout sans engagement sur la durée. De plus, il promet d'être intuitif et d'une grande facilité d'utilisation, c'est un facteur important car la formation des utilisateurs sera très rapide », s'avance avec enthousiasme Jean-Luc Debeaurain, Président de Banides & Debeaurain, spécialiste de la robinetterie et de la connectique gaz. Même ressenti de Mathieu Montmessin, Directeur des partenariats chez Atyse qui « avait besoin de faire évoluer, avec très peu de capacité d'investissement, un processus de prévisions assez compliqué du fait d'échanges de multiples fichiers Excel entre de nombreux utilisateurs ». Par ailleurs, des partenariats sont aussi en cours avec de grandes écoles spécialisées en Supply Chain « afin de former les experts de demain ». Présent sur quatre continents avec 1.100 collaborateurs, Viseo a réalisé un CA de plus de 100 M€. CP
Photos : copies d'écrans de la solution Colibri de Viseo
 
   
   
 
 
 
Benchmark
Un nouvel
indice de
performance
SC






Le cabinet américain d'analyse et de conseil Supply Chain Insights, fondé par Lora Cecere, est sur le point de lancer un nouvel indice de mesure de l'excellence en Supply Chain : le Supply Chain Index. Après avoir travaillé 15 ans dans l'industrie et la distribution de leaders tels que Kraft, General Foods, Nestle et Procter & Gamble, Lora Cecere a passé huit ans chez des éditeurs de logiciels (Descartes et Manugistics) avant de diriger des équipes d'analystes au Gartner et chez AMR Research. Forte de cette riche expérience, Lora Cecere a voulu bâtir un nouveau système de mesure « plus accessible à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille (à la différence du Gartner Top 25). Je voulais aussi qu'il soit élaboré par secteur pour permettre aux entreprises de se comparer et de comparer leurs progrès par rapport à un groupe de sociétés sœurs. Je voulais aussi éliminer le côté « concours de beauté » en limitant le poids accordé au classement effectué par les analystes », nous a-t-elle confié. Un gros travail é été effectué à partir d'une base de données de ratios financiers avec l'Université d'Etat de l'Arizona, pour définir des modèles liant la performance des entreprises à celles de leur Suppy Chain, puis des ratios significatifs. Le Supply Chain Index va classer les entreprises qui publient leurs chiffres en fonction de leur code NAICS (North American Industry Classification System, l'équivalent américain du code NAF français) et comparer leur évolution sur la période 2006-2013 selon quatre critères : la Force (« progrès à l'intersection de la croissance/ ROIC et de la rotation des stocks/ marge opérationnelle »), l'Equilibre (« la capacité un portefeuille équilibré pour maximiser sa part de marché »), la Résilience (« l'adhérence du modèle à l'intersection de la rotation des stocks et de la marge opérationnelle ») et le classement par les pairs. Le score total sera une résultante pondérée de ces quatre critères : La Force, l'Equilibre et la Résilience comptant à part égale (30%) et l'avis des professionnels de la SC pour 10%.
Le lancement de ce nouvel indice se fera officiellement la 1ère semaine de mai. Par ailleurs, Supply Chain Insights va organiser une grande soirée de remise de prix le 10 et 11 septembre lors de son Supply Chain Global Summit à Scottsdale, aux Etats-Unis. A suivre ! CP
Photo : Lora Cecere, Fondatrice du cabinet d'analyse et de conseil Supply Chain Insights ©DR
 
 
Fluvial
Contargo
va exploiter le
futur terminal
de Valenciennes
A l'issue d'un appel d'offres, c'est Contargo Container Escaut Service (CCES) qui a été choisi pour exploiter le nouveau terminal fluvial de Valenciennes, baptisé l'Escaut Valenciennes Terminal. Selon la filiale française de l'opérateur allemand de transport de conteneurs Contargo, l'installation sera achevée au cours de l'été 2014. Conçu pour devenir une grande plate-forme entre les ports maritimes belges, hollandais et français et le nord de la France avec un transit annuel de 85.000 conteneurs EVP (équivalent vingt pieds), ce terminal public sera également ouvert à d'autres entreprises de transport fluvial et routier. Il disposera d'un quai de 200 m de long, doté d'un nouveau portique, et d'une aire de stockage de 20.000 m² permettant d'accueillir 1.700 EVP. Le complexe pourra être rallongé ultérieurement de 200 m de quai supplémentaires et de 15.000 m² d'aire de stockage pour porter la capacité annuelle à 120.000 EVP. « Avec huit à neuf départs par semaine, l'Escaut Valenciennes terminal sera l'un des terminaux fluviaux les mieux desservis de France. Il sera ainsi relié à plus de 15 terminaux à conteneurs à Anvers, Dunkerque et Rotterdam et offrira aux chargeurs un large choix et une grande fréquence de rotation » a déclaré Gilbert Bredel, le PDG de Contargo Container Escaut Service SAS. JLR  
   
 
INFOS INTERNATIONALES  
Etats-Unis
L'Air Force
veut réduire les
dépenses de sa
chaîne amont
Conformément au programme « Better Buying Power », dont la première phase a été lancée en 2010 par le Department of Defense, l'US Air Force cherche à réduire ses dépenses. Estimant ses contrats trop chers et constatant qu'aujourd'hui 60 à 70% des coûts proviennent de la sous-traitance, l'Air Force demande à ses fournisseurs de chasser le gaspillage et d'optimiser leur Supply Chain amont quitte à renégocier avec leurs sous-traitants (comme elle le fait elle-même). Elle insiste sur le fait que ce programme n'a pas pour objectif de « réduire les coûts aux dépens des profits » et reconnaît que « le profit est totalement légitime », mais on sent que la pilule a tout de même du mal à passer. « Je suis souvent surprise de constater que l'on trouve normal que le secteur marge entre 18 et 20% sur des programmes à relativement faible risque » s'insurge le Major General Wendy Masiello. « Je pense que nous devons attaquer les processus de négociation de manière plus pragmatique.  Nous devons être plus constants et transparents dans notre façon d'associer le facteur risque à la marge ». Afin de mieux comprendre les estimations de coûts utilisées par ses fournisseurs lors des appels d'offre, l'US Air Force s'est donc associée à la Defense Contract Audit Agency pour réaliser une campagne d'audit de sa Supply Chain. « A une époque où de nombreux programmes de développement ont dû être abandonnés, nous ne pouvons plus nous permettre de dépasser nos budgets. Si les programmes dépassent les délais ou les budgets, nous risquons de les perdre. Nous avons très peu de marge d'erreur » a ajouté Wendy Mesiello. PM
Photo : ©US Air Force
 
   
 
Automobile
Renault
poursuit ses
investissements
au Brésil
Renault, cinquième constructeur automobile au Brésil avec 6,7% de part de marché, s'apprête à moderniser son usine de production de Curitiba et à ouvrir un nouveau centre de distribution à Quatro Barras, des investissements qui représentent 162 M€ et 78 M€ respectivement. « Depuis 2011, le Brésil est le deuxième marché de Renault après la France et une priorité pour la stratégie du groupe à l'international » a déclaré Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault. Et d'ajouter : « Le précédent plan d'investissement ayant été finalisé avec succès, Renault Brésil a désormais l'ambition d'accroître sa part de marché dans le pays ». Les capacités de production de l'usine devraient ainsi passer de 280.000 à 380.000 unités par an, quant au centre logistique, il devrait expédier l'équivalent de 200 poids lourds par mois de pièces et composants destinés au réseau Renault au Brésil, Chili, Colombie, Mexique, Paraguay, Pérou, Uruguay, Venezuela, en Amérique Centrale, en Afrique du Sud... et en France. PM  
 
Nomination
Nouveau CFO
chez
TNT Express
TNT Express annonce la nomination de Maarten Jan de Vries, effective au 1er juillet 2014, en tant que CFO (Directeur Financier) et membre du Comité Exécutif. Ce néerlandais de 52 ans dispose d'une solide expérience et finance et en commerce international. Il en est effet actuellement CEO de TP Vision, une joint-venture entre Royal Philips et TPV fabricant des téléviseurs haut de gamme et a tenu différents rôles de direction chez Philips, notamment Chief Information Officer, Chief Supply Officer et CFO. « Je suis très heureux d'avoir pu recruter un nouveau directeur d'un tel calibre dans l'équipe de management de TNT Express. Maarten possède une expérience fonctionnelle et internationale significative et sera un grand atout pour TNT. Ses capacités seront essentielles dans l'implémentation de notre stratégie Oulook » a déclaré Tex Gunning, CEO de TNT Express. PM  
 
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23 avril 2014

MAI 2014

Jeudi 15 et
Vendredi 16

Formation
EURODECISION

« Méthodes et
pratiques
de la prévision
des ventes »

De 9h00 à 17h00
Paris-La Défense


Jeudi 15
Webinaire
QUINTIQ
« Optimisation
du Réseau
de transport &
Planification
logistique »

De 10h à 10h3
0



Vendredi 23

Conférence
PEA Consulting et
TIP Trailer Services
« L'impact
de la révolution
numérique sur
le transport »

Partenaires :
Université Paris Dauphine,
SCMagazine
De 14h à 16h35
Université
Paris Dauphine
Paris 16e