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Manager
la complexité
réglementaire
des flux
internationaux

La semaine dernière à deux jours d’intervalle se sont déroulées des conférences sur des sujets assez proches. D’abord celle d’Amber Road sur le thème « comment éviter les pièges de l’import-export » (cf. la Newsletter de jeudi), puis celle d’Alis Internationales sur « le respect d’un environnement règlementaire contraignant ». Dans les deux cas ces conférences ont permis de souligner la difficulté de tout connaitre et de tout maitriser dans un monde complexe en perpétuel évolution : réglementations douanières, règles d’éthique, corruption, pays sous embargo, législation liée à la nature des produits... Elles ont également fait ressortir les moyens qui permettent aux responsables des flux internationaux de s’affranchir (du moins en partie) de ces contraintes et surtout elles ont mis en évidence la nécessité de s’inscrire dans une démarche de compliance globale. Celle-ci peut revêtir différentes formes selon les entreprises. Dans certains cas elle peut avoir pour cadre les réunions S&OP. C’est ce que préconise Jean Damien, directeur de l’EST (voir ci-dessous). L’idée étant de faire collaborer des fonctions différentes de groupes de travail aboutissant à une base de données commune et constamment enrichie. Un projet dont la transversalité serait, par nature, en lien direct avec la Supply Chain. Prochaine conférence sur le même thème : 12 juin à Paris Dauphine. JPG  
 
 
 
Supply Chain
réglementaire
La douane,
cette
inconnue…
Vendredi 10 avril, Alis International organisait au Cercle des Armées, en partenariat avec SCM, sa deuxième conférence sur la Supply Chain Réglementaire. Toute la matinée, experts et professionnels ont apporté leurs témoignages sur le thème « comment optimiser votre Supply Chain dans le respect d’un environnement réglementaire contraignant ». En ouverture Jean Damien, Directeur de l’EST (Ecole supérieure des transports) est intervenu pour évoquer les risques liés aux erreurs de conformité et le rôle de la douane qui pour lui « doit être un facilitateur pour le business international ». Présentant les mérites du statut d’OEA (Opérateur Economique Agréé) il s’est également prononcé en faveur de l’intégration des acteurs du commerce international dans les réunions S&OP avec pour volonté « d’aligner la stratégie douanière sur la stratégie Supply Chain ». En réponse à cette introduction, Nadine Lebourdier, Chef de la Mission grandes Entreprises à la DGDDI (direction des douanes), a commenté les actions mises en œuvre par les douanes françaises pour faciliter la vie des exportateurs, notamment la mise en place du GUN (le guichet unique) pour tendre vers une dématérialisation des toutes les formalités en douane et supprimer les documents papier. « L’étape suivante est de rendre les procédures le plus fluide possible avec des contrôles automatisés et des alertes pour les opérateurs en cas d’incohérence », a-t-elle précisé avant d’aborder la question de l’auto-liquidation de la TVA, une procédure qui est déjà en place dans certains pays voisins et qui devrait « favoriser l’attractivité de la France ». JPG
 
   
  Jean Damien, Directeur de l'EST  
   
  Nadine Lebourdier, Chef de la mission Grandes Entreprises à la DGDDI  
   
  Succès pour la 2e conférence « Supply Chain
Réglementaire » d’Alis International au Cercle des Armées à Paris

 
 
Supply Chain
réglementaire
(suite)
La complexité
des flux
internationaux


Jean-Michel Fromont, est responsable logistiques de Fives FCB. Son métier consiste à gérer les flux de matériaux et d’équipements (des centaines de tonnes) liés à l’implantation de cimenteries fournies par son groupe dans différents pays. Pour lui chaque opération est spécifique et exige une connaissance approfondie des règlementations notamment douanières. C’est le cas actuellement pour l’installation d’une usine au Brésil et prochainement d’une autre en Algérie. « On ne peut pas connaitre l’ensemble des règles de chacun des pays où l’on va. Il est plus sage de se faire accompagner », note le responsable logistique. Et c’est précisément le rôle de Karine Bellony, Associée et fondatrice de VAT Solutions, qui, après quelques années dans les opérations et le conseil en organisation, s’est spécialisée dans le domaine des formalités douanières et la TVA des Supply Chain Internationales. Un domaine qui présente à la fois des risques très forts (par exemple dans le cas d’une mauvaise évaluation) mais aussi des opportunités si l’on maîtrise parfaitement tous les aspects de cette fiscalité. Mais la compliance ne s’arrête pas aux seules problématiques douanières. Elle concerne tout l’environnement des exportateurs qui fréquemment doivent faire face des particularités, liées (par exemple) aux matériaux qui entrent dans la composition des produits exportés. C’est le cas de REACH pour les substances chimiques ou de CITES (Convention internationale Trade in Endangered Species). Des dispositions que Denis Serot en charge du Service Client chez Louis Vuitton connait bien. Cette Maison de luxe qui exporte plus de 80% de sa production importe également des substances animales (notamment des peaux) et doit, non seulement se conformer à toutes les dispositions règlementaires, mais être en mesure de se défendre lorsqu’elle est attaquée sur l’origine d’un produit. A cet égard, la traçabilité est devenue indispensable pour prouver sa bonne foi lorsque la marque est mise en cause. JPG
Photo ci-contre :
Denis Sero, Service Client de Louis Vuitton
 
 
  Karine Bellony, Associée et Fondatrice de VAT Solutions  
 
 
 
Supply Chain
réglementaire
(suite et fin)
Inscrire
la douane
dans une
démarche
de compliance
globale
Pour terminer la matinée François Mion, directeur adjoint, prévention et protection du Groupe Renault est revenu sur le statut d’OEA « qui oblige à formaliser des processus et à apporter des réponses adaptées ». Mais être certifié ne suffit pas estime-t-il. Encore faut-il faire vivre et pérennisé la certification. C’est le cas de MANIOC, un projet de collaboration entre la douane, le groupe Renault et Alis International pour préserver le statut OEA dans la durée, bénéficier des avantages du futur code des douanes et utiliser l’OEA comme levier de performance face aux compétiteurs internationaux. Des initiatives de ce type sont encore peu répandues. Comme le remarque Jean-Philippe Lacroix, Compliance Advisor, « la douane n’est pas dans le core business de l’entreprise ». Non seulement elle n’est pas considérée comme une priorité mais elle peut également être ignorée : « Nos designers, la douane ils s’en moquent ! » renchérit même Denis Serot. « Et pourtant, ajoute-t-il, les ventes sont de plus en plus délicates à prévoir, les cycles de vie s’accélèrent, les flux se complexifient, les règlementations se durcissent et les tentations de protectionnisme de certains pays se renforcent ». Dans ce contexte, une Supply Chain optimisée passe nécessairement par une maitrise des contraintes douanières. « La fonction douane c’est une sécurité. Mais au-delà, c’est aussi de l’intelligence économique », souligne pour sa part François Mion qui conclut : « Dès lors il convient d’accorder à cette fonction une importance particulière et de l’inscrire dans une démarche de compliance globale, en lien avec les autres métiers de l’entreprise »JPG  
   
  Jean-Philippe Lacroix, Compliance Advisor  
 
Gestion des
expéditions
Neopost
prend une
participation
majoritaire
dans Temando

Lors d’une conférence de presse en février dernier (voir NL n°1992), Denis Thiery, Président-Directeur Général de Neopost, avait brièvement laissé entendre une future acquisition pour renforcer son offre dans les outils dits de Full Landing Cost de calcul des coûts sur toute la chaîne de transport (y compris douaniers) lors de la transaction e-commerce. C’est désormais chose faite puisque Neopost a pris ce mois-ci une « participation majoritaire » dans le capital de la société australienne Temando, avec un investissement stratégique de 50 M Aus$  (environ 36 M€). Temando a développé une plateforme logicielle intelligente de traitement des commandes pour les e-commerçants, qui permet de programmer l’expédition, de répertorier l’état des stocks et leurs localisations (boutiques, sous-traitants, entrepôts...), de rechercher le transporteur le plus adapté compte tenu des options de livraison (délai, respect des règles douanières, calcul du prix total du transport). Ce service en mode Saas, qui s’intègre aux plates-formes e-commerce telles que celles d’IBM ou de Magento, compte aujourd’hui plus de 50 000 utilisateurs. « C’est une occasion unique d’étendre notre présence auprès des e-commerçants et des logisticiens spécialisés dans le e-commerce » a déclaré Denis Thiery, en ajoutant que cette offre complétait parfaitement celle de l’entité Neopost Shipping Solutions (ex Neopost ID) pour créer  « l’une des plateformes logicielles d’expédition les plus avancées du marché ». JLR
Photo : Denis Thiery ©A Detienne
 
 
 
 
Nomination
Oreca Store
embauche
un Responsable
Supply Chain

Avec un effectif de 200 salariés, le Groupe Oreca est bien connu des passionnés du sport automobile, historiquement en tant  qu’écurie de course et organisateur d’évènements sportifs, mais aussi plus récemment en tant que vendeur multi-canal d'équipements et d'accessoires pour la pratique du sport automobile (30.000 références dont des combinaison de conduite, des sièges baquets, des casquette...). C’est pour cette dernière activité que le groupe a embauché Benoit Fletcher en tant que Responsable Supply Chain et Logistique. Titulaire d’un BTS Transport et Logistique, Benoit Fletcher a d’abord fait ses armes  chez Geodis Calberson, entre 1996 et 1998, avant de rejoindre Rockwell Automation, en tant que Responsable SAV & superviseur d’équipe projets jusqu’en 2006. Entre 2007 et 2013, il était Directeur Supply Chain & Logistique de la SSII Altimate Group France. La société Supply Job a accompagné Oreca dans son recrutement. Et c’est une société sœur de Supply Job au sein du groupe Smartlog, le cabinet Dialogis, qui avait préalablement établi un diagnostic détaillé de l’organisation de la logistique d’Oreca et défini un plan d’action pour atteindre les objectifs fixés, notamment en matière de délais entre la réception de la commande du client et son expédition. JLR
Photo ci-contre : Benoit Fletcher ©DR
Photo ci-dessous : Oreca Store ©DR
 
   
 
Classement
FM Global
publie
son indice
de résilience
Comme chaque année, le spécialiste de la gestion du risque FM Global publie son indice de résilience des pays en tenant compte d’un certain nombre de paramètres dont la maturité de la Supply Chain, la qualité des infrastructures et les facteurs politiques et économiques. La Norvège maintient sa première place notamment grâce à sa résistance face aux variations du cours du pétrole, contrairement au Venezuela qui clôture le classement au 130ème rang. Le reste du top 10 comprend la Suisse, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Allemagne, le Qatar, le Canada, la Finlande et les Etats-Unis. La France se classe 19ème notamment à cause du risque lié au terrorisme. Ailleurs en Europe, le Royaume Uni conserve sa 20ème place alors que la Grèce, 65ème, perd 9 places. L’Ukraine en concède 31 pour se retrouver en 107ème position.  Même dégringolade pour le Kazakhstan (102ème), sanctionné pour son manque de détermination face aux facteurs de risque naturel. La plus belle progression est à mettre au compte de Taïwan (+52) récompensé pour sa prise en charge des risques naturel et incendie. PM  
 
INFOS INTERNATIONALES  
 
Italie
JDA optimise
le réappro de
Conad Adriatico
La coopérative alimentaire italienne Conad Adriatico
(4.598 employés pour un CA 2014 de 888 M€) a choisi de mettre en place le progiciel Advanced Warehouse Replenishment de JDA Software dans le cadre d’un projet visant à réduire ses coûts opérationnels liés aux opérations de réapprovisionnement et à augmenter le niveau de service offert à ses 278 membres. L’outil doit lui fournir une vision complète des stocks sur ses entrepôts et des besoins prévisionnels de réapprovisionnement de ses points de vente (355 magasins dans les régions de Marche, des Abruzzes, du Molise, des Pouilles et de Basilicate ainsi que les régions voisines de l'Albanie et du Kosovo). Avec l’objectif de l’aider à définir des politiques de gestion des stocks rentables (livraisons directes, cross dock), et à réduire la fragmentation des commandes en prenant en compte les contraintes logistiques et en jouant sur le nombre d'unités minimum pour une commande. Les solutions JDA sont déjà utilisées par d'autres coopératives sœurs au sein du Groupe Conad. JLR
Photo : Conad Adriatico ©DR
 
   
 
USA
Nouveautés
au ProMat/
Automate
de Chicago
Nos confrères de Supply Chain Digest ont pu assister au salon ProMat qui s’est déroulé à Chicago en mars dernier. Parmi les nouveautés qu’ils ont pu découvrir se trouvaient de nombreux systèmes d’automatisation dont  le système de stockage 3D Matrix de l’allemand SSI Schaefer, le système (entièrement automatisé mais non commercialisé à l’heure actuelle) goods-to-man « Rapid Pick XT » de Dematic où l’homme est remplacé par un bras robotisé, ce qui en fait donc un goods-to-robot, et capable de saisir entre 750 et 1.250 articles par heure, un robot dépalettiseur chez Daifuku (distribué en France par Ulma) capable de gérer une palette hétérogène sans en connaitre le contenu à l’avance grâce à sa technologie de reconnaissance par la vision ainsi qu’un autre robot de palettisation/dépalettisation baptisé « Automatic Pick to Palett System » capable de changer de préhenseur en quelques secondes en fonction de la palette qui se présente à lui chez System Logistics. Des solutions destinéees à assister l’homme étaient également présentes avec différents « murs » de préparation de commandes « put wall » dont les casiers s’illuminent dès que la commande est complète et des lunettes intelligentes utilisables aussi bien en situation prélèvement que de réapprovisionnement chez PcData. Enfin, la société Grabit mettait en avant un convoyeur maintenant en place les cartons par électricité statique et pouvant ainsi les faire grimper des pentes très raides ainsi qu’un robot de préparation de commandes au détail utilisant la même technologie et capable de saisir des objets très divers. PM  
   
   
 

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13 avril 2015


JUIN 2015

Jeudi 4
et vendredi 5
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EURODECISION

« Méthodes et
pratiques de la
prévision
des ventes »

De 9h00 à 17h00
Paris-La Défense
(session sui
vante
8-9 octobre)


JUILLET 2015

Jeudi 9
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ESCP Europe
« La Green
Supply Chain
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De 8h45 à 18h
ESCP, Paris 11e
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à partir
du 1er juin