Partager sur
LinkedIn Twitter Facebook
Justice
La messagerie
sanctionnée
à hauteur
de 672 M€

L'Autorité de la concurrence vient de rendre sa décision à propos des présumées ententes dans le secteur de la messagerie. Il est reproché à 20 entreprises d'avoir eu des discussions sur la méthode de refacturation de la surcharge gazole en 2005 et d'avoir échangé des informations sur les revalorisations tarifaires annuelles entre 2006 et 2010. Les condamnations qui interviennent 10 ans après les faits sont particulièrement lourdes et frappent 17 entreprises pour un montant total de 672 millions d'euros. Dans un communiqué l'Autorité de la concurrence justifie sa décision en ces termes : « des tours de table étaient régulièrement organisées en amont et en aval des campagnes de revalorisation tarifaire, ce qui permettait aux entreprises d'homogénéiser leurs demandes tarifaires et de sécuriser leurs négociations commerciales. Les discussions étaient tenues secrètes et ne faisaient l'objet d'aucun compte rendu officiel. Ces échanges ont été complétés en ce qui concerne certaines entreprises par des échanges bilatéraux ou multilatéraux ». L'organisation TLF réagit vivement ce matin à cette condamnation. « Cette décision, sensée condamner les dommages infligés au marché, a été prise en contradiction avec les faits observables pendant cette période qui démontrent l'absence d'effet concret de ces prétendues pratiques anti concurrentielles », soutient le syndicat qui par ailleurs s'insurge contre une condamnation qui intervient au plus mauvais moment : « En 15 ans, les faillites se sont multipliées, plus de quinze mille emplois ont été détruits. Les pénalités infligées aujourd'hui vont encore aggraver la crise structurelle qui frappe cette activité. Les plus grandes entreprises, des groupes publics français, pourront s'en acquitter mais verront leur capacité stratégique réduite d'autant ». Plusieurs entreprises concernées par ces pénalités ont également réagi au cours de la matinée. JPG  
 
 
 
Justice
(suite)
Le groupe
Geodis,
devra payer
à lui seul
196 M€
Afin de bénéficier de mesure de clémence, les ententes mises au jour ont été portées à la connaissance de l'Autorité respectivement par le groupe Deutsche Bahn (pour les agissements de sa filiale Schenker-Joyau devenue Schenker France) fin 2008 et courant 2010, et par l'entreprise Alloin (groupe Kuehne+Nagel) en 2010. Pour mémoire, la procédure de clémence permet aux entreprises qui participent ou ont participé à une entente d'en révéler l'existence à l'Autorité et d'obtenir, sous certaines conditions, le bénéfice d'une exonération totale ou partielle de sanction pécuniaire, en fonction notamment de leur rang d'arrivée à l'Autorité, de la valeur ajoutée des pièces apportées et de leur coopération à l'enquête. Dans le calcul des sanctions, l'Autorité indique qu'elle a pris en compte la durée des pratiques, leur gravité et le dommage causé à l'économie « notamment les PME qui faute d'un pouvoir de négociation suffisant, ont été les principales victimes de l'entente ». L'Autorité relève par ailleurs qu'elle a adapté les sanctions aux spécificités du dossier. Dans ce cadre elle aurait réduit de 90% les sanctions des sociétés Ciblex, Heppner, Lambert et Valette, XP France, Transport Henri Ducros et Ziegler «pour tenir compte de leurs difficultés actuelles ». Parmi les entreprises les plus lourdement sanctionnées on trouve Geodis (196 M€), Chronopost (99,18 M€) et DHL Express (81,16 M€). JPG  
 
 
 
Innovation
DTSL,
l'étiquette
qui rend
votre produit
intelligent



Vous ne la connaissez pas encore, et pourtant elle pourrait bien changer votre manière de gérer la traçabilité de vos produits dans les années qui viennent. « Elle » c'est l'étiquette DTSL (Digital Tracking System Label), une pastille numérique qui offre la possibilité d'identifier un produit grâce à un code unique qui ne peut être ni photocopié, ni scanné, ni décollé sans être altéré. Une invention qui permet donc de certifier l'authenticité d'un produit, de le suivre à la trace, mais qui va bien au-delà. En effet, la DTSL contient énormément d'informations auxquelles le consommateur peut accéder via son smartphone : l'origine du produit, sa composition, sa qualité, sa conformité... Et côté marketing, c'est le jackpot. Car dès que le consommateur se connecte pour obtenir ces informations, il est immédiatement géolocalisé et ses coordonnées peuvent être récupérées. Le système lui propose alors, via une interface conviviale et attractive une visualisation globale et instantanée des fonctions disponibles. Dès lors il pourra recevoir des offres commerciales, des jeux, des cartes de fidélité... Jacques Régent, l'inventeur de cette solution indique qu'elle a été conçue pour répondre à un triple enjeu : informer, rassurer et certifier. Cet informaticien, qui a exercé une grande partie de sa carrière dans le domaine des vins et des spiritueux, a travaillé sur des projets de lutte contre les marchés parallèles. C'est alors qu'il a imaginé un système infalsifiable et autodestructible en cas de tentative de décollage : « c'est une véritable boite noire, complètement inaccessible aux hackers ! affirme-t-il. Chaque pastille possède un numéro unique et peut être activée ou désactivée à distance. Lors du contrôle d'authentification, le système récupère le numéro de série du téléphone, la date, l'heure et les coordonnées GPS ainsi qu'une copie de la pastille afin de détecter les éventuelles tentatives de copies ». La codification peut intégrer les standards du marché (GS1, Galia...) et est compatible avec les systèmes d'identification actuels. Seul bémol, le prix (autour de 0,35 € pour le moment) ce qui le rend éligible en priorité aux produits de luxe (boissons, vêtements, accessoires...) et peut-être à terme, à certains médicaments très souvent contrefaits. Jacques Régent, PDG de la société Soft'Enov, bénéficie d'un partenariat avec Diagma. Ce cabinet conseil a manifesté son intérêt pour cette découverte et s'est dit prêt à l'accompagner sur les premiers pilotes. JPG
Photo : Jacques Régent
 
 
 
 
Maritime
Benjamin
Franklin arrive
à Los Angeles
CMA CGM a reçu le 4 décembre dernier un nouveau méga-vaisseau de 18.000 EVP (équivalent vingt pieds). Baptisé Benjamin Franklin, en l'honneur de l'un des pères fondateurs des Etats-Unis, le petit dernier fera son voyage inaugural sur la route Pearl Express River qui relie plusieurs ports chinois dont Xiamen, Nansha et Yantian aux USA. Il effectuera sa première escale américaine à Los Angeles le 26 décembre avant de terminer son chemin dans le Port d'Oakland pour la Saint Sylvestre. Il sera le plus gros navire à avoir jamais accosté aux USA et représente l'aboutissement d'un important travail de préparation en amont pour s'assurer que les ports en questions puissent mettre à disposition les infrastructures nécessaires à son arrivée et à son déchargement. L'armateur français, qui dessert les USA depuis 1997 à travers 23 routes maritimes, a d'ores-et-déjà entrepris des discussions avec d'autres ports américains afin de déterminer lesquels, dans un avenir proche, pourraient accueillir ces nouvelles générations de mastodontes des mers. PM  
   
 
Retail
Ikea veut
rattraper
son retard
sur internet
Ikea, dont le modèle économique consiste à faire venir le chaland dans ses magasins afin de lui vendre ce dont il a besoin et ce dont il ne sait pas qu'il a besoin, change de cap et décide de donner un coup d'accélérateur à ses ventes en ligne. En effet, selon Bloomberg, Peter Agnefjaell, CEO d'Ikea, ne serait pas satisfait du milliard d'euros que rapportent les ventes sur le web, celles-ci ne représentant effectivement qu'un modeste 3% des ventes totales. Ikea souhaite réaliser 10% de son CA en e-commerce d'ici 2020 notamment en augmentant sa présence sur le web, le distributeur suédois ne dispose en effet que de 13 sites marchands sur les 28 pays dans lesquels il est présent. Les ventes en magasin devraient continuer de croître grâce à la sortie de nouveaux produits, l'objectif global étant d'arriver à un CA de 50 Md€ en 2020 contre 32 Md€ en 2015. Un nouveau site web est en phase de test en Irlande, d'autres devraient suivre sur les deux années à venir. PM  
 

ABONNEMENT GRATUIT : CLIQUEZ ICI
Le lien quotidien qui vous relie à la communauté Supply Chain
Si l'on vous a transféré cette lettre, n'hésitez pas à vous abonner.
Si vous êtes déjà abonné, n'hésitez pas à abonner (ou à faire abonner)
vos collaborateurs et amis.

 
 
Jean-Philippe Guillaume
Directeur des rédactions
Faites profiter la communauté logistique de vos « scoops »

écrivez à la rédaction : jph.guillaume@scmag.fr
Cette Newsletter touche quotidiennement 50.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique
à l'ensemble de la communauté logistique.
 
Contacts, POUR FAIRE PARAÎTRE DE LA PUBLICITÉ
dans « Supply Chain Magazine » (sur le Web ou dans le mensuel papier)
 

Nathalie Bier
Chef de publicité
Tél : 01 43 76 64 53
nathalie.bier@scmag.fr

Audrey Zugmeyer
Directrice de la publicité
Tél : 01 41 79 56 21
audrey.zugmeyer@scmag.fr

Tom Sénateur
Chef de publicité
Tél : 01 80 91 56 30
tom.senateur@scmag.fr
 
 
Pour modifier vos coordonnées ou vous désabonner, adressez un e-mail à :
abonnement@scmag.fr
 
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
 
15 décembre 2015

JANVIER 2016

Jeudi 14
FORUM DES ROIS
DE LA
SUPPLY CHAIN
«Présentation
des 8 dossiers
en compétition
pour les Trophées
INCRIPTION 
VOUS »

De 8h à 18h
Salons de l'Aveyron Paris 12e


Jeudi 14
SOIRÉE DES ROIS
DE LA
SUPPLY CHAIN
Lido Paris 8
Les partenaires
de la cérémonie
de remise
DES TROPHEES  DES ROIS DE LA
SUPPLY CHAIN 2016




Jeudi 14

FORUM DES ROIS
DE LA
SUPPLY CHAIN
Lido Paris 8
Les partenaires :