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Savoye
se sépare
de Retrotech
Mais qu'est-ce qui a bien pu pousser Savoye (et le Groupe Legris Industrie) à vendre Retrotech à la société Egemin ? Au lendemain de cette annonce (1), la question reste posée. Car si officiellement l'industriel explique cette cession par l'absence de synergie entre sa société Savoye et sa filiale américaine Retrotech, on peut légitimement s'interroger sur la crédibilité d'un tel argument. Rappelons-nous en effet que l'acquisition de Retrotech, finalisée en 2011, représentait pour Savoye une porte d'entrée sur le marché américain. Une formidable opportunité pour exporter le savoir-faire français Outre-Atlantique au travers d'une société d'ingénierie logistique complémentaire, disposant sur place de compétences au plan technique et commercial. Profitant de la reprise économique aux US mais aussi d'une accélération de l'automatisation liée au e-commerce, cette acquisition judicieuse a d'ailleurs tiré la croissance et la profitabilité du groupe. Alors pourquoi s'en séparer maintenant ? Certes la valorisation actuelle (40 millions de dollars) permet une plus-value intéressante, mais du même coup prive Savoye de ses ambitions dans cette partie du monde. Le gain généré par cette opération sera-t-il réinvesti dans la société pour lui permettre de se renforcer en Europe ou ailleurs ? Préfigure-t-il au contraire un désengagement de Legris dans ce domaine et le début d'une vente par appartement ? Sans préjuger des décisions qui naturellement incombent aux actionnaires, on peut toutefois espérer qu'elles préserveront les intérêts de cette belle PME industrielle française. JPG
(1) voir article ci-dessous
 
 
 
 
Rachat
Egemin rachète
Retrotech
à Savoye

Egemin Automation, passé dans le giron du groupe Kion en mai 2015, vient de racheter pour environ 40 M$ Retrotech, un intégrateur new yorkais spécialisé dans les solutions de stockage et d'automatisation, à Savoye, filiale du groupe Legris Industries. « Forte de son excellente réputation et de son expertise de tout premier plan en matière d'intégration de systèmes intralogistiques, Retrotech représente l'allié parfait pour renforcer les solutions d'automatisation actuellement proposées par Egemin Automation aux États-Unis », explique Jan Vercammen, PDG d d'Egemin Automation, « Cette transaction représente une étape importante dans notre démarche de devenir un acteur majeur sur le marché en évolution rapide des systèmes logistiques et de flux de matériel automatisés. L'intralogistique automatisée jouera un rôle crucial dans le concept d'Industrie 4.0, la transformation numérique de la fabrication ». Interrogé sur les motivations de cette vente inattendue, Retrotech ayant obtenu des résultats très honorables depuis son arrivée au sein du groupe français en 2011, le groupe Legris répond avoir tout simplement accepté une offre alléchante : « Savoye a investi dans le management de Retrotech avec le succès que l'on sait, son CA atteint les 70 M$. Mais Retrotech n'a pas apporté la synergie escomptée, notamment en France. L'offre que nous a proposée Egemin représentait une réelle opportunité que le groupe Legris a décidé de saisir. Le marché nord-américain reste néanmoins très important pour nous et nous restons partenaire de Retrotech y compris sur ce marché. Notre stratégie de développement international est aujourd'hui celle du partenariat », commente Eric Fohlen Weill, Directeur de l'agence FTI Consulting en charge de la communication du groupe Legris. Fondée en 1985 à Rochester dans l'Etat de New York, Retrotech compte des clients dans les secteurs alimentaires, pharmaceutiques, automobiles et des biens de consommation ainsi que dans l'e-commerce et la vente au détail. PM  
 
Cercle
prospectif
de la SC
Vers des SC
plus
résilientes ?
Jeudi matin, une vingtaine de VP/Directeurs SC et Directeurs des Opérations de grands groupes (Actissia, Airbus France, Aperam, Auchan, Avril, Delifrance, Fresenius Kabi, Jarden Corporation, Krys Group, Lafarge SA, L'Oreal France, Louis Vuitton Malettier, LVMH, Nokia, Picard Surgelés, Safran, Sanofi, SNCF…) sont venus plancher sur le thème de la « Résilience Supply Chain » à l'appel de Deloitte, dans le cadre du Cercle prospectif de la SC organisé en partenariat avec Supply Chain Magazine. Magali Testard, Associée Conseil Achats et SC chez Deloitte, a commencé par donner la définition de ce qu'est la résilience en SC pour le cabinet : « C'est la capacité de la Supply Chain à prédire les risques et à mettre en place des plans de recovery court terme et de continuité long terme ». Et de poursuivre : « 85% des sociétés ont connu une rupture significative dans les 12 derniers mois. Alors que 71% des cadres de l'industrie et de la distribution interrogés considèrent le risque SC comme une part importante de la prise de décision, seulement 30 à 40% de leurs entreprises ont mis en place des outils d'analyse et de visualisation des données dans le cadre de leurs programmes de gestion des risques de la SC. L'impact sur le CA et les coûts est bien perçu mais il y a encore peu de programmes », conclut-elle. Tels que dépeints par Deloitte, les risques sont de 4 grands types : macro-environnementaux (explosions, tremblement de terre...), intrinsèques à la SC étendue (risque fournisseur...), opérationnels (panne machine…) ou fonctionnels (problème SI, réglementation...) – voir schéma ci-dessous )–. « La tendance est donc de se pencher sur l'analyse des risques pour rendre les SC plus résilientes. Des Early Warning Systems apparaissent pour détecter les signaux faibles via des capteurs, puis les risques sont modélisés », observe Magali Testard. CP  
   
  Schéma Supply Chain Risks Source Deloitte ©Deloitte  
 
 
 
Cercle
prospectif
de la SC
(suite)
Créer
une culture
de la gestion
des risques
La discussion a commencé par souligner, à travers de nombreux exemples, la grande variété des risques auxquels les Directeurs SC ont pu être confrontés, avec des impacts plus ou moins forts sur les opérations. Ceux inhérents aux fournisseurs de rang 3,4 et au-delà ont été mis en avant. « Le multi-sourcing ne résout pas tout. Quand vous avez 3 fournisseurs mais qu'ils sont tous en Thaïlande, les pieds dans l'eau, c'est toute la profession qui est touchée », illustre un participant. « La centralisation et la standardisation simplifient les SC mais les rendent plus fragiles. A l'inverse, un tissage plus large et plus complexe est plus résistant. C'est un perpétuel mouvement entre les 2 », relève un autre. Et de citer une société qui s'était promise de ne plus être aussi dépendante du pétrole et qui 20 ans après en avoir bien tiré profit, replonge pour les mêmes raisons. « Je crois à la capacité du sourcing à être réactif et au suivi fournisseur pour construire ensemble des plans de risques industriels, de Business et de développement », assène un Directeur SC. « On peut aussi faire appel à la concurrence, et pas seulement aux fournisseurs, pour couvrir des risques », ose un autre participant. « Comment évoluer pour rendre les SC résilentes ?», relance Magali Testard. Le multi-sourcing, les what if scenarios, une meilleure appréhension des données, tirer parti des expériences passées... sont évoqués. Mais au-delà des outils, beaucoup parlent de la capacité des hommes à réagir et à anticiper et de la nécessité de créer une culture de la gestion des risques. Ainsi, plutôt que d'avoir une direction dédiée, sans doute est-il préférable de déployer cette culture à tous les niveaux et dans toutes les fonctions de l'entreprise afin de mieux détecter les signaux faibles. Par ailleurs, pragmatisme oblige, beaucoup reconnaissent avoir mis en place des plans de continuité pour les risques les plus probables. « La chance sourit aux esprits préparés. Le rôle clef de la SC est de construire les infrastructures, les SI, etc. puis de faire face au mieux aux imprévus », résume un Directeur SC. D'où l'importance, là encore, d'avoir les bons talents, les entreprises reconnaissant être de plus en plus confrontées aux risques. CP
Photos : ©C.Polge
 
   
   
 
Prestataire
logistique
LEA Logistique
s'ouvre
de nouveaux
horizons

Depuis le 1er février, l'entreprise perpignanaise Sun Trans international SO s'appelle LEA Logistique. Cette société crée en 2008 comme une antenne régionale indépendante du transporteur niçois Sun Trans International, a pris son indépendance en 2014, son capital ayant été racheté par son dirigeant, Steve Mangin. Le changement de nom marque une nouvelle étape stratégique : LEA signifie Logistique Entrepositaire Agréé. Si le transport international à destination de l'Italie reste le fer de lance, avec également une nouvelle ligne régulière vers l'Espagne et un renforcement du trafic sur la France, la société compte se développer de manière plus importante dans la logistique. Elle a ouvert depuis quelques mois un deuxième entrepôt, portant sa surface totale de stockage à plus de 5.500 m2, avec des zones à température contrôlée. LEA Logistique, qui a obtenu récemment l'agrément Entrepositaire Agréé obligatoire pour les alcools, vise notamment le secteur viticole, avec une offre liant transport et logistique. La société compte 12 personnes et a revendiqué pour 2014 un CA de plus de 3 M€. JLR
Photo : Steve Mangin,
LEA Logistique
 
 
 
 
Nomination
Christine
Lecuyer
devient
directrice
commerciale
et marketing
de Cinram
Christine Lecuyer prend la direction du Service Commercial & Marketing de la société Cinram, entité auquel se rattache le Business Development. A ce titre elle aura pour mission de superviser l'ensemble des actions commerciales et marketing visant à entretenir les relations avec les clients de ce prestataire spécialisé dans la logistique des produits culturels (CD, DVD et produits dérivés) la préparation de commandes détail et le e-commerce, notamment pour la gestion des retours. Elle développera également le portefeuille clients avec Thierry Sevel, qui lui reportera.
« L'arrivée de nouveaux clients demande un suivi particulier qui nous amène à repenser notre organisation commerciale »
, explique Jean-Jacques Berthelon, Directeur Général de Cinram. « Christine Lecuyer possède un dynamisme et une détermination qui conviennent parfaitement à ces nouvelles responsabilités ». JPG
 
 
Nomination
Ernesto
Dominguez
devient DG de
TMH France
Ernesto Dominguez, Directeur Général de Toyota Material Handling Espagne depuis mai 2000, a été promu au 1er janvier dernier Directeur Général de la société Toyota Material Handling France. Titulaire d'un Doctorat en Droit de l'Université de Barcelone, Ernesto Dominguez a également obtenu un Master en Gestion des Entreprises à l'ESADE (Escuela Superior de Administración y Direcion de Empresas – Ecole Supérieure d'Administration et de Direction d'Entreprises). Ernesto Dominguez a commencé sa carrière comme Directeur Général de la société Eisenmann Española, société d'engineering et de solutions de stockage. Il a également présidé la Chambre de Commerce Hispano-Suédoise de Barcelone. PM  
 
Ordonnan-
cement
Albéa s'emballe
pour OMP
Albéa, spécialiste mondial de l'emballage pour les produits cosmétiques et pharmaceutiques, utilise la solution OMP Plus de l'éditeur belge OM Partners pour améliorer ses opérations de Demand Planning et Sales & Operations Planning. Avec OMP Plus, Albéa entend obtenir une visibilité totale sur le statut de la demande, une meilleure fiabilité des informations en provenance de la demande, une meilleure visibilité et utilisation de ses capacités de production à travers de toutes les entités du groupe (tubes, emballages cosmétiques rigides, solutions de beauté et distributeurs) et harmoniser les processus S&OP entre elles. OMP Plus a été sélectionné entre autre pour son intégration sans couture avec ses ERP, dont SAP, l'implémentation a démarré en octobre 2015 et s'étend petit à petit aux 38 sites de production que compte la société. Albéa est présent sur un total de 60 pays, compte 16.600 collaborateurs et réalise un CA de 1,6 Md$. PM  
 

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8 février 2016

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MARS 2016

Mercredi 9
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De 8h45 à 12h30
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Paris 8e



Mardi 22 au
vendredi 25
SITL Europe
«Le rendez-vous
international
du transport,
du Freight
Forwarding
et de la chaîne
logistique »

De 9h à 18h
(vendredi 17h)
Paris Nord
Villepinte
Hall 6



Jeudi 24
DYNASYS
« Journée Demand
& Supply Chain
Planning
4e édition »

Best Practice et
nouvelles tendances
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Möbius, Viseo et
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