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Bruxelles
contre l'article
281 de la
loi Macron
Le 1er juillet prochain devrait entrer en application l'article 281 de la loi Macron qui concerne la rémunération des conducteurs routiers de marchandises étrangers, détachés sur notre territoire. Une disposition qui vise selon Alain Vidalies « à créer les conditions d'une concurrence loyale dans le cadre de la libre prestations de services », mais qui, en dépit de sa vocation « protectrice », ne plait pas du tout à Bruxelles. En effet, la Commission européenne vient d'ouvrir une procédure d'infraction à l'encontre de la France considérant que l'application du salaire minimum (en l'occurrence le SMIC) aux conducteurs en situation de cabotage, serait disproportionné compte tenu du lien marginal avec le territoire de l'Etat membre. Dans un communiqué commun les syndicats de transporteurs(1) faisaient savoir vendredi dernier qu'ils n'étaient pas surpris par la réaction de Bruxelles : « Elle est logique ! La commission européenne a engagé le même type de procédure à l'encontre de l'Allemagne pour exactement les mêmes motifs », rappelle le collectif qui estime que la priorité serait de tout mettre en œuvre pour que les règles soient équitables au niveau européen. « Sans doute ! » rétorque Gilles Savary, député PS et auteur de la loi contre la concurrence sociale déloyale. « Mais si l'Europe ne trouve pas une solution politique, en particulier pour ce qui concerne les prestations de service internationales, alors elle s'exposera à la multiplication de législations nationales unilatérales ». Certains pourront poursuivre la réflexion en se demandant si légiférer en dehors de Bruxelles ne revient pas à remettre en cause sa légitimité voire sa raison d'être. Et d'enfoncer la brèche si d'aventure le « leave » devait l'emporter au référendum britannique du 23 juin. JPG
1) Unostra, TLF, FNTR
 
 
 
 
Bourse
de fret digitale
Une start-up
lève 1,5 million
d'euros pour
révolutionner
le transport de
marchandises
Convargo est une start-up qui a pour ambition de devenir incontournable sur le marché du transport. Avant même son lancement opérationnel, elle annonce une levée de fonds de 1,5 million d'euros auprès d'investisseurs du monde de l'Internet tels que Xavier Niel (Free et Kima Ventures), Jacques-Antoine Granjon (Vente Privée), Pierre Kosciusko Morizet et Olivier Mathiot (PriceMinister), Jean-David Blanc (Allociné et Molotov), notamment. Entrent également au capital des personnalités influentes du monde du transport comme Roger Crook (ancien CEO de DHL Global Freight Forwarding) ou François Bourgeois (fondateur de Téléroute qui a succédé au 3617 Lamy, la première bourse de fret sur Minitel). L'idée de départ est de connecter directement les expéditeurs aux milliers de sociétés de transport référencées et leur offre la possibilité d'obtenir instantanément un tarif qui reflète le prix du marché. Afin de garantir une qualité de service irréprochable, Convargo réalise préalablement un travail d'audit auprès des professionnels du transport qui s'inscrivent sur la plateforme. L'expéditeur aura accès au profil du chauffeur et pourra suivre en temps réel toutes les étapes de l'acheminement de sa marchandise : statut de la livraison, localisation exacte, réception électronique du bon de livraison signé et envoi automatique de la facture seront dès lors possibles. Convargo utilise d'une part les données GPS du smartphone du conducteur, la capacité de son camion (surface au sol, hauteur, volume, etc.) et d'autre part les caractéristiques de la marchandise à charger (poids, dimensions, hauteur, etc.) pour y appliquer des algorithmes permettant de proposer des offres de fret adaptées et géolocalisées pour chaque transporteur. « Le traitement de ces informations va permettre d'optimiser les chargements, de rentabiliser la capacité disponible et donc de réduire les coûts opérationnels avec des camions mieux remplis » affirme Maxime Legardez, Fondateur de l'entreprise qui prévoit le lancement officiel de la plateforme en septembre prochain. JPG  
 
Expéditions
Cdiscount
adopte
le CVP-500
de Neopost
Shipping
Neopost Shipping n'a pas perdu de temps. Après avoir lancé commercialement en début d'année son système de colisage sur mesure automatisé CVP-500 (voir NL n°2152), et avoir remporté un prix de l'innovation lors du salon SITL en avril, la division du Groupe Neopost dévoile son premier client dans l'Hexagone, et non des moindre, puisqu'il s'agit de Cdiscount, l'un des leaders de l'e-commerce en France avec plus de 15 millions de colis expédiés par an. Le système CVP-500 est utilisé depuis le début du mois l'emballage automatique et sur mesure des commandes de produits dédiés à l'univers de la maison, du sport, de la puériculture ou encore de l'auto-moto. La machine permet également de réaliser automatiquement la fermeture du carton et la pose de l'étiquette de transport. « En ajustant la taille du colis au près du volume des produits, cette innovation nous permettra de diminuer notre consommation carton à hauteur de 15%, de réduire notre empreinte carbone de près de 30% grâce à une réduction forte des camions utilisés pour livrer nos clients et surtout d'offrir au client une meilleure expérience d'achat » a déclaré Pierre-Yves Escarpit, Directeur Supply Chain et IT de Cdiscount. L'e-commerçant français a réalisé en 2015 un volume d'affaires TTC de 2,7 Mds € (incluant la Marketplace et ses 15 millions d'offres proposées par près de 8.500 commerçants partenaires). JLR
Photo : ©Neopost Shipping
 
   
 
 
 
Nomination
Serge Weibel
arrive
chez GFI

Serge Weibel vient d'entrer au sein du groupe GFI en tant que Directeur en charge de l'activité Supply Chain dans l'entité de Conseil en Management « Business Transformation ». Cette entité compte près de 100 consultants, dont l'expertise porte sur l'engineering, le manufacturing et la Supply Chain dans divers secteurs industriels. Serge Weibel a plus de 25 ans d'expertise en Supply Chain : d'abord Directeur d'un site de production de 100 personnes, il entre en 1990 dans le conseil en Opérations & SC chez AT Kearney, puis passe chez l'éditeur I2 Technologies, en tant que Responsable de Business Développement Europe des secteurs Industrie et Automobile. Ensuite Associé chez BearingPoint en charge de l'activité Supply Chain, il devient DG d'Infosys Lodestone France (entité conseil du groupe Infosys), avant d'intégrer le groupe GFI. Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts & Métiers et d'un Mastère de l'IAE de Paris, Serge Weibel a accompagné de grands groupes industriels, du luxe, de la grande consommation et de la distribution dans leurs réflexions sur leur stratégie de distribution, le développement de leur SC et l'amélioration de la performance de leurs opérations. CP
Photo : Serge Weibel ©GFI
 
 
Enquête
«Track&Trace»
La traçabilité
transport
en mal de
couteau-suisse
technologique

Quid des besoins de traçabilité dans le monde du transport, et des solutions susceptibles d'y répondre ? C'est l'enjeu de l'enquête Track and Trace (T&T) montée pour la 2e année par le cabinet Cereza en partenariat avec Supply Chain Magazine, dont les résultats étaient présentés jeudi dernier. Côté besoins, c'est le suivi des marchandises qui vient en tête des priorités pour les 114 entreprises ayant contribué à cette édition, cité dans 93% des cas, devant le suivi des moyens de transport, 73%. Avec en ligne de mire l'amélioration de la qualité de service, devant la réponse à une exigence client. Quant au suivi des emballages et supports, il double son score et se voit cité par 52% des acteurs, qui prennent conscience des sommes en jeu et du potentiel d'optimisation. « Mais aucune technologie seule ne couvre l'ensemble du spectre de ces besoins de T&T », insiste Nicolas Recapet, Responsable de l'offre Supply Chain chez Cereza Conseil. De fait, chacune présente un intérêt assez ciblé : le tracking des moyens pour le GPS ou celui des marchandises pour le PDA, mais avec tous 2 un cycle de vie technologique sur le déclin qui explique la concurrence croissante des smartphones multifonctions. Sans oublier l'avenir promis à l'internet des objets (IoT), qui émerge et vise pour l'instant le suivi des emballages et supports. Notons qu'il assure une traçabilité en mode automatique, là où les autres solutions participent de process encore souvent manuels, avec un impact limité sur la productivité et la profitabilité des entreprises. MR
Photo ci-contre : Nicolas Récapet Cereza ©C.Polge
Photo ci-dessous, la salle ©C.Polge
 
   
 
 
 
Enquête
«Track&Trace»
(suite)
Un terrain
de jeu pour
l'innovation



La problématique T&T se sophistique sous l'influence des pratiques B2C, pour plus de proactivité dans la relation-client, ou avec le boom de l'omni-canal. D'où de nouvelles solutions et de nouveaux acteurs, dont 2 étaient conviés par Cereza. D'abord la plate-forme Shippeo, lancée en 2015 pour améliorer la visibilité des chargeurs sur le déroulement d'opérations de transport encore trop perçues comme une « boîte noire », selon Pierre Khoury, son président. En réponse à l'enquête qui relève l'importance de l'interopérabilité des solutions, il insiste sur le besoin de systèmes plus collaboratifs : « C'est le rôle de notre plate-forme web et mobile que d'assurer la remontée d'informations diverses en provenance des outils et SI des parties prenantes : TMS, ERP ou WMS », résume-t-il, en plaidant pour des systèmes connectés, simples et économiques. A l'image de l'application smartphone de Shippeo qui confère un rôle-clé aux chauffeurs pour enrichir l'information et le service.La matinée a ensuite pris un tour plus prospectif avec Objenious, filiale de Bouygues Telecom dédiée à l'IoT. Un sujet introduit cette année dans l'enquête T&T, et une « révolution en marche, selon Franck Moine, son DGA. Il y a une large palette d'applications à imaginer sur la base de la technologie LoRa d'échange de données, qui permet une communication bidirectionnelle avec des capteurs de plus en plus intelligents, économiques et autonomes », assure-t-il. Notamment en matière de traçabilité des assets (véhicules ou remorques, emballages), ou du suivi de fonctionnement d'installations logistiques. Le tout pour un coût de communication modique et avec un accent mis sur la simplicité d'usage faisant écho à l'intérêt pour les solutions « Plug & Play » relevé dans l'enquête. MR
Photos ci-contre de haut en bas :
Franck Moine Objenious et
Pierre Koury Shippeo
Pour accéder
à la présentation

 
 
Douane
SWM,
pionnier du
dédouanement
unique
communautaire
Le dédouanement centralisé communautaire, prévu en 2019 ou 2020, selon le nouveau Code des Douanes de l'Union (CDU), donnera la possibilité aux entreprises de regrouper auprès d'un seul bureau de douane dans un des Etats-membres de l'UE le dépôt de l'ensemble de leurs déclarations de douane, indépendamment des lieux physiques d'entrées et sorties de leurs marchandises au sein de l'UE et de leurs modalités d'acheminement. Cette disposition existe déjà en France, avec un champ d'application plus restreint, sous l'appellation PDU-C. Le fabricant américain de papier à cigarettes Schweitzer-Maudit International (SWM) l'a notamment mis en place il y a trois ans en centralisant ses déclarations douanières à l'export depuis un bureau de domiciliation en France, que la marchandise soit fabriquée en France (Papeteries de Mauduit à Quimperlé et de Saint-Girons dans l'Ariège) ou en Pologne. Le projet, qui s'appuie techniquement sur l'outil DeltaPass via Conex, n'ait nécessité aucun développement supplémentaire pour l'établissement des déclarations. Mais sa mise en place a tout de même nécessité plusieurs mois de travail avec le Bureau E3 de la Direction Générale de la Douane et avec les autorités douanières de Varsovie. Les activités de la nouvelle usine de filtration que SWM a ouvert il y a deux ans en Pologne devraient être prochainement rattachées à cette PDUC. Le groupe envisage également à terme de faire bénéficier ses autres unités européennes des nouvelles facilitations à l'importation. JLR  
 
Multimodalité
Dunkerque
s'engage pour
trois ans avec
SNCF Logistics
Alain Picard, Directeur Général de SNCF Logistics et Stéphane Raison, Président du Directoire du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD), ont signé le 17 juin un accord de partenariat non exclusif d'une durée de trois ans, portant notamment sur la collaboration active en faveur du report modal. Les objectifs sont multiples : construire une offre logistique globale, développer de nouvelles solutions pour fluidifier le passage portuaire, mener des actions de sensibilisation en faveur de la mise en place de « chaînes logistiques vertueuses » (wagons multi-usages, e-commerce, trafics palettisés, etc.) et du développement du transport multi-modal. La collaboration pourrait même aboutir au développement des nouvelles zones logistiques et « à l'inscription de Dunkerque sur les nouveaux schémas logistiques de transport ferroviaire entre la Chine et l'Europe (One Belt, One Road) ». JLR
 
   
  Alain Picard, Directeur Général de SNCF Logistics et Stéphane Raison, Président du Directoire du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD)  
 
Sécurité
Un contrôle
d'accès
conditionnel
avec la clé
Bluetooth
de Locken
La société française Locken propose sa solution de clé Bluetooth sur le marché de la logistique et de la supply chain. L'insertion d'une puce Bluetooth dans la clé électronique Locken permet à celle-ci de communiquer directement avec un Smartphone Android ou Windows. L'utilisateur (livreur, chauffeur, technicien de maintenance) peut ainsi récupérer en temps réel via son smartphone ses droits d'accès temporaires après avoir signalé sa présence sur le site (magasin, entrepôt, plate-forme, parking), et uniquement pour la durée de son intervention. Les cylindres électroniques des serrures Locken ne se déverrouillent qu'au contact avec la clé qui transmet l'énergie et communique les droits d'accès. Aucune donnée relative aux droits d'accès n'étant stockée dans les cylindres. Si la clé est perdue ou volée, elle devient inutilisable par la simple désactivation des droits d'accès et peut même alerter le système central en cas de tentatives d'ouverture de serrures non autorisées. JLR  
   
 
INFOS INTERNATIONALES  

USA
Fedex propose
240 M$
à ses chauffeurs
indépendants
Souhaitant mettre fin à une série de procès, dont le premier remonte à 2005, Fedex propose de payer 240 M$ à ses anciens chauffeurs indépendants, un régime auquel l'expressiste faisait largement appel jusqu'en 2011 afin d'économiser charges patronales et autres avantages sociaux. En effet, selon l'agence Reuter, 12.000 employés dans 20 Etats des USA ont attentés une série de procès à Fedex estimant que, conduisant des camions Fedex en uniforme Fedex et utilisant du matériel de suivi appartenant à Fedex, ils devaient être considérés comme des employés salariés et non des indépendants. Les juges ayant déjà tranché à la faveur des chauffeurs dans d'autres cas similaires dont ceux de Uber, Lyft et Fedex (en Californie en 2015), Fedex propose une résolution à l'amiable afin d'éviter de longues et couteuses procédures judiciaires. Il revient désormais à un juge fédéral de l'Indiana d'accepter ou de rejeter cette proposition qui, si acceptée, marquera un succès retentissant contre le dumping social et rapportera à chaque chauffeur plus de 20.000 dollars. PM  
   
 

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20 juin 2016

JUIN 2016

Mardi 21

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TXT Retail
« Le magasin
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de l'Omnicanal.
Les meilleures pratiques pour planifier et maximiser
sa rentabilité »

A 16 heures
Durée :
40 minutes



Vendredi 24
Evénement
QUINTIQ WORLD
TOUR 2016
« L'humain,
clé de l'agilité
des opérations »

Partenaire :
SCMagazine
De 9h15 à 16h00
Campus Dassault
Systèmes
Vélizy-Villacoublay


Jeudi 30
Séminaire
AMBER ROAD
« Commerce
International et
Grand Export,
2e Edition »

Partenaire :
SCMagazine
De 14h à 18h
Cercle National
des Armées
Paris 8e



JUILLET 2016

Mardi 5
Webinar
DYNASYS

« Prévisions et S&OP dans l'Industrie : Comment améliorez ses prévisions dans différents environnements de production»
De 17h à 18h



Mardi 12
FORUM D'ETE

« Les métiers de
la Supply Chain :
formation,
recrutement,
salaires, parcours,
perspectives... »

En partenariat avec
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de 9h à 18h
Paris 11e

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OCTOBRE 2016

Jeudi 13 et
vendredi 14

FORMATION
EURODECISION
« Formation
Méthodes
et pratiques
de la prévision
des ventes »

Intervenant :
Régis Bourbonnais
Pôle Universitaire
Léonard de Vinci
Courbevoie