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Salon
Affluence
record pour
Supply Chain
Event
 
  Le salon Supply Chain Event qui s'est déroulé mardi et mercredi a connu une affluence record avec plus de 3.000 visiteurs. De nombreux contacts commerciaux sur les stands, des salles de conférences qui n'ont pas désempli, une nocturne musicale animée, et des temps forts comme la matinée consacrée au « Blockchain dans la Supply Chain » animée par Laurent Grégoire, la conférence ECR sur le thème de la « transformation digitale au service du Shopper Ominicanal » ou encore l'après-midi de GS1 avec des sujets comme « la traçabilité collaborative au cœur des défis numériques des filières agroalimentaires » (voir ci-dessous). Pour la première fois cette année un « Digital Award » a été décerné à une société exposante ou partenaire. Après un audit réalisé par un jury de 18 personnalités de la Supply Chain, celui-ci a été remis à la société Everysens, une start-up spécialisée dans la traçabilité via l'Internet des objets. Cette société s'est illustrée notamment par la mise en œuvre d'une application IoT dans le domaine ferroviaire, pour le suivi de 200 wagons, en collaboration avec la société Idéo (filiale d'ID Logistics) pour le compte de son client Danone Waters. Le succès de ce salon a incité certains exposants à se positionner dès maintenant pour l'année prochaine. Rappelons que Supply Chain Event est un événement co-organisé par Reed Exposition et Supply Chain Magazine. L'édition 2017 au lieu les 7 et 8 novembre dans le Hall 4 du Parc des expositions de la Porte de Versailles. JPG  
   
  Everysens, lauréat des Digital Awards 2016  
   
  François-Michel Lambert, Président de la Commission Nationale de la Logistique et Laurent Grégoire, Chaire Supply Chain de CentraleSupelec  
 
 
 
Supply Chain
Event
Trois POC
français testent
la Blockchain
dans la
Supply Chain
La Blockchain, cette technologie de registre mondial décentralisé sans tiers de confiance, commence sérieusement à faire parler d'elle dans la Supply Chain. Outre Atlantique, Wall-Mart a annoncé il y a quelques jours une initiative en ce sens avec IBM dans le domaine alimentaire. La France n'est pas en reste : la première conférence nationale « Blockchain et Supply Chain » a eu lieu hier matin sur Supply Chain Event, en présence du député François-Michel Lambert, Président de la Conférence Nationale sur la Logistique. « C'est une formidable opportunité de faciliter, de fiabiliser les flux d'échanges dans la SC et notamment dans le cadre de l'économie circulaire » a-t-il déclaré, tout en rappelant que le rôle des politiques était d'accompagner ces changements sans déstabiliser la société. Principale information de cette première conférence nationale sur le sujet, il existe actuellement au moins trois projets pilotes qui démarrent en France. Le groupe Tesson et sa filiale Dartess spécialisée dans la logistique du vin réfléchissent à un prototype de Blockchain. « La Supply Chain du vin a 20 ans de retard, on espère ainsi lui faire prendre 5 ans d'avance » a lancé fièrement Jean-Eudes Tesson, le Président du groupe Tesson. Les deux autres POC (Proof of Concept) concernent la traçabilité de la chaîne alimentaire, celle de la pêche au thon (Bureau Veritas) et celle d'une « filière bien particulière » mais pas encore annoncée (Fleury Michon, en partenariat avec le projet Connected Food). L'intervention de plusieurs experts techniques a également montré lors de cette matinée que les questions de financement, de business models et de sécurisation des Blockchains publiques restent plus que jamais au cœur des réflexions. JLR  
   
 
Supply Chain
Event
Un algorithme
derrière
le circuit court
d'Orlait



Orlait, qui réunit actuellement 7 coopératives et entreprises laitières ayant 13 sites de production en France, rationalise progressivement son schéma logistique en faisant appel depuis 2008 aux études d'optimisation d'Eurodécision et à son algorithme LP-Supply Chain. Orlait avait été créé en 1994 pour renforcer sa capacité de négociation avec la grande distribution, attaquer le segment des Marques de Distributeur (MDD) du marché du lait de consommation (2,3 milliards de litres en 2015), et mutualiser les coûts. C'est actuellement le 1er acteur du marché en France, avec 33% de parts de marché. Les MDD ou 1er prix représentent 80% de son chiffre d'affaires, les marques régionales 20%. Il affrète 100 camions chaque jour auprès de 60 transporteurs. « Nous privilégions des modèles robustes et durables », souligne Ronan Bars, DG d'Eurodécision lors de Supply Chain Event. En 2008, la 1ère étude permet de rationaliser les flux de transport des briques de lait « J'aime le Lait d'ici » lancées en septembre 2009 (aujourd'hui 7% du marché français) destinées à faire face aux laits d'import. Orlait garantit en effet au consommateur que la brique n'a pas parcouru plus de 330 km en moyenne entre la laiterie et le magasin ou l'entrepôt du distributeur. Une 2e étude a permis d'intégrer de nouvelles usines dans le réseau. Une 3e étude démarre. « La simulation va prendre en compte les livraisons directes aux magasins, qui se développent, explique Emilie Farcy, Directrice Supply Chain d'Orlait, avec notamment pour objectif de livrer plusieurs magasins en un seul camion complet. » Ronan Bars précise : « Nous allons créer un modèle multipériodes (mois par mois) pour mieux prendre en compte la variation saisonnière de la collecte de lait et à optimiser la localisation et la taille des stocks ». CC
Photos de haut en bas :
Emilie Farcy, Directrice Supply Chain d'Orlait
et
Ronan Bars, DG d'Eurodécision ©C.Calais
 
 
 
 
Supply Chain
Event
Les innovations
oui, mais
à quel prix ?



« Quand j'étais petit, l'An 2000, c'était les voitures volantes. Mais aujourd'hui elles ne volent toujours pas. Et sans doute tant mieux car il existe encore des gens un peu distraits qui oublient de faire le plein ! ». Lors d'une table ronde consacrée à l'innovation sur Supply Chain Event, Jean-David Attal, Directeur Général de Viastore Systems France a tenté par cette boutade d'illustrer le fait qu'une innovation réalisable techniquement n'est pas forcément souhaitable, ni envisageable à court terme. C'est notamment ce qu'il pense au sujet de la généralisation du picking de détail automatisé. En revanche, il note que la philosophie des projets d'automatisation a quelque peu changé : les entreprises ont pris conscience que le projet qu'elles imaginent à l'origine peut être très différent de la solution finalement mise en œuvre. Ce ne sont pas tellement les technologies qui ont évolué, c'est la manière de les combiner et de penser l'imprévu qui a changé » indique-t-il. Illustration avec le projet que Viastore a réalisé avec le groupe Cofel (Epeda, Bultex, Merinos), en concevant un système automatisé inédit pour permettre, sans anticiper l'arrivée des camions sur site, d'effectuer la préparation des matelas et de remplir dans la bonne séquence des points de vente le camion en moins d'un heure. Nicolas Chapu, Digital Solution Manager chez Hardis, a donné quelques nouvelles du drone d'inventaire Eyesee, lauréat du Prix « coup de cœur du jury » lors de la SITL 2015 (voir NL n°2032). « Aujourd'hui, nous avons finalisé un prototype qui sera utilisable dans des contextes clients. Notre objectif est de sortir un produit opérationnel en tout début d'année prochaine » a-t-il précisé en indiquant déjà un ordre de grandeur du prix d'entrée de la solution : moins de 30.000 €. Un autre prix de l'innovation SITL, reçu un an plus tôt, n'aura pas été aussi loin. Il s'agit des lunettes connectées imaginées par Generix (voir NL n° 1806). « Cela ne s'est absolument pas déployé. Nous avons failli faire un pilote très concret puisque nous voulions mesurer à la fois l'impact de l'usage de ces lunettes sur la productivité et la qualité mais aussi sur la pénibilité mais nous avons été un peu freiné par la maturité de la technologie, comme souvent dans l'innovation » Responsable de l'offre Supply Chain chez Generix Group. « Les déploiements massifs actuels concernent plutôt les technologies jugées prometteuses il y a dix ans, comme les usages du smartphones en entrepôt, qui permettent à des chefs d'équipes de pouvoir prendre des décisions de manière collaborative et piloter les opérations depuis le terrain » a-t-elle conclut. JLR
Photo ci-contre :
Jean-David Attal
 
   
  La table ronde innovation  
 
Supply Chain
Event
Une traçabilité
plus
collaborative
dans l'agro-
alimentaire
La notion de traçabilité ne date pas d'aujourd'hui dans l'agro-alimentaire. « Avec le numérique, il y a un enjeu autour de la structuration de multiples données et de leur partage afin de créer de la valeur pour les différents maillons de la chaine », a résumé Cédric Lecolley, en introduction de la table-ronde organisée par GS1 France, dont il assure la direction commerciale et marketing. Un sujet dont s'est saisi le groupe coopératif Terrena, présent dans l'Ouest de La France, particulièrement dans la filière avicole avec ses marques Père Dodu, Douce France, etc. « L'enjeu est de passer d'une vision fragmentaire, qui voit cohabiter des traçabilités réglementaire, sanitaire ou logistique, à une approche globale et uniformisée qui soit pertinente pour l'ensemble de la filière. De l'agriculteur au consommateur en passant par le transformateur ou le distributeur », a expliqué Claude Guillaumot, Directeur Qualité du groupe, en promettant un début de concrétisation lors du prochain salon de l'agriculture. Car pour cela, il faut des outils universalisables et un même canal de communication, et c'est un des enjeux du travail engagé depuis 18 mois sous l'égide de GS1 pour traduire en données numériques chaque événement de la chaine, comme cela déjà été fait avec le standard EPCIS pour le suivi de marchandises de l'usine au point de vente. Plus centré sur les questions de transport et de logistique, le témoignage d'Exprimis a levé le voile sur la solution de traçabilité que prépare l'entreprise pour optimiser la chaine propre aux fruits et légumes. « Le principe repose sur le scan des palettes à chaque étape et un suivi temps-réel de leur localisation par chacune des parties », a indiqué Mélodie Lericq, Chef de projet logistique chez Exprimis. La formule existe dans d'autres secteurs, mais elle a d'autant plus d'intérêt dans celui-ci où les produits sont rapidement périssables, les flux tendus et les variations de volumes importantes avec les saisons. Sans compter que ses acteurs sont de profils très différents, avec d'importantes différences de ressources ou de maturité en matière de process ou d'outils si l'on songe au producteur dont les fraises se retrouvent dans les rayons de la grande distribution. C'est d'ailleurs aux filières plus courtes que s'est attachée la dernière intervention. Jorge Osorio Bermudez, thésard aux Mines ParisTech, a présenté le travail qu'il mène sur l'application du concept d'Internet physique aux circuits courts. « L'enjeu est d'élaborer de nouveaux modèles logistiques permettant à ses acteurs d'aller vers une mutualisation des approches et des moyens sans pour autant perdre le lien social propre à ces circuits courts, en reprenant le principe d'un réseau ouvert, partagé et interconnecté comme l'est Internet ». L'étude réalisée auprès d'acteurs franciliens envisage des tournées communes à différents producteurs, menées en alternance ou en s'appuyant sur celui qui a le plus de ressources logistiques. MR
 
   
  De gauche à droite : Cédric Lecolley (GS1 France), Claude Guillaumot (Terrena), Stéphane Cren (GS1 France), Mélodie Lericq (Exprimis), Sophie Delafosse (GS1 France) et Jorge Osorio Bermudez (Mines ParisTech)  
 
 
 
RFID
De nouveaux
standards
d'identification
pour les pneus
Un groupe de travail mené par l'équipementier chinois Mesnac a déposé quatre nouveaux standards d'identification pour les pneumatiques basés sur les tags RFID UHF EPC Gen 2, c'est ce que révèle le RIFD Journal. Le standard ISO/NP 20909 concerne les exigences en matière de performance et de fonctionnalité des tags utilisés sur les pneus, l'ISO/NP 20910 définit la manière d'encoder des données stockées dans les tags, l'ISO/NP 20911 touche aux méthodes et technologies utilisées pour intégrer les tags dans les pneus et l'ISO/NP 20912 se focalise sur la façon de tester les tags incrustés dans les pneus. Composé de manufacturiers français, allemand, italien, luxembourgeois, anglais, japonais, sud-coréen, chinois, thaïlandais et américain, ce groupe de travail entend ainsi normaliser la technologie d'indentification des pneus au niveau de l'industrie toute entière. Les standards proposés sont basés sur différentes normes déjà en vigueur dans le secteur telles que celle utilisée par l'Auto Industry Action Group (AIAG), Odette International, la Japan Automotive Manufacturers Association et la Japan Auto Parts Industries Association. La ratification des quatre standards proposés est attendue pour octobre 2018. PM
 
 
INFOS INTERNATIONALES  
Asie Pacifique
TPP : l'APEC
avancera
avec ou sans
les USA
Les 21 membres de l'APEC (Asia Pacific Economic Cooperation), composée en majorité de pays asiatiques ainsi que de la Russie, du Chili, Brunei, l'Australie, la Nouvelle Zélande, le Mexique et les Etats-Unis, se sont retrouvés au Pérou pour discuter de l'hypothétique avec de libre-échange TPP. Selon Reuters, les 12 nations concernées par le TPP ont signifié au Président Obama que le retrait des USA des négociations sur l'accord n'allait pas être sans conséquence. Une réaction sans doute aux paroles du Président élu Trump qui menace non seulement de se retirer des différents accords de libre-échange dont les USA sont membres, mais aussi d'appliquer d'importantes taxes d'importation (jusqu'à 40%) sur les produits asiatiques. Certains (Mexique, Japon, Australie, Nouvelle Zélande, Malaysie et Singapour) ont affiché leur volonté de poursuivre les négociations avec les USA et se disent disposés à revoir certains aspects de l'accord afin de maintenir la présence de la première puissance économique mondiale en tant que leader de cet accord. D'autres sont d'ores-et-déjà prêts à tourner la page et à s'unir à travers un nouvel accord, le Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP) avec la Chine en tête de pont. « La Chine ne vas pas fermer ses portes mais les ouvrir davantage » promet le Président XI Jinping, visiblement ravi de ce revirement de situation. Outre-Atlantique de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer l'inévitable perte d'influence du pays en Asie si la Chine devait prendre le relai et s'imposer mais qu'importe. L'Asie-Pacific avancera avec ou sans les USA. PM  
 

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24 novembre 2016


NOVEMBRE 2016


Mercredi 30
Conférences R2D
de Balyo
« Les enjeux de la
robotisation de
l'économie »

De 9h45 à 15h50
Moissy-Cramayel
Navette à partir
de Paris



Mercredi 30/11
Jeudi 1/12
Vendredi 2/12

Salon SIMI
« Salon
de l’immobier
logistique »

Palais
des Congrès
Porte Maiilot
Paris


DÉCEMBRE 2016

Jeudi 1
Webinaire
BOARD
« La puissance
du Décisionnel
au service de
la Planification
Industrielle »

Intervenant
Gilles ALAIS,
Country Manager
BOARD France
De 10h30 à 11h30


Jeudi 8 et
vendredi 9

Formation
EURODECISION
« Comment
optimiser ses
approvisionnement
pour une
meilleure gestion
des stocks ? »

EURODECISION
Versailles