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Prestataires
logistiques
SPI Logistic
démarre
en juin
son premier
gros dossier




Les choses se précisent pour le prestataire SPI Logistic.
La nouvelle filiale logistique du groupe SPI va prendre possession en mars prochain de son premier entrepôt,
d'une surface de 30.000 m2 (5 cellules de 6.000 m2,
7 quais par cellule), sur le Parc Prologis de l'Isle d'Abeau (voir NL n°2372). Après l'avoir équipé de rack et doté d'une installation de température dirigée (entre 14 et 18° C), le bâtiment « Prologis 21 » sera fin prêt pour démarrer l'activité pour un premier client à partir du 1er juin, dans le cadre d'un contrat de 6 ans. Il s'agit d'un grand industriel du secteur agroalimentaire dont le nom n'a pas encore été communiqué. La prestation couvrira à la fois le conditionnement et le copacking (l'activité historique du groupe SPI, qui revendique une place de leader sur le marché français) et la préparation de commandes et la distribution (SPI Logistic). D'une capacité totale de stockage estimée à 38.000 palettes, le site devrait être a priori utilisé à 80% par ce premier client, avec un effectif de 20 à 50 personnes au démarrage sur la partie logistique (une centaine à terme). « Nous sommes un nouvel entrant sur le métier de la logistique, et nous voulons être innovants » a souligné Emmanuel Bonnet, le DG de SPI Logistic, qui se voit bien inaugurer annuellement, dans les trois ans qui viennent, un à deux bâtiments de cette taille en France. Paradoxalement, même si le groupe a déjà prouvé ses capacités de conception et d'intégration en la matière, ce n'est apparemment pas du côté de l'automatisation que se traduira sa volonté d'innovation dans ce premier entrepôt, du moins dans un premier temps. « Le dossier ne le justifie pas du fait de sa grande saisonnalité. En revanche, nous allons être assez novateurs du côté de l'industrialisation des processus et du matériel utilisé. Au sein du groupe, notre organisation opérationnelle est proche de l'excellence, et nous avons l'intention de bouleverser les codes sur le marché de la logistique contractuelle » nous a confié Philippe Illiano, PDG du groupe SPI, qui réalise un CA d'environ 80 M€. JLR
(voir suite)
Photo 1 : Emmanuel Bonnet, Directeur Général
de SPI Logistic ©JL.Rognon

Photo 2 : Philippe Illiano, PDG du groupe SPI ©JL.Rognon
 
 
 
 
Immobilier
logistique
(suite)
« Prologis 21 »,
le premier
entrepôt
qui songe



Le tout nouvel entrepôt « Prologis 21 » (car c'est le 21e bâtiment Prologis sur la zone de l'Isle d'Abeau) avait été développé en blanc (voir NL n° 2347) avant de trouver preneur sans même attendre la fin de sa construction (le bail avec SPI Logistic est d'une durée de 9 ans, avec possibilité de sortie au bout de 6 ans et un loyer estimé à 44 ou 45 €/m2 ). Mais ce n'est pas, et de loin, la seule originalité de ce bâtiment, dessiné par Soho Architecture et construit par APRC. « Il s'agit de la première plate-forme au monde dotée d'intelligence artificielle » a déclaré hier Olivier Barge, Directeur des Projets Europe du Sud chez Prologis lors de l'inauguration officielle. Depuis deux ans, avec l'aide de partenaires (notamment la strat-up lyonnaise Resolving), Prologis a travaillé sur le développement d'une solution digitale pour intégrer au sein d'un même outil la maquette numérique 3D du bâtiment (BIM : Building Information Modeling), utilisée pour la construction, et un module de gestion technique de l'entrepôt (maintenance des équipements, pilotage des consommations en électricité, eau, chauffage, etc). Le tout a été conçu pour une utilisation conviviale, tactile, y compris sur tablette ou smartphone. Il suffit de cliquer sur un élément pour obtenir sa fiche technique, sa consommation énergétique, ou le suivi de sa maintenance. Cette démarche « Prologis Smart Warehouse » ne s'arrête pas là puisque l'entrepôt est également muni de capteurs, (température, consommation, éclairage mais ouvertures portes à quai par exemple), qui remontent les données en temps réel. « L'ambition est de pouvoir anticiper les charges de fonctionnement et d'en retirer un bénéfice environnemental et financier » précise Olivier Barge. Avec l'aide de la société E-nergy, Prologis a réalisé une Simulation Energétique Dynamique qui planifie précisément, sur un an sur des intervalles de 15 minutes, la consommation énergétique théorique du bâtiment. L'avantage est de pouvoir ensuite comparer en continu les dépenses réelles par rapport aux charges prévisionnelles. En cas d'écart important constaté, l'exploitant est non seulement alerté, mais le système est conçu pour aider à l'analyse des causes de ces écarts (une porte à quai laissée ouverte trop longtemps par exemple). L'outil est également capable d'alerter l'exploitant (SPI Logistic) ou le Facility Manager (Prologis) des interventions à réaliser dans le mois, en s'appuyant sur un système prédictif pour éviter les pannes. Il est même possible d'évaluer le ROI de différents scenarios, comme le changement des horaires de fonctionnement, de l'épaisseur d'isolant, ou de la proportion d'éclairage naturel. Il s'agit du premier déploiement pilote de cette technologie, mais Prologis France compte bien désormais mettre en place cet outil systématiquement sur chacun de ses futurs projets. JLR
(voir suite)
Photo ci-contre : Olivier Barge, Directeur des Projets Europe du Sud chez Prologis ©JL.Rognon
 
   
  Tablette Prologis21 ©JL.Rognon  
 
Immobilier
logistique
(suite)
L'astuce de
Prologis
pour qu'un
30.000 m
2
en paraisse
36.000


Extérieurement, la hauteur du bâtiment Prologis 21 est tout à fait classique, avec un faitage maximal à 13,70 m, soit la hauteur limite sous laquelle il n'est pas obligatoire d'installer un système de sprinklers constitué en nappes intermédiaires au niveau des racks (ce qui fige grandement l'organisation intérieure de l'entrepôt). Et pourtant, à l'intérieur, alors que les entrepôts de conception classiques ne dépassent pas 10,5 voire 11 mètres sous poutres, celui-ci mesure 12 mètres. Ce qui est loin d'être un détail, puisque cela permet le stockage d'un niveau supplémentaire de palettes, soit la possibilité de stocker en plus, sur la totalité des 5 cellules de 6.000 m2, l'équivalent d'une sixième cellule par rapport à un entrepôt classique. L'astuce ? « Nous avons travaillé sur l'optimisation de l'épaisseur de l'ensemble constitué des poutres et de la toiture, qui passe de 3 mètres à environ 2 mètres. Nous avons l'intention d'en faire un standard pour nos prochains projets » a indiqué Olivier Barge. JLR
Photo ci-contre : 12 mètres sous poutres ©JL.Rognon
 
 
  Prologis 21 ©JL.Rognon  
 
 
 
Parc logistique
Panhard signe
sur la ZAC
normande
de Port-Jérôme
Alain Panhard a officialisé ce mercredi l'implantation du groupe portant son nom sur la zone industrielle de Port-Jérôme 2, en bord de Seine à mi-chemin entre les ports du Havre et de Rouen. La promesse de vente signée avec l'intercommunalité Caux Seine agglo porte sur 40 Ha de terrains sur lesquels le développeur immobilier compte réaliser un parc logistique de 175.000 m² dédié aux grands acteurs de la distribution et du e-commerce. La création de plusieurs centaines d'emplois est d'ailleurs annoncée. Les contours du projet étaient connus depuis plus de 2 ans, mais le calendrier se précise : dès fin 2017 pourrait débuter la construction de 3 bâtiments sur ce parc logistique situé au pied du pont de Tancarville. Doté d'un quai opérationnel et d'une zone dédiée aux conteneurs, il se veut à la croisée de trafics route, barge et « short-sea » et voudrait attirer des plateformes de distribution nationales, voire européennes. Il faut dire que depuis 2009, l'aménagement des différentes tranches de la ZAC de Port-Jérôme a bénéficié de différents financements de la région Normandie à travers un Contrat de Pays. Des millions d'euros, qui ont notamment permis de finaliser les aménagements routiers et ferroviaires en 2015, pour en faire une vraie plateforme multimodale. D'ailleurs en fin de semaine, un contrat entre la région et les acteurs de la filière logistique devait être signé au Havre, définissant des objectifs et un plan d'actions pour les 3 années à venir. MR  
   
  De gauche à droite : Sophie Gaugain, Vice-Présidente de la Région Normandie, Jean-Claude Weiss, Président de Caux Seine agglo, et Alain Panhard, Président du Groupe Panhard ©Caux Seine agglo  
 
Omnicanal
IER s'allie
à l'anglais
Detego
pour le Retail
A l'heure de l'omnicanal, intégrateurs et éditeurs de solutions ciblent plus que jamais les distributeurs traditionnels, pour équiper leur réseau de magasins. C'est le sens de l'accord signé en début de semaine entre le spécialiste des outils de traçabilité IER, filiale du groupe Bolloré, et le concepteur de logiciels dédiés au Retail Detego, basé au Royaume-Uni. L'objectif du tandem est de proposer à ces distributeurs une gestion des stocks à l'article et une visibilité en temps réel sur l'ensemble de la chaine logistique. Le tout en combinant l'application de gestion de magasin et les solutions RFID et IoT de la BU Track & Trace d'IER, et la plateforme d'analyse de KPI de Detego. « Sans information fiable sur les stocks et les ventes, les distributeurs ne peuvent atteindre leurs objectifs omnicanal pour le « click & collect » ou la livraison le jour même, assure dans un communiqué Uwe Hennig, CEO de l'éditeur britannique. Savoir si un tee-shirt unique est caché dans une étagère, dans un magasin, en transit, ou dans l'entrepôt est un point crucial pour avoir le meilleur service au client et peut faire la différence entre une vente et une vente perdue ». Outre-manche, Detego a déjà accompagné de nombreux distributeurs dans leur transformation digitale en analysant leurs mouvements de stocks via les puces RFID apposées sur les articles. Et revendique une vision des stocks fiable à presque 100%. Pour sa part, IER peut fournir tout son éventail de solutions développées pour l'entrepôt ou le magasin, y compris sur le volet matériel avec des portiques de lecture, des caisses RFID ou des terminaux pour le personnel en magasin. MR
 
   
  La solution Detego est présentée
dans le Lab IER à Suresnes ©IER
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Etats-Unis
Recrutement
massif
chez Amazon
La croissance des ventes d'Amazon ne sera pas seulement accompagnée par une augmentation du nombre de robots préparateurs de commandes Kiva mais bien par une (forte) croissance des effectifs. L'e-commerçant américain prévoit en effet de recruter 100.000 collaborateurs aux Etats-Unis sur les 18 prochains mois lesquels s'ajouteront aux 180.000 (et non 230.000 comme indiqué dans un article du Seattle Times que nous avons repris dans notre NL n°2410) déjà en activité. Au regard du nombre de collaborateurs que comptait Amazon il y a cinq ans seulement (30.000), on serait tenté de qualifier cette croissance d'exponentielle. Les nouvelles recrues travailleront principalement dans les nouveaux centres de préparations de commandes d'Amazon dont plusieurs sont en cours de cours de construction : un dans le New Jersey, deux en Floride, quatre dans l'Illinois et en Californie. PM  
 

Etats-Unis
Le département
du transport
se penche sur
l'automatisation
Selon le département du transport (DOT) américain, les besoins en fret des Etats-Unis vont augmenter de 40% sur les 30 prochaines années, en parallèle avec une croissance démographique de 70 M d'individus. Pour s'y préparer, le DOT a créé un comité de l'automatisation qui commencera dès le 16 janvier à plancher sur les thématiques les plus urgentes, notamment sur le développement et le déploiement de véhicules autonomes (voitures, trains, bus, avions, drones), ceux-ci étant vus comme le meilleur moyen d'assurer la circulation des biens et des personnes en toute sécurité. Conçu comme un espace de partage d'expériences et de communication pour favoriser l'apprentissage au sein de ses membres (25 représentants du secteur du transport), ce comité comprend des industriels (GM, Delphi), des universitaires, des startups (Zoox, Hyperloop One), l'American Trucking Association (ATA), des spécialistes du transport anciens et nouveaux (Fedex, Lyft) et des acteurs qui depuis quelques temps dépensent des fortunes sur les technologies de l'automatisation : Apple, Amazon, Uber. « Depuis que je dirige le Département, nous avons promu des changements technologiques parmi les plus significatifs de l'histoire du transport, et nous l'avons fait en restant focalisés sur la sécurité des américains » rappelle Anthony Foxx, Secrétaire américain au Transport.
« Ce comité de l'automatisation va travailler sur des innovations qui sauveront des vies tout en soutenant notre économie et en rendant le transport plus juste, plus fiable et plus efficace ». PM
 
 

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13 janvier 2017

JANVIER 2017

Jeudi 19
FORUM
DES ROIS DE LA
SUPPLY CHAIN
« Présentation
des 8 dossiers
en compétitio
n
pour
les Trophées »

De 9h à 18h
Salons de l'Aveyron
Paris 12e



Jeudi 19
Les partenaires
du Forum
des ROIS de la
Supply Chain

Jeudi 19
SOIRÉE
DES ROIS DE LA
SUPPLY CHAIN à
l'Elysée Montmartre
Le Trianon
Paris 18e

Les partenaires
de la remise
des Trophées
2017




FÉVRIER 2017


Jeudi 2

Conférence
DESCARTES
« Livraison
à domicile :
Le client assigné
à résidence ? »

Intervenants
Butagaz,
Cogepart
et Houra
Partenaire :
SCMagazine
De 15h30 à 19h
Paris
Salons de l'hôtel
des Arts et Métiers



Jeudi 2
Webinaire ACTEOS
« Prévoir
la demande
de transport
pour anticiper
la planification
des opérations
logistiques »

De 14h30 à 15h
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