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Quand
les robots
travailleront
pour nous
L'idée selon laquelle les robots pourraient travailler à notre place ne date pas d'hier. Les romans d'anticipation ont depuis longtemps imaginé des sociétés où les employés seraient remplacés par des humanoïdes métalliques, infatigables et dévoués. Sans qu'il s'agisse cette fois de science-fiction, certains auront pu lire la semaine dernière dans cette Newsletter comment le robot nommé RBO Hand 2 peut saisir à peu près n'importe quel objet pour préparer les commandes d'un site marchand qui ne compte pas moins de 48.000 références (cf.NL n°2425). Une innovation qui peut à bien des égards nous interroger sur la répartition des tâches dans les entrepôts du futur, et au-delà, sur les conséquences sociales et sociétales d'une transformation qui arrive à grands pas. Lors d'un débat que Supply Chain Magazine avait organisé en avril dernier à l'Université Paris-Dauphine, Olivier Landau, chercheur membre du conseil d'administration d'Ars Industrialis, avait abordé le sujet en soulignant la nécessité de repenser certains « paradigmes économiques pour valoriser les savoir-faire individuels et développer les externalités positives ». On peut en effet se demander si l'éradication de certains métiers pénibles sera, dans un avenir plus ou moins proche, catastrophique pour l'emploi ou au contraire un progrès de nature à favoriser l'émergence de nouveaux talents. On peut également voir dans la robotisation l'opportunité de relocaliser certaines productions (cf. étude ci-dessous). Dans le débat qui oppose les candidats à l'élection présidentielle ces questions sont déjà partiellement abordées, notamment à travers la notion controversée de revenu universel. Mais que l'on y soit favorable ou farouchement opposé, une chose est certaine : l'ère du numérique et de la robotisation va obligatoirement bousculer notre façon de penser. JPG  
 
 
 
Etude
69%
des entreprises
songent à la
relocalisation
Lors de son étude 2016 sur la production et la distribution menée par le cabinet Alix Partners auprès d'acteurs occidentaux, 69% des sociétés interrogées ont indiqué qu'elles voient la relocalisation (near horing) de la production comme l'une des pistes pour répondre à la croissance des coûts de production en Chine et à celle de la demande européenne et américaine. Ce chiffre, qui dépasse largement celui de 2015 (40%), s'explique en partie par la montée du protectionnisme particulièrement visible au Royaume Uni et aux Etats-Unis. La relocalisation se heurte néanmoins à deux problèmes majeurs : le coût supérieur de la main d'œuvre occidentale et le manque de ressources, notamment de techniciens qualifiés. Cette deuxième problématique est adressée par un rapprochement avec les instituts de formation pour 60% des entreprises, par des augmentations de salaire (55%) et la mise en place de contrats d'apprentissage et formation internes (53%). Répondant à la fois au manque de main d'œuvre et à son coût, l'automatisation est identifiée aussi bien par les responsables logistiques que SC et production comme la meilleure réponse. La raison ? Son coût d'acquisition a fortement chuté pour 52% des sondés, les robots sont capables de fournir une production de qualité (47%), ils permettent de rester compétitif (43%) et sont devenus plus simples à utiliser et à maintenir (40%). Pour Foster Finley, Managing Director d'Alix Patners, si l'automatisation peut répondre au besoin de personnalisation des produits et à la réduction de leur cycle de vie, elle a toutefois des conséquences sur les futurs profils que devront chercher les entreprises choisissant cette voie et met en exergue la problématique de la gestion des talents.
Elle ne doit par ailleurs par être vue comme une solution miracle qui supprime l'action humaine y compris dans le milieu industriel. PM
 
 
Cercle
Prospectif
de la SC
La SC,
acteur clef de
la performance
des entreprises
Une quinzaine de Directeurs Supply Chain de grands groupes (Areva, Clarins, Delifrance, Energizer, Essilor International, Krys Group Services, Les Mousquetaires, Nestlé, New Well, Nokia, Picard Surgelés, Renauld, Safran, Sodexo, Warner Music) se sont réunis le 31 janvier dans le cadre du Cercle Prospectif de la Supply Chain organisé par Deloitte en partenariat avec Supply Chain Magazine pour débattre de « La contribution de la SC à la performance de l'entreprise ». Un premier tour de table a confirmé que dans les sociétés de biens de grande consommation, le place que tient la Direction de la SC dans l'entreprise et le rôle perçu de son apport à la performance de cette dernièe sont avérés. « Il est indispensable de passer par la SC pour se développer », constate un participant. « Nous ne sommes plus l'intendance qui va suivre et sommes intégrés avec nos fournisseurs », avance un autre. « La SC joue un rôle stratégique dans la dimension stratégique de l'entreprise quand on est capable d'offrir un avantage compétitif par sa SC sur des axes nouveaux dans un environnement concurrentiel », renchérit un 3e. D'autres observent des disparités entre la holding de leur groupe, dont le CODIR n'inclut que les fonctions commerce, finances, marketing par opposition à certaines filiales où la Direction SC y a sa place. D'autres enfin soulignent que la Direction SC ayant été créée depuis moins de 3 ans, son impact sur la performance de l'entreprise n'est pas aussi ancré dans les esprits, même si de manière conjoncturelle, la finance peut se pencher avec elle sur les niveaux de stocks à réduire, ce qui a un impact direct sur la performance financière de l'entreprise. Au-delà du positionnement de la fonction dans l'entreprise, son périmètre est aussi important dans sa reconnaissance, de même que son degré d'intégration (amont/aval, avec les clients, les fournisseurs, les prestataires...). Les freins au développement de la fonction SC sont essentiellement la vision court-terme, l'outsourcing ou tout simplement la culture de l'entreprise. CP
Photo : Cercle Deloitte ©C.Polge
 
   
 
 
 
Cercle
Prospectif
de la SC
(suite)
Le processus
S&OP
pour avoir
les manettes
Tous évoquent le processus S&OP pour doter la SC
des manettes contributives à la performance de l'entreprise
en prenant les bonnes décisions collégiales afin d'atteindre
des taux de services élevés et des niveaux de stocks optimisés. « Nous devons asseoir la SC dans sa fonction de chef d'orchestre. L'enjeu du S&OP étant de faire plus avec le juste nécessaire », résume un Directeur SC. Un autre enjeu est encore de parvenir à communiquer sur les bons résultats atteints par la Direction SC afin d'étendre durablement son aura vis-à-vis des autres fonctions et de la Direction Générale. « Communiquer sur les succès, les moyens de les obtenir, les outils développés... permet de révéler la technicité de nos métiers, ce qui est important car les solutions optimales ne sont pas toujours les plus intuitives », met en avant un participant.
Ainsi, la reconnaissance de la contribution de la Supply Chain à la performance est-elle en bonne voie dans la majorité des entreprises, mais cela requiert de l'énergie au quotidien en termes d'animation, d'innovation et de communication, sans oublier qu'un simple rachat par une société « non convertie » peut parfois tout remettre en cause... CP
Photo : Cercle Deloitte ©C.Polge
 
   
 
 
 
Règlementation
Les adhérents
du CISMA
se mobilisent
pour
les entrepôts
couverts
En septembre dernier, était publié l'Arrêté du 17 août 2016 relatif à la prévention des sinistres dans les entrepôts couverts soumis à autorisation sous la rubrique 1510, y compris ceux relevant également de l'une ou plusieurs des rubriques 1530, 1532, 2662 ou 2663 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement. Il est entré en vigueur le 15 septembre 2016. Ce texte remplace l'arrêté du 5 août 2002 et apporte des modifications impactant fortement les utilisateurs d'entrepôts couverts (hauteurs de stockage, mezzanines, etc.). Suite à cette publication les adhérents du CISMA se mobilisent actuellement activement sur un projet d'arrêté relatif à la prévention des sinistres dans les entrepôts couverts soumis aux rubriques 1510, 1530, 1532, 2662 ou 2663 de la nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement. Membre de la Fédération des Industries Mécaniques (FIM), le CISMA est une organisation professionnelle rassemblant les entreprises, installées sur le territoire européen, qui conçoivent, produisent et commercialisent des équipements pour la Construction, les Infrastructures, la Sidérurgie et la Manutention; elle regroupe également les fournisseurs de composants et d'équipements spéciaux pour ces matériels. Le CISMA compte aujourd'hui plus de 200 adhérents. JPG  
 
Engins de
manutention
La gamme de
« retrac »
BT Reflex
prend un coup
de jeune

Toyota Material Handling lance sur le marché sa nouvelle génération des séries R, E et O de chariots à mât rétractable BT Reflex. Dotés d'un moteur à haute efficacité énergétique, les chariots BT Reflex série R et série E (cabine inclinable) présentent une hauteur de levée élevée (jusqu'à 13 mètres), avec un nouveau mât totalement redessiné et quelques innovations améliorant la vision sur la charge (notamment un toit de protection transparent). Le contrôle de la rétraction a été également optimisé pour encore gagner en stabilité et en précision. Comme leurs cousins, les chariots à mât rétractable de la série O bénéficient du système TLC (Transitional Lift Control) qui garantit la levée et la descente de charges sans à-coups, y compris à vitesse maximale. Dotés d'une direction à 360° et de pneus superélastiques extrêmement résistants, ces engins peuvent opérer en environnements intérieurs et extérieurs, sur des plans inclinés, ou même des surfaces irrégulières ou en mauvais état. Leur hauteur de levée maximale est de 7,5 mètres. Comme à son habitude, la marque a porté un soin particulier à l'ergonomie sur l'évolution de ses trois séries : commandes, volant, siège, plancher, tout est réglable en fonction de la morphologie de l'opérateur. A noter également un système d'aide au positionnement des fourches par laser pour faciliter leur placement précis en face des tunnels de palettes, à tous les niveaux dans les rayonnages. JLR
Photo ci-contre : BT Reflex Série E
Photo ci-dessous : BT Reflex Série O
 
   
 
Immobilier
IDI Gazeley
prévoit de livrer
300.000 m²
de bâtiments
en Europe
en 2017
IDI Gazeley annonce avoir loué ces 12 derniers mois plus de 380.000 m² d'entrepôts logistiques à travers l'Europe : au Royaume-Uni, 24.000 m² ont été loués au sein du Magna Park Lutterworth et 27.600 m² dans le Daventry Distribution Centre, à 2 américains spécialisés dans le e-commerce. En Allemagne, ce sont 130.000 m² qui viennent d'être signés pris près de Hambourg par un e-commerçant. Une chaîne allemande de supermarchés a signé près de 20.000 m² à Moerdijk aux Pays-Bas. Plus de 150.000 m² ont été loués en France à des prestataires logistiques et à un répartiteur pharmaceutique.
Pat McGillycuddy, Chief Executive Officer Europe, précise :
« 2016 a été une année particulièrement productive pour IDI Gazeley. Ces locations reflètent notre capacité à offrir des espaces de qualité qui s'adaptent aux besoins évolutifs de nos clients. En 2017, nous entendons livrer à travers l'Europe plusieurs bâtiments de très haute-qualité à des clients existants, mais également à de nouveaux clients, pour un volume global de plus de 300.000 m² »
. JPG
 
 
Consulting
et formation
Le cabinet
Agilea
poursuit
sa croissance
En ce début d'année 2017, Agilea se félicite de figurer au sein du palmarès « Top 500 – Les Champions de la Croissance en France », établi par Les Echos et Statista. Créée par deux anciens dirigeants industriels, Agilea se positionne sur l'amélioration des performances Supply Chain et la transformation industrielle.
La société, qui soufflera en février 2017 sa 8ème bougie, a ainsi accompagné plus de 300 clients de toutes tailles en France, en Europe, au Maghreb et en Amérique du Nord. Elle a été créé à Toulouse en 2009 par Philippe Bornert (Pierre Fabre, Airbus) et Matthieu Lauras (Pierre Fabre, Ecole des Mines d'Albi Carmaux). Ce cabinet d'experts emploie aujourd'hui 22 collaborateurs. Il continue année après année sa croissance : en 2016, il a réalisé un CA de 2,3 M€. Un bureau a été ouvert à Bordeaux en 2015 et un troisième ouvrira ses portes dans le Sud-Est en février 2017. JPG
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Mexique
Interroll
s'installe à
Mexico

Interroll a décidé d'ouvrir une filiale à Mexico afin de développer ses ventes dans ce pays qui constitue le troisième marché américain pour le constructeur suisse. Avec 120 M d'habitants, le Mexique a connu ces dernières années (mais pour combien de temps encore ?) une forte croissance économique et, en parallèle, un phénomène d'industrialisation important. « Considérant le développement d'Interroll dans les Amériques, nos proches relations avec différents secteurs industriels, la croissance et l'importance du marché mexicain, où nous avons du succès depuis plusieurs années, l'ouverture de notre propre bureau de ventes est tout simplement une étape logique pour nous » commente Tim McGill, Président et EVP d'Interroll American Operations. Le fabricant d'équipements de transitique entend ainsi renforcer ses liens avec les multinationales américaines mais aussi asiatiques et européennes présentes au Mexique dans les secteurs de l'automobile, de la distribution et du e-commerce. La logistique aéroportuaire est un autre domaine dans lequel Interroll tentera de conquérir de nouveaux clients. Depuis 2013 et son rachat de Portec, il dispose en effet d'une gamme et d'une position concurrentielle de premier ordre dans ce marché en pleine croissance. Outre les USA et le Mexique, Interroll est également présent avec des sites de production au Canada et au Brésil, la région Amériques représentant désormais 27% de son CA mondial. La filiale mexicaine sera dirigée par la colombienne Liczy Pallares qui était jusqu'à présent Key Account Manager d'Interroll en Amérique Latine. PM
Photo : Tim McGill
 
 

Allemagne
Le réseau
de Palletways
s'agrandit
Palletways, réseau européen de transporteurs à la palette, a ouvert un nouveau site à Knüllwald, à mi-chemin entre Düsseldorf et Leipzig, au centre de l'Allemagne. Répondant en priorité à une demande croissante de services observée par les 56 membres allemands de Palletways, ce site comprend un hall couvert de transbordement de 7.300 m², sa surface totale, parking et autres infrastructures compris, couvrant 50.000 m². Par rapport au site existant située dans la ville voisine de Homberg, cette nouvelle implantation devrait tripler la capacité de livraison de Palletways en Allemagne centrale et augmenter de 10% la productivité du réseau en Europe. Anticipant une croissance continue des volumes de 10% par an, le réseau a par ailleurs réservé un autre emplacement en vue d'un futur site d'une taille quasiment équivalente. Ces agrandissements visent à améliorer le service vers, et à travers, les 20 pays desservis par le réseau, avec notamment de meilleurs connexions entre l'Allemagne et la Grande Bretagne ainsi que depuis l'Allemagne vers le Benelux. « Cet investissement stratégique s'inscrit dans notre stratégie de maintien de notre position de numéro un dans le transport à la palette en Europe et au Royaume Uni » commente Dave Walmsley, Managing Director de Palletways UK. Le réseau transporte quotidiennement environ 38.000 palettes à travers l'Europe, il a récemment investi dans de nouveaux hubs à Montpellier, Lyon, Fradley (UK) et agrandi les hubs existants de Saragosse (Espagne) et Milan (Italie). PM  
 

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6 février 2017

MARS 2017

Mardi 14 au
Jeudi 16
Salon SITL
« Semaine
internationale
du transport
et de
la logistique »

Paris Porte de
Versailles
Pavillon 1



Jeudi 23

Séminaire
Supply Chain
Performance
DYNASYS
« S&OP / IBP / :
un levier
de création
de valeur pour
l’entreprise,
dans un
environnement
turbulent »

De 8h30 à 12h15
Hôtel d'Aubusson
Paris 6e


Jeudi 23 et
Vendredi 24
Formation
EURODECISION
« Comment
optimiser ses approvision-
nements pour
une meilleure
gestion
des stocks ?
»
Lieu :
Eurodecision
Versailles (78)