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Le philosophe
et le
consultant
Quand la philosophie percute les réflexions d'un consultant spécialisé dans le domaine de la Supply Chain, on obtient
un cocktail savoureux que les participants aux premières
« Rencontres Prologis » ont pu savourer sans modération mercredi dernier. En effet, lors de cette soirée organisée au Pavillon Dauphine, André Comte-Sponville, Philosophe et auteur de nombreux ouvrages, a confronté sa vision du changement à celle de Michel Fender, Professeur à HEC et associé du cabinet Diagma. « Changer pour changer ne vaut rien », annonce le philosophe. « Le changement n'a de sens que s'il permet de durer, donc de ne pas changer. Si une entreprise transforme son outil de production, ce n'est pas pour le plaisir mais parce que ce changement va lui permettre de rester dans la course et donc de s'inscrire dans la durée ». Dans ses « réflexions pour le futur », Michel Fender note pour sa part les grandes tendances qui obligent les entreprises à changer : modes de consommation, innovations technologiques, dynamique géopolitique... autant d'évolutions qui les poussent à transformer leur Supply Chain autour de 4 axes principaux : la collaboration, les innovations, la financiarisation et la place de l'homme comme élément central. Mais si le contexte (économique, environnemental, technologique, concurrentiel, social, sociétal…) force les entreprises à s'adapter, il n'en reste pas moins qu'elles doivent le faire dans le respect de leurs valeurs et en tenant compte de leur histoire. « Pour savoir où l'on veut aller il faut savoir d'où l'on vient », rappelle l'auteur du « Petit traité des grandes vertus ». Un principe partagé par le consultant qui n'envisage l'avenir qu'à travers une vision globale s'appuyant sur des modèles de valeur vertueux. Et d'évoquer Darwin pour rappeler que ce n'est ni les plus forts, ni les plus intelligents qui survivront, mais ceux qui seront les plus aptes au changement. Comme quoi philosophie et Supply Chain peuvent faire bon ménage. JPG
 
 
 
 
Cercle
Prospectif
de la SC
Vers l'économie
d'usage
Quelle va être la contribution de la Supply Chain dans le passage de l'économie de possession à l'économie d'usage ? Vaste sujet me direz-vous ! C'est pour en débattre qu'une douzaine de Directeurs SC et des Opérations de grands groupes se sont réunis le 20 avril dans le cadre du Cercle prospectif de la SC, organisé par Deloitte en partenariat avec Supply Chain Magazine. Un tour de table a révélé les différences de maturités sur ce thème des divers secteurs, la plupart étant au début de leur réflexion quand d'autres ont commencé leur mutation il y a 15 ans (ex : dématérialisation de la musique). Il a également permis de recenser divers exemples concrets : le paiement à l'heure de vol pour les moteurs dans l'aéronautique ou au coût à la page pour les imprimantes, la dispensation du nombre exact de comprimés de médicaments ou la mise en place de services et d'appareils médicaux dans la santé, la possibilité de faire recharger son flacon de parfum dans les cosmétiques, la réutilisation de lanceurs dans l'aérospatial, la location de vêtements de luxe dans la distribution... Deux participants soulignent la complexité accrue induite par ces nouveaux business models, l'importance de la formation des commerciaux pour qu'ils puissent bien vendre les nouveaux services ainsi que les aspects juridiques (contrats à bien border) qu'il ne faut surtout pas négliger. « On vend plus des droits que des produits », a souligné un participant. Sur un plan plus logistique, d'autres exemples d'économie d'usage sont bien sûr l'externalisation du transport et de la logistique, largement pratiquées par l'aéronautique et la téléphonie notamment, mais aussi la mutualisation des fonctions de prévisionnistes, des entrepôts, des transports... CP
Photo ©C.Polge
 
   
 
Cercle
Prospectif
de la SC
(suite)
Garantir un
Business Model
rentable
Face à cette complexité croissante se pose alors la question de la rentabilité de ces nouveaux Business Models. Les exemples cités précédemment y contribuent déjà, charge ensuite à la Direction SC d'innover pour tenir les promesses de qualité de services faites par les commerciaux et la direction générale, tout en garantissant la rentabilité par des organisations adéquates. « La Supply Chain est de plus en plus impliquée dans la stratégie et son niveau d'expertise sollicité, dans un contexte de plus en plus complexe comme celui de la livraison en ville par exemple, pour faire en sorte que ce soit rentable », résume un participant. Un autre souligne le caractère essentiel des systèmes d'information pour recueillir des données tout au long de la chaîne, suivre chaque étape et garder le processus sous contrôle afin d'être efficace et rentable. « La Supply Chain est-elle leader ou suiveur dans ce type de transformation ? », relance Loïc Vuichard de Deloitte. Si l'assemblée s'accorde sur le fait que cela dépend de la stratégie de l'entreprise et de l'implication de la SC dans cette stratégie Business, elle reconnaît aussi que des opportunités sont à saisir. Et un participant de citer l'exemple d'Air Liquide, dont la Direction Supply Chain a pris l'initiative de développer un nouveau service de mise à disposition de gaz médicamenteux (formation des chauffeurs aux produits, aux risques, à la relation client) ce qui a permis à la société de quadrupler ses parts de marché. Il reste que les Business Models sont à construire chaque fois, souvent en innovant par une collaboration plus étroite avec ses clients, ses fournisseurs ou des prestataires. De nombreux modèles sont encore à inventer et les Directions SC ont là encore une véritable carte à jouer. Si vous souhaitez creuser davantage ce thème, rendez-vous au Forum d'été de Supply Chain Magazine consacré aux Nouveaux Business Models en SC, le 11 juillet prochain à l'ESCP ! CP
Photo ©C.Polge
 
   
 
 
 
Logistique fine
Croissance
à deux chiffres
pour
L4 Logistics
en 2016


Un CA en progression de +10% en 2016. Même si le taux spectaculaire de +23% du premier semestre (voir NL n°2348) ne s'est pas prolongé sur l'année entière, il s'agit encore d'une belle croissance à deux chiffres pour le prestataire L4 Logistics, spécialisé dans la logistique fine, la préparation mono et multicanal pour l'e-commerce, le réassortiment en flux tendus de petits points de vente ou bien encore la distribution de fournitures et de pièces détachées. « Ce sont les ventes d'objets connectés, d'articles de sport, de fournitures et de pièces détachées aux professionnels qui ont principalement fait cette performance, le e-commerce ainsi que le commerce de détail progressant un peu moins significativement » a indiqué son dirigeant Michel Gasganias, très confiant sur les perspectives de développement de sa société qui compte notamment parmi ses clients la FFT, les enseignes Bexley, Father&Sons, Parashop et encore Conforama et Iseki France.
Outre la poursuite d'investissements en équipements et en informatique pour répondre aux attentes des nouvelles stratégies digitales de sa clientèle, L4 Logistics prévoit de procéder cette année à une nouvelle à une nouvelle extension de surface de 6.000 m² (en plus de ses 40.000 m² de surfaces déployées à Ris Orangis) afin de maintenir le cap de sa croissance actuelle. JLR
 
   
  Michel Gasganias, Président de L4 Logistics  
 
Immobilier
logistique
Un début 2017
tiré par
les nouveaux
projets,
selon CBRE
Les nouveaux développements représentent plus des 2/3 des 766.900 m² de la demande placée au 1er trimestre en matière d'entrepôts de plus de 5.000 m² (classes A, B, C, frigorifique et messagerie). C'est le constat dressé par CBRE, qui confirme l'essor des clés-en-main ayant contribué au record de 3,8 M de m² placés sur l'année dernière. « Ils représentent les 6 plus grosses transactions de ce trimestre, dont Amazon avec 107.000 m² pris à Boves, Alinea à Nanteuil sur 73.000m² et Lidl avec 58.000m² à Montchanin », précise dans un communiqué Didier Malherbe, Directeur Activité et Logistique du spécialiste de l'immobilier d'entreprise. Trois opérations développées en mode locatif, auxquelles s'ajoute le clés-en-main de 50.000 m² de Samada/Monoprix en compte-propre à Wissous, qui confirme que les opérations XXL continuent d'occuper le devant de la scène. Le marché hexagonal affiche pourtant un repli de - 26% par rapport au million de m² commercialisés au 1er trimestre 2016, faute d'activité soutenue dans le parc existant, et compte tenu de la raréfaction des transactions inférieures à 10.000 m² (-46%). Le recul est particulièrement marqué en Ile-de-France (-41%), mais là-aussi d'importants projets devraient contrebalancer la tendance. « Rien qu'en Ile-de-France, CBRE comptabilise entre 6 et 8 projets pour une surface supérieure à 600.000 m², potentiellement réalisables en 2017. Ce qui serait du jamais vu », selon Didier Malherbe. Sans compter que la demande exprimée sur le marché francilien atteint 645.000 m² sur les 3 premiers mois, contre 556.000 m² en 2016, avec des attentes plus que jamais tournées vers l'acquisition (près de la moitié des volumes). Pénalisé par la pénurie d'offres, le marché lyonnais est également en retrait, malgré 2 clés-en-main importants et un projet d'envergure en bouclage. Idem sur le marché lillois, même si des opérations devraient se concrétiser sur les prochains mois. En revanche, le marché marseillais tire son épingle du jeu grâce au dynamisme des chargeurs et des logisticiens sur la zone Clésud. MR
 
   
  Evolution de la demande placée en France.
Source : CBRE Research et Immostat, 2017
 
 
Rachat
Gliozzo
Manutention
rejoint
le groupe
Manuloc
La société Manuloc, spécialisée dans les équipements de manutention vient d'acquérir la société Gliozzo Manutention. Cette opération lui permet de se renforcer dans le grand Sud-Est de la France, consolidant significativement le maillage entrepris par le groupe au niveau national. Matthieu Barthélemy, Vice-Président de Manuloc, déclare : « Cette nouvelle équipe, composée d'une dizaine de personnes dont plus de la moitié sont des techniciens, vient enrichir de manière significative nos équipes et structures actuelles dans cette zone géographique du Sud-Est et, en parallèle, renforcer notre portefeuille clients ».
Gliozzo Manutention est spécialisée dans la vente de matériels neufs ou d'occasion de manutention et de levage et propose, tout comme Manuloc, des solutions de location courte / moyenne / longue durée. JPG
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Europe
Yusen Logistics
lancé dans
un grand
déploiement
de WMS
en mode Saas
Le prestataire logistique et freight forwarder japonais Yusen Logistics s'est lancé dans le déploiement à grande échelle de la solution Scale de gestion d'entrepôt de l'éditeur américain Manhattan Associates. Le projet de mise en œuvre de ce WMS en mode Saas sur la plateforme cloud Microsoft Azure concerne ses sites de logistique contractuelle partout dans le monde (470 sites dans 40 pays, pour un total de 2 M de m2) en Australie, aux Etats-Unis et en Asie-Pacifique, et aussi bien sûr sur le Vieux Continent, où sa filiale Yusen Logistics Europe, basée à Amsterdam aux Pays-Bas, a commencé à établir un partenariat avec l'éditeur américain sur certains sites depuis 2003. « Nous avons choisi Manhattan Scale comme solution stratégique sur la base d'un certains nombres de critères, incluant notamment les nombreuses fonctionnalités, l'extensibilité, la facilité et la rapidité de mise en oeuvre, mais aussi la capacité de support global et le coût total de possession de la solution » a déclaré Tony Gudger, le DSI de Yusen Logistics Europe. Les sites européens utilisaient jusqu'à présent des WMS provenant de différents éditeurs, souvent locaux. Pour le déploiement en Europe, c'est le centre d'expertise de Yusen Logistics Europe qui est chargé de superviser la mise en place qui a déjà commencé dans plusieurs pays, notamment l'Italie. En France, Yusen compte 4 entrepôts logistiques, pour une surface de 48.000 m2. JLR
 
   
 

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24 avril 2017

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industrielle ? »

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MAI 2017

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Services
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étendue :
Anticipez.
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Décidez
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De 17h à 17h45



JUIN 2017

Jeudi 1
Journée Demand
& Supply Chain
Planning,
5ème édition
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« Du S&OP
à l'IBP :
Comment aligner
Supply Chain
et Finance ? »

Partenaire
SCMagazine
De 8h30 à 17h
Palais Brongniart
Paris 2e


Jeudi 15 et
vendredi 16

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et pratiques de
la prévision
des ventes »

De 9h00 à 17h00
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