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Le retour
d'une vieille
recette
N'est-ce pas dans les vieux pots qu'on fait la meilleure
soupe ? Dans son rapport rendu la semaine dernière à la Ministre des transports Élisabeth Borne, le Comité d'Orientation des Infrastructures a en tous les cas ressorti les vieilles recettes du placard pour tenter de trouver une solution au financement des infrastructures routières non concédées. L'idée de faire payer les transporteurs routiers (remise en cause du remboursement partiel de la TICPE, vignette forfaitaire pour les poids lourds et les VUL, péages urbains pour les zones denses) n'est pas d'une grande nouveauté, pas plus que les contre-arguments avancés immédiatement par les associations professionnelles du secteur du TRM, transporteurs comme chargeurs. L'Union TLF et la FNTR s'étonnent qu'aucun audit n'ait été réalisé sur l'utilisation des 39 Mds d'€ de recettes collectées chaque année auprès de l'ensemble des usagers de la route et dénoncent le déséquilibre des charges entre réseaux concédé et non concédé. L'OTRE considère que la solution au financement des infrastructures ne peut s'envisager que dans le cadre d'une réflexion élargie au réseau autoroutier concédé, en pointant du doigt les « sociétés privées qui réalisent d'énormes bénéfices et reversent des dividendes colossaux à leurs actionnaires ». Du côté des chargeurs, l'AUTF tire la sonnette d'alarme sur l'effet double peine qui consisterait à supprimer un dispositif fiscal (remboursement partiel de la TICPE) et à rajouter de nouvelles redevances aux transporteurs (et par voie de conséquence aux chargeurs). Qui sait, peut-être que cette importante question de la compétitivité du TRM et de la logistique en France figurera à l'ordre du jour du déjeuner de mercredi programmé entre Elisabeth Borne, et Bruno Le Maire, le Ministre de l'Economie et des Finances. Jean-Luc Rognon
 
 
 
 
Traçabilité
Mars Food
va contrôler
la supply chain
de toutes ses
variétés de riz
d'ici 2020
Après des premiers tests initiés à la mi 2016, puis une première mise en place en mars 2017 de la solution SGS Transparency-One pour le riz basmati Uncle Ben's, Mars Food a annoncé son ambition d'analyser et de gérer d'ici 2020 l'ensemble des données de sa supply-chain du riz, en temps réel, et de manière durable, dans le cadre de son plan « Sustainable in a Generation ». L'objectif est d'appliquer à l'ensemble de son approvisionnement en riz ce qu'il a déjà mis en place à partir de 2011 sur sa filière du riz basmati Uncle Ben's (exclusivement cultivé dans la région du Penjab, située entre le Pakistan et l'Inde), avec le respect des normes « Sustainable Rice Platform ». Pour avoir une vue d'ensemble et un contrôle en temps réel sur toutes leurs chaînes d'approvisionnement (fournisseurs, produits et sites de production), le groupe a choisi de faire appel à la plate-forme SGS Transparency-One. Par ailleurs, Mars Food annonce que dès cette année, les consommateurs français seront les premiers à pouvoir, via le scan d'un flashcode situé au dos du paquet de riz Uncle Ben's, télécharger l'application Blippar qui leur fera découvrir en vidéo l'histoire du riz basmati, du champ jusqu'à leur assiette. JLR  
   
 
Nomination
ManoMano
muscle ses
opérations


La plate-forme e-commerce dédiée au bricolage et au jardinage ManoMano confirme la nomination de Christine de Wendel à la tête de ses opérations, en tant que Chief Operating Officer. Son arrivée remonte en fait à l'été dernier, juste avant la levée de fonds record de 60 M€ réalisée par cette start-up fondée en 2003 par deux anciens du capital-risque. L'opération avait porté à 75 M€ le total des fonds levés depuis le lancement de cette plate-forme qui prétend proposer la plus vaste offre de produits de bricolage en ligne, sans avoir pour autant de stock ou de logistique en propre puisque les expéditions sont directement assurées par les marques et distributeurs partenaires. C'est d'ailleurs pour étayer l'orientation-client de l'entreprise qu'a été recrutée Christine de Wendel, qui est notamment en charge de l'amélioration du process qualité et des services opérationnels que propose ManoMano à ses marchands partenaires. Un des axes est de leur faciliter l'intégration des systèmes développés par la plate-forme, sachant que son modèle repose en partie sur le partage de données avec ses clients B2B, en mode gratuit ou payant, selon les cas. Christine de Wendel bénéficie d'une réelle expertise en matière de e-commerce, pour avoir passé plus de 6 ans chez Zalando, d'abord en tant que directrice des achats puis à la direction des activités France du spécialiste allemand de la mode online. Auparavant cette diplômée de l'université américaine de Georgetown et de la London School of Economics avait débuté sa carrière au sein du cabinet de conseil en stratégie Bain & Company, et poursuivi son parcours au sein du groupe hôtelier Starwood, avant de décrocher un MBA à l'Insead en 2010. D'origine américaine mais née d'une mère française et d'un père autrichien, Christine de Wendel constitue également un atout pour le développement international de ManoMano, qui n'entend pas se contenter d'adresser le marché français du bricolage et ses 30 Mds€ de CA, et qui a déjà lancé ses services dans 5 autres pays européens. MR
Photo : Christine de Wendel, Chief Operating Officer, ManoMano
 
 
 
 
Digitalisation
Dassault
Systèmes
lance sa
marketplace
en ligne

Nom de code : 3DExperience Marketplace. Mission : transformer le monde industriel. L'éditeur Dassault
Systèmes propose aujourd'hui une plate-forme de transaction pour le design numérique, l'ingénierie et la fabrication, disponible sur le cloud, afin que les innovateurs puissent collaborer et traiter avec d'autres industriels et fournisseurs de services. 3DExperience Marketplace se veut aussi disruptive que la plus grande marketplace dédiée à l distribution (comprendre : Amazon). Avec cette plate-forme, les entreprises peuvent désormais avoir accès à des services de fabrication à la demande et d'approvisionnement de pièces intelligent, leur permettant d'identifier de nouveaux fournisseurs de services de fabrication (y compris d'impression 3D), d'insérer des composants spécifiques dans leur environnement de conception ou encore de gérer leur écosystème de fournisseurs de services sélectionnés et de ressources internes. Dassault Systèmes annonce déjà compter 50 sociétés de fabrication numérique avec plus de 500 machines et 30 millions de composants provenant de 600 fournisseurs. EL
 
   
 
Transport
routier
Des
poids lourds
tout électriques
« rentables »
chez Renault
Trucks
dès 2019
Même si Renault Trucks déploie depuis 2009 d'importants efforts de R&D en matière de camions 100% électriques, il n'avait pas encore franchi le pas de l'industrialisation, sauf pour les le Maxity Électrique (4,5 t), commercialisé dès 2010. Le constructeur du groupe Volvo annonce désormais sa volonté de fabriquer en série dès 2019, dans son usine de Blainville-sur-Orne (Calvados), une gamme de camions tout-électriques destinés à opérer en milieu urbain et péri-urbain. « Aujourd'hui et contrairement à 2010, nos véhicules électriques offrent la perspective d'être compétitifs économiquement » insiste François Savoye, Directeur de la stratégie efficacité énergétique de Renault Trucks. Des tests en grandeur nature de différents prototypes 100% électriques sur le segment 12-16 tonnes ont notamment été effectués ces dernières années avec Speed Distribution pour le compte de Guerlain (voir NL n°1879), avec Stef pour le compte de Carrefour, ou avec Nestlé et le groupe Delanchy. La mise sur le marché du Maxity Électrique a également permis au constructeur de préparer son réseau de distribution, et d'organidser la maintenance et la réparation de véhicules électriques. JLR  
   
  Un prototype Renault Trucks D 100% électrique (charge utile d'environ 6 t) utilisé par Speed Distribution Logistique pour le compte de Guerlain.  
 
 
 
Transport
routier
Rhenus Freight
Logistics
ouvre une ligne
Angers-Paris
Rhenus Freight Logistics vient d'ouvrir une nouvelle ligne entre Angers et Paris, avec des départs réguliers hebdomadaires depuis la plateforme angevine de RFL, et un temps de parcours maximal est de 24 heures. Une fois arrivée sur le site francilien de RFL, les marchandises peuvent être redistribuées avec des camions spécifiques adaptés au type de produits transportés, en région parisienne, en Normandie et sur le nord de la France. La plateforme Rhenus d'Angers s'étend sur une surface de 1.500 m2 et dispose de 32 quais de chargement. Elle traite des flux logistiques, de transport urgent, de distribution à domicile, et d'envois à l'international, avec des correspondances quotidiennes vers l'Allemagne, l'Autriche, le Benelux et les pays de l'Est, et des départs directs vers l'Espagne, l'Italie et la Grande-Bretagne, deux fois par semaine. JLR  
   
 
ACTUS INTERNATIONALES  

Allemagne
Still gagne
en efficacité à
Hambourg


En marge du lancement de sa nouvelle gamme de chariots frontaux RX20 (voir NL n°2647), Still a fait visiter à la presse la plate-forme logistique mise en opération mi-2017 à quelques centaines de mètres de son siège hambourgeois. Ce bâtiment de 26.000 m² joue un rôle-clé dans l'organisation industrielle et logistique du fabricant de chariots, qui configure et assemble à la commande l'essentiel des 27.000 engins qui sortent de son site de production historique de Hambourg. « Jusque-là, notre logistique amont était éclatée entre 3-4 sites situés à proximité, en fonction de la taille des pièces ou de leur provenance. Le regroupement de ces opérations sur un même site limite le ballet des camions entre ces différentes implantations, et leur fluidification participe d'un travail de longue haleine pour être plus flexible et plus rapide pour délivrer nos produits à nos clients. En pratique, sur les 5 dernières années, le délai entre la prise de commande et la livraison a été amélioré de 3 semaines. Pour les chariots complexes et fortement personnalisés, il est désormais de 8 à 11 semaines pour des livraisons partout en Europe, et même un délai inférieur pour les chariots plus simples », assure Jan Bergemann, Head of the order center de Still. L'ouverture de cette nouvelle plate-forme était en fait à l'étude depuis des années, mais le projet a pu se concrétiser grâce à la libération d'un terrain occupé par un entrepôt de Colgate-Palmolive, entièrement démantelé. L'opération a par ailleurs bénéficié du soutien des collectivités locales qui souhaitent dédier cette zone de Billbrook à la logistique, vu qu'elle bénéficie de la proximité du port et de l'autoroute. Notons qu'au sein du groupe Kion, auquel appartient Still, un autre projet pourrait être engagé d'ici quelques semaines dans la région d'Hambourg : la création d'un hub multimarque pour gérer l'importation et la distribution européenne de pièces et de produits finis en provenance des fournisseurs du groupe, ou d'autres de ses sites de production dans le monde. MR
Photo : Jan Bergemann, Head of the Order Center,
Still GmbH
 
   
  Les kits de pièces sont regroupés puis envoyés vers l'usine d'assemblage à proximité. ©M.Rabiller  
   
  Les chariots configurés et assemblés en passe d'être expédiés dans toutes l'Europe. ©M.Rabiller  
 

Etats-Unis
La rentabilité
d'Amazon
continue
à être portée
par AWS
Amazon a connu une nouvelle année de forte croissance en 2017 : +31% de chiffres d'affaires à 177,9 Md$ (contre 136 Md$ en 2016) dont 118,5 Md$ réalisés sur la vente d'articles. Le succès du service Prime ne se dément pas, ses abonnés ayant commandés plus de 5 Md d'articles dans le monde. L'Amérique du Nord demeure son principal marché avec quasiment deux tiers des ventes : 106,1 Md$ (+33%), contre 54,3 Md$ (+23%) pour le reste du monde. A l'inverse du marché nord-américain, l'international, sur lequel Amazon investit fortement notamment en Inde, s'avère être de plus en plus déficitaire pour Amazon (3Md$ de pertes vs 1,3 Md$ en 2016). Pour autant, et contrairement à ce qui fut le cas pendant de très nombreuses années, la croissance de ses dépenses a suivi et non excédé celle du CA pour atteindre 173,76 Md$ (+41 ,96 Md$), malgré le recrutement de 130.000 nouveaux collaborateurs. Ce résultat s'explique en partie par le succès d'AWS (Amazon Web Services) qui a rapporté quelque 13 Md$ de CA (+10%) et 4,3 Md$ en revenu d'exploitation. Il en résulte un revenu d'exploitation total de 4,1 Md$ (-100 M$), lequel n'aurait donc pas été possible sans AWS, et un bénéfice net de 3 Md$ (+600 M$) dont 1,9 Md$ réalisé durant le dernier trimestre. PM  
 

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5 février 2018

MARS 2018

Mardi 20 au
vendredi 23
SITL
Europe 2018/ Intralogistics
Europe

Parc des
expositions
Paris Nord
Villepinte
Hall 6

Mardi 27
Journée DSCP
Dynasys
« Transformation
digitale : votre
Supply Chain
est-elle
tendance ? »

Partenaire :
SCMagazine
De 8h30 à 17h15
Palais Brongniart
Paris




AVRIL 2018


Jeudi 5

Soirée de Gala
de l'Agora du
Supply Chain
Management

Pavillon
d'Armenonville
Paris 16e


Lundi 23 au
vendredi 27

CeMAT 2018
Hanovre
Allemagne