Partager sur
LinkedIn Twitter Facebook
 
Une réforme
à haut risque
Dans l'excellent film « L'exercice de l'Etat », l'acteur Olivier Gourmet incarnait un ministre des transports confronté à l'obligation de mener une réforme qu'il désapprouvait : la privatisation des gares ferroviaires. Tiraillé entre son attachement au service public et l'insoutenable pression de son entourage politique, on le voit, ainsi que son directeur de cabinet (Michel Blanc) vivre un terrible cas de conscience, sur fond d'embrasement social. Quelques jours après la remise du rapport Spinetta préconisant notamment la fin du statut des cheminots, la fermeture des petites lignes déficitaires et la filialisation du fret ferroviaire, comment ne pas penser à cette fiction aux accents quasi prémonitoires. Comment ne pas se demander si l'actuelle ministre des transports, ex collaboratrice de Lionel Jospin et ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal, vit cette situation, au moment même où elle s'apprête à recevoir les syndicats. Sans préjuger des décisions qui seront prises par le gouvernement dans les jours à venir, on peut imaginer l'ampleur du dilemme quand le réalisme économique met à mal la conviction idéologique. Car le fond du problème est bien là : comment endiguer l'hémorragie de cette institution ferroviaire qui aura accumulé 50 milliards de dettes à la fin de l'année ? Si les 43 propositions que contient le rapport Spinetta apportent incontestablement des éléments de réponse, elles ne règlent pas tout. A cet égard il n'est pas certain que la privatisation du fret soit le seul moyen de convaincre les chargeurs d'utiliser la voie ferrée. Par ailleurs, même si les arguments économiques sont solides et argumentés, la question du service public dépasse assez largement les clivages politiques. D'une certaine manière on peut dire qu'elle échappe à toute rationalité et relève plus de l'intime conviction que d'une réflexion très poussée sur l'avenir des transports et de l'aménagement du territoire. C'est pourquoi le sujet est éminemment sensible et soulève des réactions émotionnelles, non seulement de la part des cheminots, mais aussi d'une grande partie de la population. Dans la mise en œuvre de la réforme à venir, le gouvernement devra en tenir compte. JPG  
 
 
 
E-commerce
Monoprix
en passe
d'acquérir
Sarenza




Ce matin, le Groupe Casino annonce que sa filiale Monoprix est entrée en négociations exclusives afin d'acquérir le spécialiste de la vente de chaussure en ligne Sarenza. Crée en France il y a 12 ans, l'enseigne s'est développée dans toute l'Europe depuis 2009 et revendique plus de 25 millions de paires vendues depuis sa création. Sur son dernier exercice, elle a réalisé plus de 250 M€ de ventes (avant retours), l'essentiel de ses opérations reposant sur son entrepôt très fortement mécanisé de Réau (77), ouvert courant 2016. Réalisé sous la gouverne de XPO Logistics, celui-ci avait mobilisé 25 M€ d'investissements (voir NL n°2353). Selon Casino, cette acquisition vise à compléter l'offre en ligne de Monoprix pour en faire une enseigne « Lifestyle omnicanal », avec une offre étoffée sur les volets mode, décoration et beauté. Plus largement, l'opération illustre la stratégie de digitalisation du spécialiste de la distribution de centre-ville, qui avait déjà annoncé fin novembre de fortes ambitions sur le volet alimentaire, à l'occasion de la signature d'un accord technologique avec le cybermarché britannique Ocado, qui implique notamment la future construction d'une plate-forme mécanisée pour développer d'ici deux ans un supermarché en ligne ciblant toute l'Ile-de-France (voir NL n°2608). Le tout doit faire de Monoprix le « leader français du e-commerce urbain », indique le communiqué. Du côté de Sarenza, ce rapprochement est présenté comme un moyen de consolider son avenir en intégrant un grand groupe de distribution, à l'image de la trajectoire de Cdiscount dont le Groupe Casino avait pris le contrôle début 2011. A ce stade, aucun détail financier n'est évoqué concernant Sarenza, mais la finalisation de la transaction devrait avoir lieu dans les prochaines semaines, notamment après consultation des instantes représentatives du personnel des deux parties. MR
Photo : Sarenza ©JL.Rognon
 
   
 
Acquisitions
E2open
veut racheter
Amber Road


Les négociations privées ayant échoué, E2open lance une OPA sur Amber Road. Avec une proposition à 10,50 US$ l'action, soit 52% au-dessus de son cours actuel, Michael Farlekas, CEO d'E2open, se dit confiant quant au succès de l'opération. Cette fusion doit ajouter aux capacités de planification end-to-end de la plate-forme d'E2open celles de la gestion du commerce international d'Amber Road, créant ainsi un puissant outil de gestion de la Supply Chain comprenant notamment les aspects tarifaires et règlementaires des opérations de transport. Cette fusion fait sens d'un point de vue fonctionnel, au même titre que les multiples autres acquisitions opérées par l'éditeur américain, notamment depuis l'arrivée de son CEO en 2015 : Terra Technology en 2015, Orchestro en 2016, Steelwedge, en février 2017, Zyme en novembre et, en janvier 2018, les solutions de Channel Data Management et de Channel Revenue Management, Birch Worldwide et Entomo. Quel appétit tout de même ! PM
Photo : Michael Farlekas
 
 
 
 
Intralogistique
Amazon imagine
une nouvelle
solution de
picking
Déposé en 2016 et officialisé récemment, le dernier brevet d'Amazon décrit une solution alternative au pick (et put) to light. Le système repose sur une étagère à bacs telle que celles portées par ses robots Kiva, ainsi que sur un ensemble de quatre capteurs disposés aux quatre coins de l'étagère Lorsque l'opérateur, qui porte un bracelet connecté, saisit ou dépose un objet dans un bac, le système s'assure que le produit provient ou est déposé dans le bon bac par triangulation. Dans le cas contraire, le bracelet envoie à l'opérateur un signal tactile. L'idée est d'accélérer les procédures de pose et dépose, en évitant de scanner un code-à-barres ou d'appuyer sur un bouton (put-to-light). le système serait par ailleurs beaucoup moins cher et complexe à mettre en place qu'un système basé sur la réalité augmentée. PM
Photo : Amazon Wristbands, ©Amazon
 
 
Avant-première
SITL
Paki flexibilise
l'échange
palettes via
son e-voucher
Filiale du groupe néerlandais Pooling Partners et spécialiste de la gestion des supports de charge échangeables et standardisés, Paki Logistics présentera sur le salon sa solution de bon digital (e-voucher), destinée à simplifier l'échange palettes et à en réduire le coût. Il faut dire que c'est par la France que ce réseau européen a décidé d'entamer le déploiement de ce nouveau service. En pratique, la formule repose sur un portail en ligne permettant l'enregistrement de ces bons digitaux sur son compte client, l'ensemble des données étant quasi-instantanément à Paki qui peut ainsi mieux coordonner et organiser la collecte pour tous ses clients, avec un meilleur contrôle des mouvements et des dettes de palettes. Le tout garantit une gestion optimisée des flux tout en assurant un suivi administratif sans papier. La démarche est simplifiée puisqu'il suffit aux professionnels de la chaîne logistique de transmettre le numéro unique de l'e-voucher aux équipes de Paki pour cumuler les crédits qui permettront ensuite de récupérer des palettes là où celà les avantage et selon le timing qui leur convient, partout en Europe. Transmis de manière électronique, ce e-voucher porte un code unique et se veut à la fois traçable et inviolable. Paki permet à chacun de l'adopter à son rythme : la technologie e-voucher est une solution flexible qui laisse le choix aux plateformes logistiques de la grande distribution et aux transporteurs d'opter pour la solution qu'ils estiment la mieux adaptée à leurs besoins : le système du « un pour un », les bons papiers ou cette formule électronique.
A voir dans le Hall 6, sur le stand S91
 
   
  La remise des bon se règle directement en zone de réception des marchandises. plutôt dans la marge.  
   
  Le portail client permet l'échange instantané du bon digital.  
 
 
 
Formation
Le partenariat
entre
FM Logistic
et Apprentis
d'Auteuil
forme ses
1ers diplômés
Il y a deux ans, en avril 2016, le prestataire FM Logistic France signait avec la fondation Apprentis d'Auteuil, engagée dans l'insertion des jeunes en difficulté, un partenariat pour créer une filière logistique qualifiante pour les 18‐25 ans. D'une durée de 12 mois, la formation intègre un contrat de professionnalisation, avec la mise en place d'un Accompagnement Personnalisé Renforcé, dispositif mis en place par les deux partenaires avec l'aide des équipes de Pôle Emploi et d'Adecco Groupe France. Les jeunes de la première promotion, qui ont été accueillis et formés sur trois des plateformes FM Logistic situées dans les Hauts de France (Longueil‐Sainte‐Marie, Crépy‐en‐Valois et Ressons-sur‐ Matz), ont reçu il y a deux semaines leur diplôme d'Agent logistique polyvalent ( titre professionnel reconnu par l'État), en présence de leurs tuteurs, qui sont des collaborateurs volontaires de FM Logistic. La deuxième promotion est déjà lancée : 12 jeunes, qui ont en commun de ne posséder aucun diplôme et d'être mobile. JLR  
 
Emploi
Postes intérim
en croissance
pour
les assistants
ADV et
logistiques
Selon l'Interimoscope du cabinet de travail temporaire spécialisé Walters People, le deuxième semestre 2017 a connu une progression de 7% (par rapport à la même période de 2016) sur le volume d'offres en intérim. La hausse est encore plus importante pour deux fonctions qui touchent directement à la supply chain : assistant ADV (administration des ventes), +13%, et assistant logistique, dont le volume d'offres d'emploi en intérim sur cette fonction a progressé de 23%. Autre enseignement de cette étude réalisée sur la base des données du portail Jobfeed.fr (agrégateur recensant l'ensemble des offres d'emploi parues sur tous les sites d'emplois et sites carrières des entreprises) : la région Rhône-Alpes devance la région parisienne en volume d'offres d'emplois en intérim (14% contre 13% des offres au niveau national). JLR  
 
ACTUS INTERNATIONALES  

Chine
Nestlé s'associe
à Cainiao
Le groupe alimentaire Nestlé a rationalisé la supply chain de ses produits distribués sur les plates-formes du groupe Alibaba en Chine. L'industriel suisse, présent notamment sur Tmall et Tmall Supermarket, s'appuyait auparavant sur deux logistiques (stocks et prestataires) différentes. Dans l'objectif d'améliorer son taux de service et d'optimiser son niveau de stock, Nestlé a choisi de s'associer à Cainiao (filiale logistique d'Alibaba) pour mutualiser la logistique des activités de ces deux plates-formes. Les stocks pour Tmall et Tmall Supermarket sont désormais mutualisés et gérés par Cainiao dans 12 entrepôts à travers la Chine. Outre ses services logistiques, Cainiao analyse les ventes quotidiennes passées sur les plates-formes d'Alibaba et conseille Nestlé sur le dimensionnement et la localisation de ses stocks. 19 jours seulement après la mise en œuvre, le taux de produits livrés en J+1 est passé de 30 à 70%. JF  
 

République
Tchèque
Un stock central
pour les pièces
de rechange
de Still
Afin de gagner en réactivité pour la livraison des pièces de rechange de ses chariots, Still ouvre un nouveau centre de stockage à Brno, en République Tchèque. Celui-ci livrera non seulement ses techniciens et ses clients locaux, mais aussi ceux des pays voisins, tels que la Slovaquie, la Hongrie, la Pologne ou l'Autriche. En pratique, toute commande passée avant 16 h pourra être livrée dès le lendemain directement dans la camionnette du technicien Still ayant passé la commande pour intervenir chez un client. En centralisant ainsi ses stocks pour servir les besoins de 5 pays, Still pense aussi améliorer ses prévisions d'approvisionnement et accélérer la vitesse de rotation des pièces. L'organisation du nouvel entrepôt repose pour une bonne part sur Urban, le prestataire de services logistiques qui accompagne le groupe partout en Europe. MR  
   
 

ABONNEMENT GRATUIT : CLIQUEZ ICI
Le lien quotidien qui vous relie à la communauté Supply Chain
Si l'on vous a transféré cette lettre, n'hésitez pas à vous abonner.
Si vous êtes déjà abonné, n'hésitez pas à abonner (ou à faire abonner)
vos collaborateurs et amis.

 
 
Faites profiter la communauté logistique de vos « scoops »
écrivez à la rédaction

Cette Newsletter touche quotidiennement 50.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble
de la communauté logistique.
 

Jean-Philippe Guillaume
Tél. 06 07 69 48 80
jph.guillaume@scmag.fr

Jean-Luc Rognon
Rédacteur en Chef de SCMagazine
Tél : 01 43 68 43 11
jean-luc.rognon@scmag.fr
 
 
Contact, POUR FAIRE PARAÎTRE DE LA PUBLICITÉ
dans « Supply Chain Magazine » (sur le Web ou le mensuel papier)
Sandrine Papin
Directrice commerciale
Tél : 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com
 
 
Pour modifier vos coordonnées, adressez un e-mail à : abonnement@scmag.fr  
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
 
19 février 2018

MARS 2018

Mardi 20 au
vendredi 23
SITL
Europe 2018/ Intralogistics
Europe

Parc des
expositions
Paris Nord
Villepinte
Hall 6

Mardi 27
Journée DSCP
Dynasys
« Transformation
digitale : votre
Supply Chain
est-elle
tendance ? »

Partenaire :
SCMagazine
De 8h30 à 17h15
Palais Brongniart
Paris




AVRIL 2018


Jeudi 5

Soirée de Gala
de l'Agora du
Supply Chain
Management

Pavillon
d'Armenonville
Paris 16e


Lundi 23 au
vendredi 27

CeMAT 2018
Hanovre
Allemagne