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N°3053
 
Balance ton
« port mort »

Quel gâchis sans fin que celui auquel on assiste dans les ports depuis plus d’un mois de grève contre la réforme des retraites. Alors que le gouvernement semble depuis ce week-end donner des gages quant à la modification de son projet, la Fédération Nationale des Ports et Docks (affiliée à la CGT) a lancé un appel à une opération « port mort » sur l’ensemble des terminaux portuaires pour mardi, mercredi et jeudi (comme ce fut le cas notamment les 5 , 10, 12 et 17 décembre). Au Havre, sur le terminal de Normandie, les files d’attente des camions ont pris ce matin des proportions « monstrueuses », les terminaux ont annulé leur rendez-vous des jours à venir et même gelé ceux de vendredi prochain. Il faut dire que cette grève de dockers s’ajoute aux blocages des accès aux grands ports maritimes, comme ce fut le cas vendredi dernier au Havre et à Marseille, et aux jours de grèves du personnel CGT de la société de remorqueurs Boluda France, présente dans tous les grands ports français. Le résultat cumulé de ces actions s’avère catastrophique : même lorsqu’un navire réussit à faire escale, il n’est pas certain que les marchandises puissent être déchargées ou chargées, compte tenu des retards accumulés, ni que les camions puissent avoir accès au terminal. Résultat, beaucoup de navires déposent leurs conteneurs ailleurs en Europe (Barcelone, Anvers, Rotterdam, etc), à charge pour les organisateurs de transport et les chargeurs de supporter le stress, de réorganiser l’acheminement et d’en payer les frais… Les conséquences sont graves pour les chaînes logistiques (des dizaines de M€ selon TLF Overseas), et pas seulement dans les supermarchés d’outre-mer, en partie en rupture de stocks. Cette grève massive, dont les médias parlent nettement moins que de celle des transports publics, ne sera pas sans conséquences sur l’attractivité logistique de la France et de ses ports, sujets désormais chers au gouvernement au travers de sa stratégie nationale portuaire et de son comité interministériel sur la logistique (Cilog). Le sentiment de gâchis est d’autant plus aigu. Ce qui est malheureux, c’est que contrairement aux usagers de la SNCF et de la RATP, les compagnies maritimes et les chargeurs risquent d’autant plus d’aller voir ailleurs quand la grève s’arrêtera.
Jean-Luc Rognon

 
 
 

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J-2

 
E-commerce
Amazon officialise l’implantation de son nouveau site logistique à Senlis

L’e-commerçant Amazon a confirmé l’ouverture de son nouveau centre de distribution à Senlis, dans l’Oise, officialisant son arrivée dans cette infrastructure réalisée par le développeur/gestionnaire d’entrepôts Goodman (voir NL 2575 et 3007). D’une superficie de 55 000 m² et visant une certification Breeam Very Good, il sera opérationnel courant mai et donnera lieu à la création de plus de 500 emplois en CDI. Ce 23ème site logistique du e-commerçant sur le territoire a vocation à fluidifier les processus de réception/tri de produits en amont des préparations des commandes (cross-dock de produits provenant des fournisseurs, à destination des autres sites français de préparation de commandes). Amazon entend développer son offre en permettant à un nombre croissant de PME/TPE de commercialiser leurs produits sur sa marketplace via son programme de stockage et de livraison ‘Expédié par Amazon’. « Il donnera la possibilité à de nombreuses TPE et PME françaises de faire découvrir leurs produits à des millions de clients en Europe en quelques clics », souligne Ronan Bolé, président d’Amazon France Logistique. Le site se veut en outre respectueux de l’environnement. Il a donné lieu à la plantation de plus de 3 600 arbres et arbustes, dispose d’un dispositif de traitement/ré-infiltration de toutes les eaux de pluie et son éclairage est entièrement assuré par LED. Il sera officiellement présenté demain en présence de Ronan Bolé ainsi que de Pascale Loiseleur, la maire de Senlis, et de Sabine Preciado-Lanza, directrice territoriale chez Pôle Emploi. AD

 
   
 

Le site de Senlis sera le 23ème site logistique d’Amazon en France.

Crédit photo Amazon
 
 
 
Digitalisation
Révillon Chocolatier optimise sa gestion transport avec Shiptify

Une simplification des opérations d’affrètement, une réduction du personnel saisonnier nécessaire à la gestion du transport lors des pics d’activité, une amélioration de la traçabilité de demandes d’affrètement ainsi que des plannings d’expédition et l’accès à des données transport structurées. Voilà les gains enregistrés par la chocolaterie Révillon Chocolatier avec l’adoption de la plateforme collaborative de pilotage transport Shiptify. Avant son déploiement en janvier 2019 et l’exploitation de ses outils TMS chargeur Shipti-TMS et gestion de quais d’entrepôts Shipti-Dock, l’entreprise/marque du groupe Savencia Saveurs & Spécialités gérait ses flux transport via un fichier Word pré-rempli qui spécifiait ses différents besoins et était envoyé par email à ses partenaires transporteurs pour accord ou refus. Or, l’entreprise est soumise à une forte saisonnalité avec des pics d’activités à Noël et à Pâques où elle affrète à chaque fois 800 camions sur une période de 6 semaines. De plus, elle assure ses expéditions vers les plateformes logistiques de la GMS ainsi que des grossistes depuis son propre entrepôt de Roanne (42) mais aussi depuis un entrepôt de 8 000 m² de son partenaire logistique Maisonhaute Logistics, également situé à Roanne. L’ensemble des flux transport partant de son entrepôt et celui de son partenaire logisticien sont aujourd’hui gérés avec Shipti-TMS, et la gestion des quais des deux sites assurés via Shipti-Dock. Révillon Chocolatier a en outre déployé des écrans sur les quais de son entrepôt avec l’affichage Shiptify qui permet d’avoir le planning des départs à venir ainsi que l’affichage des indicateurs de performance, comme par exemple le pourcentage de départ à l’heure. Résultat, l’entreprise a désormais une visibilité temps réel sur tous ses flux transport avec des données structurées dans des tableaux de bord. Elle a recruté l’an dernier 3 personnes supplémentaires en contrat saisonnier pour faire face à ses pics d’activité transport, contre 4 en 2018. « Il est plus simple de gérer des demandes transport sur un portail qu’avec des documents papier qui sont imprimés et faxés et dont il faut assurer une traçabilité », souligne Vivian Rousselet, responsable logistique de Révillon Chocolatier. AD

 
   
 

Avec Shiptify, Révillon Chocolatier a désormais une visibilité temps réel sur tous les flux transport partant de son entrepôt ainsi que de celui de son partenaire logisticien Maisonhaute Logistics.

Crédit photo DR
 
 
 
Biblio
Enfin du concret sur le Machine Learning en Supply Chain

Rédigé par un enseignant chercheur à Mines ParisTech PSL (Simon Tamayo) et un praticien de la Supply Chain, ex directeur technique et logistique du groupe Pomona (Alain Schnapper), le livre « Machine Learning et Supply Chain : révolution ou effet de mode ? » pourrait bien devenir l’ouvrage de référence qui manquait sur un sujet faisant beaucoup parler, mais surtout les éditeurs informatiques (et les journalistes). Par-delà les discours marketing, les deux auteurs, qui s’adressent ici aux professionnels, s’attachent à expliquer les principes de base et les méthodes de cette sous-discipline de l’intelligence artificielle et détaillent des exemples pragmatiques et concrets de son utilisation en SC, dans les processus de prise de décision au sein d’un modèle de planification hiérarchisé (stratégique, tactique, opérationnel, exécution). On y apprend ainsi que le Machine Learning (ML) peut utilement contribuer à la segmentation des profils de demande client (clustering), à l’identification des proximités entre produits pour améliorer la gestion des ventes, à la détection des défaut qualité, à la prédiction de la disponibilité d’un équipement, ou encore à la planification des tournées de distribution. La question du fonctionnement d’un projet ML est également abordée. Il en ressort que le métier doit impérativement piloter le projet lorsqu’il concerne l’analyse de données en vue de modélisation et de prévision (pour orienter les analyses, les exploiter et les traduire en enseignements opérationnels), contrairement à un projet d’optimisation, plus proche de l’exécution. Au final, il ressort de la lecture de cet ouvrage que le ML a sa place pour améliorer l’efficacité de la supply chain, grâce à une meilleure compréhension des phénomènes, sans pour autant remettre en cause ni les modèles de décision, ni l’architecture des modèles de planification. A condition de déjouer les nombreux pièges listés dans le livre ! JLR

Machine Learning et Supply Chain : révolution ou effet de mode ? par Alain Schnapper et Simon Tamayo aux éditions Presses des Mines, 142 pages, 25 € (17 € en édition pdf).

 
   
 

Crédit photo
 
 
Nomination
Fenwick-Linde confie sa nouvelle direction ventes et marketing à Christian Sauzin

A l’occasion du regroupement de ses activités ventes et marketing, le fournisseur d’équipements de manutention et solutions logistiques Fenwick-Linde a promu Christian Sauzin au poste nouvellement créé de vice-président ventes et marketing France. Celui-ci, jusqu’à présent directeur marketing du constructeur sur le territoire, reportera directement à Jérôme Wencker, le président de Fenwick-Linde. Diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion de Paris, Christian Sauzin connaît très bien le constructeur : il l’a rejoint en janvier 2000 comme directeur marketing, assurant également par la suite le développement de son activité intralogistique en France. « L’objectif des clients n’est plus la simple optimisation de leur flotte de chariots mais bien d’avoir une réponse complète parfaitement adaptée à leur exploitation en termes de productivité, de sécurité, de gestion de l’énergie, de respect de l’environnement, souligne Christian Sauzin. Les projets sont de plus en plus nombreux et importants, combinant des offres de chariots, de systèmes, et de services complexes. » AD

 
   
 

Christian Sauzin, vice-président ventes et marketing France de Fenwick-Linde.

Crédit photo Laurent Guichardon
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Royaume-Uni
Prologis va reconvertir un centre commercial en logistique de proximité

Peu avant Noël, la filiale britannique du groupe Prologis a acheté un centre commercial à Edmonton, au Nord de Londres (Ravenside retail park), pour 51,4 millions de £. Une zone commerciale de 12 000 m² avec les grandes surfaces Argos, Carpetright, Mothercare, Wren, Tapi Carpets, Wickes et la dernière qui est vacante. Prologis n’a pas subitement décidé de gérer des centres commerciaux. Son idée est ailleurs, comme le résume Robin Woodbridge chez Prologis UK. “Nos clients, parmi lesquels Amazon, Argos et John Lewis, ont besoin d'installations logistiques à proximité de l'endroit où les gens vivent et travaillent, afin de pouvoir effectuer efficacement les livraisons des marchandises commandées en ligne (…). Autour de Londres, cela signifie, entre autres, que des sites sont disponibles pour nos clients, où ils peuvent conduire des véhicules de livraison électriques et où les employés peuvent se rendre au travail via les transports en commun plutôt qu'en voiture, réduisant ainsi la congestion et la pollution. Ravenside est de la bonne taille et au bon endroit pour répondre à ces critères”. D’autres actifs non commerciaux, comme Bow Yard, ont ou vont être acquis dans cette logique. En France, Prologis reconvertit d’anciens sites industriels en entrepôts, mais ne l’a pas encore fait avec des centres commerciaux. La société fait partie des opérateurs logistiques qui étudient néanmoins cette possibilité. VL

 
 

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