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N°3072
Immobilier logistique
Les Hauts-de-France en tête des marchés de l’Hexagone en 2019

Le cru 2019 aura été le 2ème de la décennie en surface d’entrepôt commercialisée, après 2017, selon le bilan annuel présenté en fin de semaine dernière par Arthur Loyd Logistique (qui prend en compte les sites de +10 000 m² et les surfaces supérieures à 5 000 m² sur de plus vastes ensembles). La demande placée atteint 3,2 M de m², soit +9% par rapport à 2018, mais les dynamiques sont très variables d’une région à l’autre. Pour la première fois, les Hauts-de-France se placent en tête des marchés de l’Hexagone, avec un bond de +79% et quelque 747 000 m² commercialisés (soit 23% du total national). Près des trois quart de cette demande placée concerne des entrepôts neufs de Classe A, avec 3 transactions XXL et différents projets clés-en-main. La plus vaste des opérations entre dans les deux catégories, puisqu’il s’agit de l’entrepôt clé-en-main de 98 000 m² réalisé à Flixecourt dans la Somme pour Easy Logistique, la filiale de l’importateur et distributeur d’articles pour la maison JJA. Suivent deux opérations d’environ 70 000 m² pour le groupe textile Suncity dans le cadre du programme E-Valley à Cambrai, et pour La Foir’Fouille et son prestataire logistique Bils-Deroo à Dourges. Parmi les 3PL qui participent à la dynamique figurent aussi Log’S, avec deux opérations de 47 et 35 000 m² à Denain et Wattrelos, ou le groupe Houtch Transports (41 000 m² dans l’Aisne). « Avec ces grosses opérations, la transaction moyenne passe de 22 à 28 000 m² dans la région, mais avec un écart-type important car les opérations de taille moyenne sont peu nombreuses », notait Morgan Vatin, le consultant d’ALL basé à Lille. La région termine aussi l’année avec un réservoir record d’offre disponible à 6 mois de 433 000 m². Si l’on considère aussi le potentiel d’E-Valley dans le Cambrésis ou la perspective de vastes projets en blanc, « des questions pourraient se poser à terme sur la capacité à remplir tout ça », a remarqué Didier Terrier, le directeur général à la tête de cette équipe d’une quinzaine de spécialistes de de l’immobilier logistique. En préambule, il avait d’ailleurs appelé à une lecture nuancée de cette année exceptionnelle : « si la demande placée a atteint des niveaux sans précédent dans les Hauts-de-France et les pôles extérieurs de la dorsale, qui drainent à eux deux 65 % des volumes placés, elle n’en reste pas moins en repli dans trois des marchés historiques » (voir suite). MR

 
   
 

Les dynamiques de la demande placée d’entrepôts ont été très disparates en 2019.

Crédit photo Arthur Loyd Logistique
 
 
 
Immobilier logistique (suite)
Une dynamique inégalement répartie

Détrôné par les Hauts-de-France, le marché francilien affiche un léger repli de -12%, avec 43 transactions pour un total de 711 000 m² commercialisés, contre 51 opérations en 2018 (soit 22% du total hexagonal). Il se distingue des autres régions par le rôle majoritaire des prestataires logistiques (27 transactions pour 375 000 m²), alors qu’à l’échelle nationale, on revient à une dominante chargeurs classique, qui représentent 58% des volumes placés. C’est par exemple en Ile-de-France que s’illustre l’ « essor des messageries » que relève Arthur Loyd (89 000 m² au total), à relier aux problématiques de livraison e-commerce au cœur des zones urbaines. Sur la dorsale, les régions lyonnaise et marseillaise affichent en revanche un net repli de -40%. La première pâtit d’un taux de vacance exceptionnellement bas, d’où seulement 9 transactions pour un total de 237 000 m² (contre 24 en 2018), le projet XXL réalisé par PRD pour Easydis à Corbas représentant à lui seul 78 000 m². Et la situation devrait perdurer car l’offre disponible est inférieure à 100 000 m², et les réserves foncières mobilisables « dans un calendrier large », note Arthur Loyd Logistique. En région marseillaise, la dynamique n’est pas si contrainte, le recul étant surtout lié au niveau record atteint en 2018. Quasi 200 000 m² ont été commercialisés cette année, notamment à proximité des installations portuaires, où le potentiel de développements futurs dépasse en outre les 400 000 m². Mais le fait marquant de l’année écoulée, selon ALL, tient au « dynamisme croissant, et maintenu depuis 2015, des marchés localisés à l’extérieur de la dorsale, qui concentrent désormais plus de 40 % de la demande placée totale ». Soit 1,34 M de m² placés, en hausse de 33%. Il faut dire que sur les 12 projets XXL répertoriés en 2019 (2 de plus que l’année précédente), 7 étaient localisés hors de la dorsale (ils totalisent 31% de la surface placée sur cet ensemble disparate). Et c’est d’ailleurs hors dorsale qu’ont été réalisés 26 des 46 développements clés-en-mains de 2019. Le neuf représente 71% du total, mais le marché de Classe B a participé de la dynamique. On notera que trois pôles se distinguent : l’Orléanais / Val-de-Loire, le Grand Est, et les Pays-de-la-Loire. MR

 
 
 
Omnicanalité
Intersport va monter en puissance dans le Ship-from-store

Fort des résultats obtenus avec les premiers magasins concernés par son process de livraison ship-from-store sur le 1er trimestre 2019 (voir NL 2784), l’enseigne Intersport prévoit de doubler leur nombre d’ici à la fin 2020. Adopté dans le cadre de sa stratégie phygitale et venant compléter des solutions existantes d’e-réservations et click & collect, le ship-from-store concerne à ce jour 57 des 652 magasins français d’Intersport, tous indépendants. Il s’appuie sur l’OMS (Order Management System) de OneStock, qui offre une vision unifiée des stocks et permet l’orchestration des commandes multi-canaux. Depuis sa mise œuvre, l’enseigne a enregistré un triplement de son CA e-commerce, dans lequel l’activité ship-from-store pèse aujourd’hui 60 %. Cette option de livraison à partir des magasins est accessible sur 90 % du catalogue produits (les 10 % étant sont composés de produits encombrants comme les tables de ping pong par exemple). L’OMS en mode cloud est interfacé à la fois aux logiciels de caisse et de gestion des magasins et aux WMS des deux entrepôts sur lesquels s’appuie l’entreprise, dont celui qu’elle externalise auprès de XPO Logistics à Pont d’Ain (voir NL 2905). A noter que l’orchestration et le dispatch des commandes en central s’effectue d’abord en privilégiant les magasins les plus proches du lieu de livraison, mais aussi en tenant compte de la possibilité de traiter l’intégralité de la commande sur un seul point de vente. « Tous les magasins impliqués dans le process disposent de zones de préparation de commandes et effectuent leurs envois de colis via Colissimo », précise Philippe Muhr, directeur web-to-store, e-commerce et e-CRM d’Intersport. Coté retours, les cyberacheteurs sont incités à les effectuer auprès du prestataire spécialisé ColisBack. Par ailleurs, outre Colissimo, l’enseigne compte étoffer son panel de partenaires transporteurs, en plus d’intégrer un système de drop shipping (livraison directe fournisseur) et de mettre en place le nouveau service Delivery Promise de OneStock (voir NL 2894). AD

 
   
 

Michaël Alimi et Philippe Muhr, respectivement directeur digital IT et directeur web-to-store, e-commerce et e-CRM d’Intersport.

Crédit photo A. Dias
 
 
Etude
JLL insiste sur le lien entre commerce et supply chain

Dans sa nouvelle étude sur l’impact sur la supply chain de l’évolution du commerce et de la digitalisation, le cabinet JLL tire quelques enseignements du bouleversement en cours provoqué par l’essor de l’e-commerce. Les process deviennent beaucoup plus complexes, avec davantage d’intervenants, notamment pour prendre en compte de façon efficace la gestion des retours, constate la société spécialisée à la fois en conseil supply chain et en immobilier d’entreprise et logistique. « Avec le passage à l’omnicanal, flexibilité et instantanéité deviennent plus que jamais des facteurs clés de réussite, de véritables leviers de différenciation qui ne peuvent être actionnés que par la révision et le renforcement du lien entre le commerce et la supply chain» souligne en outre Patrick Remords, directeur Supply Chain & Logistics Solutions chez JLL. Du point de vue de l’immobilier, cela implique aussi de s’appuyer sur une plus grande variété de sites « logistiques », des entrepôts traditionnels aux petites surfaces de logistique urbaine, en passant par les plateformes de distribution et les points de vente physiques. « En parallèle à l’aspect immobilier, l’investissement dans la digitalisation, tant du commerce que de la supply chain, revêt un rôle tout aussi primordial. La technologie et la bonne exploitation des données sont les éléments qui apporteront une vision globale sur l’activité et faciliteront son pilotage et son anticipation » ajoute Jeremy Rasoli, Directeur Investissement Commerce de JLL France. JLR

 
 
Immobilier logistique
Barjane primé des deux côtés en la Manche en 2019

Dans un communiqué, l’entreprise française Barjane spécialisée dans l’immobilier logistique durable ne cache pas sa satisfaction d’avoir remporté en 2019 deux prix prestigieux, l’un en France, le Grand Prix SIMI dans la catégorie « Immeuble mixte et logistique », l’autre au Royaume-Uni, le Logistics Award, dans la catégorie « nouvelle Installation de plus de 15 000 m² ». Rappelons que le Grand Prix SIMI a récompensé en décembre dernier la plateforme Biocoop de 28 000 m² (certifiée ISO 14001, HQE et BiodiverCity), développée par Barjane dans le sud de Paris sur une friche industrielle (voir NL 3042). Le Logistics Awards 2019 concerne de son côté la plateforme Decathlon UK de 23 900 m² à Northampton, un bâtiment à haute qualité environnementale certifié BREEAM « Very Good » (voir NL 2826). A cela s’ajoute une autre distinction, cette fois pour la co-fondatrice de Barjane, Julie Barlatier-Prieuret, qui a été nommée par décret du 30 novembre 2019 Chevalier dans l’Ordre national du Mérite pour son engagement dans le domaine de l’immobilier logistique de haute qualité environnementale (sur proposition d’Elisabeth Borne, Ministre de la transition écologique et solidaire). A noter que le dernier projet en date de Barjane est le Parc des Aiguilles, l’aménagement sur un terrain à l’abandon d’une zone d’activités logistiques de 60 hectares qui sera située sur la commune d’Ensuès-la-Redonne, aux portes de Marseille. JLR

 
   
 

Julie Barlatier Prieuret, aux côtés de son frère Léo Barlatier, tous deux co-fondateurs de la société Barjane en 2006.

Crédit photo Barjane
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Allemagne
Des AGV jouent les super-héros chez Arvato

Arvato Supply Chain Solutions a démarré l’été dernier sa stratégie d’automatisation de certaines tâches à faible valeur ajoutée dans ses entrepôts par la mise en place de chariots automatisés Jungheinrich sur son centre de distribution de Harsewinkel (dans la partie nord-ouest du pays, entre Dortmund et Hanovre) pour ses clients du monde de la santé (produits pharmaceutiques et appareils médicaux). L’objectif affiché est de répondre à la croissance des mouvements de palettes à l’intérieur du site dans un contexte de pénurie de caristes. Portant tous un nom de super-héros, ces 6 AGV (Automated Guided Vehicules, même si Arvato préfère employer le terme de DTV, Driverless transportation Vehicules) sont utilisés pour les opérations de transport de palettes sur tout le site, ils peuvent même ouvrir les portes et changer de cellule, ou activer un convoyeur. Entre chaque série de missions envoyée par le WMS, les AGV reviennent de manière autonome à la station de charge de leur batterie Li-ion. Il s’agit d’engins EKS 215a, basés sur le préparateur de commandes EKS, avec une capacité de 1,5 t, une hauteur maximale théorique de dépose sur rack de 6 m (2,5 m en ce qui concerne le projet Arvato) et une vitesse maxi de 2,5 km/h (bridée à 1,7 km/h chez Arvato). Ils font transiter 400 palettes par jour sur ce site de 31 000 m², dans lequel ont été installés près de 300 déflecteurs (sur les murs et les racks) pour le système de navigation par triangulation laser (2 mm de précision). Des zones de marquage au sol ont été ajoutées, ainsi que des endroits dans les allées permettant aux chariots de changer de direction. « Grâce aux interfaces avec le WMS et les systèmes de contrôle des convoyeurs, le statut de chaque mouvement de palette est consigné au fil de l’eau, ce qui nous permet de tracer les positons de chaque palette en temps réel » indique par ailleurs Erich Berg, le chef de projet chez Arvato. JLR

 
   
  Crédit photo Arvato SCS  
 

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7 février 2020


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