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N°3104
Distribution alimentaire
Carrefour lance une offre de box sur Paris opérée depuis Trappes

En quelques jours, Carrefour a monté une nouvelle offre de livraison de courses à domicile, lancée hier pour ses clients parisiens. Baptisée Carrefour Les Essentiels et reposant sur un site dédié, la formule propose huit paniers prédéfinis et livrables selon un calendrier hebdomadaire fixe qui dessert 3-4 arrondissements chaque jour. Cette initiative amène un nouveau type de réponse au boom de la livraison à domicile qui soulève de nombreuses difficultés opérationnelles, (disponibilité des produits, de la main d’œuvre en préparation ou pour livrer) aussi bien dans les modèles adossés à des entrepôts dédiés (comme les deux plateformes franciliennes de Carrefour, qui voient les créneaux de livraison saturer des jours à l’avance), que pour les enseignes misant sur la préparation en magasin. « La formule a été conçue pour conjuguer au mieux la réponse aux besoins des clients et les contraintes logistiques », nous précise Sébastien Liorzou, le directeur Supply Chain du groupe. D’où une offre fixe concentrée sur des produits secs, une préparation et des expéditions centralisées, et la rationalisation des livraisons. En pratique, les trois paniers alimentaires sont calibrés pour répondre aux besoins hebdomadaires de 2 personnes, avec une trentaine de références de produits (de marque Carrefour ou autres) pour un coût d’environ 5 €/personne/jour. Le même rythme prévaut pour les deux paniers destinés aux bébés. C’est en revanche pour répondre à deux semaines de besoins que sont calibrés ceux destinés aux chiens et chats, ou de produits d’entretien. « Nous avons fait le tour des capacités dont nous pouvions disposer en région parisienne, et le choix s’est porté sur notre site Brasserie situé à Trappes, opéré par DHL Supply Chain », précise-t-il. La formule a l’avantage de mobiliser peu de surface et de ménager les opérateurs du 3PL, avec la possibilité de préparer les paniers en question en amont des commandes (qui peuvent être passées jusqu’à midi la veille du jour de desserte de son arrondissement, ou reposer sur un principe d’abonnement), puis de massifier la problématique du dernier km. Carrefour précise que la formule pourrait être étendue hors Paris-intramuros, y compris dans d’autres agglomérations. Notons que d’autres enseignes ont récemment lancé des offres pré-packagées, comme Monoprix ou Franprix, mais en les réservant aux personnes ne pouvant raisonnablement se déplacer en magasin (avec un volet de commande par téléphone), et avec les difficultés inhérentes à la préparation en rayon en termes de rupture produits et de disponibilité du personnel pour le picking et la livraison. MR

 
   
 

Le site Carrefour Les Essentiels propose huit paniers différents, dont trois alimentaires comportant une trentaine de références pour répondre aux besoins hebdomadaires de deux personnes.

Crédit photo Carrefour
 
 
 
Filières Pêche et Fruit & Légumes
La grande distribution joue la carte de la solidarité

Suite à la décision gouvernementale annoncée hier de fermer les marchés, couverts ou non (sauf dérogation à l’initiative des maires), les producteurs de fruits et de légumes frais ainsi que la filière pêche, qui sont déjà fortement impactés depuis plus d’une semaine par la fermeture des restaurants et cantines scolaires, se retrouvent en très grande difficulté pour continuer à écouler leurs productions. Sur France Info ce matin, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a lancé un appel à tous les grands distributeurs, « exemplaires depuis le début de cette crise », à s’approvisionner plus que jamais en produits français. « Achetez du lait, des fruits, des légumes, de la viande, du poisson de façon à ce que les agriculteurs ne soient pas pénalisés par cette décision » a-t-il déclaré. Carrefour et Intermarché n’ont pas attendu cet appel pour annoncer de bonne heure par communiqué leurs mobilisations respectives. Pour soutenir la filière de la pêche française, Carrefour s’engage auprès de plusieurs mareyeurs, dont le groupe Océalliance, sur des volumes et sur des prix, en leur garantissant les prix d’avant crise sur une dizaine d’espèces majeures dont le maquereau, la sardine, la julienne ou le merlan. L’enseigne précise par ailleurs qu’elle conservera tant qu’elle le peut dans ses magasins les rayons traditionnels ouverts (dont le rayon poissonnerie) et que si certains supermarchés ou hypermarchés étaient contraints de les fermer, elle s’engagerait à conditionner les morceaux de poissons frais pour les vendre au rayon libre-service. De son côté, Intermarché annonce la mise en place d’un plan média national d’envergure pour sensibiliser les Français aux problématiques des maraîchers et des pêcheurs français et les inciter notamment à consommer plus de fraises et d’asperges françaises, ainsi que du poisson frais. « Avec cette initiative, nous souhaitons expliquer au plus grand nombre l’importance d’acheter des denrées alimentaires issues de filières agricoles françaises. Par ce geste, les consommateurs aident les producteurs. Et, par la même occasion, consomment des produits sains, savoureux et de qualité » a déclaré Thierry Cotillard, le président des enseignes Intermarché et Netto. JLR

 
 
 
La phrase du jour
La supply chain expliquée par Muriel Pénicaud

Muriel Pénicaud, la Ministre du Travail

Interviewée par nos confrères du Figaro Economie, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a expliqué pourquoi le gouvernement ne peut pas restreindre au strict minimum le nombre d’entreprises qui doivent rester en activité opérationnelle durant la période de confinement. « Tout le monde s’accorde à dire que l’urgence est de fournir les hôpitaux en médicaments. Pour cela, il faut que les usines produisent, mais aussi que les emballages nécessaires à leur distribution soient fabriqués, qu’ils soient transportés par des chauffeurs routiers qui doivent pouvoir se restaurer, dormir, se laver les mains, faire le plein, être dépannés si besoin…On le voit, il y a des milliers d’exemples comme celui-là, chaque maillon de la chaîne implique l’engagement de salariés d’autres secteurs qui ont un rôle important pour la vie quotidienne des Français ».

 
 
 
Recentrage
Après Amazon hier, c’est La Poste qui réduit la voilure

L’e-commerçant Amazon a annoncé hier par un communiqué envoyé à l’AFP qu’il concentrait ses capacités disponibles dans ses centres de distribution sur la préparation et l’expédition des articles « les plus prioritaires » (notamment les produits d’hygiène), en cessant temporairement la prise des commandes sur certains produits « moins prioritaires » sur Amazon.fr et Amazon.it. De son côté, la Poste adapte son organisation pour se concentrer sur ses missions essentielles au service de la population tout en adaptant son organisation, « en concertation permanente avec les autorités sanitaires, la médecine du travail et les organisations syndicales ». Elle indique avoir fait le choix de concentrer son activité sur une cible de 1 600 sites pour limiter le plus possible l’exposition des agents. Ils continueront à proposer un socle de services de base et « lorsque cela est possible » l’envoi de lettres recommandées et de colis. Le temps de travail de chaque agent courrier/colis, sans impact sur la rémunération, sera réduit à quatre jours travaillés cette semaine puis à trois jours par semaine à partir du lundi 30 mars. Par ailleurs, le décalage des prises de service est maintenu pour réduire de 50% les effectifs habituels présents en même temps sur un site. Le passage quotidien pour les services de proximité est maintenu (portage de repas aux seniors, le portage de médicaments, portage de produits sanitaires nécessaires aux personnels soignants) avec des agents dédiés, travaillant également à temps partiel sur leur cycle de travail. Pour la distribution du courrier, des colis et des petites marchandises, La Poste demande à ses clients de concentrer leurs commandes et leurs envois sur ce qui leur est strictement nécessaire. JLR

 
 
Dernier km
GLS adapte ses process

Le spécialiste du transport de colis GLS a pris différentes mesures pour poursuivre ses activités en France et en Europe dans ce contexte de crise. Pour tenir compte de la baisse du volume de colis pris en charge, GLS France n’assure désormais des livraisons que du lundi au jeudi, ses clients étant dans le même temps invités à vérifier jusqu’au dernier moment les adresses de livraison de leur colis afin d’éviter les retours et frais supplémentaires. Des changements d’adresses manuscrits sur le colis sont ainsi possibles. Sur la base des recommandations des autorités et du ministère de la santé, la remise des colis se fait par ailleurs sans signature pour éviter tout risque de contagion, les chauffeurs-livreurs indiquant simplement les noms/prénoms des destinataires en enregistrant leur passage via une géolocalisation GPS. Continuant d’assurer des livraisons transfrontalières, GLS prévient en outre ses clients qu’il faut s’attendre à des retards, tant à l’exportation qu’à l’importation, en raison des contrôles aux frontières, devant aussi composé avec la fermeture de tous les Points Relais ainsi que le retour automatique des colis non-livrables. « GLS réagit avec souplesse à l’évolution des conditions actuelles, comme la fermeture de zones géographiques, de routes ou de lieux, souligne le prestataire dans un communiqué. Des analyses permanentes du flux de marchandises permettent de procéder à des traitements alternatifs via d’autres sites si nécessaire. » AD

 
   
 

GLS assure désormais des livraisons sans contact client en France.

Crédit photo GLS
 
 
Fret ferroviaire
La filière demande un classement en Opérateur d’Importance Vitale

A l’instar de la demande du même genre effectuée récemment par le groupe Stef pour la chaîne logistique alimentaire (voir NL 3102), l’Association française du rail (Afra) presse le gouvernement de reconnaître l’activité de fret ferroviaire comme Opérateur d’Importance Vitale. L’Afra, association regroupant les opérateurs alternatifs à la SNCF, justifie cette position par le fait que cette activité est vitale pour assurer l’approvisionnement des entreprises et de la population dans le cadre de la crise actuelle, notamment via le transport de carburant, de céréales et de conteneurs de produits de grande consommation. « Elle nécessite la mise en place de mesures spécifiques de sauvegarde telles que le maintien des circulations la nuit par SNCF Réseau, la mise à disposition de chambres pour le repos de conducteurs en repos hors résidence, et la fourniture de moyens de protection pour assurer la sécurité sanitaire des personnels des entreprises de fret ferroviaire », souligne l’association. Celle-ci juge en outre comme impératif que tout soit mis en œuvre pour assurer le maintien en toute sécurité de l’activité transfrontalière de fret ferroviaire. « Elle est stratégique pour éviter une rupture dans la chaine d’approvisionnement des entreprises, souligne Pascal Sainson, président de la commission fret de l’Afra. Le gouvernement doit sans tarder adopter des mesures concrètes de sauvegarde en faveur des entreprises engagées dans le fret ferroviaire, pour assurer la continuité du service ». AD

 
   
  Crédit photo DR  
 
INFOS INTERNATIONALES  

Etats-Unis
L'industrie américaine de l'habillement se met aux masques

Comme certains industriels du textile en France, l'industrie américaine de l'habillement se convertit à la fabrication de masques. C'est du moins ce qu'ont annoncé Christian Siriano, un designer connu de la scène new yorkaise, Karla Colleto, une marque de maillots de bain de luxe et Los Angeles Apparel. Ces trois-là ont leur outil de production sur le sol américain. Christian Siriano dispose de 10 couturières travaillant depuis chez elles. Elles ne fabriquent pas des masques FFP2 les plus protecteurs, mais faute de mieux, c'est déjà ça. A Los Angeles, Dov Charney ex patron de la chaine American Apparel, a poursuivi ses activités "made in USA", en produisant des Tee shirts et autres produits dérivés pour l'industrie de la musique. Ses 450 ouvrières portent déjà des masques pour se protéger. Il booste donc la production et promet 300 000 masques et 50 000 blouses par semaine. Les dirigeantes de Karla Colleto de leur côté ont obtenu les matières premières et les modèles du groupe 3M, fournisseur des hôpitaux. Et elles réorganisent leur usine de Virginie pour séparer les machines d’une distance d’environ 2 mètres. CCT

 
 

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