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N°3111
Emballages carton
DS Smith adapte son réseau industriel et ses produits

Les acteurs de l’emballage avaient rappelé au début du confinement leur rôle essentiel dans la chaine d’approvisionnement, souligné depuis par les pouvoirs publics (dont le Premier Ministre). Au-delà de la production des indispensables flacons plastiques pour soutenir les initiatives de production de gel hydro-alcoolique, c’est sur les enjeux de la production de cartons d’emballages que communique le n°1 de ce segment sur le marché hexagonal, DS Smith Packaging France : « si les industriels ne disposent pas d’emballages en bout de leur chaîne de production, il ne leur est pas possible de conditionner leurs produits et donc de les livrer. Leur production est alors bloquée », fait valoir l’entreprise dans un communiqué. De fait depuis le début de la crise sanitaire, DS Smith relève une augmentation de 10 à 20% des besoins dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la pharmacie ou du e-commerce, et certains de ses carnets de commandes sont déjà pleins pour ce mois d’avril. Pour répondre à cette demande (sachant que d’autres secteurs sont par ailleurs en baisse), l’entreprise peut s’appuyer sur ses 30 sites de production en France, dont plus de 90% fonctionnent dans de bonnes conditions malgré des problématiques de sous-effectif dans l’Est de la France (l’entreprise emploie quelque 4 000 collaborateurs dans l’Hexagone). L’heure est à l’agilité, notamment via des transferts de commande orchestrés au quotidien entre les usines françaises et d’autres à l’étranger, qui ont impliqué d’adapter la gestion commerciale, industrielle et logistique. Au-delà, et en lien avec les clients, certains produits existants sont adaptés pour en réduire la complexité et permettre d’augmenter les cadences de production et les stocks. Par exemple en recourant à des formats et papiers standards, en limitant les impressions pour fournir des emballages neutres, etc. L’heure est aussi à la polyvalence pour épauler les équipes en production. Certains ont accepté des tâches en dehors de leur périmètre habituel, à l’image d’un commercial passé un temps au sein d’une équipe de nuit d’opérateurs. « En ces moments difficiles et sans précédent, DS Smith fait preuve d’agilité pour garantir le bon fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement, avec une attention forte sur les produits vitaux. Notre responsabilité est de contribuer à maintenir l’activité économique du pays dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire possibles », indique Thibault Laumonier, le directeur général de DS Smith Packaging France. MR

 
   
 

Pour répondre aux besoins d’acteurs essentiels de l’agroalimentaire, de la pharma ou du e-commerce, DS Smith Packaging France peut s’appuyer sur son réseau de 30 sites en France et la mobilisation de ses équipes (ici à Kunheim dans le Haut-Rhin).

Crédit photo DR
 
 
 
Initiative
Un groupement solidaire pour fabriquer des masques lavables en France

Comme l’a révélé hier soir le président de la région Grand Est, l’importation de masques de protection commandés en Chine se révèle un combat à l’issue parfois incertaine. « Sur le tarmac, les Américains sortent le cash et payent trois ou quatre fois leur prix les commandes que nous avons faites » a confié Jean Rottner au micro de RTL. Pendant ce temps, des initiatives se mettent en place pour produire ces équipements en masse au niveau national. C’est le cas du projet Résilience (à ne pas confondre avec l’opération militaire annoncée par Emmanuel Macron le 25 mars). Il s’agit d’un groupement d’ampleur nationale rassemblant des PME du textile, des entreprises d’insertion et des entreprises adaptées comme APF France ou Log’ins (joint-venture sociale lancée par XPO Logistics et Ares en 2011) dont l’objectif commun est de construire un circuit logistique efficace pour fabriquer en urgence et à coûts raisonnables des millions de masques lavables sur le territoire français. Ces masques réutilisables anti-projection de catégorie 1 sont destinés à être vendus aux services publics (gendarmerie, administration pénitentiaire, travailleurs sociaux, etc.), aux entreprises des secteurs prioritaires (agroalimentaire, énergie, eau, déchets, etc.). Ils seront également distribués à des associations d’aide aux plus démunis (Aurore, Emmaüs, Armée du Salut, Samu Social, etc.). L’initiative revient à Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l’inclusion dans l’emploi et à l’engagement des entreprises, dans le cadre du mouvement « La France, une chance » qui incite les entreprises françaises à s’engager vers un modèle plus local, durable et inclusif. Il s’appuie sur « une donation importante d’une famille d’entrepreneurs ». JLR

Pour rejoindre ce groupement solidaire et augmenter la capacité de production, voici le contact : masquesresilience@gmail.com.

 
 
 
Digitalisation
Scandit lance une appli gratuite pour la livraison sans contact

Pour répondre aux inquiétudes de transmission du virus lors de la confirmation tactile d’une livraison sur l’appareil d’un livreur à domicile, Scandit a développé une application dédiée. Facile à installer et à utiliser pour les détaillants et les entreprises de livraison, elle est proposée gratuitement jusqu’à fin septembre. C’est à la demande de certains de ses clients logisticiens que ce spécialiste de l’auto-ID a mis au point en un temps record cette appli de preuve de livraison sans contact, en mettant à profit ses technologies de vision numérique et de lecture de codes-barres. « En raison de la pandémie, nous avions besoin d’un moyen d’assurer la sécurité de nos chauffeurs et de nos destinataires qui n’étaient plus à l’aise avec l’idée de signer sur nos appareils portables. Nous avions besoin d’une solution rapide et simple pour que les clients puissent signer les expéditions sur leurs propres appareils. Scandit fournit déjà un logiciel de lecture de codes-barres pour l’une de nos applications de triage de terminaux et nous avons réalisé que cette même solution pouvait être utilisée pour cette nouvelle application de signature », témoigne Dastan Namousi, responsable de la demande et des services électroniques des pays nordiques chez DB Schenker. En pratique, le client/destinataire utilise son propre smartphone pour scanner un QR code qui ouvre l’appli en question, puis scanne le code-barres sur le paquet et signe sur son propre appareil pour confirmer la livraison. MR

 
   
 

La solution sans contact développée par Scandit ne nécessite pas de téléchargement pour le destinataire, mais le simple scan d’un QR code qui ouvre l’appli dédiée, puis le scan du code-barres du colis et une signature sur son propre smartphone.

Crédit photo Scandit
 
 
Supply Chain Finance
Sidetrade épaule gratuitement les PME dans la bataille des délais de paiement

Pour contribuer à l’effort gouvernemental de lutte contre la dégradation des délais de paiement inter-entreprises, la société française Sidetrade a décidé de mettre gratuitement jusqu’au 30 juin 2020 à la disposition des PME (dont le CA est compris entre 8 et 500 M€) sa solution CashControl. « Après s’être focalisées sur leur capacité à assurer la continuité de leurs activités vis-à-vis de leurs clients, de nombreuses sociétés vont jouer leur survie dans les semaines à venir en tentant de se faire payer par ces mêmes clients. Nous nous devions d'agir à leur côté en cette période inédite en leur mettant à disposition notre technologie d’IA » déclare Olivier Novasque, le pdg de Sidetrade. Accessible en ligne, la solution CashControl gère l’envoi dématérialisé et en illimité de lettres de relance interactives aux débiteurs, et la mise à disposition d’échéanciers de paiement automatiques et collaboratifs pour gérer les cas difficiles, en s’appuyant sur des algorithmes d’intelligence artificielle pour adapter automatiquement et en permanence les stratégie de relance en fonction de l’évolution des comportements de chaque payeur. De son côté, la société Qweeby lance également une offre solidaire et gratuite (sans engagement, pendant 30 jours) de dématérialisation des factures clients. JLR

 
 
Nomination
Nouveau DG France pour les chariots Toyota

C’est hier, 1er avril, qu’Éric Loustau a pris les rênes de Toyota Material Handling France en tant que directeur général. Dans le même temps, Ernesto Dominguez, qui présidait depuis 2016 la filiale française du spécialiste des engins de manutention (après 15 ans à la tête de sa branche espagnole), a été nommé Pdg de Toyota Material Handling Europe. Le nouveau dirigeant France, Éric Loustau, avait intégré l’entreprise en 2012 en tant que directeur du support client, avant de se voir confier deux ans plus tard le pilotage des offres locatives, financières et supply chain. Ingénieur diplôme de l’EFREI, puis titulaire d’un master de l’ESCP (au sein de laquelle il a longtemps officié en tant qu’intervenant Supply Chain), il a enrichi son expertise au fil de son parcours via les certifications 6 Sigma, puis la formation au Toyota Production System ces dernières années. Avant d’intégrer le secteur des chariots, il a exercé au sein d’une demi-douzaine d’entreprises, d’abord en management de projet puis en tant qu’expert solutions Supply Chain (chez Sas par exemple). La filiale française de Toyota Material Handling qu’il dirige désormais emploie près d’un millier de collaborateurs (un petit quart de commerciaux et un large réseau de techniciens certifiés) et s’appuie sur près d’une centaine de points de vente sur l’ensemble du territoire (auxquels s’ajoutent trois centres d’expertise). Un des sites de production européen du groupe se situe par ailleurs dans l’Hexagone, à Ancenis en Loire Atlantique. Sur son dernier exercice, elle a réalisé un CA de 374 M€. MR

 
   
 

Éric Loustau, directeur général de Toyota Material Handling France

Crédit photo Toyota Material Handling
 
 
Mini-audit
L’effet Covid-19 sur les transports intra-européens selon Transporeon

La société allemande Transporeon a réalisé un mini-audit auprès de clients européens de son TMS collaboratif en mode cloud afin d’estimer les effets du Covid-19 sur le transport routier intra-régional. Pour information, l’échantillon de 62 réponses réunit des entreprises de taille plutôt conséquente (à 80% avec un CA supérieur à 100 M€), tous secteurs industriels et de distribution confondus, avec des sièges sociaux basés à 38% en région DACH (Allemagne, Autriche, Suisse), à 19% au Benelux, à 10% en Italie, à 9% en Espagne (et seulement à 3% en France). Ce qui est intéressant, c’est que pour pouvoir apprécier l’évolution dans la perception des effets de la crise sur ses clients, Transporeon a choisi de les interroger à deux reprises, entre le 11 et le 17 mars pour la période 1, et entre le 18 et le 23 mars pour la période 2. Parmi celles qui se considèrent comme impactées, significativement ou non, par l’effet Covid-19, les répercussions les plus importantes concernent les pénuries de capacités régionales (à 72% pour la période 2, contre 50% pour la période 1), les annulations de commandes de la part de clients régionaux (à 56% en période 2) et les changements de fournisseurs (à 39% en période 2). A la question « comment pensez-vous que le coronavirus affectera les transports européens à moyen terme ?», si le doute était encore permis en période 1, il ne l’est plus entre le 18 et le 23 mars : alors que 16% des répondants considéraient en période 1 que l’impact serait limité aux zones « fortement affectées », plus personne ne raisonne ainsi en période 2, ils sont 78% à penser que l’impact sera significatif sur l’ensemble de la Supply Chain en Europe et 22% à considérer la perturbation comme limitée, mais diffusant néanmoins ses effets à travers l’Europe. Quant aux mesures à mettre en œuvre pour répondre à ces perturbations (en période 2), elles passent à 61% par une augmentation des stocks, à 50% par un recours plus important aux contrats spot dans le transport, et à 44% par l’élargissement du portefeuille de transporteurs et de prestataires de service. JLR

 
   
 

Dans le mini-audit que Transporeon a réalisé auprès de ses clients européens sur deux périodes consécutives, voici les réponses à cette question : Quelle(s) mesure(s) envisagez-vous ou mettez-vous déjà en œuvre en réponse aux effets du Covid-19 ? (plusieurs réponses applicables).

Crédit photo Transporeon
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

États-Unis
L'impression 3D à la rescousse des hôpitaux

L’hôpital new-yorkais Northwell Health et en Floride le Tampa General Hospital se sont associés à FormLabs, un spécialiste de l’impression 3D, pour fabriquer les écouvillons nasaux permettant d'effectuer les tests du coronavirus. Ces cotons-tiges très spéciaux sont habituellement produits par des usines chinoises et italiennes, mais en ces temps de pénurie, ces hôpitaux préfèrent la technique de la fabrication additive, qui leur assure des livraisons dans la semaine. Les médecins ont pris en charge le design puis le test des échantillons, et en une semaine le système était prêt pour réaliser une impression massive de bâtons en résine stérilisés. En temps normal, la mise au point de ces tiges aurait pu prendre jusqu’à un an. Les masques bénéficient eux aussi de l’impression 3D : sur ce volet, St Luke's University s'est ainsi associé à Filament Innovations en Pennsylvanie. Leurs masques stérilisés et réutilisables disposent de filtres à poussières fines HEPA. A l’heure actuelle, Filament en envoie 250 par semaine à St Luke. CCT

 
 

Allemagne
Amazon se dote d’un site de distribution du dernier km près de Berlin

Après la France il y a quelques jours, Amazon a annoncé hier outre-Rhin qu’il donnerait la priorité à la préparation des commandes de produits « essentiels » (santé, produits pour bébés, cosmétique, articles ménagers, nourriture, etc.). Ce qui n’empêche pas le géant de l’e-commerce de continuer à densifier son maillage logistique en Allemagne, avec un centre de distribution flambant neuf à Hoppegarten, à 17 km à l’est de Berlin, qu’il loue à P3 Logistic Parks. Ce bâtiment de 11 700 m² est dédié à la distribution urbaine. « La logistique dans les zones urbaines devient un facteur de succès déterminant pour les commerçants, qu'il s'agisse de commerce électronique, d'alimentation ou de produits pharmaceutiques. P3 Logistic Parks a compris ce besoin et désire se consacrer davantage au développement de solutions du dernier kilomètre et à l'acquisition de biens immobiliers logistiques à proximité des villes dans le futur », a déclaré Sönke Kewitz, le directeur général de P3 Allemagne. A noter que l'investisseur développeur et gestionnaire d'actifs logistiques a ouvert depuis 2016 un département dénommé "P3 Urban Logistics" destiné à fournir un accompagnement personnalisé à ses clients, dont fait partie Amazon. JLR

 
   
  © P3 Logistic Parks  
 

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