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N°3118
Automatisation
Le nouvel entrepôt mécanisé de Showroomprivé s’appelle Astrolab

Le spécialiste des ventes événementielles en mode Showroomprivé, qui compte Carrefour à son capital, a ouvert en décembre 2019 un entrepôt de 15 000 m², sur lequel il compte pour optimiser sa supply chain et retrouver le chemin de la rentabilité. « Ce laboratoire pilote doit être 20% à 25% moins cher que notre réseau logistique existant », nous explique le nouveau directeur des opérations du distributeur, Hakim Ben Makhlouf, qui s’appuie actuellement sur 6 entrepôts externalisés (Dispeo, Deret, XPO Logistics, Kuehne + Nagel), tous proches de l’Ile de France, et 2 sites propres, à Saint-Witz, dans le Val d’Oise, ainsi qu’avec des dropshippers en Espagne et en France. « En installant ce nouveau site dénommé Astrolab à Saint-Witz, à 5 minutes de notre site historique, on peut mutualiser des ressources dans l’encadrement. Mais ces 2 sites ont des rôles différents. L’entrepôt historique traite des retours et du délottage, tandis que le nouveau ne stocke pas et ne traite que les flux des achats conditionnels (par opposition aux achats fermes) ». D’une taille comparable aux autres entrepôts, dont celui de XPO qui utilise toujours pour ce client les robots Skypod d’Exotec (voir NL 2825), Astrolab a été équipé d’un trieur à pochettes de Dematic, afin d’automatiser les ventes multiples, mais aussi de formeurs et de compacteurs de cartons automatiques signés Savoye et Pallbox. L’entrepôt, en phase de démarrage, tourne actuellement avec 50 employés. Son directeur des opérations estime qu’il n’est qu’au tiers de sa capacité, en traitant 20 000 commandes/semaine. « L’objectif, c’est 6 millions de commandes par an avec 200/250 employés. Nous avions prévu être à 80% fin 2020 et à plein au 1er trimestre 2021, mais le Covid-19 va retarder ce planning ». Face à la fermeture des points relais, Showroomprivé a pris à sa charge des livraisons à domicile, “dans la douleur”, mais a dû composer avec la baisse de moitié de capacité chez Colissimo. « Les délais de livraison se sont fortement allongés. Nous nous sommes lancés aussi avec Colis privé ». Astrolab a nécessité un investissement de 15M€. Cet entrepôt doit conduire à une baisse du coût par commande (autour de -40%) sur au moins 20% des flux, à horizon 2020, et permettre d’économiser autour de 4 M€ sur le résultat opérationnel en année pleine. Comparé à 2018, les frais logistiques de Showroomprivé sont en baisse de 5,5 M€, mais leur part dans le chiffre d’affaires a augmenté de 1,3 point compte tenu de dysfonctionnements et de la bascule du modèle d’achats fermes vers des achats conditionnels et des ventes en drophshipment, engagée pour réduire le risque de stocks. Pour son exercice financier 2019, l’entreprise a creusé sa perte nette (à 70,5 M€) et vu son résultat d’exploitation virer au rouge (-31,4 M€), alors que son chiffre d’affaires se contractait de 8,4% à 615,6 M€. VL

 
   
 

Le nouvel entrepôt Astrolab de Showroomprivé à Saint-Witz est équipé d’un trieur à pochettes signé Dematic.

Crédit photo DR
 
 
 
Gestion du transport
Les enjeux pour préparer l’après, selon Jérôme Bour (DDS Logistics)

Parmi les clients de l’éditeur d’outils de gestion du transport DDS Logistics, il y a ceux qui sont actuellement en pleine activité, et il y a ceux dont la production ou la distribution est en grande partie à l’arrêt durant cette période de confinement. Pour les premiers, l’enjeu est notamment de sécuriser et de trouver de nouvelles capacités de transport et pour les seconds, c’est de commencer à anticiper la sortie de crise. « Pour les acteurs qui opèrent à un niveau international, cela se fera de manière différenciée, d’un client à l’autre, d’une zone géographique à l’autre. En Chine, l’outil industriel commence à repartir, et il faut s’y prendre dès maintenant pour pré-réserver ses capacités de production et de transport, car le temps que les marchandises soit produites et acheminées, il s’écoulera plus d’un mois » explique Jérôme Bour, le président de DDS Logistics. D’autant que selon lui, il est probable que des changements s’opèrent aussi dans les réseaux de distribution, en prenant en compte la notion de risque, et avec une tendance à remonter les niveaux de stocks. « Les transitaires et les transporteurs doivent être associés au plus tôt à cette réflexion, à cette planification, afin de leur donner de la visibilité, et qu’ils puissent s’organiser pour se remettre en ordre de marche le moment venu, dans chaque zone géographique ». Dans cette préparation de l’après, les entreprises pourront plus que jamais s’appuyer sur leur TMS (Transport Management System). « Quand les flux de transport import Chine ou de distribution européenne vont repartir, il y aura un fort enjeu de visibilité et d’alertes sur les flux, car les réseaux seront perturbés, les ports saturés, les taux de dévoyés élevés » note Jérôme Bour. Par ailleurs, la vision de l’historique des flux, de leur répartition, de leurs coûts, de leur taux de service, pourra servir de base de réflexion à une éventuelle reconfiguration stratégique du plan de transport. « Certains de nos clients BtoB réfléchissent dès aujourd’hui, par exemple dans le BTP, à repenser leur réseau de distribution en passant du camion complet à un flux colis, livré en direct au client. Là encore, le TMS sera d’une aide précieuse car il sait gérer les deux types de flux » souligne Jérome Bour. JLR

 
   
 

Jérôme Bour, le président de DDS Logistics.

Crédit photo DDS Logistics
 
 
 
Masques
Michelin mobilise 10 usines et s’associe au collectif Voc-Cov

Face à la pénurie actuelle de masques et aux enjeux de production massive qu’implique la généralisation de leur port dans l’espace public, le groupe Michelin se mobilise sur plusieurs fronts pour répondre au défi à l’échelle française et bien au-delà. Tout d’abord, son appareil industriel et ses expertises R&D et manufacturing sont mis à profit pour développer, fabriquer et mettre à disposition d’importants volumes de masques : le plan communiqué en fin de semaine dernière annonce que dix de ses usines en Europe se lancent dans la production de masques chirurgicaux de catégorie 1, dans leurs propres ateliers et/ou en lien avec leurs partenaires et sous-traitants. La moitié de ces sites sont situés en France, et les autres répartis entre l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et la Roumanie, sachant que l’objectif est d’atteindre un rythme de production de quelque 400 000 masques par semaine. Et la formule devrait bientôt s’étendre à l’Amérique du Nord. Par ailleurs, Michelin s’est associé à l’initiative lancée dès les premiers jours du confinement par le collectif grenoblois Voc-Cov pour la production d’un masque répondant aux besoins exigeants des professionnels de santé (voir NL 3109). Mis au point en recourant notamment à l’impression 3D, ce masque en plastique souple baptisé OCOV entre dans la catégorie P1 et P2 compte tenu de la limitation des fuites que permet la couverture de la bouche, du nez et du menton, avec l’avantage d’être réutilisable jusqu’à 100 fois grâce à ses filtres lavables (une vingtaine de fois chacun pour les 5 filtres fournis). En s’appuyant sur les capacités d’industriels de la région Auvergne-Rhône-Alpes, une pré-série de 5 000 unités est en cours de fabrication, mais l’objectif de production est d’atteindre un million de masques par semaine courant mai. Cinq millions d’unités pourraient ainsi être fournies d’ici fin juin, soit l’équivalent de 500 millions de masques jetables (sachant que le prix unitaire devrait être un peu moins de 10 fois supérieur aux 3 € d’un masque classique). On notera qu’une partie de la production devrait être fournie gracieusement par Michelin aux Agences Régionales de Santé. Dans le même esprit, et en réponse à la demande de plusieurs hôpitaux, l’industriel s’est également lancé dans la production de visières en polycarbonate stérilisables. Dès cette semaine, pas moins de 10 000 unités devraient être produites, notamment en coordonnant un réseau de sous-traitants. Enfin, le groupe mentionne aussi son implication dans d’autres projets (respirateurs, pièces pour appareils médicaux, billots hospitaliers, gel hydro-alcoolique…). MR

 
   
 

Le groupe Michelin mobilise 10 usines en Europe pour la production de masques chirurgicaux, et s’associe au collectif Voc-Cov qui a développé un masque plastique performant à filtres réutilisables.

Crédit photo Michelin / Voc-Cov
 
 
 
Fret conteneurisé
Appel à la mobilisation contre les charges de pénalité

Depuis le début du confinement et la fermeture des points de vente du non alimentaires, un grand nombre de distributeurs importateurs n’ont eu d’autre choix que de suspendre leurs réceptions de marchandises, leurs entrepôts étant quasiment saturés avec un stock qui n’a pas été expédié. Ils sont nombreux à se retrouver avec plusieurs centaines de conteneurs pleins de marchandises immobilisés dans les terminaux portuaires, au départ d’Asie comme à leur arrivée en Europe, sur lesquels sont appliquées diverses charges de surestaries et de détention. « Il n’est pas normal que ces frais de dépassement de franchise nous soient facturés en ce moment alors même qu’on ne peut pas récupérer la marchandise à cause du confinement. Ces tarifs journaliers, qui sont là à l’origine pour permettre de fluidifier le trafic et éviter qu’un acteur ne ralentisse ponctuellement le flux, n’ont tout simplement pas lieu d’être appliqués dans la situation actuelle. C’est un peu la même chose en cas de pics de pollution dans les grandes villes, quand le stationnement devient gratuit» nous a confié le directeur Supply Chain d’une ETI spécialisé dans la distribution BtoB. Des discussions sont en cours entre un certain nombre de petits et moyens chargeurs pour mener une action au travers d’un collectif et tenter de faire entendre raison aux autorités portuaires, aux manutentionnaires et aux compagnies maritimes. « Notre souhait est de faire s’exprimer l’ensemble des chargeurs qui sont systématiquement les seuls à supporter des frais totalement disproportionnés et contestables » nous a indiqué notre interlocuteur, qui ne souhaite pas être cité nommément. Si vous voulez rejoindre ce collectif en cours de constitution, écrivez-nous à la rédaction (jean-luc.rognon@scmag.fr), nous transmettrons vos coordonnées aux personnes concernées. JLR

 
 
 
Distribution alimentaire
La livraison à domicile en soutien des drives

La semaine dernière, l’enseigne de drive alimentaire Chronodrive a scellé un partenariat avec la start-up spécialiste de la livraison collaborative Yper (voir NL 3000). De son côté, la plateforme de réservation de taxis/VTC Eurecab propose désormais un service de livraisons à domicile au départ des drives de la grande distribution sur son site Internet. Pour Chronodrive, il s’agit de rassurer les e-consommateurs en cette période de sorties réglementées : les clients doivent simplement se connecter sur l’application mobile ou le site web d’Yper au terme de leurs achats. La solution se charge de leur trouver un particulier-livreur qui acceptera de récupérer leurs courses pour les livrer à leur domicile en mode sans contact, la livraison étant offerte a minima jusqu’au 15 avril aux personnels soignants, forces de l’ordre, personnes en situation de handicap et personnes âgées de plus de 70 ans. « Quinze minutes suffisent pour qu’une demande soit acceptée par un livreur-particulier », souligne Yper. La start-up qui a comptabilisé l’an dernier plus de 200 000 livraisons à domicile, dispose d’un réseau de plus 100 000 particuliers-livreurs présents dans plus de 500 villes en France. En ce qui concerne Eurecab, le service de livraisons à domicile au départ des drives s’appuie sur des chauffeurs de taxis/VTC volontaires et consiste à effectuer une demande de livraison comme une simple course de taxis, nécessitant de transférer au chauffeur le bon de commande de ses courses. Ce service est aujourd’hui uniquement disponible sur Paris, Lyon, Lille, Bordeaux et Marseille. AD

 
   
 

Yper a comptabilisé l’an dernier plus de 200 000 livraisons à domicile avec son réseau de plus 100 000 particuliers-livreurs.

Crédit photo Yper
 
 
Nomination
David Cuenca à la tête de Chep Europe

Le loueur-gestionnaire de palettes Chep, filiale du groupe Brambles, a annoncé la nomination future de David Cuenca au poste de président de Chep Europe. Jusqu’ici en charge de la branche Amérique latine de l’entreprise, il succèdera à Michael Pooley, qui a démissionné, et prendra ses nouvelles fonctions à partir du 1er juillet. Espagnol et diplômé en sciences économiques de l’université de Barcelone, David Cuenca a rejoint le groupe Brambles en 2000 et a occupé plusieurs postes de direction au sein de Chep (directeur général Europe centrale et Balkans, vice-président et directeur général Espagne et Portugal, vice-président Europe du Sud). Avant cela, il avait travaillé comme responsable financier au sein d’une société informatique (Cige Informatica). AD

 
   
 

David Cuenca, président de Chep Europe.

Crédit photo DR
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Japon
Toyota offre son expertise TPS pour aider les fabricants de matériel médical

Le groupe Toyota prévoit de mettre en œuvre un certain nombre de mesures visant à la fois à endiguer la propagation du Covid-19, à aider le personnel soignant en première ligne mais aussi à préparer la reprise des activités. Citons notamment la fabrication d’écrans faciaux à usage médical dans l’usine de Toyota Motor Corporation de Teiho (près de Nagoya) par moulage par injection et impression 3D (500 à 600 écrans y seront produits par semaine au démarrage mais le groupe envisage de faire appel en complément aux capacités de production d’autres sociétés du groupe). Par ailleurs, Toyota s’engage à produire des masques, des équipements de protection individuelle, des thermomètres, etc. L’équipementier Aisin Seiki (dont Toyota est actionnaire) étudie aussi la possibilité de fabriquer des lits d’appoint pour les hôpitaux, des flacons de désinfectant ou encore des cloisons de séparation à destination des établissements de soins. Autre initiative particulièrement originale : une aide apportée aux fabricants de matériel médical leur permettant d’améliorer leur productivité grâce à l’emblématique Toyota Production System (TPS), la méthode à l’origine du lean manufacturing. Toyota a donc créé à cet effet une équipe de support TPS mise à disposition des entreprises fabriquant du matériel médical et souhaitant augmenter leur production. En outre, dans la perspective de préparer la reprise future, Toyota profite du « temps libéré » en raison de la baisse ou de l’arrêt de la production pour mener des actions notamment sur ses sites de production : réfection et inspection des équipements de production, amélioration de l'environnement de travail, etc. Ces mesures sont susceptibles « d’améliorer la compétitivité future ». Un travail de concertation est également mené avec les fournisseurs pour assurer le bon fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement lors du retour à la normale. JF

 
 

Allemagne
Still soutient l’initiative de la brasserie Grönwohlder

La brasserie Grönwohlder, basée dans la région du Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne, a décidé de participer à l’effort de fabrication de milliers de litres de désinfectants et antiseptiques, sous la responsabilité exclusive des pharmacies bénéficiant d’une autorisation temporaire de production. L’entreprise, qui a donc décidé de transformer une partie de ses lignes de production et de mettre à disposition ses moyens techniques et sa main-d’œuvre à prix coûtant, a reçu le soutien de son partenaire Still. Le constructeur d’engins de manutention lui a prêté gratuitement un chariot élévateur électrique RX20-20 pour toute la durée de cette initiative, alors que la brasserie ne disposait jusqu’à présent que d’un transpalette pour ses opérations. JLR

 
   
 

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