Si le message s'affiche mal, visualisez la page en ligne
N°3119
e-commerce
Amazon condamné sous astreinte à limiter fortement son activité en France

Cette décision de justice pourrait faire jurisprudence pour d’autres acteurs de la logistique de l’e-commerce non alimentaire. Le verdict du tribunal judiciaire de Nanterre est tombé hier en début d’après-midi : le juge a ordonné à Amazon de limiter à partir d’aujourd’hui son activité e-commerce en France aux marchandises essentielles (produits alimentaires, médicaux et d’hygiène), sous astreinte de 1 M€ par jour de retard et par infraction constatée. Cette décision exécutoire est valable pour une durée maximale d’un mois (mais pouvant être rallongée par un autre jugement), dans l’attente d’une évaluation des risques professionnels inhérents à l’épidémie de Covid-19 sur l’ensemble de ses six centres de préparation de commandes en France, « en y associant les représentants du personnel ». La procédure judiciaire avait été initiée le 8 avril par le syndicat Sud-Solidaires (sur le modèle de ce qu’avait lancé Sud-PTT contre La Poste), qui demandait purement et simplement la fermeture de l’ensemble des sites d’Amazon Logistique France, estimant que les conditions de sécurité sanitaires des opérateurs n’étaient pas réunies puisque les entrepôts Amazon rassemblent plus de 100 salariés dans un lieu clos. Cet argument n’a pas été retenu par le tribunal, qui, tout en concédant qu’un certain nombre de mesures avaient été prises pour répondre à l’évolution de la situation, a notamment pointé du doigt l’absence de concertation préalable avec les représentants du personnel. Dans un communiqué, Amazon France a annoncé hier son désaccord avec cette décision, en rappelant, chiffres à l’appui, le nombre de paquets de lingettes désinfectantes (127 000), de litres de gel hydro-alcoolique (27 000) et de masques (plus de 1,5 M) distribués sur ses sites durant ces quatre dernières semaines. Dans un nouveau communiqué publié ce matin, l’e-commerçant fait part de sa perplexité face à ce jugement, compte tenu « des preuves concrètes qui ont été apportées sur les mesures de sécurité mises en place pour protéger nos employés. Celles-ci comprennent notamment des contrôles de température, la distribution de masques et une distanciation sociale renforcée et ont reçu l’approbation d’experts de santé et de sécurité qui ont visité plusieurs de nos sites ». Parmi les options possibles, Amazon évoque une procédure en appel. « Cependant, notre interprétation suggère que nous pourrions être contraints de suspendre l’activité de nos centres de distribution en France » précise-t-il. Rappelons que paradoxalement l’entreprise avait déjà annoncé d’elle-même le 23 mars dernier qu’elle allait concentrer ses capacités disponibles dans ses centres de distribution sur la préparation et l’expédition des articles « les plus prioritaires » en cessant temporairement la prise des commandes sur d’autres produits (voir NL 3104). JLR

 
   
  Le tribunal judiciaire de Nanterre a ordonné à Amazon de limiter à partir d’aujourd’hui son activité e-commerce en France aux marchandises essentielles tant qu’une évaluation des risques professionnels inhérents à l’épidémie de Covid-19 ne serait pas menée au bout sur l’ensemble de ses six centres de préparation de commandes en France, « en y associant les représentants du personnel ».  
 
 
Continuité d’activité
Le guide des bonnes pratiques Transport & Logistique est (enfin) disponible

Fortement attendu par la profession depuis plusieurs semaines, le guide de bonnes pratiques de protection face au Covid-19 pour les entreprises et les salariés de la branche secteur Transport et Logistique est désormais publié, et validé par le Ministère du Travail (même si ce matin il n’était pas encore disponible sur son site internet). C’est le fruit d’un travail collectif de l’ensemble des organisations professionnelles (FNTR, OTRE, Union TLF) et des organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) de la filière. Ce document de référence de 25 pages recense une série de recommandations qui permettent aux entreprises du TRM et de la prestation logistique de poursuivre au mieux l’activité en garantissant la bonne préservation de la santé des salariés, clients, sous-traitants, fournisseurs durant cette crise sanitaire sans précédent. On y trouve une explication claire des modes de transmission du COVID-19 et les gestes barrières à adopter, une liste des mesures de prévention adaptées à mettre en place selon les postes et par situations à risque et des conseils sur l’organisation au sein de l’entreprise (information, sensibilisation et accompagnement psychologique). Ces bonnes pratiques doivent être prises en compte sur l’ensemble de la chaîne, depuis les chargeurs jusqu’aux clients finaux, sur les lieux de chargement comme de déchargement des marchandises. JLR

Pour accéder au guide, cliquez ici

 
 
 
Distribution
Manhattan souligne le côté résilient de l’omnicanalité

Cette crise sanitaire revèle que les stratégies omnicanales déjà engagées par les distributeurs peuvent aussi apporter une réponse du point de vue de l’agilité et de la résilience. C’est la thèse défendue par Sébastien Lefébure, le nouveau directeur général Europe du Sud de Manhattan Associates nommé en décembre dernier. Chez l’éditeur américain depuis 17 ans, ce spécialiste des outils d’orchestration de commandes (OMS pour Order Management Systems) a été durant plusieurs années responsable des programmes européens de transformation dans le domaine des WMS et de l’omnicanal pour les clients de la grande distribution et de l’industrie. « Pendant des années, la stratégie de la supply chain s’est concentrée sur la baisse des coûts et sur la réduction des délais, mais la période actuelle, qui est une énorme épreuve pour les distributeurs, les industriels et les marques, fait ressortir l’importance du niveau d’agilité et de résilience » nous a-t-il confié. Avec à l’appui quelques exemples parmi les clients de Manhattan Associates qui ont mis en œuvre très rapidement ces dernières semaines des solutions de continuité innovantes. C’est le cas d’une enseigne de bricolage, dont l’OMS et les applis ont été reparamétrées pour supporter un service de drive en magasin. Aux Etats-Unis, un distributeur contraint de fermer ses entrepôts e-commerce a su déployer en un temps record du ship-from-store à partir de ses points de vente. Dernier exemple : pour faire face à des volumes e-commerce multipliés par 10 qui ont submergé son « dark store », un des clients de Manhattan Associates en Espagne a utilisé des solutions de préparation dans ses magasins, sans pour autant disposer d’un OMS. « Chez nous, un peu plus de 3 000 personnes travaillent à distance pour aider nos clients à faire face à cette situation inédite (formation, paramétrage des outils, etc). Certaines mises en production de projets WMS ou omnicanal ont même été accélérées » précise Sébastien Lefébure. JLR

 
   
 

Sébastien Lefébure a été nommé directeur général Europe du Sud de l’éditeur américain Manhattan Associates. Il succède à Rémy Malchirand.

Crédit photo Manhattan Associates
 
 
 
Distribution spécialisée
Optic 2000 anticipe une nouvelle organisation dans son entrepôt de Clamart

A l’arrêt depuis l’entrée en vigueur du confinement, de nouveaux scénarios de reprise d’activité sont d’ores et déjà à l’étude au sein du site de production/stockage du groupement Optic 2000. D’une surface de 5 000 m², dont 4 000 dédiés à la production et au stockage, celui-ci est situé à Clamart dans les Hauts de Seine. Il s’est mis en veille le 17 mars lorsque toutes les enseignes Optic 2000, Lissac et Audio 2000 ont fermé boutiques, seuls quelques points de vente ouvrant aujourd’hui ponctuellement leurs portes dans le cadre d’un service minimum mis en place par trois syndicats d’opticiens (Rassemblement des opticiens de France, Syndicat national des centres d’optique mutualistes et Fédération national des opticiens de France). « Lorsque viendra l’heure du dé-confinement, nous devrons certainement faire en sorte dans un premier temps que nos opérateurs se croisent moins souvent qu’auparavant sur le site et qu’ils s’attèlent à une seule tâche pendant leur journée de travail alors qu’ils étaient jusqu’ici multi-fonctions », estime Arnaud de la Rochefordière, directeur industriel et RSE du groupement Optic 2000. L’entrepôt est doté de convoyeurs et les préparations de commandes y sont réalisées en mode voice-picking, employant 140 collaborateurs (470 pour l’ensemble du site). En temps ordinaire, le site fabrique 3 000 paires de lunettes et expédie 6 000 colis par jour en direction d’environ 1 850 magasins/corners Optic 2000, Lissac et Audio 2000, via le partenaire transporteur Ciblex (groupe EHDH). Et il n’y a pas de réelle crainte concernant une éventuelle rupture stock dans le groupement Optic 2000, même si celui-ci s’approvisionne en montures à hauteur de 90/95 % en Chine (les lentilles proviennent pour leur part surtout d’Europe et des Etats-Unis). « Nous avons devant nous cinq à six mois de stock ! », indique Arnaud de la Rochefordière. AD

 
   
 

Arnaud de la Rochefordière, directeur industriel et RSE du groupement Optic 2000.

Crédit photo Optic 2000
 
 
 
Fret maritime et aérien
Situation tendue pour les flux entre l’Europe et les Etats-Unis

Attention danger ! C’est en résumé le message qu’a tenu à faire passer le commissionnaire de transport digital Ovrsea lors d’un webinar portant sur l’impact de la crise du coronavirus sur les activités de fret maritime et aérien entre l’Europe et les Etats-Unis (‘Import-export aux Etats-Unis : comment faire face à la crise du Covid-19 ?). En fret maritime, la start-up a constaté une chute globale des volumes réservés de 28 % à 32 % (- 20 % sur le trade transatlantique), une dégradation d’une journée des navires arrivant en retard à destination (5 jours) et au niveau des ports la mise en place de taxes supplémentaires par EVP traité chez certains armateurs (+ 10 $ chez Hapag-Lloyd, selon Ovrsea). « Il n’y a pas eu pour le moment de blank sailing (Ndlr : annulation d’escales ou navires) mais cela pourrait arriver, et il y a un risque de saturation des ports de New York et du New Jersey sur les mois d’avril et mai en raison d’une arrivée massive à venir de conteneurs en provenance de Chine », prévient Arthur Barillas, cofondateur et CEO d’Ovrsea. Le responsable, qui a aussi constaté un manque de conteneurs reefer outre-Atlantique, conseille donc de surveiller de près les taxes de surestaries et de détention. « Conscients que des entrepôts finaux à destination peuvent être fermés, des armateurs proposent toutefois des solutions de stockage temporaire », poursuit Arthur Barillas. Côté fret aérien, la situation est également très tendue entre les deux continents, surtout en raison des baisses de capacité entraînées par les nombreuses suppressions de vols passagers. « Les compagnies aériennes fonctionnent désormais en mode spot et les taux de fret aérien ont doublé à l’import et quadruplé à l’export pour se situer entre 5 et 8 € le kilo », illustre Arthur Barillas. Considérant que ces taux pourraient encore augmenter, le responsable estime donc qu’il serait peut-être judicieux de procéder au plus vite aux expéditions par voie aérienne plutôt que d’attendre une éventuelle et improbable baisse. Pour ce qui est de la logistique à réception, il conseille aux chargeurs européens de s’assurer que les entrepôts de leurs clients sont bien ouverts et qu’un service minimum y est assuré. « Nos agents nous ont indiqué que plusieurs entrepôts américains sont fermés et que le taux de remplissage de ceux qui fonctionnent est élevé », explique Arthur Barillas. Selon Ovrsea, les capacités de transport routier en lots partiels aux Etats-Unis ont baissé, avec des tarifs plus élevés et des transit time rallongés. AD

 
   
 

Arthur Barillas, cofondateur et CEO d’Ovrsea.

Crédit photo Ovrsea
 
 
Traçabilité
Un livre blanc éclaire les enjeux de la blockchain pour l’alimentaire

Fruit d’un travail initié il y a deux ans au sein du groupe de travail Blockchain de l’Institut du Commerce, un livre blanc détaille le potentiel de cette technologie pour améliorer la traçabilité des produits alimentaires. Si l’enjeu initial est généralement de renseigner le consommateur sur l’origine, la composition et le processus de fabrication des aliments, les travaux ont également abordé le sujet sous l’angle de la gestion des flux et des stocks, sans négliger les questions de SI soulevées à chaque maillon de ces chaines agro-industrielles et logistiques complexes, ou les problématiques pratiques à prendre en compte dans la gestion des opérations d’entreposage, de copacking puis de distribution jusque dans les rayons ou en e-commerce. Les enseignements de ce livre blanc s’appuient pour une bonne partie sur les initiatives blockchain déjà lancées par les différents membres du groupe de travail, parmi lesquels les distributeurs Carrefour, Casino, Intermarché ou Système U, dont les rayons comportent déjà quelques produits en MDD au « packaging augmenté » permettant aux clients de documenter l’origine et le parcours de produits bio, labellisés ou relevant de filière jugées sensibles vu de récentes crises (lait, viande…) ou les suspicions de fraude (miel, huile d’olive…). Sur ce versant production, le groupe de travail a également bénéficié de l’implication de la coopérative Terrena ou des industriels Savencia et Nestlé, tandis que sur le volet technologique on retrouve des spécialistes de la blockchain tels qu’IBM France Food Trust, Tilkal et Transparency One, ou GS1 France pour les enjeux d’interopérabilité des solutions et de gestion des étiquettes et numéros de lots permettant d’assurer cette traçabilité de bout-en-bout. Enfin du côté des facilitateurs de ce travail de fond figurent à la fois l’Institut du Commerce, le Club Déméter et Newloop Partners, qui a piloté la rédaction du document de synthèse. MR

Télécharger ce livre blanc Usage de la blockchain pour la traçabilité des produits de grande consommation

 
 
Emploi
Fed Supply fait le point sur l’évolution des besoins en recrutement

Responsable approvisionnement, coordinateur logistique, planificateur de production, demand & supply planning manager… Avec la crise du coronavirus, ce sont actuellement les profils transport/logistique/supply chain les plus en vue selon le cabinet de recrutement Fed Supply. « Les capacités d’adaptation et d’agilité sont recherchées par tous les secteurs d’activité qui continuent de fonctionner comme ceux de l’agroalimentaire, de la pharmacie, du e-commerce et de l’emballage », explique Romain Devrièse, directeur associé de Fed Supply. Ces secteurs n’ont d’ailleurs pas forcément une vision court-termiste de ces recrutements, qui concernent ces dernières semaines aussi bien des postes en intérim que des contrats en CDD et en CDI. « Les recrutements de collaborateurs en encadrement logistique et en planification/prévision devraient enregistrer des hausses significatives sur l’année et évoluer sur un marché encore plus sous tension qu’en 2019 », poursuit le responsable. Etant donné l’incertitude concernant l’évolution économique du pays, et donc celle du marché du travail, les offres risquent de prendre plus de temps pour trouver preneurs avec des candidats en place plus réticents à changer d’entreprise. Toutes fonctions confondues, Fed Supply estime en outre que le secteur enregistrera sans doute cette année davantage de contrats en intérim et en CDI qu’en 2019. D’après son dernier baromètre annuel, la profession a eu recours l’an dernier au CDI à plus de 55 %, à l’intérim à plus de 30 % et au CDD à environ 12 %. Le remplacement a représenté sur la période le premier des motifs d’embauche, mais sa part est passée sous les 50 %, à 48,5 % (52,2 % en 2018 et 56,7 % en 2017). Ce repli s’est effectué au profit des recrutements pour hausse d’activité, qui ont gagné 2,5 points, à 26,2 %, et plus modestement des créations de postes, qui ont progressé d’un point par rapport à 2018 (25,2 %). AD

 
   
 

Romain Devrièse, directeur associé de Fed Supply.

Crédit photo Fed Supply
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Belgique
Witron va étendre l’entrepôt 100% automatisé de Delhaize

L’enseigne alimentaire Delhaize Le Lion a fait appel à Witron pour réaliser l’extension du système 100% automatisé de son centre de distribution B3, spécialisé dans les produits frais et situé à Zellik, près de Bruxelles. Le contractant général et intégrateur bavarois a déjà mis en place l’installation initiale fin 2013, conçue pour préparer les commandes et approvisionner plus de 800 magasins avec une gamme de plus de 900 produits frais et ultra-frais. L’extension, dont la mise en service est programmée pour la mi-2022, permettra d’augmenter de 40% la capacité de l’entrepôt automatisé lors des pics d’activité. Elle avait été imaginée dès l’origine. Le projet consiste à intégrer trois modules supplémentaires à la solution ATS actuelle (Automated Tote System) de préparation de commandes automatisée pour bacs et caisses, sans en perturber les opérations. Cela implique entre autres l’ajout de 100 000 emplacements de bacs (271 000 au total), de 12 allées de transstockeur (sur un total de 32), de 24 allées de miniload (sur un total de 71), de 12 buffers d’expédition, et de deux stations de chargement de rolls, remplis selon une séquence adaptée à la mise en rayon en magasin. JLR

 
   
 

ABONNEMENT GRATUIT : CLIQUEZ ICI
Le lien quotidien qui vous relie à la communauté Supply Chain
Si l'on vous a transféré cette lettre, n'hésitez pas à vous abonner.
Si vous êtes déjà abonné, n'hésitez pas à abonner (ou à faire abonner)
vos collaborateurs et amis.

 
Faites profiter la communauté logistique de vos « scoops »
écrivez à la rédaction

Cette Newsletter touche quotidiennement 50.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble de la communauté logistique.

Jean-Luc Rognon
Rédacteur en Chef
Tél : 01 43 68 43 11
jean-luc.rognon@scmag.fr

Maxime Rabiller
Rédacteur spécialisé
Tel. : 01 48 93 18 65
maxime.rabiller@scmag.fr

Armindo Dias

Chef de rubrique
Tel. : 01 43 76 27 74 armindo.dias@scmag.fr
Pour faire paraître de la publicité dans la NL, Supply Chain Magazine
ou sur le web, contactez-nous

Sandrine Papin

Directrice commerciale
tel : 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com

Philippe Tesson

Directeur de Publicité
tel : 06 81 35 79 03
philippe.tesson@scmag.fr
Pour modifier vos coordonnées, merci de mettre à jour le formulaire en cliquant ici
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
15 avril 2020



juin 2020

Mardi 23
au vendredi 26
SITL 2020
Parc des Expositions Paris Nord Villepinte
Hall 6



Découvrez le dernier numéro et abonnez-vous !



juillet 2020

Jeudi 02
Agora du SCM
9ème Gala Directeurs Supply Chain
17h30-23h45
Pavillon d'Armenonville (Paris)


Feuilletez la version 2020 de l’Annuaire de la Supply Chain


 


Pour ne plus recevoir la newsletter, suivez ce lien