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N°3121
Masques de protection
Cdiscount propose une réponse click & collect aux besoins des TPE et PME

Depuis hier, les TPE et PME des secteurs du transport de marchandises, de la logistique et du commerce alimentaire peuvent passer commandes de masques de protection via la plateforme CdiscountPro. Et l’ensemble des petites entreprises, tous secteurs confondus, pourront faire de même dès lundi. La formule mobilise en fait différentes ressources du Groupe Casino, la maison-mère de Cdiscount, puisque les opérations logistiques sont assurées par sa branche Easydis, et que le retrait des masques commandés se fait en click & collect dans environ 500 magasins de ses différentes enseignes à ce stade, tous formats confondus (Géant, Hyper et Supermarché Casino, Casino Drive, Shop, Petit Casino, Vival Spar et Leader Price, pour assurer une couverture de tout l’Hexagone, Corse comprise). Le projet permet de répondre aux besoins de petites entreprises qui peinaient à s’approvisionner, faute des ressources achats ad hoc et de volumes significatifs, sachant que Cdiscount a de son côté sécurisé la fourniture de 60 millions de masques en mobilisant ses équipes sourcing et celles du groupe, et leurs collaborateurs en Chine (des commandes passées après la phase de réquisition par les pouvoirs publics et la levée des restrictions à l’importation). Le dispositif s’est monté en concertation avec les Chambres de commerce et d’industrie et des Chambres de Métiers et d’Artisanat, dont les réseaux avaient remonté l’acuité des besoins, leurs fichiers permettant en outre au e-commerçant de s’assurer que les sociétés passant commande existent bien et sont dans la cible en termes de taille d’entreprise. Pour la première vague de commandes, le code Naf est par ailleurs exigé pour s’assurer qu’elles appartiennent bien aux secteurs prioritaires, et une identification professionnelle est exigée au retrait (avec pour référence le Kbis de l’entreprise). La démarche est également accompagnée par les pouvoirs publics, en lien avec un groupe de travail portant sur ces approvisionnements sensibles et les services de la DGE au Minefi et de la DGITM au secrétariat d’État aux transports. La formule a d’abord été testée en pilote depuis la fin de semaine dernière en région Auvergne-Rhône-Alpes, à partir d’un stock de plusieurs millions de masques déjà réceptionné et compte tenu de la proximité de l’entrepôt Easydis de Grigny, au sud de Lyon, mobilisé pour stocker et gérer les approvisionnements. Pour l’extension du service, ce site spécialisé dans les produits frais avait notamment l’avantage de pouvoir toucher l’ensemble des magasins, quelle que soit l’enseigne et le format et via le relais des entrepôts régionaux, et sans doute aussi d’être organisé pour assurer une grande fréquence de livraison, compte tenu de son activité habituelle. MR

 
   
 

Pour passer commandes via la plateforme CdiscountPro (dans des volumes en lien avec l’effectif de l’entreprise et sur la base de deux maques par jour par salariés pour une période de deux semaines), les PME et TPE doivent justifier de leur statut, et jusqu’à lundi de leur secteur d’activité. Des règles entourent aussi le retrait dans les 500 magasins concernés à ce stade.

Crédit photo Cdiscount
 
 
 
Préparer l’après
A moyen terme, Wavestone entrevoit 3 tendances de fond et un dilemme

Quelles sont les tendances sur l’horizon moyen terme en matière de supply chain ? Nous avons posé cette question à Jean-Marc Soulier, directeur de la practice Supply Chain chez Wavestone. Selon le fondateur du cabinet Métis Consulting (racheté par Wavestone il y a un an), la crise sanitaire actuelle et ses conséquences vont sans doute renforcer trois tendances de fond déjà à l’œuvre avant la pandémie. La première a déjà débuté depuis 4 ou 5 ans avec la baisse des flux intercontinentaux au profit des volumes intracontinentaux ou nationaux : c’est le développement de la « régionalisation », vers des supply chains plus courtes, plus réactives, avec davantage de multisourcing. Mais ces évolutions seront certainement focalisées sur des catégories de produits (santé, agroalimentaire,..). La deuxième tendance est la prise de conscience du caractère indispensable des chantiers de tours de contrôle supply chain et de digitalisation, surtout dans les périodes de tempêtes, pour accroître la vélocité et l’agilité des entreprises, mieux maîtriser son réseau de fournisseurs (rangs 1, 2 et 3), connaitre en quasi temps réel l’état de ses stocks et de ses capacités, et pouvoir planifier et replanifier à grande vitesse. Le troisième mouvement de fond à moyen terme est le développement renforcé des canaux de vente e-commerce et e-business qui seront passés durant la période actuelle par une phase de recrutement de nouveaux adeptes, dont beaucoup vont le rester. A ces trois tendances, Jean-Marc Soulier ajoute ce qu’il qualifie de « grand dilemme » auquel les entreprises et les gouvernements seront confrontées d’ici à la fin de l’année. « Nous allons vers une récession, un volume d’activité plus faible, du chômage, une forte pression sur la performance à court terme et moins d’investissements, mais il ne faudra à mon sens absolument pas oublier pour autant les grands enjeux planétaires du développement durable, de la décarbonation, de l’énergie renouvelable et de l’économie circulaire, car le risque demain est de nous retrouver dans une situation encore plus grave avec une crise climatique potentiellement beaucoup plus forte et durable que cette crise sanitaire» prévient-il. JLR

 
   
 

Jean-Marc Soulier, directeur de la practice Supply Chain chez Wavestone.

Crédit photo JL Rognon
 
 
 
Dépositaire pharmaceutique
Comment Alloga France a géré ce premier mois de crise sanitaire

En tant que dépositaire pour les laboratoires pharmaceutiques, Alloga France figure parmi les maillons essentiels pour l’approvisionnement de certains médicaments (et de masques) à destination des pharmacies et des hôpitaux en France. Son directeur général, Sébastien Drouillet, nous explique comment son entreprise (5 entrepôts en France, dont 4 dédiés aux médicaments) s’était organisée pour faire face à la crise sanitaire depuis quelques semaines. « Nous avions mis en place un plan de continuité d’activité que nous avons activé dès le début du mois de mars, avant les premières annonces du chef de l’Etat et du gouvernement concernant le confinement. Et depuis, notre cellule de crise est active et prend des décisions au quotidien concernant l’évolution des process et des mesures barrière sur les sites » nous a-t-il confié. Dans les entrepôts, afin de réduire le nombre de personnes simultanément sur un même site, l’organisation fonctionne avec deux équipes par jour, avec une heure de décalage entre celles du matin et de l’après-midi, de manière à éviter les croisements de personnel. Par ailleurs, le service client (centre d’appels pour les pharmacies) n’est plus en open space, il a été redispatché dans différentes pièces. Les deux premières semaines, Alloga France a dû faire face à un pic d’activité sur certains médicaments. Cela peut s’expliquer par la tendance de nos compatriotes à faire des stocks sous le coup de l’anxiété, mais aussi par l’autorisation qui a été donnée aux patients d’un traitement de longue durée de pouvoir retirer leur prescription en pharmacie pour plusieurs mois d’un coup. « Une priorisation par rapport à la typologie des produits avait été envisagé mais elle n’a finalement pas été mis en place car nous avons pu faire face à ces pics d’activité. Depuis début avril, c’est un retour globalement à la normale » note Sébastien Drouillet. Le volet le plus délicat à gérer concerne Départements ou Régions français d’Outre-Mer car les vols sont rares et les délais de livraison sont rallongés. « Nos destinataires doivent augmenter leurs stocks de sécurité en conséquence, y compris pour la Corse » nous a-t-il confié. JLR

 
   
 

Sébastien Drouillet, directeur général du dépositaire pharmaceutique Alloga France (groupe Alliance Healthcare).

Crédit photo Alloga France
 
 
 
Prestataire logistique
Gefco en mode adaptation permanente

Depuis trois mois, Gefco jongle avec toutes les mesures conservatoires mises en place par les Etats dans le cadre de leur lutte contre le Covid-19. Du fait de sa présence dans 47 pays, le logisticien a en effet commencé à affronter cette situation dès janvier en Chine, où il exploite notamment un entrepôt à Wuhan pour un client du secteur automobile, et il a ‘enchaîné’ depuis la mi-mars partout en Europe. « Nous nous sommes mis en mode hyper-vigilance depuis cette date via la constitution d’une cellule de crise », souligne Emmanuel Arnaud, VP commerce et marketing du groupe Gefco. Il s’est agi pour le logisticien d’assurer une sécurité sanitaire maximum à ses collaborateurs et de gérer au mieux les flux logistiques de ses clients (automobile, industrie, santé, agroalimentaire…). « Nos opérateurs en entrepôts comme nos chauffeurs ont été équipés de masques et de gels hydro-alcooliques », illustre Emmanuel Arnaud. Le traitement des flux logistiques des clients qui ont poursuivi leur activité a fonctionné surtout en mode transport urgent, Gefco proposant ce type de prestations via son offre Time Critical Solutions (TCS). Ainsi, afin d’éviter un arrêt de production rapide à ses clients européens du secteur automobile lorsque la crise s’est déclenchée en Chine, le logicien leur a fait parvenir entre février et mars 750 tonnes de pièces détachées, affrétant huit vols d’avions cargos qui ont fait la navette entre Shanghai et Paris. « Dans le secteur de la santé/pharmacie, nous avons procédé à une dizaine opérations de ce type », poursuit Emmanuel Arnaud. La dernière en date a été réalisée entre Shanghai et Brastislava (Slovaquie) pour le compte des réseaux de pharmacies Dr Max et d’hôpitaux Svet Zdravia/Pro Care du groupe Penta, Gefco ayant affrété deux vols charters pour transporter 64 tonnes d’équipement (6 millions de masques, 20 000 respirateurs…). Les autres activités ont dû aussi s’adapter en mode urgence. La crise du coronavirus ayant ‘chamboulé’ ses plans de transport routier, les opérations de groupage/dégroupage ont par exemple été substituées par des livraisons directes en France. « Toutes nos agences de transport et d’affrètements sont ouvertes », précise néanmoins Emmanuel Arnaud. Sur les 15 plateformes logistiques multi-clients d’entreposage/préparation de commandes que le groupe compte sur le territoire, il y en a tout de même 7 quasiment à l’arrêt et 8 qui fonctionnent. Les premières sont dédiées aux clients du secteur automobile et les autres aux clients de l’agroalimentaire, du bricolage ou encore de l’équipement de la maison. Autant d’évolutions et de situations qui ne remettent pas en cause les projets de Gefco, notamment pour sa plateforme collaborative transport Chronotruck (voir NL 3008). « Elle a toujours vocation à être opérationnelle en Pologne et en Belgique d’ici à la fin de l’année ainsi qu’en Russie, Afrique du Nord et Amérique latine en 2021 », conclut Emmanuel Arnaud. AD

 
   
 

Emmanuel Arnaud, VP commerce et marketing du groupe Gefco.

Crédit photo Gefco
 
 
 
Immobilier logistique
Le marché accuse le coup au premier trimestre

Sans surprise vu le contexte et le ralentissement de l’activité, voire sa mise à l’arrêt mi-mars pour nombre d’entreprises, la demande placée de surfaces logistiques affiche un net recul sur les trois premiers mois de 2020. En s’attachant aux transactions portant sur des entrepôts de plus de 10 000 m², JLL ne comptabilise ainsi que 327 000 m² commercialisés, soit un volume en recul de 65% d’une année sur l’autre. Avec une méthodologie intégrant aussi de plus petites surfaces et en comparant les 382 000 m² de demande placée répertoriée à la moyenne calculée sur les cinq dernières années, Arthur Loyd Logistique constate de son côté une baisse de 49% du marché locatif. Ce dernier relève que la baisse est d’autant plus significative sur la dorsale, avec seulement 13 transactions pour un total de 158 000 m², l’Ile-de-France restant le premier pôle mais affichant sa plus mauvaise performance de la décennie, les Hauts-de-France tirant leur épingle du jeu, et les régions lyonnaise et marseillaise n’enregistrant qu’une seule opération. Ainsi, bien qu’également en baisse, les marchés secondaires ont concentré ce trimestre 59% de la demande placée, soit 224 000 m² acquis ou pris à bail. ALL relève que ce total tient notamment aux 5 transactions finalisées dans le Val-de-Loire et ses alentours, et à la seule véritable opération XXL du trimestre attribuable à Intermarché pour une plateforme de 70 000 m² à Roullet-St-Estèphe, près d’Angoulème. Le spécialiste de l’immobilier logistique constate d’ailleurs qu’une grande partie du recul du marché tient à ce segment XXL (l’an dernier, il y avait eu 5 signatures, pour 296 000 m² au total), tandis la seule dynamique tient aux projets clé-en-mains, dont le total affiche une timide augmentation de 9% (249 000 m²). « Des projets toutefois initiés pour l’essentiel l’année dernière », note Arthur Loyd. Et si les effets de la crise sanitaire ont sans nul doute suspendu nombre de signatures de bail, d’autres facteurs préexistant à la crise du Covid-19 sont à relever : « faiblesse des fonciers disponibles à proximité des grandes villes, délais de levée des conditions suspensives à la construction de projets logistiques ayant déjà trouvé preneur, période pré-électorale, marché arrivé à maturité … ». Et pour les mois à venir, la pandémie devrait soulever des problématiques telles que l’augmentation des taux de vacance, la renégociation des loyers ou l’assèchement du crédit pour soutenir les projets clés-en-main. Dans la note réalisée de son côté par JLL, une autre piste potentielle est évoquée, en lien avec les décisions stratégiques que pourraient prendre certains acteurs de la logistique : « les enjeux de résilience de leur supply chain pourraient les amener à favoriser le rapprochement et la multiplication des points d’approvisionnement, ce qui contribuerait in fine à une hausse de la demande régionale ». MR

 
 
Transport maritime
Un collectif d’armateurs tire la sonnette d’alarme

Il y a menace sur le transport mondial de marchandises par voie maritime et les supply chains qu’il sous-tend. C’est en résumé le message que vient de faire passer auprès de toutes les autorités nationales et mondiales un collectif d’une dizaine de compagnies maritimes*, qui font état des difficultés rencontrées pour procéder à la rotation des équipages à cause des restrictions de circulation prises par nombre de pays dans le cadre de leur lutte contre le Covid-19. « A ce jour, plus de 100 000 membres d’équipage sont bloqués en mer, empêchés aussi bien d’entrer ou de transiter dans des pays que de prendre des vols pour rentrer chez eux, illustre ce collectif qui représente plus de 1 500 navires et 70 000 membres d’équipage. Il est donc urgent que les organisations gouvernementales et inter-gouvernementales agissent, notamment en reconnaissant les membres d’équipages comme des professionnels de secteurs clés ». Considérant que la situation actuelle représente une véritable bombe à retardement, le collectif exhorte autorités portuaires et membres du G20 à faciliter au plus vite ces rotations, celles-ci pouvant à ses yeux déjà être réalisées de façon massive sur les ports de Singapour, Houston, Rotterdam, Gibraltar, Jebel Ali, Fujairah, Hong Kong ou Shanghai. « La marine marchande mondiale comprend plus de 1,6 million de membres d’équipage, assure la livraison de carburants, de médicaments, de nourriture et d’équipements, et enregistre en temps normal environ 100 000 rotations de membres d’équipages », souligne le communiqué. Et elle contribue au commerce mondial à hauteur de 90 %. AD

*(D/S Norden, Grieg Star, Reederei Nord, Dynacom, V.Group, Wilhelmsen Ships Service, Pacific Carriers Limited, Magsaysay, Augustea, Columbia Ship Management, Inchcape Shipping Services and Synergy Group)
 
   
 

Le collectif estime à plus de 100 000 le nombre de membres d’équipage bloqués en mer à cause des mesures restrictives de circulation prises par les États avec la crise du Covid-19.

Crédit photo : Synergy Group
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Etats-unis
Whole Foods crée un "dark store" dans un supermarché

La chaine américaine de supermarchés Whole Foods vient de fermer un magasin à New York, au centre de Manhattan, pour le transformer en "dark store", autrement dit un "magasin obscur". Seuls les employés de Whole Foods, filiale d'Amazon, peuvent s'y rendre, prélever dans les rayons les articles commandés par les clients en ligne et les empaqueter. Amazon a suivi la même stratégie dans un autre site du Sud de la Californie, afin de répondre à l'explosion de la demande d'épicerie en ligne. Un autre grand du commerce, Kroger, a converti l'un de ses supermarchés de la région de Cincinnati en drive. Les clients passent commande en ligne et viennent ensuite les récupérer en voiture. Ces nouveaux modes de consommation, liés à l'épidémie de coronavirus ont donné un coup d'accélérateur aux ventes sur Internet. Selon Dematic, cherche à percer dans les équipements d’automatisation pour les micro-entrepôts, les courses d'épicerie en ligne représentaient avant la crise sanitaire 3 à 5% du total. Aujourd'hui elles dépassent les 10%. Et cela laisse augurer un changement de comportement à terme de la clientèle. CCT

 
 

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