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N°3132
Transformation digitale
Le Texan o9 Solutions s’intéresse au marché français

Le mois d’avril a été riche en évènements pour l’éditeur américain o9 Solutions, basé à Dallas, avec la première levée de fonds depuis sa création en 2009, d’un montant de 100 M de dollars (auprès de KKR), et son implantation en France avec l’ouverture d’un bureau à Lyon. Le co-fondateur d’o9 Solutions n’est autre que Sanjiv Sidhu, qui avait créé en 1988 l’éditeur i2 Technologies, revendu en 2010 à JDA pour 600 M US $ (voir NL 905). Une partie de la somme a permis de financer le développement pendant 5 ans, jusqu’en 2014, de la proposition technologique d’o9 Solutions : une plateforme cloud basée sur une architecture innovante pour rendre la supply chain des grandes entreprises plus agiles et plus résilientes avec une vision de bout en bout, depuis les prévisions jusqu’aux opérations (tour de contrôle), en passant par la planification, et depuis les fournisseurs des fournisseurs jusqu’aux clients finaux. Elle s’appuie pour cela sur un modèle de données unique (avec différents niveaux d’intégration, pas forcément au SKU) sur lequel peuvent être activées différentes briques : réapprovisionnement, demand planning, demand sensing, optimisation dynamique et multi-échelon des stocks, etc. En outre, o9 Solutions met en avant sa capacité à générer un jumeau numérique (digital twin) de chaque organisation, un graphe des différentes entités internes et externes de l’entreprise qui modélise les interactions avec ses clients et fournisseurs pour permettre de simuler en temps réel différents scénarios, en cas de risque de rupture de stocks notamment. L’entreprise compte aujourd’hui plus de 500 employés dans le monde (dont une cinquantaine en Europe) et vise principalement les très grandes entreprises (au CA de plus de 3 Mds US $) et compte parmi ses client des noms prestigieux tels que Nike, Estée Lauder, Starbucks, Walmart, ExxonMobil, Pirelli, ou AB Inbev. Sa récente levée de fonds (qui valorise l’entreprise au-delà de 1 Md US$) devrait notamment lui permettre d’accélérer son développement en Europe, débuté en 2018 avec la création d’une filiale à Amsterdam. L’ouverture d’un bureau commercial à Lyon a pour objectif de cibler une clientèle hexagonale mais aussi suisse et belge, et de trouver localement des partenaires cabinets de conseil (au niveau mondial, o9 Solutions a déjà signé des accords avec Accenture, Deloitte, EY et Genpact). « Nous avons des recrutements en cours, nous devrions être une équipe de 3 ou 4 personnes d’ici à la fin de l’année » nous a confié Jean-Francois Nordmann, le directeur des ventes d’o9 Solutions en France, qui dirigeait auparavant à Lyon le Centre d'Excellence mondial du cabinet canadien CGI dédié à la transformation numérique de la Supply Chain (voir NL 2507). Selon lui, un prototype fonctionnel de la plateforme, qui s’appuie par ailleurs sur des technologies de Big Data et de machine learning, peut être opérationnel en entreprise dans un délai de 90 jours. JLR

 
   
 

Jean-Francois Nordmann, le directeur des ventes d’o9 Solutions en France.

Crédit photo DR
 
 
 
DDMRP
DD Tech implante à Bordeaux son 1er bureau européen

Demand Driven Technologies, le pionnier américain du DDMRP, vient d’annoncer l’ouverture de son premier bureau en propre en Europe, près de Bordeaux. Cette nouvelle filiale sera dirigée par Bernard Milian, spécialiste reconnu de cette approche tactique de la planification et de la gestion de stocks en flux tirés. Instructeur certifié par le Demand Driven Institute pour les formations DDP, DDL et AS&OP, il officiait jusque-là au sein du cabinet spécialisé en SCM Agilea, de même qu’Isabelle Jollet, qui sera également de cette nouvelle aventure (et l’équipe devrait continuer de s’étoffer). Ces dernières années, tous deux ont accompagné plus de 30 projets DDMRP au sein de ce cabinet de conseil historiquement partenaire de Demand Driven Technologies (depuis 2014). Via cette collaboration, DD Tech avait été le premier fournisseur de solutions DDMRP à investir le marché français, d’où son choix de l’Hexagone pour cette première implantation en propre sur le sol européen, fait valoir Erik Bush, le directeur général de l’entreprise créée en 2011 outre-Atlantique. A partir de cette nouvelle base bordelaise, l’enjeu pour DD Tech Europe est de poursuivre le déploiement de sa solution Replenishment+ sur les différents marchés du continent, ainsi qu’en Afrique. De son côté, Agilea devrait rester un partenaire privilégié afin d’apporter à ses clients et prospects toute son expertise en matière de transformation Demand Driven. MR

 
   
 

Isabelle Jollet et Bernard Milian ont été au cœur de l’étroite collaboration entre Demand Driven Technologies et le cabinet de conseil Agilea depuis 2014, et prennent aujourd’hui les rênes du premier bureau ouvert par DD Tech en Europe, implanté près de Bordeaux.

Crédit photo Agilea
 
 
 
Planification
Flowlity tend la main aux ETI en panne de trésorerie

La start-up française Flowlity, qui a développé une solution en mode Saas de planification supply chain, se propose de soutenir les ETI en difficulté face à la crise sanitaire en leur accordant 40 k€ de crédits pour l’utilisation de son logiciel d’optimisation des stocks. En plus de son outil informatique basé sur l’IA, la jeune pousse se positionne comme un tiers de confiance entre le client et ses fournisseurs pour anticiper le besoin et optimiser les commandes, ainsi que la répartition des stocks. L’objectif est de récupérer de la trésorerie en réduisant les niveaux de stocks de 30 à 60% (sans dégrader le taux de service), comme cela aurait déjà été constaté dans des projets lancés l’année dernière chez Saint-Gobain Sekurit, La Redoute ou Voestalpine. « Nous sommes partis du constat que beaucoup d’ETI françaises ont de gros besoins de trésorerie pour faire face à la crise. Notre solution, en diminuant les stocks de manière importante, permet de dégager immédiatement du cash. Cela peut leur permettre de surmonter cette période difficile », indique Jean-Baptiste Clouard, le président co-fondateur de Flowlity. Ce crédit de 40 k€, qui permet un accès complet à la solution, est valable jusqu’à la fin de l’année. Pour en bénéficier, les entreprises doivent préalablement déposer leur candidature auprès de Flowlity (si vous êtes intéressé, cliquez ici). JLR

 
   
 

Flowlity propose aux ETI mise en difficultés par la crise sanitaire un crédit de 40 k€ ouvrant un accès à sa suite d’optimisation de stock.

Crédit photo Flowlity
 
 
Nomination
Generix crée le poste de directeur général France

Spécialiste des solutions SaaS de supply chain collaborative, l’éditeur Generix Group a structuré en son sein une business unit France, et nommé à sa tête Philippe Seguin, qui officie au sein de l’entreprise depuis une quinzaine d’années. Il l’avait rejointe en 2004, et en tant que directeur conseil et services il a notamment été à la manœuvre dans son évolution vers le mode SaaS. Diplômé de l’Estaca (École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile) et détenteur d’un master en management de projets internationaux, Philippe Seguin avait débuté sa carrière chez Arianespace en tant qu'ingénieur mécanique et fluides, avant de rejoindre en 1995 la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Par la suite, il a été directeur du département intégration d’ERP chez Transiciel-Sogeti (groupe Capgemini), en charge d’une business unit de 120 personnes. « Lorsque nous avons créé l’entité France, proposer le poste à Philippe s’est imposé comme une évidence, note Aïda Collette-Sène, directrice générale de Generix Group. Sa connaissance de l’entreprise et de notre écosystème, ainsi que sa vision des développements à opérer sur notre marché, sont essentielles pour affirmer notre leadership sur le marché français ». AD

 
   
 

Philippe Seguin, directeur général de Generix France.

Crédit photo Generix Group
 
 
Activité en Europe
Les supply chain reprennent un peu de couleur, selon Shippeo

Les supply chain européennes montrent certains signes de reprise d’après l’indice Supply Chain Recovery Index de la plateforme collaborative transport Shippeo. Mis à jour quotidiennement et basé sur les données d’état de fonctionnement de plus de 3 000 usines et entrepôts en Europe, ainsi que sur les ordres de transport suivis par Shippeo (près de 5 millions par an auprès de 140 000 transporteurs), cet indice révèle que les chaînes logistiques européennes affichaient un niveau d’activité moyen de 35 % sur la semaine du 27 avril (la référence de 100% remontant à la semaine du 9 mars). Mi-avril, ce taux avait atteint son plus bas, de l’ordre de 30 % (voir graphique). Depuis le début mai, ce niveau moyen d’activité dépasse même les 40 %, tous les secteurs sans exception enregistrant des progressions. Celui de l’alimentation, boissons et tabac est certes passé de 85 % à 91 %, mais beaucoup d’autres n’atteignent pas encore la barre de 50 % : pour le secteur des machines et équipements pour l’industrie, l’indice a progressé de 36 à 44 %, les supply chain des industriels du métal / caoutchouc / papier / plastique progressant de 30 à 40%, et celles du BTP et des matériaux de construction de 28 à 40 %. Mais la distribution non alimentaire atteint tout juste 34 % (vs 26), tandis que le secteur de l’automobile et des équipements de transport reste à la peine malgré une progression de 11 à 28 %. Ces données recensées au niveau européen et permettant de disposer d’une vision consolidée par secteur sont accessibles via une carte interactive. AD

 
   
 

Évolution des niveaux moyens d’activité des supply chain en Europe.

Crédit photo Shippeo
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

États-Unis
Hardis signe avec l’intégrateur ITOrizon, aussi présent en Inde

Le grenoblois Hardis Group met un pied sur le marché américain en signant un partenariat avec ITOrizon, un acteur significatif du conseil et de l’intégration de solutions supply chain. Fondé en 2013 à Atlanta, ce dernier figure d’ailleurs pour la 3ème année consécutive parmi les sociétés de conseil spécialisées distinguées dans le « Warehousing and Fulfillment Vendor Guide” du cabinet Gartner. Avec cet accord transatlantique, le groupe français donne une nouvelle dimension à sa stratégie d’internationalisation, qui vise à accompagner ses clients partout dans le monde et s’était déjà illustrée en début d’année avec la signature d’un partenariat avec l’intégrateur tunisien Deltasoft International, pour accentuer son développement de l’autre côté de la Méditerranée (voir NL 3060). Avec ITOrizon, Hardis s’ouvre non seulement le marché américain, mais aussi potentiellement le marché indien (ce dernier étant aussi implanté à Bangalore et Chennai, sans compter Dubaï). En pratique, ITOrizon enrichit son portefeuille de solutions d’exécution logistique en devenant l’intégrateur sur ses marchés de la suite Reflex d’Hardis (et en assurant le support de niveau 1), et notamment de sa solution de gestion d’entrepôt Reflex WMS. « Nous avons été séduits par sa souplesse de paramétrage ainsi que par son socle technologique, basé sur les derniers standards. Reflex a d’ores et déjà été déployé avec succès dans une usine implantée à Atlanta, et d’autres projets sont en cours d’implémentation », indique Shan Muthuvelu, le CEO d’ITOrizon. Quant à son homologue chez Hardis Group, Nicolas Odet, il souligne l’expérience développée depuis 10 à 25 ans par les équipes d’ITOrizon en matière d’implémentation de WMS. « Nous étions totalement absents du marché nord-américain. Ce partenariat constitue une opportunité de nous implanter aux États-Unis et en Inde avec un partenaire reconnu pour son expertise. Nous avons commencé notre collaboration au travers d’un projet client commun et accompagnons progressivement les équipes d’ITOrizon à monter en compétence sur nos solutions », note-t-il. MR


 
 

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